Le samedi 23 mars dernier, nous étions au camp Fra-Gilles, à Rapide Deux, et par ce beau matin de soleil, nous avons décidé d'aller faire un tour à la « swamp aux atocas » pour montrer à Félixe ma petite maison dans les arbres, depuis le temps que je lui en parle.
Comme nous n'y sommes pas allés de l'hiver, la neige s'est accumulée au point où il a fallu déblayer la galerie pour ouvrir la porte.
Allez, entrez mesdames, c'est pas grand mais c'est accueillant!
« J'ai dormi 4 nuits d'affilée ici dans le temps de la chasse » disait Crocodile Dundee.
C'est pas très chic mais la vue est magnifique sur la forêt environnante.
La fenêtre préférée de Félixe... parce qu'elle est facile à ouvrir et qu'elle donne sur les oiseaux et les écureuils.
« Est-ce qu'on pourrait habiter ici? »
Petite jasette père-fille dans le cadre de porte...
Papi a dit : « Je pense que Mamie pourrait te la donner, sa maison dans les arbres » et devant sa réaction enthousiaste, on a signé le contrat, c'est maintenant « la cabane à Félixe », Papi l'a écrit sur le mur!
Pour que ce soit plus officiel encore, elle a écrit elle-même son nom sur le mur à côté de sa fenêtre préférée... avec un dessin de soleil et plein d'arbres!
On s'en retourne au camp Fra-Gilles pour célébrer la transaction avec un bon chocolat chaud.
Voilà la petite histoire toute simple d'une maison dans les arbres, avec l'ancienne propriétaire, la nouvelle et le concepteur/réalisateur qui récupère ses matériaux sur les différents chantiers de construction où il travaille.
La maison dans les arbres
Il y a des transactions qui se font plus facilement que d'autres... Pas de courtier immobilier, pas d'évaluateur agréé, pas d'inspecteur en bâtiment, pas d'institution financière, pas de notaire, pas d'argent, pas d'ajustement de comptes de taxes, d'électricité, d'eau, pas de taxe de mutation, pas de déménagement compliqué à faire. On écrit notre nom sur le mur et c'est chose faite!
Moi, c'est de même que j'aime ça et j'avais besoin de me raconter cette histoire-là ce matin...
Parce que nous sommes dans la dernière semaine précédant notre déménagement à notre nouvelle maison. Les déménageurs seront ici le 8 avril prochain à 8 heures et d'ici là, c'est le sprint final pour tout mettre en boîtes et apporter où l'on s'en va. Ça fait un an que je suis dans ce processus il me semble. On aurait pu laisser le tout aux bons soins des déménageurs mais ça aurait coûté plus cher. Ils ne transporteront que les gros meubles (vides) et on se tape le reste du boulot qui nous permet d'élaguer encore et toujours, de donner, de recycler, de jeter ou de trouver d'autres fonctions à des meubles que nous tenons à garder.
Ouf... On avait tellement une grande maison avec un grand garage à deux étages et une maisonnette remise qui logeait beaucoup de choses mais le plus embêtant, c'est qu'on y vivait depuis plus de 21 ans et qu'on est deux « ramasseux »... La maison qu'on a achetée est tellement plus petite. C'est d'accord, on visait cet objectif. Réduire, simplifier, minimiser les coûts, l'implication et l'entretien. C'était le mot d'ordre. Plus facile à dire qu'à faire. Et ça oblige à beaucoup de détachement. À une autre vision des choses. Nouvelle. Plus simple. Plus libre.
Je n'aurais jamais pensé que nous aurions pu en venir un jour, Crocodile Dundee et moi, à avoir hâte de partir d'ici pour se retrouver dans notre petite maison de la rue Frontenac. Puisque nous nous déracinons d'ici depuis plusieurs mois, nous avons maintenant très hâte de nous enraciner à nouveau ailleurs.
Sinon, on est comme les cocapitaines d'un bateau pas de gouvernail!
Sinon, on est comme les cocapitaines d'un bateau pas de gouvernail!








































