dimanche 7 mars 2010

Mon coeur... Varadero... prise 4



Photo 1 : Le Tropicana Show de Varadero est une réplique d'un véritable symbole de la culture cubaine, le Tropicana de La Havane. Le spectacle s'intitule « Cabaret sous les étoiles », le théâtre en plein air a été construit exclusivement pour ce spectacle-là, à Matanzas.

Photo 2 : Ces trois petites filles, des touristes, s'amusaient dans le sable et la mer. Je les ai trouvé belles, saines, enjouées, heureuses. Il y avait entre elles une énergie constructive, une collaboration solidaire même dans le jeu et les projets en cours de réalisation. Une fierté aussi. Je me disais qu'elles étaient influencées par la manière de vivre des Cubains.

Mon coeur... Varadero... prise 4

Ici, on a tout entendu au sujet du communisme. À une certaine époque, au Québec, on avait peur de ça comme du diable. Je ne dis pas que ce système politique est sans faille mais il faut admettre que de tous les pays de l'Amérique latine qui ont une histoire et un parcours similaires, Cuba est celui qui s'en sort le mieux, malgré l'embargo américain qui leur cause bien des soucis.

Dans ce que j'ai lu avant de partir sur Cuba, ce que j'ai entendu des guides qui nous accompagnaient lors d'excursions, dans les discussions que j'ai écoutées sur place, les échanges que j'ai eus aussi avec Dominic et Isabelle, deux passionnés d'histoire et de voyage, je porte maintenant un regard tout neuf sur ce peuple si attachant, si fier, si heureux, si solidaire.

On dit que les Cubains ne sont pas riches... Mais pour moi, ils le sont. Je vous explique mon point de vue dans ce dernier billet de la série Varadero, et je ne tiens pas du tout à avoir raison, je suis très ouverte à entendre toutes vos opinions qui viendraient ajouter à la discussion.

Les Cubains, on l'a déjà dit, ont innové incroyablement et sont réputés dans le monde pour ce qu'ils ont réalisé au chapitre de la médecine, de la recherche et de l'éducation, entre autres.

Ils sont ouverts sur le monde et s'organisent bien politiquement et socialement, pour être autonomes, indépendants et autosuffisants le plus possible. Ce serait assez mon genre, moi!

Un citoyen cubain n'a pas à payer pour se faire soigner, éduquer (même pour des études supérieures) ni pour une place en garderie pour ses enfants. Il se loge à très petits prix, c'est la même chose pour la nourriture. Personne ne crève de faim à Cuba, personne ne dort dans la rue, personne n'est laissé sans soins médicaux, lunettes, services sociaux, etc.

Après ça, quand t'es nourri, logé, soigné, éduqué, cultivé, que le salaire moyen mensuel soit d'environ 10 de nos pesos convertibles, (environ 200 de leurs pesos à eux) à mon avis, ça veut juste dire qu'ils ne seront jamais des grands consommateurs de babioles inutiles et qu'ils pratiquent automatiquement la simplicité volontaire en venant au monde là. Ils ont compris quelque chose qu'on a oublié, que le bonheur venait de l'intérieur de soi et qu'il ne s'achète pas en s'enterrant de bébelles jusqu'à s'étouffer dedans. En tout cas, je verrais mal une Cubaine aller perdre son samedi après-midi dans un Wal-Mart... De toute manière, ils n'ont ni Wal-Mart ni McDo, des symboles américains envahissants desquels ils sont heureusement très loin. Il y a pire comme pénitence, disons. Merci Fidel Castro...

Quand on donne un ou deux pesos cuc en guise de pourboire à un travailleur touristique, (femme de chambre, serveur(se), guide touristique, barman, etc.) est-ce qu'on sait qu'ils ne peuvent le dépenser que dans les magasins qui vendent aux touristes? Alors, ils se paient des petits luxes, les mêmes que nous, mais ça ne les rendra jamais riches. Enfin, riches au sens où on l'entend, nous, avec notre bagage culturel nord-américain.

J'ai vu très souvent lors de mon séjour à Varadero des gestes solidaires émouvants et beaux entre les gens qui travaillaient ensemble. J'ai regretté de ne jamais voir ça chez nous. Mais j'ai vu aussi un soir, à Matanzas, au Tropicana show, qu'à la fin du spectacle, les touristes se payaient une danse (rien de plus, j'ose espérer) avec la plus belle fille ou le plus beau gars qu'ils avaient choisis pendant le spectacle. J'ai vu le visage tout jeune d'une jolie danseuse souriant à son touriste de manière figée, vide, et lui, l'imbécile, trop content de s'exposer et s'émoustiller en public avec une si jeune femme, si belle, qui ne l'aurait jamais accompagné sur un plancher de danse sans ses précieux pesos. J'ai été triste pour elle, pour ses compagnes de travail, pour les beaux gars aussi, parce que c'est pareil pour les deux sexes. Ces danseurs et danseuses de la célèbre troupe Tropicana, ils sont déjà corrompus par l'argent, et c'est de notre faute.

Les Cubains ne sont pas pauvres, ils sont riches de leur fierté, leur solidarité, leur dignité, leur pays immense et beau, leur système de santé et d'éducation, leurs garderies, leur agriculture, leur savoir-faire en bien des domaines, leur sens de l'accueil et leur beauté vraie, métissée, libre, souriante et généreuse. Ils sont riches de leur culture, leur musique, leur danse, leur vie spirituelle, leurs enfants et de tout ce qu'on a perdu, nous, mais qu'on retrouve chez eux et qui nous charme autant.

