jeudi 28 janvier 2010

Un party de fête... virtuel!




Photo 1 : Voir photo 3...

Photo 2 : Un soleil flamboyant, à l'autre bout du lac Dufault, janvier 2009, à la pêche blanche avec la famille et les amis.

Photo 3 : À l'intérieur de la cabane à pêche, on n'y va pas souvent ni longtemps, c'est juste pour manger ou se réchauffer. Cette journée-là, je m'en souviens, Isa était sur le point d'accoucher, elle avait des contractions et les motoneiges se tenaient prêtes à repartir vers la ville n'importe quand! Quand, en fin de journée, Crocodile Dundee s'était exclamé : « Ça mord! », c'est elle qui avait été la plus rapide pour courir dehors et sortir le brochet! Voir photo 1.

Photo 4 : C'est là, à la cabane à pêche, à l'autre bout du lac, que ça va se passer, et si vous voulez bien, on va faire quelque chose de spécial pour les 50 ans de notre ami blogueur, une belle surprise à Guy Vandal...

Un party de fête... virtuel!

L'idée de nous réunir tous ensemble virtuellement dans une cabane en forêt, elle n'est pas de moi mais de mon frère Joce. J'ai trouvé ça tellement cool et comme c'est la saison, j'ai pensé tout de suite à la cabane à pêche, à l'autre bout du lac Dufault. Voilà notre décor!

Puis ce matin, en faisant ma tournée, je passe chez Guy Vandal en premier et qu'est-ce que j'apprends? Qu'il célèbre aujourd'hui ses 50 ans! Il faut souligner ce grand jour. Alors, n'écoutant que ma folie, je me suis dit qu'on devrait lui faire un party de fête virtuel, je suis certaine qu'il n'a jamais eu de cadeau d'anniversaire aussi original.

Vous connaissez Guy Vandal, n'est-ce pas? Son blogue est le premier de ma liste, il s'appelle « Qu'on se le dise » et Guy l'habite depuis pas mal d'années, sa maison virtuelle. Dans la vie réelle, il demeure maintenant à Radisson. Vous pouvez lui faire part de vos voeux directement chez lui ou bien ici, c'est comme vous voulez.

Déjà, Claire est partie de sa Normandie depuis quelques jours, elle dit qu'elle va passer prendre Barbe blanche à Gaspé et Rosie dans le sud de l'Ontario. Vous venez? Quoi, vous trouvez que la cabane est trop petite pour tant de monde? Pas grave, on est tout le temps dehors!

Vous n'avez pas de motoneige? Vous préférez venir en raquette ou en ski de fond? D'accord, on vous attendra et si vous n'êtes pas là dans un heure, on ira à votre rencontre en motoneige, le lac est grand mais on vous verra venir de loin et au pire, vous ferez le dernier bout dans le traîneau de la photo 2.

Ah oui, j'oubliais... Mon frère qui pense à tout suggérait que vous apportiez votre lunch et votre p'tit boire. Une sacrée bonne idée! De mon côté, j'ai préparé un gâteau au rhum pour Guy, je l'apporte là-bas, on y mettra 50 chandelles et on lui chantera « Mon très cher Guy, c'est à ton tour, de te laisser parler d'aaaaaaaaamour ». Je pars tout de suite à la cabane pour mettre des bûches dans le petit poêle qui vous réchauffera à votre arrivée.

Crocodile Dundee va nous installer nos brimballes. Qui a son permis de pêche? On a droit à 5 brimballes par permis. Mais 10, ce serait assez, je trouve. Quand le poisson mord, la ligne se tend, le petit drapeau remonte vers le haut d'un coup sec, c'est là que quelqu'un s'écrie « Ça mord », que les plus rapides se garrochent pour aller sortir le poisson, c'est à qui arriverait le premier. S'il est trop petit, on le décroche, on le remet dans le lac. Bien souvent, on se fait « voler » nos ménés, le poisson se sauve avec l'appât sans se faire prendre, il faut en remettre un autre. Nous, on prend des éperlans congelés. Pourvu que ça morde au moins 1 ou 2 fois, on serait content, le brochet d'hiver est délicieux, surtout quand on le déguste directement sur place, ça fait partie de l'ambiance. Comme c'est la fête à Guy, on lui laissera goûter la première bouchée, après tout, c'est le jour de son premier jour!

