lundi 16 juillet 2007

L'envol


J'ai pu croquer ce moment de l'envol hier après-midi quand nous avons quitté notre camp de Rapide Deux pour nous en revenir à la maison. Évidemment, nous n'avons pas approché ce canard d'aussi près, j'ai plutôt utilisé mon zoom au maximum, ce qui explique le manque de clarté de la photo mais j'étais trop contente d'avoir pu immortaliser cet instant très précis où l'oiseau prend son envol...

J'ai souri à la pensée que je manquais quand même drôlement de timing dans la vie parce qu'il n'y a pas si longtemps, j'écrivais un billet sur l'envol de notre fille qui quittait notre maison pour s'établir dans son propre appartement avec son amie Audrey, près de l'UQAT, où elles entreront le mois prochain. Pour illustrer mon billet, j'aurais bien aimé avoir cette photo à ce moment-là mais non, j'ai eu ma chance seulement hier!

C'est le genre de manque de timing qui m'est arrivé souvent dans la vie. Ça ne m'amène aucun regret mais plutôt la réflexion que parfois, j'ai manqué de patience ou de détermination juste au moment où tout allait arriver. Est-ce que je me sabotais moi-même? Non, je ne crois pas mais j'ai souvent passé à l'action avec fougue, enthousiasme et passion sans analyser toutes les conséquences des décisions que je prenais et que je devais assumer ensuite.

C'est pourquoi quand j'ai fait un bilan, dernièrement, j'en suis venue à la conclusion que toutes les décisions que j'avais prises, bonnes ou mauvaises, je l'avais fait avec les informations et les analyses du moment, donc, je reprendrais les mêmes aujourd'hui, avec les mêmes données en main.

On ne change pas tant que ça, on évolue un petit peu, c'est tout, et encore, en faisant de grands détours parfois, surtout, on sait un peu plus ce qu'on veut vraiment et qui on est. D'ailleurs, à ce propos, j'ai inscrit deux fiertés dans ma belle reliure : Je réfléchis beaucoup mais rapidement et au moment où je prends une décision, je fonce dedans avec tout ce que je suis, convaincue que c'est la bonne et je sais assumer si ça ne tourne pas comme je le croyais.

Quand Edith Piaf chante « Non, rien de rien, non, je ne regrette rien, ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal, tout ça m'est bien égal... » cette chanson m'a toujours un peu bouleversée et émue parce que je la trouvais très près de moi! Et là, je vous raconte ça mais je me demande comment je suis arrivée à cette conclusion... à partir d'une photo d'envol d'un canard bec scie prise hier après-midi!

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo pour un autre de tes textes merveilleux Zoreilles! Ce que j'aime avec toi, c'est que tu réussis toujours à nous faire réfléchir! Un jour, je voudrais bien être comme toi!

Je t'aime beaucoup!

XxXxXxX Noémie

macamic a dit…

Parfois ont fait beaucoup d'introspection, j'en fait souvent moi même. Bonne ou mauvaise nos décisions il faut les assumer et laisser couler comme si l'on était un spectateur de tout ça.

Ces être attentif à la vie.

Je crois que le timming de l'envole du canard est toujours bon pour toi. Le départ de ta fille est encore très récent et surement présent tout les jours à l'intérieur de toi.

Tu l'a vu et tu n'a pas tarder à la saisir cette photo elle est venue te chercher.

Ces socrate qui je crois disais

Connaît toi toi même et tu connaîtras l'univers et les dieux

Quelqu'un qui travail sur soi conciement est un signe de grande évolution.

Tes textes éveille toujours une autre question ces vrai...

Zoreilles a dit…

@ Noémie : Moi aussi, tu le sais! Tu es tellement... toi, unique et fascinante. J'ai bien hâte de lire un jour ce qui se vit et s'écrit dans ta jolie tête, tes 15 ans... Full plein de bisous de dentelle, ma belle x x x

@ Macamic : Ah non, tu me dis pas que mes textes éveillent des questions? Va falloir un jour que je trouve des réponses!!! Non mais, sérieusement, je comprends ce que tu veux dire. Merci de tes visites, tes commentaires me vont droit au coeur.

Omo-Erectus a dit…

Vous avez vraiment ce sentiment de manquer de timing? Je ne saurais commenter très longuement, mais permettez-moi cette petite réflexion.

Dans les décisions que nous sommes appelés à prendre, importantes ou sans conséquences, nous ne disposons jamais de tous les éléments qu'il serait souhaitable d'avoir. La vie n'est pas une recette de gâteau. Elle impose plutôt sa part d'imporvisation, elle-même tintée par ce que nous sommes, notre personalité, nos émotions, et d'un arc-en-ciel de facteurs extérieurs.

Je crois que dans la vie, les occasions où nous sommes appelés à prendre une décision sont rarissimes. Celles où nous sommes appelés à ragir sont multiples.

On ne choisis pas de prendre mari, pas plus que de s'en séparer. On réagi à une situation qui elle-même nous impose un chemin. Le reste apparient à notre capactié d'accueillir ces changements.

Nous sommes vraiment petit face à notre destin !

Comme toujours, j'ai grand plaisir à vous lire :)

P Saucier a dit…

Tout un réflexe de la gachette! Sur mon terrain, on voit parfois des canards, mais surtout des castors. Pour construire leur barrage, ils font du bon boulot. Par contre, il me reste de moins en moins de bouleaux! Ah!!!!!!! Le jeu de mots à deux sesterces!!!!!!!

macamic a dit…

Je crois qu'il y aura toujours des questions.

Il n'y a que le changement qui ne change pas.

Les réponses sont en nous!!! l'intuition nous guide je crois si ont l'écoute.

J'aime bien te lire parce qu'il y a il y a en toi beaucoup de sagesse.