vendredi 5 mars 2010

J'ai laissé mon coeur à Varadero




Photo 1 : La mer couleur aqua, les vagues, tantôt rugissantes, tantôt dentelles, le sable blanc, les parapas où viennent se poser les oiseaux, le vent chaud sur la peau, la musique toujours présente. Varadero...

Photo 2 : Ce sourire-là, en versions multiples et infinies, sept jours de temps, moi, c'est ben simple, j'en suis pas encore revenue! Là-bas, ils l'appelaient Feliz. Ils parlent l'espagnol avec les mots du coeur et toute leur âme, les Cubains. Parce que Feliz, ça signifie bonheur et joie.

Photo 3 : La musique est partout, elle fait partie du quotidien du peuple cubain, les musiciens et chanteurs aux repas, au resto de la plage, sur la place publique en après-midi, aux 5 à 7 dans le lobby, en soirée sur la scène près de la piscine, partout, je vous dis! Et Félixe qui réagit toujours tellement à la musique. Elle dansait tout le temps et tapait des mains. Une vraie petite Cubaine!

J'ai laissé mon coeur à Varadero

Depuis notre retour dans la nuit de mercredi à jeudi, j'essaie d'atterrir de ce voyage au pays du bonheur, de l'amour, de la famille, de l'amitié, de la chaleur humaine, des sourires et des câlins, de la musique et de la danse, du soleil et de la mer, ah la mer, toujours là, immense et belle, tendre ou passionnée, d'un côté, la baie Cardenas, de l'autre, l'Atlantique, si tant tellement... aqua... qu'en voyant mes photos, je retournerais sauter dans les vagues jusqu'à en perdre haleine!

Je crois que je n'arriverai pas à partager avec vous tout ce que j'ai dans le coeur en ce moment, parce que c'est trop intense, si fort, ce que j'ai vécu là-bas avec ma petite famille, mes amours, mes ancrages... Quand j'y repense pour essayer d'y mettre de l'ordre et vous le raconter avec des mots, l'émotion me submerge et les larmes me montent aux yeux. Alors, comme je ne voudrais pas tout bousiller mon rimmel...

N'empêche que réaliser ce rêve que j'avais qu'on voyage ensemble une fois dans nos vies, ça me remplit le coeur de quelque chose de grand et d'inoubliable à enfouir avec tous mes autres trésors dans mon île secrète au dedans de moi. Un gros coffre archi plein, disons. Vivre cette semaine-là, tous les cinq, partager nos repas à la même table, nos fous rires, nos tendresses, nos baignades dans la mer, nos Mojitos, se sourire comme ça pour rien, à tout moment et sans raison, parce qu'on est bien, là, tout de suite, et que la vie est belle, se savoir heureux des mêmes choses, des silences ou de la musique, des pitreries de Félixe ou de Crocodile Dundee, des complicités entre l'un et l'autre, au fil des heures et des bonheurs du jour... J'ai vraiment laissé mon coeur à Varadero!

J'irai un jour visiter Cuba. Je n'attendrai pas plus que l'an prochain probablement. Parce que je suis tombée sous le charme des Cubains et des Cubaines, heureux et généreux, souriants et chaleureux, amoureux de la vie, du monde, des enfants particulièrement et de tout ce qui donne envie de sourire et de danser. Je n'ai connu que Varadero, j'ai visité toute la péninsule et ça m'a donné le goût d'y retourner, ce sera mon port d'attache pour aller à Matanzas, à La Havane, dans les Cayos et partout où je pourrai laisser encore mon coeur, dans des petits bouts de cette île enchanteresse que je voudrais maintenant connaître.