Je ne peux m'empêcher de me souvenir d'une comptine qui me vient à l'esprit en ce moment... Quand Isa était en maternelle, la Commission scolaire de Rouyn-Noranda avait mis de l'avant le projet « Quand les mots chantent », un recueil de textes écrits par des élèves du primaire pour les intéresser à la lecture, à l'écriture. Son petit texte avait été retenu et publié :

« Je suis allée à la pêche blanche
Il faisait beau, c'était dimanche
Si nous sommes revenus bredouille
C'est que les poissons sont pas des nouilles »

C'était la première fois qu'elle voyait ses mots publiés sous sa signature, elle était fière!

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Allez, habillez-vous chaudement, fait beau mais pas trop chaud. Venez nous rejoindre. On vous attend...

vendredi 22 janvier 2010

Et de trois...


Cette photo des trois soleils, elle illustrait mon premier billet, celui du 24 janvier 2007. À chaque anniversaire de ce blogue, je la rechoisis pour marquer le temps et l'espace, donner le ton au bilan que je dresse sur l'année qui s'achève dans MA blogosphère, le réseau de mes chers blogues-amis où je « sévis », plus souvent chez mes amis qu'ici d'ailleurs!

Et de trois...

J'avais pris l'habitude aux deux précédents anniversaires de vous faire part de mes réflexions et questionnements, hypothèses et conclusions, apprentissages et découvertes, des mises au point que je voulais faire, des secrets de coulisses que je désirais partager et tout ce qui me passait par l'idée concernant cet univers virtuel qui nous ressemble autant qu'il nous rassemble.

Et si je n'ai pas eu l'élan, en ce troisième anniversaire, de refaire l'exercice, j'ai eu tout à coup le réflexe d'aller lire ce que m'inspirait le bilan de ma première année. J'écrirais aujourd'hui à peu près la même chose que le 24 janvier 2008. Est-ce à dire que je n'évolue pas? Ça se pourrait très bien mais je ne me prends jamais au sérieux et j'espère que vous faites de même! Si je savais vous patenter un hyperlien vers mon billet du 1er anniversaire, je vous y inviterais d'un seul clic mais hélas, je suis toujours aussi nulle en entourloupettes informatiques et virtuelles. Là-dessus non plus, je n'ai guère évolué!

Alors, il me reste une chose à faire pour souffler ces trois bougies, une seule mais j'y mettrai tout mon coeur, aussi fébrile qu'aux premiers jours : Je vous remercie de votre amitié, réelle et/ou virtuelle, à ceux qui me lisent, ceux qui me laissent des commentaires ou ceux, plus discrets, qui préfèrent repartir sur la pointe des pieds mais que je sens parfois présents. Après ces trois années à écrire et échanger avec vous ici, ce sont ces mots-là qu'il me tarde encore une fois de vous adresser avec la même reconnaissance.

mardi 12 janvier 2010

Bricoler sa paternité



Photo 1 : Décembre 2009. L'une des étapes de la fabrication du petit cheval à bascule qui sera offert à Noël.

Photo 2 : La petite semble heureuse du cadeau de son papi mais la plus émue des deux, c'est sûrement sa Maman...

Bricoler sa paternité

Ah que j'hésite à vous raconter cette page d'une histoire toute simple mais que je trouve trop belle pour ne pas la partager. C'est que j'ai toujours peur de tomber dans le piège du journal intime! Il se peut qu'à la fin, je sois envahie d'un accès de pudeur ou d'un sursaut de lucidité et que je ne clique pas sur « publier le message ».

J'ai probablement été influencée parce que je viens de terminer la lecture d'un bouquin que j'ai beaucoup aimé, Enquête de paternité, par Geneviève Landry, photographies de Sébastien Raymond, aux éditions de l'Homme. Ce recueil de textes m'a touchée, émue, bouleversée et charmée, il présente d'ailleurs sous une forme qui ressemble à mon blogue (photo et texte) les multiples paternitudes de plusieurs Québécois, des bijoux de diversité et d'humanité.

Il était une fois...