Et ça, je l'ai vu dans les yeux et le sourire de Ana, Beatriz, Yseldse, Miguel, Lisselle, Melchor et tous les autres dont je n'ai pas su le prénom mais dont je n'oublierai jamais les visages.

Je retournerai à Varadero, ce sera mon port d'attache pour mieux connaître le reste du pays. J'y retournerai, c'est sûr, j'y ai laissé mon coeur...

38 commentaires:

canneberge14 a dit…

Hola Zoreilles!

Inès est une Cubaine de trente ans qui habite un petit village près de Holguin. Elle a trois enfants. Elle vit avec son père, sa mère,ses oncles, ses tantes, ses frères et ses soeurs dans de toutes petites maisons qu'ils ont construites tous ensemble.
Dans la "cour arrière" , ils ont planté manguiers et papayers. de plus, ils élèvent quelques porcs.
Je la connais depuis six ans. La vie n'est pas toujours facile pour elle et sa famille mais ils sont "tissés très serrés". Ce qu'elle craint le plus, c'est "l'après-castro"...l'envahissement par les Etats-Uniens...c'est pour dire...la libération n'est pas celle qu'on avait pensé...

Elle apprécierait grandement ces quatre textes.

Zoreilles, merci de nous livrer tes états d'âmes. Je ne sais plus qui avait dit ici que tu trempais ta plume dans l'encre de ton coeur...mais la personne avait raison.

Joce "L'éclaireur" a dit…

Ouais!
c'était justement tout ça...que je voulais dire!
Le seul hic que je trouve c'est qu'il ne peuvent pas trop sortir du pays...je trouverais ça difficile!
Pour le reste bien d'accord, chaque fois que j'ai cotoyé l'imbécilité humaine elle provenait des touristes.

Ex:5 pesos pour une calèche,t'as pas barguiné?
Non j'ai pas barguiné, ça coûte $100 piasses à Québec sacrament!!

Le buffet c'est pas mangeable.......ferme tes yeux et pense à "La belle province" ou encore Valentine ou bien Snack bar chez Raymond! bon ça va mieux.

y as-tu des coquerelles?
dans votre hotel?
Non y a pire c'est complètement infesté de touristes!(malheureusement on en fait parti)

Zoreilles a dit…

@ Canneberge : Tu me fais très plaisir si tu crois que ton amie Inès apprécierait mes impressions sur son peuple et son pays. C'est donc que je ne suis pas complètement dans le champ! L'après Castro fait peur à bien du monde. À moi aussi. Pour le moment, son frère Raoul tient les guides mais après lui? C'est difficile de résister à l'envahissement américain et ce, partout dans le monde. Cuba a su le faire mais à quel prix? On m'a raconté que Fidel Castro avait été victime d'attentats contre sa personne à 688 reprises depuis la Révolution, on voit bien que le régime ne fait pas l'unanimité et que des forces puissantes, politiques et militaires, pourraient en profiter pour renverser le régime, bousculer l'ordre établi. Rien n'est parfait, c'est sûr et je ne sais pas ce qu'en penserait Inès mais je ne crois pas qu'il faille libérer Cuba. De quoi?

Ton commentaire me touche en plein coeur, mon petit fruit préféré...

Zoreilles a dit…

@ Joce : T'es drôle, mon frère, quand tu pètes ta coche! Y a pire que les coquerelles, c'est les touristes! Est bonne, celle-là, je vais m'en rappeller pour l'année prochaine. On ira au Bella Costa, j'ai pas vu de coquerelles mais y avait tellement de touristes!!! Je te l'ai tu conté, la nounoune qui a demandé à notre guide s'il était payé pour faire de la propagande? Le gars était passionné d'histoire et de géographie, éduqué, cultivé, il parlait trois langues et on le sentait fortement politisé, si fier de son pays et ouvert sur le nôtre. Elle m'a fait tellement honte, c'était une Québécoise!

C'est sûr que toi, ne pas sortir du pays, tu trouverais ça dur mais quand ce pays-là, c'est Cuba et qu'on a l'indépendance...

Gérard Day a dit…

Ouais! On a toujours peur du communisme et...

Ici, 40% de décrochage au secondaire... Là-bas, moins de 3% d'analphabétisme...

Eh que je comprend bien ce que tu ressens Zoreilles...

Guy Vandal a dit…

Tu y as peut-être laissée ton coeur... mais tu as ramené tes Zoreilles!

J'ai lu religieusement tous les billets au sujet de ton séjour à Cuba et franchement, t'es tout sauf une sale touriste.

C'est tout a fait normal que les gens aient envie de te côtoyer, même s'ils ne parlent pas le même langage que toi. On ne voit bien qu'avec les yeux du coeur, peu importe qu'on soit noir, blanc, jaune... ou communiste!

Bonne journée. Merci!

Pierre F. a dit…

Allo Zoreilles,

Ahh, tu me donnes très envie d'y retourner. J'ai vu Cayo Coco et Holguin et la prochaine fois ce sera peut-être Varadero.

Zoreilles a dit…

@ Gérard : Là, tes amours sont revenues à la maison... De belles retrouvailles, c'est ce que je vous souhaite. J'espère qu'ils auront aimé leur séjour là-bas, même sans toi. Ils en auront beaucoup à te raconter, les yeux brillants. Pour leur système d'éducation, ils en sont très fiers, ils sont ravis que tout le monde sache lire et écrire à Cuba, tu me dis 3 % d'analphabétisme, c'est presque la perfection... On devrait envoyer quelques ministres de chez nous en voyage d'études, ils pourraient en tirer quelques leçons profitables!