J'ai été la première de nous cinq à aller sauter dans les vagues un après-midi. Isa et son papa prenaient du soleil et une bière froide en se racontant toutes sortes d'affaires drôles. Dominic lisait son bouquin passionnant sur le cinéma dans leur chambre, en veillant sur le dodo de Félixe. Moi, j'avais cinq ans, j'étais une enfant qui sautait dans les vagues, saoulée de mer, de rires et de larmes, le corps épuisé mais qui ne peut s'arrêter parce que la prochaine qui s'en vient est encore plus prometteuse et je m'abandonnais à la mer que j'aime, que j'aime, que j'aime, ne sachant plus si mes larmes étaient de joie pure, de peines accumulées qui s'échouaient tout à coup sur le rivage ou d'un bonheur trop intense. Mais peu importe, j'avais le sentiment d'être si vivante, seule face à moi-même, protégée de tout l'amour du monde, invincible et fragile à fois, vulnérable mais forte, heureuse comme jamais.

J'ai beaucoup joué dans le sable avec Félixe, on s'amusait tellement. Sa petite chaudière jaune et sa pelle rouge, c'était toute sa vie. J'enterrais ses petits pieds de sable, elle me regardait faire sans bouger, souriant à anticiper la suite, quand je dirais : « Sont où, tes petits pieds, Félixe? » et qu'elle les bougerait pour qu'ils apparaissent et que je dise encore : « Coucou, les petits pieds!!! ». Elle applaudissait comme si j'avais été la plus grande magicienne au monde. On riait comme des folles. On recommençait. Et on regardait les oiseaux. Félixe les voyait tous, elle n'en ratait pas un, s'exclamait « là », « là », « là », avec son index dans toutes les directions. Vraiment impressionnée qu'elle était, la Félixou, à cause des oiseaux et de la mer.

Une autre fois qu'il fallait qu'elle fasse son dodo, je l'ai amenée avec moi sous un parapas, et dans la chaise longue, je l'ai bercée en lui chantant nos chansons à nous deux, on se regardait dans les yeux, elle chantait avec moi puis s'est endormie dans mes bras, le vent soufflait doucement sur ses petits cheveux et j'ai été envahie d'une grande émotion. À ce moment précis, Isabelle et Dominic sont arrivés jusqu'à moi avec un Mojito pour que mon bonheur soit complet. J'ai même pas pleuré!

Dans le lobby extérieur du Bella Costa, j'avais mes petites habitudes de fumeuse après les repas. J'ai connu là des gens formidables, Cubains et touristes. Dominic m'accompagnait parfois. Il parle français, anglais et espagnol, comme Isabelle d'ailleurs, et moi, seulement français et anglais. Ça m'a donné le goût d'apprendre l'espagnol pour communiquer avec plus de monde. Mais déjà avec deux langues, j'ai fait connaissance avec ces deux Ontariennes sympathiques, trente ans qu'elles avaient, les filles, complètement sur la rumba, sautées comme des pop corn, elles venaient toujours à moi, je comprenais pas pourquoi mais probablement parce que j'étais bon public. Des gens de Sudbury, qui auraient pu être mes parents, un couple de Français Québécois, de St-Basile-le Grand, ils en étaient à leur 10e séjour à Cuba, très intéressants aussi. Et Marie-Diane, de Gatineau, une voyageuse exceptionnelle, un coup de foudre amical entre nous deux. Et tellement d'autres personnes qui venaient s'asseoir près de moi, m'abordant gentiment pour un brin de jasette, en français ou en anglais, des quatre coins du monde et de chez nous.

Avec Félixe, tout le monde nous parlait. Parce qu'elle faisait de la façon à tout le monde. Certains même avaient droit à ses bisous avec sa main. Elle tendait les bras à d'autres, parfois aussi, elle disait « lola » parce qu'on lui avait montré à dire « Hola » comme font tous les Cubains. Elle avait leur rythme et leur expression mais sa version toute personnelle se disait « lola ». En dernier, les membres du personnel qu'on côtoyait le plus lui disaient « lola Feliz ». Elle était contente! Elle aimait marcher toute seule, libre, alors, on la suivait, et quand elle croisait d'autres enfants dans les poussettes, elle allait vers eux pour leur faire un baise-main. Irrésistible! Félixe a conquis tous les coeurs là-bas, il y a vraiment quelque chose dans sa personnalité, son sourire et son goût du monde...

