
J'ai pris cette photo l'hiver dernier ou celui d'avant. J'ai cherché dans mes réserves un cliché qui pourrait illustrer mon propos d'aujourd'hui puisque ça fait deux ans que j'écris ici mais je n'ai rien trouvé d'autre que ces deux raquettes posées dans la neige près des pistes de lièvres. Le lien est facile à faire, d'une simplicité absolument naïve qui me représente tout à fait : des raquettes, il y en a deux!
Et de deux!
Le 24 janvier 2007, je me lançais sans trop réfléchir dans une nouvelle aventure et je publiais un premier billet Chez Zoreilles...
Avant de vous en parler davantage, j'ai eu l'élan de retourner en arrière, le 24 janvier 2008, pour relire ce que j'écrivais alors et qui faisait le bilan de la première année : « Un an déjà et je vous invite dans les coulisses de Chez Zoreilles ». Je pourrais écrire exactement le même billet après deux ans et il serait toujours aussi vrai mais j'ai plutôt envie de rendre hommage à ceux et celles qui sont mes piliers, mes inspirations, mes muses et mes museaux (!) et que vous pouvez trouver juste là, dans la marge de droite, sous l'appellation « Mes blogues-amis(es) ».
Dès le départ, il y avait mon frère Jocelyn, pas tout à fait un blogueur mais le concepteur avec son fils Jean-Michel du site des Merveilles de l'Abitibi-Témiscamingue, un tableau bien vivant de la région qu'on aime tant et qu'on voudrait faire découvrir à tout le monde. Il a inclus Chez Zoreilles tout de suite comme faisant partie du site des Merveilles et j'en suis toujours très honorée.
Le goût de créer mon blogue m'était venu en visitant régulièrement celui de mon ami, le vieux Henri, qui n'est pas vieux du tout malgré le titre qu'il arbore! Chez lui, j'avais souvent croisé Guy Vandal (Qu'on se le dise) Esperanza et Accent Grave, j'aimais beaucoup les lire. Ils ont été là pour moi aussi dès mes premiers billets et leur fidélité m'émeut encore comme au premier jour, chaque fois qu'ils reviennent me saluer ici. Très peu de temps après, il y a eu l'apparition d'un arc-en-ciel après un billet que j'avais illustré d'une photo de maman orignal et son petit, c'était Zed qui arrivait, attirée par la forêt et la nature. Voilà le merveilleux noyau de base que j'appelle mes piliers et à qui je voudrais aujourd'hui rendre hommage bien modestement.
Au fil des jours, se sont ajoutés d'autres blogues, en fait je devrais plutôt dire d'autres personnes, parce que pour moi, un blogue, c'est d'abord et avant tout une personne, un être unique, une ambiance, un décor, un propos, un style, une plume, une façon d'être et de penser, d'écrire et de vivre, de partager et de communiquer, de rire et de s'émouvoir, de découvrir ou de se retrouver, d'échanger et d'entrer en relation... même virtuelle. Chacun de ces coups de coeur m'émerveille, m'enchante, me nourrit, me charme, m'énergise, m'interpelle, me fascine et je sens que d'autres viendront encore s'ajouter dans la prochaine année...
Ces jours-ci, je ressens chez quelques-uns d'entre eux une fatigue, un manque de temps, un essoufflement, une remise en question ou de la peine. Je réalise alors combien ils sont importants pour moi, ils font partie de ma vie et m'influencent comme seuls de grands amis peuvent le faire. Je voudrais saluer aussi ceux et celles qui ne bloguent pas encore (mais ça viendra peut-être?...) et qui participent à ce blogue avec leurs commentaires qui amènent toujours des points de vue enrichissants, des idées nouvelles, des précisions ou des réflexions qui colorent si joliment mon univers.
Dans cette deuxième année, j'ai tenu quelques résolutions mais pas toutes et pas tout le temps. Chassez le naturel... Mes billets sont encore trop longs, je sais que personne ne me le reproche, mais c'est mon défi personnel de savoir me résumer alors, en contrepartie, je publie moins souvent et je me dis que ça peut compenser! Avant de venir ici, tenez-vous le pour dit, installez-vous confortablement, faites-vous un bon café, on le prendra ensemble!
Ma troisième année comme blogueuse est amorcée, je ne sais pas encore ce qu'elle me réserve mais j'ai à l'affiche sur mon frigo ces temps-ci cette phrase à laquelle je m'accroche comme à une bouée : « Ne rien attendre, espérer beaucoup ».
À vous qui venez parfois me lire, je voulais surtout vous dire : Merci d'être là...