@ Guy : Ben oui, j'ai ramené mes zoreilles, t'as vu? Quatre billets en deux jours et j'aurais pu continuer de même longtemps. Je commence à atterrir tranquillement pas vite là, j'ai pas le choix, la vie me pousse dans le dos. Merci de ta fidélité à me lire dans mes délires de la fin de semaine. Tu me fais chaud au coeur...

@ Pierre : T'as vu Cayo Coco? Chanceux! Et Holguin est très prisée comme destination par les Québécois particulièrement. J'ai beaucoup d'amis qui y sont allés, ils n'en disent que du bien. Une des soeurs de Crocodile Dundee y est présentement avec son conjoint. À Varadero, ce qu'il y a de formidable, en plus de la plage et la mer bien sûr, c'est que tous les circuits touristiques et transports en commun sont facilement accesssibles et bien organisés pour aller par exemple à La Havane (142 km) ou Matanzas (36 km) Cardenas (16 km). Bref, en cas de pluie ou de jours gris, il y a plein de choses à faire, très intéressantes. J'ai l'impression de n'avoir que survolé cet endroit, il faut que j'y retourne!

Freda a dit…

Ma chère Zoreilles,

J'ai lu avec délice tes 4 billets sur Cuba.

Je savais que tu aimerais ce pays et son peuple.

Personnellement, ce fût ma première destination soleil à vie et j'y suis retournée 4 fois de suite.

Effectivement, ce qui nous frappe le plus, c'est la chaleur.
Pas seulement la chaleur du soleil, mais surtout la chaleur de ce peuple si attachant.
Je n'ai que de bons souvenirs de Cuba et de ses habitants.

Tu dis que tous les circuits touristiques et transports en commun sont facilement accessibles et bien organisés.
Ça me rappelle que lors de notre première visite, nous avons pris l'autobus local (wawa) pour nous rendre au centre-ville.
Je ne me souviens plus exactement du prix qu'ils demandaient, je crois que c'est quelque chose comme 10¢ et nous nous avons donné 1.00$ US.
Dès lors, le chauffeur nous a conduit directement en ville, sans s'arrêter pour prendre d'autres gens.
En moins de temps qu'il en faut pour le dire, nous étions rendus à destination.
Ça n'aurait pas été plus vite en taxi.
Aujourd'hui encore, on en rit beaucoup en y repensant.

Tout ça pour dire que c'est un merveilleux pays à tout point de vue, et je ne suis pas surprise que tu y ais laissé ton cœur.

Bon retour!

Barbe blanche a dit…

Bon retour Zoreille, l'atterrissage est long, prends ton temps, il n'y a pas de presse, la réalité trouvera bien le moyen de t'attraper, en attendant, savoures tous ces délices que tu ramènes dans ton coeur.

Les cubains ont échappé à la pollution états unienne, gang de chanceux...
Le danger, c'est effectivement, que après le départ de l'ami Fidel, les vautours que sont les états uniens se garocheront sur Cuba comme la misère sur le pauvre monde.Ils en ont l'habitude, c'est cette façons de faire qui leur a d'ailleur valut le beau feu d'artifice qu'ils ont reçu le onze septembre deux mille un.Ils n'ont pas compris malheureusement.

crocomickey a dit…

Moi je me pose quand même quelques questions. Je crois que l'information concernant leur qualité de vie et leur joie permanente a du sens.

Mais comment expliquer que de si nombreux cubains ont émigré aux USA clandestinement et que plusieurs d'entre eux voudraient le faire aussi. Et que ceux qui sont parvenus à se pousser détestent tant le régime de Fidel et qu'ils aimeraient amener le reste de leur famille en Floride ?

C'est un aspect qui m'intrigue.

Et l'autre aussi qui indique que le type de vie qu'ils connaissent avec tous les avantages qu'on peut lister, leur a quand même été IMPOSÉ. T'es pas d'accord avec le système ? Ben tu t'en as en prison mon ami ...

Ça aussi ça mérite réflexion, non ?

Zoreilles a dit…

@ Freda : Toi aussi? Quatre fois de suite? Tu y avais vraiment laissé ton coeur! Tu n'y vas plus? T'as découvert une autre belle destination soleil peut-être? Très drôle, ton anecdote, au début, on n'est pas trop familier avec leur concept de l'argent mais on apprend vite! Ils nous trouvent très généreux, les Canadiens! ;o)

@ Barbe blanche : L'idée que je m'en fais pour le moment, c'est que les Cubains se méfient des Américains autant que nous, on s'est méfié du communisme depuis toujours. On fait dans la politique internationale, là, et je me sens pas assez compétente pour en discuter véritablement mais ton point de vue, c'est aussi celui que j'ai entendu là-bas. Et toi, merci d'être passé me lire, c'est très gentil, j'avais besoin de partager mes impressions avec vous tous, ça m'a permis d'atterrir en douceur...

@ Crocomickey : Je me pose exactement les mêmes questions que toi. Qui nous donnera des pistes de réponses??? Tout ça a beau être merveilleux, ça leur a été imposé, je pense que tu tiens là quelque chose de fondamental... La liberté, nous, on sait ce que c'est, mais on l'oublie souvent, parce que ça ne nous manque pas... Ici, on peut chiâler tant qu'on veut et on s'en prive pas. Ça change pas grand-chose dans les faits mais on a la liberté d'aller voir ailleurs au pire. Eux?