Et je ne vous ai même pas encore parlé de Ana, Yseldse, Lisselle, Beatriz, Melchor, Lucia l'infirmière, des Cubains et Cubaines au coeur d'or qui m'ont donné d'eux-mêmes, des bisous et des câlins, des tendresses infinies que je n'oublierai jamais. Il faudra que j'écrive encore une série de billets pour partager tout ça.

Voir Dominic et Isabelle si heureux, si amoureux, si complices dans la vie comme au cours de ce voyage. Et de si bons parents. Aimants, ouverts, attentifs, délicats, passionnés, curieux, soucieux du bonheur d'être et de vivre, l'un pour l'autre, pour leur petite aussi, une jeune famille si unie et ouverte sur le monde.

À Varadero, où j'ai laissé mon coeur, j'ai compris et vécu mille choses. Des petites comme des grandes. De celles qui bercent les endormissements dans la douceur, les moments de silence, les accords de guitare joués nonchalamment, les soirs d'hiver, et tous mes prochains cafés du samedi matin, les yeux perdus dans l'horizon, le sourire aux lèvres, l'âme à la tendresse.

J'aurais voulu vous parler du Tropicana, de ma visite de la péninsule, de nos déplacements en calèche avec les chevaux, de notre marche au centre-ville et de mon magasinage éclair de 15 minutes au marché public des artisans du Calle 46, des Pina colada de fin de journée sur le balcon de nos chambres voisines, à s'envelopper les conversations des couchers de soleil enflammés sur la mer devant nous, du bon rhum vieux de 7 ans que Dominic m'a fait goûter un soir, de voir Isabelle épanouie et magnifique dans sa robe rouge de La Havane, l'entendre raconter son bonheur d'avoir chanté un soir avec les musiciens d'un bar de La Havane, de Crocodile Dundee qui faisait crouler de rire Dominic et nous aussi, en ramenant tout à son univers de forêt ou son métier de menuisier, ses théories uniques et terre à terre, son mélange de français anglais espagnol, lui qui parle uniquement le québécois coloré, de mon inspection personnelle des services de santé cubains qui sont réputés dans le monde entier. C'est vrai, je peux vous l'assurer. Je l'ai testé. Et l'intoxication alimentaire dont a été victime Crocodile Dundee vers la moitié du voyage et jusqu'à la fin, ce qui lui a gâché le voyage à lui mais pas à nous, bref, j'aurais voulu, j'aurais aimé, j'aurais souhaité, j'ai essayé mais j'en suis encore incapable, que voulez-vous, j'ai laissé mon coeur à Varadero...

23 commentaires:

gaétan a dit…

Wow.Vraiment un beau voyage que tu racontes là (sauf peut-être la visite chez le médecin de ton chum). Comme si j'y étais: la sable, les palmiers, et surtout les rencontres et les rapprochements. Particulièrement émouvante ta baignade.
Petit-fils aussi adore la musique. Je me demande si tous les enfants de cet âge-là sont tous comme ça... Je ne me rappelle pas pour les miens... faut dire que j'étais pas tout à fait là...
Mon envie du sud avait disparu mais après t'avoir lu, mon intérêt revient. Surtout avec un transporteur qui ne nous oblige plus à se rendre à Québec ou Montréal pour prendre l'avion.

Gérard Day a dit…

Chère Zoreilles...

Que d'émotions tu me fais vivre là, ce matin. Les miens sont encore là, à Varadero. Ils reviennent demain...

En lisant ton billet, j'ai bien senti que tu avais ressenti la même chose que moi la première fois que je suis allé à Cuba. Les cubains sont tellement charmants. Il y a quelque chose de ce peuple qui nous ressemble étrangement ne trouves-tu pas?

En voyant les photos de Félixe, je revoyais mon fils l'an passé à son premier voyage à Cuba... C'était vraiment ça! Il y est encore et il avait tellement hâte d'y retourner.

Moi aussi, il y a une partie de mon coeur qui est resté à Varadero depuis la première fois, en 2005... On en aura des choses à se conter...

