jeudi 23 juin 2011

Bonne Saint-Jean!

Photo : Prise par Richard, un de mes ex (!) le 24 juin 1976. Cette photo, je viens de la récupérer, elle a une belle histoire... que je vais vous raconter...



Bonne Saint-Jean!



D'abord, l'histoire de la photo, procédons dans l'ordre. Le 24 juin 1976, Crocodile Dundee et moi, on était les meilleurs amis du monde mais il n'était pas question le moindrement d'une histoire d'amour entre nous. Richard, un de mes nombreux ex (mes amourettes adolescentes ne duraient jamais longtemps dans ce temps-là, dès qu'il était question d'engagement, je prenais mes jambes à mon cou avec mon petit discours sur l'importance de ne pas bousiller une si belle amitié et blablabla) bref, Richard, un gars très sympathique, amateur de photographie qui tripait sur le noir et blanc, nous avait pris en photo à la fin du spectacle de la Saint-Jean où l'on avait chanté à tue-tête avec le band sur scène. J'y reviendrai...



Beaucoup beaucoup d'années plus tard, je rencontre Richard à l'épicerie qui me dit : « J'ai une maudite belle photo de vous autres, au show de la Saint-Jean en 1976, la veux-tu? ». Bien sûr que oui, je la voulais. Quand il me l'a donnée, cette 8 x 10 de nous deux, j'ai dit : « Heille t'avais de l'intuition de nous poser ensemble, c'est le 14 août de la même année qu'on est tombés amoureux », ce à quoi Richard m'avait répondu qu'il y avait juste nous deux qui ne le savaient pas qu'on était amoureux!



Ma fille a la vilaine manie (mais je lui pardonne) de me piquer des photos dans mes albums. Celle-là, elle l'avait piquée. Je l'ai donc perdue de vue pendant plusieurs années encore. Récemment, dans sa nouvelle maison, elle s'est fait un mur complet de photos dans l'escalier qui monte à l'étage. Quand j'ai vu ça, je la lui ai empruntée pour la numériser mais je lui ai redonné l'originale. Ça me fait plaisir qu'elle y tienne comme faisant partie de son histoire. Sur cette photo, j'avais 18 ans, et Crocodile Dundee, 20 ans. Si je ne suis pas gênée de nous exposer ici, c'est qu'on ne se ressemble plus, je trouve, mais qu'il demeure quelque chose de l'essence de notre complicité d'alors. Et puis, Crocodile Dundee a toujours ses beaux yeux verts...



C'était l'époque où la Saint-Jean n'était pas encore appelée officiellement la Fête nationale des Québécois. Mais l'effervescence culturelle et politique était palpable quelques mois avant que le PQ prenne le pouvoir, le 15 novembre 1976.



À la Maison des Quatre-Vents où avaient lieu les rassemblements populaires et spectacles en plein air (ironie du sort, cet endroit est maintenant devenu la Résidence coopérative funéraire de Rouyn-Noranda!...) on avait le choix entre plusieurs scènes et différents spectacles. Crocodile Dundee et moi, on s'est dirigés tout naturellement vers la petite scène au fond, où il n'y avait pas beaucoup de monde, c'était le groupe Abbittibbi, dont le chanteur était peu connu, un certain Richard Desjardins, qui restait pas loin de chez nous, à quelques maisons. Je connaissais très bien son petit frère Luc, qui est de mon âge.



Quelles belles soirées de la Saint-Jean, de celles qu'on n'oublie pas et qui restent gravées dans le coeur à tout jamais. On connaissait toutes leurs chansons alors on chantait avec eux, en français, des mots qui décrivaient notre Québec à nous, celui auquel on s'identifiait, celui qui nous restait à faire, dans lequel on prenait part, on se reconnaissait :



« Dix heures du soir/Encore une barre jaune orange dans le ciel/Je me suis baigné/Toute la journée/J'ai pensé souvent à toué... »



et encore « Il va toujours y avoir/De la neige au mois de janvier/Il va toujours y avoir/Des feux de forêt dans le temps des bleuets/Toujours y avoir du vent su'l'Saint-Laurent/Tu peux pas changer ça/Chante-moué pas »



et aussi « C'était l'Abitibaloney/Dans les années mille neuf cent trente kek/Y aura de la gagne pour toutttt le peuple/De l'espace de la liberté qu'y ont dit/Mais tu t'habitues à penser à toué/Quand la terre gèle en plein été ».



« Bienvenue au Boom Town Café/On vous souhaite de passer une agréable soirée avec nous/Et on vous souhaite surtout/Du succès dans vos amours/Jusqu'à la fin de la nuit... »




et tellement tellement d'autres chansons qu'on connaît par coeur, qui ont été plus ou moins connues par la suite mais qui nous résonnent dans les zoreilles comme dans les entrailles, qui sont comme des drapeaux qu'on hisse bien haut pour exprimer notre sentiment d'appartenance à notre région d'abord, aux autres ensuite, qui forment notre beau grand Québec qu'on célébrait comme pays à faire, pays en devenir imminent, c'était juste une question de temps. On ne se demandait pas « si », on se demandait « quand »...