Quand j'allais voir mes parents à Miami dans le temps, une semaine par année, (billet d'avion aller-retour Montréal-Miami à 199 $) on nous disait de ne pas s'aventurer dans le quartier cubain, même en plein jour, que c'était extrêmement dangereux. J'avais une certaine opinion sur eux, les Cubains de Miami, ceux qui avaient fui le régime Castro et qui vivaient du crime... Maintenant, j'ai un autre point de vue et je crois que tout ce qu'ils ont réussi à fuir en émigrant illégalement aux USA, c'est le manque de liberté. Il faut croire que pour certains, ça valait plus que des conditions de vie assurées minimales.

Et les insulaires, enfin, beaucoup d'entre eux, partout dans le monde, rêvent de sortir de leur île et d'accoster sur la grande terre. J'en ai souvent discuté avec ma mère qui a grandi aux Iles et qui rêvait toujours d'embarquer sur les bateaux qu'elle voyait passer à coeur de jour...

Freda a dit…

Bonsoir Zoreilles,

Nous n'allons plus à Cuba depuis quelques années déjà.

Nous avons découvert les croisières qui nous permettent de voir plusieurs îles dans une même semaine.

D'accord que c'est moins approfondi que quand on explore un même endroit pendant une semaine, mais ça nous plaisait de découvrir autrement.

Ensuite, mon "chum" s'est payé un petit cancer de la peau. Alors il fait un peu plus attention.

Mais ça nous a permis de découvrir que le monde est vaste et que nous n'avons jamais fini d'explorer.

Nous adorons les voyages.

canneberge14 a dit…

Bonsoir Zoreilles!

La lecture de certains écrivains cubains dissidents exilés ou résidant toujours sur l'île (lorsqu'ils ne sont pas en"garde à vue"...) et de nombreuses discussions avec des cubains ou des québécois vivant à Cuba, me laissent toujours sentir à quel point la situation est complexe et paradoxale.

"On est ou on vient d'une île qui avait voulu construire le paradis"

La liberté d'expression, la fuite du néant quotidien pour certains, le manque de produits essentiels, la promesse de la possibilité d'un visa pour voyager qui n'est jamais réalisée et...

On quitte ou on fuit, presque toujours à regret, avec l'espoir d'y retourner... libres.

Paradoxalement, certains ne quittent pas parce qu'ils veulent rester libres...et pour ceux-là, on a peur de la suite du monde...si les exilés reviennent...
Il ya tellement de si.

Les livres de Zoé Valdès (cubaine exilée à Paris) parlent d'un certain visage de Cuba, particulièrement "La douleur du dollard" et "Café Nostalgia"

Sébastien a dit…

J'irais bien à Cuba.

Peut-être un jour...

Pour l'instant, je cherche à savoir si quelqu'un est au courant de ce qui va y avoir ici...

http://www.youtube.com/watch?v=RXQNlsQGdsw&feature=player_embedded

Solange a dit…

La première impression que j'ai eue dans l'autobus qui nous amenait à notre hôtel, c'est un sentiment de gêne, gêne de venir profiter de la plage de l'hôtel tandis qu'eux vivaient dans une extrême pauvreté. Ils ont d'excellents médecins, mais qui sont payés moins chers que ceux qui travaillent dans les hôtels et qui reçoivent des pourboires. Je ne me sens pas capable de dire que c'est mieux qu'ils n'aient pas de liberté car ils perdraient leur gentillesse. Ce serait comme empêcher un enfant d'évoluer pour qu'il reste bon.

Zoreilles a dit…

@ Freda : Ah voilà, c'était donc ça, les croisières... Pour moi qui adore la mer, les îles, les bateaux, faire une croisière dans les îles fait partie de mes rêves aussi. Un jour sûrement... J'ai pris l'habitude il y a longtemps d'aller au bout de tous mes rêves et je suis patiente! Je me protège beaucoup du soleil comme ton conjoint.

@ Canneberge : Que c'est intéressant de t'entendre raconter ce point de vue que j'ignore, qui m'intrigue et me chicote. Comment peut-on vouloir quitter un endroit pareil, famille et amis? Je commence à voir l'autre côté de la médaille. J'ai bien noté le nom de cette auteure exilée à Paris, Zoé Valdès, « La douleur du dollar » et « Café Nostalgia », je vais aller voir à ma librairie préférée. Je pourrais peut-être comprendre un peu ce visage de Cuba que je connais pas et ainsi prolonger un peu mon voyage même ici. Merci pour tout, mon petit fruit préféré!

@ Sébastien : Bonjour. Je suis allée voir et même à deux reprises. Je n'en sais pas plus. Que se passera-t-il sur nos écrans le 16 mars? Le marketing est intriguant, un excellent « teaser » mais qui nous mène où?

@ Solange : C'est très profond, cette réflexion que tu fais... Qu'un médecin gagne moins qu'un barman dans un hôtel touristique qui reçoit plein de pourboires, ça vient nous questionner beaucoup. On ne trouve pas ça normal. Mais sont-ils vraiment pauvres, les Cubains? Je les ai vues aussi, ces maisons défraîchies, ce manque d'espace dans lequel, moi, nord-américaine, j'étoufferais, mais si les gens sont heureux dedans, qu'ils ne connaissent pas autre chose, est-ce qu'on ne vient pas, nous, les touristes, leur donner des pesos qui les rendront comme nous, dépendants de l'argent? Je ne sais pas. C'est le communisme qui s'oppose au capitalisme. Il y a du bon et du mauvais en tout. Aucun système n'est parfait mais j'ai remis en question plusieurs choses que j'avais toujours crues. Ce qui me questionne le plus, c'est qu'ils soient aussi heureux alors que nous, comme société, malgré nos belles maisons, nos voitures, l'argent, la liberté, la liberté d'expression, etc., on fasse autant de dépressions, de burn out, de maladies de toutes sortes reliées à notre manière de vivre qui ne semble pas nous apporter le bonheur et la joie de vivre...