En passant, te connaissant un peu, je sais que tu apprécierais lire sur l'histoire de Cuba... Je te recommande "Histoire de Cuba" de "José Canton Navarro". Il est un peu difficile à trouver en version française mais je l'avais déniché via E-Bay. Un excellent bouquin.

Aussi, maitenant que tu y as goûté, je te recommande de te procurer le DVD "Buena vista social Club"... Tu vas te régaler. C'est disponible et facile à se procurer... UN MUST!

Bon, je vais te laisser atterrir encore un peu plus. Tu as fait ma journée. Il n'est que 7h24 en ce samedi matin et je baigne déjà dans la hâte d'y retourner. Mais pour l'instant, je rêve de partager les beaux moments vécus par les miens à leur retour...

Bonne journée à vous tous! Et rappelez-vous que le soleil qui brille ici aujourd'hui est le même qui vous réchauffait à Varadero. Comme quoi tu en as rapporté un petit bout ici!!! :-)

voyageuse du monde a dit…

Quel beau voyage magnifiquement raconté. Je savais que tu aimerais Cuba, même si je ne suis jamais allée, j'ai beaucoup lu et vu des films racontant l'histoire de ce peuple.
Et je savais que tu y laisserais aussi une partie de ton coeur, parce que tu es une passionnée et que tu vis au rythme et avec les gens que tu rencontres et les endroits que tu visites.
Moi je crois que j'ai laissé une partie de mon coeur à tellement d'endroit que je me dis qu'on doit avoir un bien gros coeur pour qu'il nous en reste quand on en sème un peu partout.
On devrait faire un voyage ensemble, imagine nous!!!!

modotcom a dit…

bien beau voyage ma Zoreilles, dans la vie et dans ton coeur de femme, blonde, maman, belle-maman et grand-maman, comme chaque mot que tu décris. Comme le suggère Gérard Day, visionne Buena Vista Social Club si tu ne l'as déjà fait. C'est si beau!!! Ce voyage en famille : un autre trésor gardé à jamais dans ton île secrète! Vous êtes choyés de chaque moment de bonheur. Bises,

Caboche a dit…

Je suis heureuse que tu aies fait un si beau voyage. Probablement que lorsqu’on met le bonheur dans ses valises, on ne peut faire autrement que de trouver plein de soleil arrivé à destination.

Je ne serais pas surprise que tout Varadero veuille venir visiter ton coin de pays maintenant qu’ils sont tombés sous le charme d’une bien belle famille.

C’est un plaisir de lire ton récit de voyage, ton esprit positif est le meilleur remède contre la morosité et … les intoxications de tous genres.

Zoreilles a dit…

@ Gaétan : C'est pas mon chum, c'est moi qui ai testé les services de santé. Pour toute l'histoire, va voir la prise 2, tu vas rire! Petit-fils doit être heureux et entouré de monde qui aime la musique, ça se pourrait? Il y avait pas mal de gens de chez vous dans notre Sunwing, c'est le même vol, je te reviendrai là-dessus, maintenant, je sais tout!!!

@ Gérard : Oui, je le sais, les tiens y sont toujours, j'avais leurs dates de séjour dans mon coeur, j'ai pensé à eux quand nous sommes passés devant le Playa Caleta, je n'ai pas vu tes amours. Je me sens bien cruelle de raconter tout ça alors que toi, cher toi, tu me dis de si belles affaires. Oui, on en aurait tu, des affaires à se conter??? On le fera, c'est sûr. Plus rapidement que tu penses... ;o)

@ Voyageuse : Ah oui, toi, ton coeur, il est vraiment éparpillé partout! Mais tu as raison, il nous en restera toujours assez pour l'éparpiller encore et toujours. ;o)

@ Modotcom : Vous me donnez vraiment le goût de voir ce film. Dominic et Isabelle m'en ont parlé aussi. Une vraie honte, un manque terrible à ma culture, je connaissais le titre, un classique, mais je n'ai encore jamais vu le film... Je vais corriger ça, promis!