... un homme qui aimait les enfants. Il se reconnaissait en chacun d'eux. Il aimait aussi le bois, à tel point qu'il en avait fait son métier. Dès les premières rêveries un peu sérieuses avec celle qui allait devenir sa compagne, ils s'étaient mis d'accord dans l'enthousiasme sur le fait qu'ils voulaient sans trop attendre mettre au monde et faire grandir des petites personnes qui deviendraient grandes, capables d'aimer et d'être aimées.

La vie si belle qu'ils se construisaient au jour le jour leur apprenait tout doucement qu'il ne suffit pas de rêver à la même chose pour que le miracle se produise et que ce rêve devienne réalité. Parfois, ce qui semble si facile pour les uns s'avère plus difficile pour d'autres, sans qu'il y ait nécessairement une explication. Cette attente leur semblait certains jours plus difficile, elle devenait un manque criant et ils se consolaient en s'aimant davantage, en rêvant encore plus et en ayant autour d'eux beaucoup d'enfants, ceux de leurs familles et de leurs amis.

Ainsi, à chaque fois qu'ils apprenaient la naissance prochaine d'un enfant dans leur entourage, l'espoir suscité par cette nouvelle vie donnait à cet homme l'élan qu'il fallait pour passer de longues heures dans son atelier à fabriquer un cadeau fait de ses mains, un berceau, une couchette ou un petit cheval à bascule qu'il imaginait galoper au rythme du coeur battant d'un enfant heureux. Quand il sciait ou qu'il assemblait les morceaux bien lisses du bois blond, elle allait souvent le rejoindre pour l'aider ou sabler des détails mais plus encore pour voir dans son visage et ses mains les expressions de son attendrissement qui la rendait si amoureuse.

Oh il en a fabriqué plusieurs au fil des ans de ces petits chevaux qui faisaient la joie de ceux et celles qu'ils voyaient grandir autour d'eux. Il sublimait ainsi son désir d'enfant qui prenait tant de temps à se dessiner. Il ne désespérait jamais tout à fait, il disait à la blague qu'il se pratiquait pour quand ce serait leur enfant à eux. Toute la peine, comme l'espoir, se transformaient dans l'atelier en choses belles, aux couleurs de l'enfance et du bois presque caressé.

Au bout de huit longues années d'attente, d'innombrables allers-retours de l'espoir au chagrin, le miracle s'est produit, le rêve allait peut-être se réaliser, du moins, il était à leur portée, puisque la cigogne s'annonçait avant la fin de l'année. Jusqu'à la toute fin de cette grossesse tant espérée, il n'osait pas commencer la fabrication d'un petit cheval à bascule ni quoi que ce soit d'autre, un peu comme s'il ne voulait ni provoquer le sort ni brusquer le destin.

Il est devenu papa...

Chaque jour, sa petite fille lui faisait vivre tellement de bonheur, d'instants magiques et de découvertes qu'il n'avait jamais de temps libre pour aller dans son atelier. Il remettait toujours à plus tard la fabrication d'un petit cheval à bascule ou d'un morceau spécial qu'il voulait parfait et rien que pour elle. Les années passaient, il développait avec sa fille une relation exceptionnelle dans la confiance et la complicité mais jamais le travail du bois n'en faisait partie, tous deux préférant les constructions de camps en forêt, les maisonnettes, les boîtes à savon, les radeaux, les expéditions de canot, la pêche, les sports d'équipe et toutes sortes de projets plus fous les uns que les autres et qui les animaient comme les deux enfants du même âge qu'ils devenaient quand ils jouaient ensemble.

Un jour, pourtant, elle lui a demandé pourquoi il n'avait pas fait pour elle un petit cheval à bascule ou un berceau comme elle en avait si souvent vus chez ses cousins plus vieux qu'elle et les enfants des amis. Il n'avait rien trouvé à lui répondre mais lui avait demandé si ça la chagrinait. Elle lui avait répondu que non, elle ne s'en désolait pas mais se posait seulement la question. Et puis, elle avait ajouté qu'elle avait probablement eu le meilleur en tout, avec un père si présent et tellement de son âge!