Soisig a dit…

J'ai les mêmes interrogations que Crocomickey...
Je me souviens avoir eu connaissance de l'exil des poètes et artistes cubains comme Reinaldo Arenas dans les annés 80 si ma mémoire est bonne. Son homosexualité et son franc parler l'avait vite desservi auprès de Fidel qu'il avait pourtant fidèlement suivi dans son combat... Déjà, à cette époque où je fréquentais le CEGEP, ça m'avait pas mal secouée, cette mise au ban d'un artiste, quelque soit sa condition ou son identité!
Peut-être as-tu vu le film !"Avant la nuit" ( Before night Falls) tiré de son livre autobiographique où il parle de son exil involontaire, de sa vie avant et après?

Extraits de "La Plantation, l’un des recueils de poèmes les plus puissants d’Arenas, un chef-d’œuvre ! De jeunes conscrits coupent sous la contrainte la canne dans les champs et en extraient le jus brun. Dans des conditions harassantes, ils tentent de remplir les objectifs de production décrétés par Castro.
"Depuis des siècles, le morceau de cristal blanc a été raffiné au prix d’humiliations et d’oppressions. Mais, moi, écrit Arenas, je vois un continent d’Indiens esclaves affamés qui crèvent dans les mines ou au fond de la mer. – Je vois trois millions de nègres esclaves affamés qui couchent les champs de canne à sucre aux pieds de leur maître.- Je vois une armée d’adolescents esclaves affamés qui griffent la terre. – Que voulais-tu que je te dise ? De quoi veux-tu que je te parle ? – De quoi puis-je te parler, dis-moi de quoi d’autre puis-je te parler sans mériter qu’on m’arrache la langue pour trahison ?"

Moi aussi j'ai peur de l'après Castro...
P.S Du chemin des Castors au pays de Castro il manque juste un s !

Zoreilles a dit…

Chère Soisig,

Voilà un nouvel éclairage que tu apportes avec cet extrait d'une oeuvre forte d'un autre artiste, poète, écrivain, Reinaldo Arenas, un autre Cubain exilé, persona non grata dans son propre pays... Non, je n'ai pas vu le film dont tu parles, tiré de son oeuvre, mais j'aimerais beaucoup.

J'arrive de la ville où j'avais un rendez-vous d'affaires. Juste avant, je suis passée à ma librairie préférée pour trouver un bouquin de Zoé Valdès, dont Canneberge nous parlait. Il n'y en avait aucun en librairie mais j'ai commandé « La douleur du dollar » qu'elle a écrit en 1997. Voici ce que j'ai trouvé sur cette auteure : « Née à La Havane la même année où Castro prend le pouvoir (1959) Zoé Valdès publie son premier roman en 1995. Cubaine exilée à Paris, ses personnages sont d'abord et avant tout Cubains ». Elle a publié aussi, comme nous le disait Canneberge, Café Nostalgia mais j'ai trouvé plein d'autres titres, Trafiquants de beauté, La Sous-développée, L'Éternité de l'instant, La Fiction Fidel, et plein d'autres. On parle aussi de l'oeuvre de Zoé Valdès et de deux autres écrivains dissidents de son pays dans Résistance et cubanité, de Renée Clémentine Lucien.

En attendant de recevoir mon bouquin en commande, je dois me plonger dans un tout autre univers, un manuscrit qu'on m'a confié aujourd'hui. J'ai une semaine pour le lire, le corriger, donner mon avis et le rendre « publiable » autant que possible. À plus tard, donc, les délices de lecture d'une Cubaine exilée à Paris!

Jackss a dit…

Tout à fait génial ce billet positif, Zoreilles

Il tombe pile pour moi. Je n'ai pas eu le temps de lire les commentaires, mais je reviendrai.

Tu apportes avec toi le soleil et la preuve qu'on peut réussir là où tout le monde parle de problèmes insurmontables.

Si on le lit en paralèlle avec le dernier billet de Joseph Facal Examen de conscience, on a matière à réflexions. Bravo Zoreilles.

Soisig a dit…

J'attendrai tes commentaires avec beaucoup de plaisir...

Je viens de recevoir cette adresse internet magnifique qui ravira tous les amateurs de chansons:
http://larevue.net/youtube/youtube.html

Dans quelques minutes je vais voir la Grèce aux Grands Explorateurs. Un beau voyage en perspective!

Freda a dit…

J'ai peut-être une piste de réponse pour Sébastien qui se demande ce qui va se passer ici le 16 mars.

http://droitemonde.blogspot.com/2010/03/prenez-place-le-16-mars-que-se-passera_09.html

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Je suis allée lire ce billet de Joseph Facal. Encore une fois, très intéressant et très « lucide ». Par contre, les commentaires qui suivent son billet, ça vole pas haut tout le temps... c'est toujours ben pas de sa faute, hein? Mais ici, les commentaires, il faut que tu reviennes les lire absolument parce que ça, c'est du génial, mon cher ami!