@ Caboche : Ah t'es trop fine... Une vraie Cubaine! Non, sais-tu, je n'ai pas fait trop de promo pour ma région à Varadero. Si on me demandait d'où j'étais, je répondais fièrement « de Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue » mais sans plus. Et les Cubains, s'ils pouvaient sortir de leur pays aussi librement, je crois pas qu'ils commenceraient par ma région pour leur immersion canadienne!!!

Solange a dit…

Comme tu me rends nostalgique ce soir, je suis allée une fois à Cuba et chaque année je me dit on y retourne. On n'en revient jamais complètement.Contente que tu es fait un beau voyage.

crocomickey a dit…

As-tu salué Fidel de ma part ?

Solange a dit…

Je viens de me relire ce matin, je devais être sous le charme de Cuba pour avoir fait autant de fautes.

Zoreilles a dit…

@ Solange : Toi non plus, t'en es pas revenue? Ça s'arrangera pas, mon affaire! Moi, je veux y retourner l'an prochain. D'ici là, j'aimerais apprendre l'espagnol pour me débrouiller. Tu parles espagnol, toi, Solange?

@ Crocomickey : Non, je l'ai pas vu, sinon, je lui aurais fait tes salutations! J'ai appris là-bas qu'il avait fait l'objet, au cours de sa vie, de 688 attentats, alors, on ne s'attend pas à le voir fumer un cigare sur une plage de Varadero ni dans un café de La Havane, surtout qu'il est malade...

@ Solange : Bah, ne parle pas de ça, je les avais même pas vues et puis, si quelqu'un peut comprendre que quand on s'emballe, on va tout de suite à l'essentiel, c'est bien moi. J'ai probablement fait plein de fautes aussi, surtout dans cette série!!!

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Ciel de cornemuse, ma Zoreilles d'amour, t'es prolifique en pas pour rire! Varadero t'a mis de la mine dans ton crayon!

Je reviendrai lire tes merveilleuses histoires au cours des jours qui suivent, ma belle abitibienne à l'âme cubaine, puisque je veux prendre le temps d'en savourer toutes les paroles. Je suis convaincue que tu as trempé ta plume dans l'encre la plus profonde de ton coeur pour écrire (et décrire) ce voyage inoubliable et je ne veux absolument pas en manquer un seul mot!

Je t'embrasse bien fort et tu ne peux pas t'imaginer à quel point tu m'as manqué!

En passant, je suis allée à Varadero sept fois, (eh oui, sept fois!) au cours des années `80, et je peux tout à fait comprendre ta passion pour ce paradis sur terre!

Zoreilles a dit…

@ Rosie : De la mine dans mon crayon, tu dis? T'as pas idée! En plus, je me suis retenue là, parce que ça aurait pu être pire que ça! T'es allée toi-même 7 fois à Varadero? Tu y avais laissé ton coeur autant que moi, dis donc. M'étonne pas du tout! Séjournais-tu chaque fois au même hôtel? Si oui, lequel? Avec ta petite tribu toi aussi? Le tourisme à Cuba compte pour beaucoup, ils ont beaucoup développé ce moteur de leur économie. Et nous, les Canadiens, y sommes pour 35 % de tous leurs visiteurs. T'aurais dû voir l'ambiance qu'il y avait dans le lobby intérieur du Bella Costa lors de la finale Canada-USA au hockey masculin lors des Jeux Olympiques... Du monde debout, partout, un écran géant installé par le personnel, les G.O. complètement déchaînés, ça chantait, ça applaudissait, ça criait, les Cubains prenaient pour le Canada, bien sûr, le plafond en levait!!! J'étais là pour la fin du match, le but de Crosby en prolongation, tu sais? Avec Félixe dans les bras de son papi qui applaudissait parce qu'elle voyait tout le monde le faire... Un autre moment inoubliable...