Crocodile Dundee et moi, je m'en souviens, on se disait qu'on avait de la chance d'assister à un pareil spectacle de qualité de ce groupe-là qui aurait dû attirer plus de monde. Mais au moins, ils avaient des fans qui connaissaient leur musique et leurs chansons... Ça aura pris du temps avant que la suite des choses nous donne raison et que Richard Desjardins devienne LE Richard Desjardins qu'on a apprécié dès la première seconde où on l'a entendu chanter avec le groupe Abbittibbi, chez nous, les soirs de Saint-Jean.




Il terminait toujours ses spectacles avec cette chanson traditionnelle qui tranchait avec le reste de leur matériel original. On aurait dit qu'il se faisait plaisir en la chantant de tout son coeur, souvent a capella : « Tous les gens de plaisir sont ici et les voici/Ils ont le coeur tout réjoui/Je veux boire je veux boire/Ils ont le coeur tout réjoui/Je veux boire avec tous mes amis/ et il terminait ainsi... Si j'avais une amante qui m'aimerait tendrement/Je lui ferais pour certain/Son bonheur son bonheur/Je lui ferais pour certain/Son bonheur mais aussi le mien »



Cette vieille chanson figure sur son dernier album qui est peut-être son plus personnel, « L'existoire ». Avec le temps, plusieurs liens se font dans mon esprit et les boucles se bouclent. Pour moi, je veux dire... Ce qui semble si évident pour la plupart du monde, moi, j'ai souvent eu de la misère à le voir mais je l'ai su et vécu d'instinct et je le comprends seulement avec beaucoup de recul.




À tous ceux et toutes celles qui célèbreront ce soir et demain la Fête nationale des Québécois (ou la bonne vieille Saint-Jean, c'est pareil) et particulièrement à vous tous qui passez par ici et qui avez vécu des célébrations mémorables où vous étiez jeunes et beaux et libres et passionnés, pleins d'enthousiasme et d'espoir et de sentiment d'appartenance à notre fierté nationale, notre langue, notre culture, notre économie, notre développement, notre avenir...



Je vous chante du fond de mon coeur le véritable et inoubliable hymne national de notre grand poète, Raôul Duguay, La Bitt à Tibi, et je vous souhaite une



Bonne Saint-Jean!

47 commentaires:

Jackss a dit…

Whow! Je suis ébloui, Zoreilles

Je manque de mots. Une belle histoire d'amour. Un beau couple? Charmant, inspirant, comme on en trouve dans les films. C'est un honneur d'avoir été le premier témoin de ce billet touchant de la St-Jean. Et en plus, il y a la trame historique et Richard Desjardins en prime.

Il y a des pages de notre histoire qui nous marque pour la vie. Heureusement que tu as retrouvé la photo qui dévoile si bien votre âme. C'est quelque chose qui ne change pas. La voir à différentes âges nous aide souvent à mieux en saisir la profondeur.

Lise a dit…

Zoreilles,

cette photo en noir et blanc me raconte une histoire, détaillée bien que silencieuse, et je vais me permettre, dans mon imaginaire, de me glisser dans vos pemsées, afin de les faire parler...

Zoreilles (dans sa tête): "Mon dieu qu'il est beau, avec ses cheveux noirs et sa fossette au menton. Musclé en plus, et quelles épaules! Ahhh!"

Crocodile Dundee (dans sa tête): "Elle est vraiment, vraiment jolie, et je vais faire semblant qu'elle ne me regarde pas, histoire de me faire désirer. Pourquoi n'ai-je pas vu avant qu'elle est la femme de ma vie?"

La nationale Saint-Jean je vous en souhaite une merveilleuse; ici à Montréal pas question pour moi de participer aux rassemblements d'une nation que nous ne serons pas de mon vivant, j'en suis persuadée. Et la foule Montréalaise je préfère m'en tenir loin...



Lise, qui n'a qu'une main (longue histoire) et espère que Blogger ne fera pas disparaître son commentaire, trop long à écrire.

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Nos histoires d'amour qui durent, qu'elles soient personnelles ou politiques, prennent racine dans des événements tout simples, comme des Saint-Jean qui n'étaient pas trop mises en scène ni médiatisées, qui partaient du goût de la fête et de sentiments profonds, beaux, vrais, riches d'espoir, enracinés dans des terreaux fertiles... Et j'en tire aujourd'hui de drôles de conclusions...

Ce soir-là, nous, on chantait du Abbittibbi, peu nombreux, à la petite scène du fond, discrète, peu éclairée... C'était un groupe « local ».