@ Soisig : Je vais faire plus que ça, quand je l'aurai lu, je te le prêterai si ça t'intéresse toujours de le lire. Les livres, il faut que ça vive et que ça voyage!!! Je suis allée voir le lien, je l'ai mis dans mes favoris (encore un!...) Bonne soirée... en Grèce!

@ Freda : Ah ben ça alors, t'es une vraie détective, toi...

voyageuse du monde a dit…

Bravo pour ces 4 merveilleux textes. Tu sais comment j'adore voyager, peu importe la façon.
Il y aurait certainement beaucoup à apprendre sur toute l'histoire de Cuba. J'ai lu quelques livres dont la trame se déroulait durant la révolution de Castro. Et il y a beaucoup de films, certains plus romancés mais certains sont de vrais documentaire, dont un, je me rappelle plus le titre mais c'est avec Andy Garcia dans le rôle d'un artiste propriétaire d'un cabaret juste avant le révolution. Et aussi le très bon documentaire en 2 parties sur la vie de Che avec Joaquim Phoenix, excellent, vraiment excellent. L'histoire de ce pays est très contreversé, passer d'un régime politique à un autre complêtement à l'opposé, c'est assez impressionnant, il fallait un homme drôlement leader pour convaincre un peuple de se rallier à lui.
Un jour, j'irai à Cuba mais ces temps ci, je me dis que je vais manquer de temps pour voir tout ce que je voudrais voir, qu'il y a trop de merveilleux endroits au monde à découvrir.

Zoreilles a dit…

@ Voyageuse : Tout sur Cuba m'intrigue et me fascine ces temps-ci mais ça va se résorber avec le temps, à mesure que j'atterrirai!!! D'autres endroits dans le monde m'attirent irrésistiblement et sans que je sache trop pourquoi : l'Irlande, les iles Fidji, l'Australie, le sud de la France, de la baie d'Arcachon jusqu'à Perpignan, de l'Atlantique à la Méditerranée, parce qu'Isabelle m'en a tellement parlé. Et les croisières dans les îles du sud aussi, une autre en Alaska, faire le train des Rocheuses et me baigner dans le Pacifique... Enfin, moi aussi, comme tu vois, je ne manque pas de rêves à réaliser, juste de temps et de sous pour le faire à ma guise. Tu me connais, je suis patiente... et déterminée!!! Et toi, t'as déjà commencé à comprendre l'âme cubaine et son histoire à travers les films? Ça t'attire peut-être plus que tu penses??? ;o) M'étonnerait pas qu'un prochain congrès sur la recherche en biotechnologie se déroule là-bas, ils sont forts, tu sais, dans ces domaines...

Jackss a dit…

Bonjour Zoreilles

Avant que je ne lise un de tes derniers messages, j'avais déjà tenu compte de ton conseil: tout lire les messages.

Et oui, je viens tout juste de relire en rafale tes 4 billets et tous les commentaires qui les accompagnent. Ils sont en effet très intelligents et captivants. Dans la plupart des blogues et autres sites interactifs, les commentaires ne volent pas haut. C'est souvent très désolant. Ce n'est pas le cas ici. Et je crois que tu y contribue.

Je n'ai jamais visité Cuba ni aucun autre pays d'Amérque, sauf les USA bien sûr.

Tu m'as fait découvrir et aimé Cuba. Je crois que je préférerais, et de loin, une dictature à la cubaine qu'une démocratie à l'américaine comme nous en connaissons au Canada et au Québec. Je crois que dans notre coin de terre le mot démocratie ne veut plus rien dire.

Je ne suis pas très fier de ce que je vois. Nous pouvons être des centaines de millions à trouver la même chose. Mais personne ne peut changer quoi que ce soit. S'il y a un moyen, j'aimerais bien le connaître.

Aucun régime ne fera jamais l'unanimité. Il y aura toujours des gens qui péférerons l'exil. Mais je crois que Cuba, tel que tu en parles, me conviendrait mieux même si je devais apprendre l'espagnol.

Jo a dit…

Vous avez une vision très naïve de ce pays, et je ne dis pas ceci méchamment, je vous comprends très bien. Je suis aussi tombé en amour avec cette île et ces habitants. Il ne faut cependant pas oublier que les lieux de villégiatures cubains sont des espaces réservés pour notre bien-être, notre plaisir, et aussi pour renflouer les caisses du pays à même notre argent nord-américain. Ce n'est donc pas là que vous rencontrerez le vrai visage de Cuba. J'ai choisi de visiter Cuba un petit peu différemment. J'ai séjourné à dans la vieille Havane plutôt qu'au bord de mer, quoique très près de la Malecon. Là aussi, les gens sont gentils, aimables, souriants... Mais là aussi, ils savent très bien que je suis une touriste. Un vieux monsieur m'a donné un billet de 50 pesos cubains... D'après lui, ça ne valait rien, tout comme Castro. Un couple a couru après moi dans la rue pour obtenir un peu d'argent afin de se procurer du lait pour leurs enfants de plus de 5 ans. En effet, après 5 ans, les gens n'ont plus droit à l'allocation pour le lait, ils doivent donc s'en procurer autrement. Au bel hôtel ou j'habitais, architecture espagnole et superbe cour intérieure, la jeune fille qui s'occupait de ma chambre m'a supplié de lui faire parvenir des médicaments (Tylénol) pour les bébés et les enfants. Dans les journaux tout récemment, on nous parle de gens qui font la grève de la faim afin de convaincre le gouvernement de laisser certains détenus politiques recevoir des soins médicaux... Que doit-on en penser?? Non, Cuba n'est pas le paradis sur terre que les hôtels et le bord de mer nous laissent croire. Cuba, c'est un pays comme un autre, un pays ou il y a de la misère, mais une misère quotidienne, que les gens ont eu des années pour apprivoiser, les Cubains sont les êtres les plus débrouillards que je n'ai jamais rencontré... et apprendre à vivre avec le mieux possible, un peu comme les abonnés au BS de père en fils. Cuba est tout de même un casse-tête dans le monde des Amériques. On ne le décortique pas au premier coup d'oeil, ni même après deux semaines de vacances bien méritées. C'est un pays tellement différent, tellement unique... C'est peut-être ce qui fait que l'on se trouve si aisément captivé par lui et ses habitants.