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

C'était dans mon autre vie, Zoreilles, avec mon ex et pas d'enfant... Un autre livre à écrire, quoi! :-0

Quant à l'hôtel où je séjournais, il s'agissait du Paradisus, je crois, où un hôtel portant un nom semblable. C'est si loin, tout ça, mais mon coeur y est toujours, sur la plage de Varadero, avec ses gens, sa culture, sa joie de vivre...

Si j'y retourne, je devrai y aller avec ma Genilou et/ou une bande d'ami(e)s, puisque mon Amerloque n'a pas l'autorisation d'y mettre les pieds... Too bad... ;)

Zoreilles a dit…

@ Rosie : C'était à l'époque où l'on était jeunes et fous, tu veux dire??? Le Paradisus Varadero, selon ma carte, est situé complètement vers le bout de la péninsule entre le Ibérostar et le Sirenis La Salina. Et j'y ai bien pensé que celui que tu appelles ton Amerloque aurait beaucoup de difficulté à y mettre les pieds... Paie-toi donc un trip de filles avec Genilou pour aller te ressourcer! ;o)

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Oui, oui, oui, oui, oui, quelle bonne idée!

Cependant, si ma Genilou est acceptée au Randolph Academy, elle devra la fréquenter 2 années d'affilée (y compris les étés) et ne profitera d'une pause qu'au cours du temps des fêtes... On verra... Les auditions sont ce samedi 13 mars et durent toute la journée... Ma pauvre puce a tellement de papillons qui voltigent dans son petit bedon, qu'elle a peine à manger... :-(

Enfin, je l'accompagnerai, histoire de lui tenir compagnie et surtout, de l'appuyer!

Je vous tiendrai tous et toutes au courant... En attendant, j'ai mal au coeur pour elle!

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

En passant, si le bout de la péninsule se trouve près de la base américaine, il s'agit bien du même hôtel...

Anonyme a dit…

Oh la la, un peu plus et j'étais déja loin de chez moi si mon fiston ne m'aurait pas crier à-tue-tête "ou sont mes clés".

Un petit changement de carrière ça ne te tenterait pas. Je te vois moi comme agente de voyage . Tu fais le voyage et ensuite tu racontes....tu bookerais les avions le temps de le dire.

Merci de me faire voyager tout en restant chez moi et de connaître un peuple que j'aurai peut-être dans un avenir rapprochée la chance de connaître.

Zoreilles a dit…

@ Rosie : Au moment où je reviens chez nous (après quelques jours en forêt où il a fait un temps magnifique) et que je réouvre l'ordinateur, j'apprends que c'était samedi dernier le jour J pour Genilou. J'espère que tout s'est déroulé à merveille, pour elle comme pour toi. Pour notre question « géographique », je parlais plutôt du bout de la péninsule de Varadero et pas du bout de l'île de Cuba, à l'est, là où se trouve la base américaine de Guantanamo... Ça, c'est autre chose et je ne crois pas que tu ne t'en sois jamais approchée!

@ Anonyme : Bonjour à toi, qui que tu sois... On se connaît déjà? J'ai l'impression que oui, d'après le ton enjoué et familier de ton commentaire. Moi, agente de voyage? T'es pas sérieuse là? Ma curiosité et tout l'amour du monde ne seraient pas suffisants pour exercer ce métier. Des amies agentes de voyage me disent qu'elles passent tout leur temps au téléphone et devant les ordinateurs. Le voyage proprement dit ne fait plus partie des « bénéfices marginaux » reliés à ce travail. Et puis, faire affaires avec le public est devenu très difficile. Tous les clients ne sont pas aussi conciliants et compréhensifs que nous le sommes!!!

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Mon Dieu, ma belle Zoreilles d'amour, mais je n'ai pas encore lu tes billets et tu m'en vois navrée, mais je te promets de revenir bientôt, quand le vent apportant projets et échéances débiles se sera calmé. Je veux te lire la tête complètement reposée pour pouvoir savourer toutes tes paroles et goûter au soleil de Cuba!

Quant aux auditions de ma fifille, tout semble s'être bien déroulé, mais elle n'aura des nouvelles que vers la fin du mois ou au début d'avril. On se croise les doigts et les orteils!