La petite grandissait, poursuivant son chemin, fabriquant son propre bonheur, à la mesure de ses projets, ses découvertes et ses espoirs. Devenue adulte, elle est tombée amoureuse d'un homme qui aimait les enfants et qui se reconnaissait en chacun d'eux. Il aimait aussi le cinéma, à tel point qu'il en avait fait son métier...

Ils n'ont pas eu à désirer longtemps un enfant, la vie leur a offert l'occasion de devenir parents assez tôt. Pour le plus grand bonheur de tout le monde d'ailleurs, y compris de celui qui n'avait pas fabriqué de cheval à bascule depuis près de 25 ans. Pour une deuxième fois dans sa vie, il allait connaître le bonheur d'aimer tellement cette autre petite fille, sa petite-fille cette fois. L'émerveillement n'en était que plus profond.

Aussitôt que sa petite-fille lui a fait ses premiers sourires, il en a eu le coeur chaviré. Comme avant. Il pensait à elle à toute heure du jour et il s'en ennuyait s'il était quelques jours sans la voir. Alors, dans son atelier, il a recommencé à sublimer son ennui d'enfant, à vouloir travailler le bois blond. Il a cherché les bonnes pièces parmi ses retailles, choisi les noeuds bien placés, les goujons de la bonne taille, redessiné chaque montant sur papier, chaque courbe devait être calculée, il a déniché deux billes vertes pour les yeux, retrouvé ses outils pour le laminage, la découpe arrondie, l'assemblage et le sablage, le fini qui donnerait une belle teinte au bois et tout ce qui deviendrait le petit cheval à bascule de Félixe, celui qu'il lui offrirait à Noël, juste après ses premiers pas, avant même qu'elle célèbre son premier anniversaire.

La quintessence de la paternité, comme de la grand-paternité, peut parfois se mêler à l'essence et la quintessence du bois. Et l'amour, comme le désir d'enfant, ça peut se retrouver en condensé dans un petit cheval à bascule...

lundi 4 janvier 2010

Mirador


Photo : Communément appelée « ma watch » à Rapide Deux, il s'agit en fait d'un mirador, un point d'observation pour mieux voir sans être vu. J'ai pris là plusieurs photos au fil des années, j'aime m'y installer pendant des heures pour voir passer les castors, les loutres, les hérons, les pies, les perdrix, les suisses et si j'ai beaucoup de chance, apercevoir peut-être un lynx, un ours noir ou un orignal.

Mirador

Mirador, c'est aussi le titre d'une nouvelle série qui prendra l'affiche à Radio-Canada, mercredi prochain, à 21 heures. Il y avait un bout de temps que j'avais entendu parler qu'on tournait cette série pour la télévision québécoise et j'étais intriguée de voir comment on traiterait de ce métier qui est le mien, celui des communications, des relations publiques et médiatiques.

Évidemment, comme dans toutes les séries télévisées, on mettra en scène les aspects les plus spectaculaires, les plus scandaleux et les plus « glamour » de ce métier dont je ne suis pas toujours fière. On fera sûrement découvrir aussi certaines vérités sur comment des situations réelles, tendues, complexes, difficiles et potentiellement explosives sont finalement présentées à la population dans les médias, après avoir subi le traitement (pas mal « photoshoppé ») par des experts peu scrupuleux de la manipulation de l'opinion publique, des départements patentés de menteries politiques, fabricants d'images et gestionnaires de crises médiatiques.

On sera loin, dans cette série, du métier que j'exerce tous les jours parce que je travaille dans une région éloignée, loin des médias nationaux la plupart du temps, non pas à la tête d'une grosse boîte mais travailleuse autonome, que je choisis toujours la transparence et qu'on me reconnaît cette façon de faire qui demande plus de coordination. Mais je suis certaine que j'y reconnaîtrai des situations que j'ai déjà vécues au fil des années et qu'à cause de ça, le coeur me lèvera de temps en temps...

Vous devinez donc que cette série télévisée, Mirador, j'ai l'intention de la regarder avec un grand intérêt, en espérant quand même qu'on n'y présentera pas seulement qu'une vulgaire caricature de ce drôle de métier qui devrait faire le pont entre un organisme, un événement, une situation et le droit du public à l'information.

jeudi 31 décembre 2009

En direct de la patinoire





Photo 1 : Il y a environ une heure, les premiers arrivaient...