Zoreilles a dit…

@ Jo : Bonjour et bienvenue ici. Bien sûr que je suis naïve, c'est un peu ma marque de commerce et je m'en désole souvent d'ailleurs. Mais je ne basais pas du tout mon impression sur la vie des Cubains(nes) à partir de ce que j'ai vu à Varadero, dans un premier séjour qui n'a duré que sept jours, je sais très bien que Varadero n'est pas Cuba du tout. Et ça, je le savais avant de partir.

C'est en parlant avec eux, certains ayant étudié à Matanzas, à La Havane, en lisant sur Cuba, à plus d'une source, en discutant avec des gens qui y séjournaient pour la 10e fois mais en des lieux différents de l'île et aussi, beaucoup par les commentaires qu'on a bien voulu laisser ici, sur ces billets, pour enrichir la discussion ou ma réflexion. Votre commentaire va aussi dans cette direction-là, il nous apprend beaucoup sur ce visage de Cuba qu'on devine mais qu'on ne voit pas quand on séjourne en touriste à Varadero, Holguin, Cayo Largo, etc.

Simplement, je disais qu'on avait toujours eu peur ici du communisme qu'on avait diabolisé et que je lui trouvais quand même quelques bons côtés... Et pour tout ce que Cuba a réussi dans des domaines où ils sont réputés, disons que nos politiciens gagneraient peut-être, en santé notamment et en éducation, à y aller en voyage d'études!

Vous trouvez que les Cubains sont débrouillards. Moi, j'ai trouvé qu'ils étaient heureux, tellement plus que ce que je vois chez nous. Ils portent en eux quelque chose que nous avons perdu, je le sens, mais je n'avais pas la prétention de décortiquer ce pays en à peine sept jours dans une bulle de verre, même cubaine, qui s'appelle Varadero.

Merci pour cet éclairage, ce témoiognage « vécu » qui ajoute à notre discussion.

Jackss a dit…

Bonjour Jo

Je l'avoue candidement: je ne sais que très peu de choses de Cuba. Je vous envie de mieux connaître cet univers qui me fascine.

C'est donc avec grand intérêt que j'ai lu vos commentaires. Bien sûr, aucun peuple n'est un bloc monolithique. Les québécois aussi sont l'objet de bien des clichés.

Une chose demeure: nos institutions et notre démocratie montrent bien des fissures. J'oscille sans arrêt entre une grande confiance en la nature humaine, dans nos capacités qui sont sources d'admiration dans plusieurs domaines et les histoires d'horreur qui ne cessent de m'émouvoir.

Jo a dit…

C'est vrai que la peur du communisme est encore très présente en Amérique du Nord, il n'y a qu'à voir comment Obama se fait critiquer avec certaines idées d'amélioration des conditions sociales pour le comprendre. Ici, c'est tout de même un petit peu différent... Nous sommes ou étions (je ne veux pas me mettre les pieds dans les plats) plus près d'un socialisme léger, du moins au Québec, du temps du Parti Québécois. Pour vous avoir lu sur le sujet sur un autre blogue, je me permets d'amener sur ce point la condition d'Haïti. Je me prends à penser qu'un Castro haïtien serait certainement la meilleure chose pour ce pays...
La question du bonheur des gens est intéressante. Peut-être que le soleil et la mer en sont les causes, même si ça l'air simplet de l'exprimer comme ça... car c'est une joie de vivre qui se retrouve partout dans les îles des Antilles, même les plus pauvres. Ce n'est certainement pas parce qu'ils ont la vie plus facile que nous... Dans ce coin du monde, il y a des ouragans à chaque année ou presque, des moments de grandes misères... et beaucoup moins de capacité financière... et pourtant, oui, cette joie est omniprésente.

Jackss, je suis bien d'accord avec votre questionnement, notre système connait des ratés de plus en plus inquiétants, à cause de la gourmandise sans fin de certains, je pense ici aux corporations, mais avec quoi le remplacer, et comment???

Jackss a dit…

Voilà le neud du problème!

Je trouve que la meilleure solution, c'est un bon dictateur. Mais comment faire pour en avoir un bon? Il faudrait pouvoir le choisir. Comment? Par des élections?

Aussitôt qu'on parle d'élection, on parle de financement et tout ce qui va avec.

Pourrait-on avoir un meilleur système électoral? Je ne vois pas. Mais à chercher le meilleur sytème possible, le plus démocrate, on finit par se retrouver avec un système pire qu'une dictature.

On a des élections qui n'en finissent plus, comme aux États-Unis. À moins qu'on fasse pour l'élection d'un pape. On enferme des électeurs dans une salle fermée. Il vote tant qu'il n'ont pas assez de voix pour faire sortir de la boucane blanche par une cheminée. Je blague bien sûr.