Vraiment? Pourtant, je suis pas mal certaine qu'il y a une base américaine au bout de la plage de Varadero... En fait, mon ex et moi sommes arrivés tout près de celle-ci après avoir marché deux heures sur la plage... Nous avons bel et bien vu comme un genre de forteresse, un drapeau américain et des soldats armés qui nous ont dit en espagnol de retourner en sens inverse vers l'hôtel... Il ne s'agissait peut-être pas de Guantanamo, mais je crois qu'il y plus d'une prison américaine à Cuba, non? Ou plus d'une base américaine? Enfin, c'était il y a longtemps... Faudrait que je fouille dans mes photos...
Je te reviendrai à ce propos, ma biche et en attendant, je t'embrasse bien fort!

Mijo a dit…

Lola Feliz, lola Zoreilles, lola los otros.

Je le savais, je le savais que j'aurais du passer plus tôt par là.
Je ne suis jamais allée à Cuba mais j'en rêve depuis longtemps et tu me confortes dans l'idée de m'y rendre au plus vite.

Un beau billet.
Je te vois sauter dans l'eau, jouer dans le sable, sourire béatement des pépites de bonheur plein les yeux. J'entends la musique, je devine le bel accent chantant cubain, je tends la main pour attraper un mojito et... pof, retour à la réalité dans mon petit bureau. Mais un jour, j'irai à Cuba.

Idée lumineuse : Je veux bien t'apprendre l'espagnol. Et pour vérifier si tu es une bonne élève, je viendrai avec toi à Cuba l'an prochain pour voir comment tu te débrouilles avec cette jolie langue.

Zoreilles a dit…

@ Rosie : S'il y a quelqu'un qui peut comprendre que tu manques de temps mais pas d'intérêt, c'est bien moi!!! Quant à cette base américaine dans la péninsule de Varadero, ça m'étonnerait mais bon, je ne suis pas devenue une guide touristique de l'endroit après une semaine! Peut-être que ce que tu as vu qui est fortement gardé par des hommes armés, c'était cette plate-forme de forage de pétrole qui avoisine les gros hôtels du bout de la péninsule en effet, quand j'y pense, ça me revient. Ce n'est sûrement pas une base américaine, ils ont déjà bien assez de Guantanamo... Ils ne prononcent jamais ce mot d'ailleurs, les Cubains, ni aucune allusion aux USA... Rappelons-nous qu'ils ne vivent pas en démocratie...

@ Mijo : Ah quelles jolies salutations toutes ensoleillées... Si j'ai pu te transmettre ma passion pour cette île, j'en suis fort heureuse. J'ai été tellement charmée par tout ça. T'es gentille d'être passée chez moi, je viens de voir tes petits coucous un peu partout, j'espère que j'aurai le temps de te répondre, c'est que je quitte dans quelques minutes pour la fin de semaine. En forêt avec Crocodile Dundee, loin du téléphone, des courriels, du travail et des obligations de toutes sortes. Hasta luego Mojito, oups, je voulais dire... Mijo!!!

Éléonore a dit…

J'ai attendue patiemment que le tourbillon de ma vie se calme (ma fille a été hospitalisée 4 jours) avant de venir lire tout ton voyage, les 4 billets.

Ce soir, je me suis fait une tisane, je me suis assise, j'ai lu... et j'ai vu par tes yeux ♥

Ton bonheur est comme une chanson (une salsa bien sur !) qui monte de tes mots, c'est très beau.

"Moi, j'avais cinq ans, j'étais une enfant qui sautait dans les vagues, saoulée de mer, de rires et de larmes, le corps épuisé mais qui ne peut s'arrêter parce que la prochaine qui s'en vient est encore plus prometteuse et " ça me ressemble tellement ça !
lol

Je poursuis ma lecture :)

Zoreilles a dit…

@ Éléonore : Tu veilles tard, toi! Avoir su que j'aurais de la belle visite de même, je serais restée debout. J'aurais bien partagé une bonne tisane avec toi!