Nous avons célébré ces derniers jours les 92 ans de Belle-Maman. À son âge, les anniversaires durent longtemps puisqu'ils sont l'occasion pour toute la famille de se rassembler autour d'elle et de multiplier tous les petits bonheurs qu'on puisse imaginer. Mais son plus grand bonheur reste encore d'être entourée des siens et les siens sont très nombreux : 4 filles, 1 fils, avec les conjoints, ça double, 10 petits-enfants et encore là, avec les conjoints ça double et 8 arrière petits-enfants à ce jour.
Grand-Maman disait...
C'est en voyant cette photo de nous que j'ai remarqué le bras affectueux, enveloppant et protecteur de Crocodile Dundee autour des épaules de sa Maman. Un fait vécu il y a longtemps m'est revenu à l'esprit et si ma grand-mère était toujours là, je lui dirais : « T'avais raison, Grand-Maman! »
J'avais 16-17 ans et ma grand-mère qui habitait avec nous était ma conseillère pour les choses du coeur! Dans ma vie, à ce moment-là, il y avait Louis, un gars formidable. Grand-Maman le connaissait, il venait souvent me chercher ou me reconduire, parfois même il veillait avec nous autres à la maison.
En principe, j'étais amoureuse de Louis comme il était amoureux de moi. Mais quelque chose me chicotait, je ne voyais pas clair dans mes sentiments et j'aurais bien voulu qu'il ne s'attache pas à moi autant. Était-ce la peur de l'engagement tout simplement? J'en ai parlé à Grand-Maman. Je lui racontais que « sur papier », mon côté rationnel comprenait qu'il était un gars parfait, gentil, généreux, vaillant, courageux, ouvert aux autres, beau bonhomme, ce qui ne gâchait rien, et il avait plein d'autres qualités qu'elle lui reconnaissait elle aussi.
Grand-Maman m'a demandé : « Est-ce qu'il te parle de sa mère, des fois? ». Oh oui, qu'il m'en parlait de sa mère! Il habitait avec elle, veuve, étant le plus jeune d'une grosse famille toute disséminée au Québec et en Ontario. Il n'avait pas souvent un bon mot pour elle. Pourtant, il l'aidait beaucoup, il était son poteau de vieillesse mais cette charge était lourde pour lui et il lui reprochait bien des petits détails que je trouvais, pour ma part, très insignifiants.
Grand-Maman m'avait dit : « Regarde comment il traite sa mère et dis-toi qu'un jour il va te traiter de la même façon ». Je n'aurais tellement pas voulu qu'il parle de moi un jour avec ce ton exaspéré...
Le temps passait et au lieu de m'attacher à Louis, je m'en détachais de plus en plus à chaque fois qu'il me parlait de sa mère qu'il aimait pourtant mais qui lui tapait sur les nerfs. C'était plus fort que moi, la théorie de ma grand-mère s'incrustait de plus en plus fort. Et pourtant, l'une de mes amies, je l'appellerai Loulou, ne comprenait pas ma tiédeur, elle aurait été tellement amoureuse de Louis à ma place.
Je me suis organisée pour qu'on sorte de plus en plus souvent là où la gang se tenait fréquemment. Une fois tous les liens d'amitiés et les complicités bien établies, j'ai eu avec Louis « LA » fameuse conversation délicate, je le quittais pour cause d'amitié, l'amour n'était pas au rendez-vous mais je lui faisais remarquer que Loulou, elle, avait l'air très amoureuse de lui.
J'étais soulagée!
Quelques semaines plus tard, Loulou et Louis étaient ensemble.
* * * * *
Il y a quelques semaines, je vais chez mon concessionnaire où j'ai rendez-vous pour un entretien sur ma voiture. J'avais prévu un bel avant-midi de lecture pour attendre sur place plutôt que de me faire reconduire en ville par le véhicule de courtoisie. Pendant que je confie mes clés et que je signe les documents, j'entends derrière moi : « Si Mademoiselle Turbide le veut bien, je peux aller la reconduire au bout du monde! »
C'était Louis!
Retraité depuis peu, il ne se voyait pas à rien faire alors il a accepté ce petit boulot qui lui permet de voir beaucoup de monde tout en ayant un horaire très aéré. Tout ce qu'il aime, en fait. Il est très heureux, toujours avec Loulou et il n'a pas changé d'un iota pour l'essentiel. Je n'ai pas accepté d'aller au bout du monde avec lui comme il me l'offrait mais nous avons eu beaucoup de bonheur à échanger entre ses courses aux quatre coins de la ville pour aller reconduire d'autres clients. Il revenait toujours me parler dans la salle d'attente du concessionnaire et je n'y voyais pas d'inconvénients non plus, mon livre n'était pas si captivant en fin de compte!
Au fil des discussions et des mises à jour de nos vies, je lui demande des nouvelles de Loulou, de leur fils, etc. Ses yeux brillent lorsqu'il me parle de fiston et visiblement sa relation avec son fils semble le remplir de bonheur et de fierté. Pour Loulou, il passe vite, je dois insister. Et finalement, il n'en dit pas grand-chose de bien élogieux, même que c'est assez limite. Je sens qu'elle lui tape sur les nerfs, sa femme. Il n'a pas une grande admiration pour elle... Mais ils sont toujours ensemble.
Ma grand-mère avait raison, je pense!
* * * * *
Le jour où je suis passée de l'amitié à l'amour avec Crocodile Dundee (le 14 août 1976) je trouvais ça beau de l'entendre parler de sa mère et de ses soeurs.
Dans les fêtes et les partys, Crocodile Dundee est bien capable de faire le clown et de chanter. Il aimait bien cette vieille chanson où il parodiait le Père Gédéon, ce qui faisait rire le monde. Voici les paroles :
VOUS, JEUNE FILLE
Vous, jeune fille
À qui l'on fait la cour
À qui l'on jure
Un étaaaaarnel sarment
Gardez-vous bien
Qu'il vous aime toujours
Celui qui n'a pas aimé sa
MÔMAN
S'il n'aime pas sa mééééérrreuhhhh
C'est qu'il n'a pas
DE TCHOEUR
Comment pourrait-il faireuhhhhhhh
Un jour votre
BONHEUR
S'il fait couler des
LARMEUHHHH
Des yeux de sa
MÔMAAAAAAAAAAN
Aura-t-il quelques
CHARMEUHHHH
Pour votre tchoeur de
VINGT ANS
Excusez là!
* * * * *
Le jour où je suis passée de l'amitié à l'amour avec Crocodile Dundee (le 14 août 1976) je trouvais ça beau de l'entendre parler de sa mère et de ses soeurs.
Dans les fêtes et les partys, Crocodile Dundee est bien capable de faire le clown et de chanter. Il aimait bien cette vieille chanson où il parodiait le Père Gédéon, ce qui faisait rire le monde. Voici les paroles :
VOUS, JEUNE FILLE
Vous, jeune fille
À qui l'on fait la cour
À qui l'on jure
Un étaaaaarnel sarment
Gardez-vous bien
Qu'il vous aime toujours
Celui qui n'a pas aimé sa
MÔMAN
S'il n'aime pas sa mééééérrreuhhhh
C'est qu'il n'a pas
DE TCHOEUR
Comment pourrait-il faireuhhhhhhh
Un jour votre
BONHEUR
S'il fait couler des
LARMEUHHHH
Des yeux de sa
MÔMAAAAAAAAAAN
Aura-t-il quelques
CHARMEUHHHH
Pour votre tchoeur de
VINGT ANS
Excusez là!















