Soisig a dit…

J'aime bien ta blague Jacks!
Et comme je suis en mode recherche pour mon petit journal local, hier je suis "tombée" sur une toune qui date de 1908. Plus ça change plus c'est pareil, n'est-ce pas?

http://www.clairelafreniere.com/index.html

J’m’en fich’ pas mal!
Paroles : Léon May
Musique : Charles Pourny
(1908)

1er couplet
Y’en a qui font d’la musique
Afin de passer leur temps,
Moi, j’fesais d’la politique,
J’en f’sais mêm’ depuis longtemps;
Mais d’puis quéq’temps ça m’embête,
D’puis qu’on voit à Montréal
Tant d’éch’vins s’payer notr’ tête,
Quoi qu’au fond, j’m’en fich’ pas mal!
Quoi qu’au fond, j’m’en fich’ pas mal!

2e couplet
Y’en a qui cour’nt après l’Pôle,
C’est un’ drôl’ de distraction;
D’autr’s après l’Bureau d’Contrôle,
Effroi d’la Corporation;
D’tout ça, je n’me souci’ guère,
Car ça va toujours plus mal,
J’leur laiss’fair’ leurs p’tit’s manières,
Attendu qu’j’m’en fich’ pas mal!
Attendu qu’j’m’en fich’ pas mal!

3e couplet
Il faudrait pourtant qu’on pense,
Afin d’calmer son courroux,
À voter un’ récompense
À Monsieur l’éch’vin Giroux.
D’puis si longtemps qu’il travaille
Pour embellir Montréal,
Qu’on lui donn’ donc un’ médaille,
Pour mon compt’, j’m’en fich’ pas mal!
Pour mon compt’, j’m’en fich’ pas mal!

4e couplet
Les citoyens, c’est cocasse,
Veul’nt absolument savoir
Ousque leur pauvre argent passe,
Ça leur fait broyer du noir.
À quoi bon mes camarades?…
Laissons ce sujet banal
Qui pour nous est un’ charade,
Vaut mieux qu’on s’en fich’ pas mal!
Vaut mieux qu’on s’en fich’ pas mal!

5e couplet
Payons sans qu’notr’ âme inquiète
Demande à nos bons éch’vins
Où s’en va notre galette,
En fumée ou en pots de-vin.
Depuis si longtemps qu’ça dure,
C’est le refrain général,
Mais s’ils s’offr’nt notre figure
D’eux tous, je m’en fich’ pas mal!
D’eux tous, je m’en fich’ pas mal!

6e couplet
Mais c’qui, néammoins, m’console,
C’est qu’aux prochain’s élections,
J’verrai, d’avanc’ j’en rigole,
Des éch’vins, la réduction.
Déjà dans leur veste ils s’guindent,
Les éch’vins qui font tout l’mal,
S’ils mett’nt leurs pieds dans l’blé d’Inde,
J’vous avou’ qu’j’m’en fich’ pas mal!
J’vous avou’ qu’j’m’en fich’ pas mal!

Jackss a dit…

Hi! Hi!
Mieux vaut en rire!

Zoreilles a dit…

BONJOUR LES AMIS(ES)!

J'étais absente depuis quelques jours et rien ne m'a fait plus plaisir ce matin, en ouvrant l'ordinateur, de découvrir et d'écouter vos jasettes intéressantes, vos chansons drôles et vos points de vue sur la vie, la politique et le monde.

Aujourd'hui Zoreilles porte bien son nom, elle ne fait qu'écouter, elle n'a pas le temps de s'exprimer beaucoup!!!

Mais vous me connaissez, vous ne perdez rien pour attendre...

Mijo a dit…

Muchas gracias Zoreilles pour tes ces billets forts intéressants.
Un día, iré a Cuba.

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Ah tu sais, Mijo, mon grand plaisir, c'est d'être lue, ça me donne l'impression de partager, d'échanger, de profiter encore plus de tout ça. C'est comme un bon repas, finalement, qui est tellement plus savoureux lorsque partagé en agréable compagnie...

Éléonore a dit…

Tu as certainement raison sur beaucoup de points que tu apportes par contre (puisqu'une médaille a toujours deux revers)
Un des problèmes fondamentaux à Cuba est la liberté d'expression, l'accès internet, la censure, etc
"Les libertés fondamentales d'expression, d'association et de circulation sont réduites, ce qui aurait contribué à provoquer l'exode de centaines de milliers de Cubains, réfugiés notamment en Floride.... Amnesty International écrit pour sa part que tous les médias sont aux mains du pouvoir et que cela rend impossible toute expression d'une voix dissidente.
"

Zoreilles a dit…

@ Éléonore : J'étais encore sur cette vague d'émerveillement à propos de Cuba quand j'ai écrit ce billet mais mon opinion sur les politiques de ce pays étaient déjà beaucoup plus nuancées que ça. Depuis, grâce aux commentaires des gens qui sont venus enrichir ma réflexion et des lectures que j'ai faites, je vois vraiment l'autre côté de la médaille, sauf que... tout ce qu'on avait entendu au sujet du communisme, du socialisme, ça ne peut pas être que mauvais. C'est ce que je voulais soulever. On a diabolisé tout ça à l'internationale. Il y a du bon dans tout.

Bien sûr, la liberté d'expression n'existe pas là-bas. Ceux qui critiquent le régime le regrettent amèrement. Et ça explique aussi pourquoi il y a tant d'exilés Cubains. Je ne pourrais pas vivre dans un pays qui brime ma chère liberté. Et ça, je le sais.