Photo 2 : Il y a environ 30 minutes, je suis descendue en bas, c'est mon frère Yves qui a pris ma photo avec la partie de hockey annuelle en arrière-plan!

En direct de la patinoire

Aujourd'hui, je n'aurai aucune difficulté à faire un billet qui soit court et concis. Hé que je suis fière de moi! C'est que la maison est pleine, la patinoire aussi, d'autres sont dans le garage, bref, il faut que je m'occupe de mon monde, au moins pour les accueillir. Je vous reviens dans les prochains jours, promis juré, je voulais juste vous donner de mes nouvelles... Ça va vite mais ça va bien! On se reparle au début de l'an prochain.

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Mise à jour du 2 janvier 2010

Me revoilà, j'ai l'impression de revenir d'un long périple au pays du temps des fêtes... J'adore le 2 janvier!

La partie de hockey annuelle du 31 décembre chez nous a été encore une fois l'occasion de moments fous, de rires, de retrouvailles, d'accolades, de pétage de broue sur le bord de la patinoire (la photo 2) ou de p'tits remontants dans le garage, la maison ou sur le lac. Il y avait du monde partout! Même que Guy avait apporté sa musique de rigodons qui le suivait partout, ça mettait de l'ambiance!

Finalement, on a divisé les équipes comme l'an dernier : les vieux contre les jeunes. Ça fait de la compétition, on rit beaucoup! Il paraît que les vieux ont encore gagné mais de justesse et plutôt que de se mériter la Beaver Cup, cette année, on a été honoré du passage de la flamme olympique, directement dans le garage (!) rien de moins (la photo 1).

Si Denise n'a pas chaussé les patins, c'est qu'elle devait transporter la flamme olympique à Rouyn-Noranda en cet après-midi du 31 décembre. Denise Julien, NOTRE championne de badminton, trois fois aux Jeux Olympiques (Los Angeles, Atlanta et Athènes) pendant sa carrière sportive, revient toujours dans sa famille au temps des fêtes et fait habituellement partie de l'équipe des « vieux » lors de la partie annuelle. Pas cette année. Mais elle nous a fait la surprise d'arriver dans le garage avec la flamme olympique, sous les applaudissements de la foule en délire. Tout le monde voulait se faire poser avec l'athlète et la flamme! Denise, c'est aussi une fille extrêmement chouette, une grande championne de la gentillesse et de la patience...

Nous avions aussi la première visite de l'amoureux d'Ariane, un Chinois d'origine, ayant grandi en Bolivie, et vivant à Montréal depuis plus d'un an parce qu'étudiant à McGill... Tout un choc culturel pour lui, on lui en a fait voir de toutes les couleurs! Après lui avoir prêté des bottes chaudes, des vêtements de circonstance, Dominic lui a fait faire une virée en motoneige pour l'amener voir mes cousins à la pêche blanche, de l'autre côté du lac. On aurait dit un p'tit gars qui découvrait tout un univers, il me disait qu'à Montréal, la neige n'était pas du tout comme ici, qu'il ne savait pas que... toutes ces choses... existaient!

Plusieurs sont restés à souper, c'était joyeux et terriblement animé. Pour ne pas être obligée de rester aux chaudrons, j'avais préparé plein de choses à l'avance, avec le temps, je m'en viens pas mal organisée. Mais là, 2 janvier, je me donne la permission de tomber de fatigue. Parce que chez nous, les célébrations du temps des fêtes ont débuté le 20 décembre pour se terminer le 1er janvier, hier soir. Quel bonheur de défaire le sapin en écoutant la reprise du spécial de fin d'année de Tout le monde en parle et de... le sacrer su'l'banc de neige, tout nu et défraîchi... avant d'aller se coucher à une heure raisonnable!

L'important, c'est d'être toujours heureux. Quand on a fait le sapin cette année, en cette soirée intime, douce et familiale du 20 décembre, j'étais aux anges. Quand on l'a défait hier soir, Crocodile Dundee et moi, j'étais encore aux anges...

mercredi 23 décembre 2009

Cher Père Noël...






Cher Père Noël...

Quand je vais être grande, Père Noël, je vais peut-être arrêter de t'écrire tous les ans mais cette année, je me trouve encore trop petite pour arrêter de croire à la magie, c'est pas toi qui vas me le reprocher, c'est certain!

Ça fait que je t'envoie des photos récentes de mes amours et de moi, pour bien que tu comprennes qu'on fait tout ce qu'il faut pour entretenir ce goût du bonheur et des retrouvailles familiales et amicales. Il y a de la bouffe partout, les congélateurs sont remplis, des petits boires aussi, on pourra bien recevoir notre monde et la fête est déjà commencée, la preuve, on a fait dimanche soir notre plus magnifique sapin à vie, on travaille à la patinoire depuis le 18 décembre dernier, on va l'avoir, notre partie de hockey traditionnelle du 31 décembre, avec la moitié du monde dehors et l'autre moitié en-dedans, à se disputer la place pour se mettre les pieds sur la bavette du poêle!

Je n'ai pas vraiment de liste de cadeaux à te soumettre encore cette année. Non moi, tu me connais depuis le temps, je veux toujours la même chose. Du temps. Juste du temps. Mais j'en veux le plus possible. Tout ce que tu pourras me donner. En paquet de trois ou quatre heures, ça ferait mon bonheur. Parce qu'en petits lots de 15 ou 30 minutes, ça, je peux toujours m'organiser mais pour faire plaisir au monde, ça me prendrait des lots d'une demi-journée.

Tu vois mes amours, sur les photos? Pour eux, j'ai toujours du temps. C'est facile, je les aime plus que moi-même. Mais pour d'autres qui en attendent de moi plus que je peux en donner, j'ai toujours peur d'en manquer, de ne pas donner assez de moi-même, alors, je te demande ce qu'il y a de plus précieux et que personne ne peut m'offrir. À part toi, bien sûr, parce que tu sais faire de la magie, surtout au temps des fêtes!

Aussi, puisque tu verras tout le monde dans ta grande tournée, dis bonjour à tous mes amis du monde virtuel, de la Gaspésie à la Normandie, en passant par la France et la Suisse, Montréal, Beloeil, le sud de l'Ontario, la Côte-Nord, l'Estrie, les Laurentides, particulièrement Boisbriand, Ste-Anne des Lacs, Saint-Sauveur et St-Jérôme, Lévis anciennement de Val-d'Or, Radisson, St-Ligori, Matagami, Rouyn-Noranda, La Sarre, Laval, Mont-Laurier, Gatineau et partout partout où ils demeurent et que je les imagine, derrière leur écran, souriants et ouverts. Dis-leur combien ils sont précieux pour moi, à cause de tous nos échanges et discussions, nos folies et réflexions, et ce, tout au long de l'année. Je leur souhaite des rires et des moments tendres avec ceux qu'ils aiment, en cette saison où il fait si bon être heureux, et donne-leur plein de trucs pour s'inventer du bonheur à la pelle, simplement avec ce qu'ils ont sous la main et qui vient du plus profond de leur coeur.

J'avais écrit ici l'autre jour que je ne croyais plus au Père Noël. J'espère ne pas t'avoir offusqué mais je dois t'avouer que j'ai changé d'idée depuis. C'est que des fois... à cause de la surconsommation et du marketing entourant ces fêtes de fin d'année, on utilise à mauvais escient le merveilleux personnage que tu es et qui fait rêver les enfants que nous sommes, encore et toujours. On t'imite beaucoup, tu le savais, hein? Et parfois, on te caricature pour faire passer les gens à côté de l'essentiel. C'était ça qui me peinait le plus. Mais je n'ai rien contre toi, Père Noël, je sais très bien que tu existes, sinon, je t'écrirais pas!

N'oublie pas de leur dire que je les aime surtout, ce serait ça le plus important. Et merci de me lire, ça vaut pour toi comme pour eux, tous autant qu'ils sont.

lundi 14 décembre 2009

En attendant la visite



Photo 1 : Samedi soir dernier. J'avais commencé tard à cuisiner, n'étant revenue qu'en après-midi du Marché de Noël des artisans régionaux et de l'épicerie. Dans le sens des aiguilles d'une montre : mes ti coeurs à l'orange, ce qu'il faut pour mes pâtés à viande, 2 pains blanc ordinaires, 1 pain de fesse, deux couronnes de pain tressé, un mijoté à l'orignal, des biscuits avoine et chocolat, un gâteau au rhum.

Photo 2 : C'était il y a quelques minutes. Encore là, j'ai commencé un peu tard aujourd'hui, donc, je viens tout juste de terminer : 2 gâteaux au rhum, spirales vanille/chocolat, 3 pots de sauce à spag à l'orignal, mon portable (j'y reviendrai) 4 pains de fesse, une couronne de pain tressé, 6 pâtés à viande. Pendant que ça refroidit en haut, je suis descendue dans mon bureau pour vous écrire un billet gourmand!

En attendant la visite

Non mais ça se peut tu que j'ai rien à raconter? Mais je suis fière de moi, j'ai bien travaillé et j'ai le goût de me péter les bretelles. On se valorise comme on peut, n'est-ce pas? Moi, quand je mets mon tablier rouge à pois blancs, je suis déchaînée. Une vraie tornade dans la cuisine. Parce que j'attends de la visite en masse et que les fêtes, chez nous, ça s'improvise souvent au gré du vent et de l'état de la patinoire, je ne veux pas être prise au dépourvu ou pire encore, affairée devant mes fourneaux quand le monde joue dehors.

Alors, samedi après-midi, j'ai commencé mes préparatifs. Ça allait très bien, je n'étais pas dérangée souvent. Cet après-midi, j'avais résolu de poursuivre mais à cause d'un imprévu comme il en arrive souvent dans mon travail, j'ai passé mon temps à répondre au téléphone avec les mains dans la pâte (je l'ai pas dit à mon client, ça ne fait pas très professionnel!...) et j'ai dû prendre mes courriels aux 15 minutes, faire ce qu'il faut entre deux fournées, voilà pourquoi mon portable fait partie de la tablée!

Est-ce que j'ai chauffé le poêle à bois? Non, pas question. Il aurait fait bien trop chaud entre deux cuisinières mais on nous annonce du froid pour les prochains jours, je pourrai me reprendre. Et on aura peut-être une belle patinoire sécuritaire aux fêtes si l'hiver veut bien collaborer, pour le moment, c'est pas gagné... À propos du poêle sur mes photos, savez-vous qu'un poulet qui cuit très lentement dans le four de la cuisinière au bois n'a pas son pareil pour l'odeur qui s'en dégage pendant la cuisson et le goût... divin... comme celui d'une autre époque, on dirait? Ça goûte comme quand on était petit...

Vous pensez peut-être que j'ai terminé mes boustifailles pour les fêtes? Pas du tout. Je n'ai pas encore une seule tarte aux pommes, ni mes gâteaux au yogourt et à la cannelle, ni le gâteau sans feu de Maman, tradition familiale délicieuse oblige, ni les bouchées chocolatées à ma tante Denise ni les beignes... Ça, pour les beignes, j'attends toujours en dernier, je n'aime pas faire de la friture, j'ai peur du feu!!! L'année dernière, c'est sur le blogue de Gaétan que j'ai trouvé ma motivation. Cette année, j'attends après lui encore, je pense... Gaétan, quand est-ce que tu fais tes beignes?

En décembre dernier, je vous avais tous conviés à venir chez moi virtuellement. Le party avait un peu pogné avec les commentaires de tout le monde. Il y en avait même qui avaient apporté leurs instruments de musique et qui chantaient. Je m'en souviens, je chantais avec eux! On s'était bien amusé, virtuellement j'entends.

Alors, pour commencer, si vous me disiez ce que je vous sers pour vous réchauffer, ce qui vous tente sur la table de la cuisine? Pour ma part, j'avais très faim tout à l'heure, il était plus de 20 heures et je ne me souvenais pas d'avoir mangé depuis le déjeuner, en compagnie de Félixe, à 7 heures ce matin! J'ai coupé une belle tranche de pain chaud, la croûte d'un pain de fesse, que j'ai fait griller, que j'ai dégustée avec une fine tranche de cheddar... et un verre de jus de canneberges et baies sauvages.

Mais là, c'est refroidi sûrement, je dois aller emballer et ranger tout ça au congélateur. Allez, qu'est-ce que je vous sers?