Là où la foule s'était massée, c'était une vedette du moment, je ne me souviens même plus laquelle, mais ça venait d'ailleurs et c'était connu dans grand, comme on dit. Si on avait été mieux répartis entre ces deux scènes, moins colonisés, on aurait été plusieurs à reconnaître le talent indéniable de notre monde. Quand je ramène ça à plus grande échelle, je me dis que si on savait reconnaître ce qu'on a plutôt que de se laisser séduire par des mirages, on serait déjà devenus un pays, au Québec.

C'est peut-être pas le moment de parler de ça, mais la réaction récente de mépris vis-à-vis Raôul Duguay qui avait fait son possible pour créer un nouvel hymne au Québec, Ô Kébèk, en dépit du fait que je reconnais que ce n'était pas une réussite, ces réactions très méchantes de gens d'influence, ça m'a fait un grand chagrin.

De voir le PQ se déchirer sur la place publique dernièrement, après que nous ayions collectivement rayé de la carte le Bloc Québécois le 2 mai dernier, ça aussi, c'est un grand chagrin.

Ça va faire drôle, une Fête nationale dans un pareil contexte...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Très drôle, ce dialogue que tu inventes, j'aime l'exercice, mais c'est très loin de la réalité, même celle de 1976!

Cette photo n'est réaliste que dans le fait que Crocodile Dundee m'a toujours fait rire et que j'admirais chez lui des qualités morales bien plus que tout le reste que je ne voyais absolument pas, mais alors, pas du tout! Je te le dis, moi, je peux voir des subtilités des fois, mais pour ce qui semble évident pour tout le monde, je vois rien!

Crocodile Dundee, lui, était pleinement conscient de ses sentiments pour moi. Mais comme je ne voyais rien... Il ne voulait pas m'effaroucher. Il a bien fait, j'étais assez facilement effarouchable!!!

Tu n'iras aux grands rassemblements toi non plus? J'en discutais avec le gars de la photo (!) ce midi et probablement que nous autres non plus. Mais on célèbrera d'une autre façon par exemple, on attend de la belle belle belle visite en fin de semaine, Jocelyn et Guylaine, ce sera l'occasion de très beaux moments de rencontre familiale.

Avec juste une main (un accident?...) tu pourras tout de même tourner les pages d'un bon bouquin en regardant le meilleur du spectacle à Montréal, c'est télédiffusé à 21 h 30 demain soir, sur Radio-Canada... ♥

Lise a dit…

Misère que je n'en peux plus de ce m****t Blogger, qui a fait disparaître mon dernier commentaire! Je reviendra demain...

Lise a dit…

...reviendrai...

Le factotum a dit…

Moi, je reçois la belle famille de Montréal pour la fête nationale ...
Beaucoup, beaucoup de monde qui apprécient notre beau coin de pays en devenir ...

Vraiment un beau petit couple sur la photo!!!

Bonne fête à tous!

Joce a dit…

Ce soir je ne fêterai pas la St-Jean...j'ai toujours le même sentiment année après année.

Impossible pour moi de fêter, le souverainiste est en deuil... particulièrement cette année.

Je serai bien par contre car très tôt demain matin, nous partons pour chez-nous, L'ABITIBI-Témiscamingue.... j'ai acheté l'Existoire de Richard et Avec le temps de "Boom"
Je connais l'état d'esprit, qui me fera encore une fois, traversé le Québec avec tant de fierté.
Je retrouverai mes amis et ma famille en me disant qu'est-ce qu'il est beau mon pays!!!
Cette photo je la reconnais....les yeux sont si pétillants.....c'est très touchant...

Lise a dit…

Zoreilles,

je sais très bien que tu n'es pas superficielle et que les apparences ne t'importent pas; moi non plus d'ailleurs. Je m'amusais seulement...

Ce commentaire, très court, Blogger ne devrait pas l'envoyer dans les limbes...j'espère.

Zoreilles a dit…

@ Lise : Tu me dis pas que Blogger te fait des misères? Ne te laisse pas intimider, reviens-nous ♥

Et moi aussi, je m'amusais à raconter tout ça. Ce n'est pas superficiel du tout d'apprécier la beauté chez les gens. Et nous sommes bien d'accord pour dire que Crocodile Dundee, y était pas lettttte!!!

En fait, je trouve que la vraie beauté, au masculin comme au féminin, c'est le charme, la personnalité, l'esprit, l'humour, le sourire, les yeux, qui ne perdent aucun éclat, et même qui se bonifient, tout au long de la vie.

J'aime cette idée. Disons qu'on a tous intérêt à continuer de le croire!!!

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Évidemment, trois jours de congé d'affilée et notre belle visite du sud remonte au nord, comme les outardes!

À toi, à ta famille, à ta belle-famille en visite, une magnifique fin de semaine de retrouvailles pour la Fête nationale, dans notre beau coin de pays. Et puis, vous pourrez vous faire des feux et chanter autour, l'indice d'inflammabilité est tombé, aucun danger pour les feux de forêt avec la pluie d'aujourd'hui. Qu'est-ce que tu veux de mieux?

Pour le petit couple sur la photo,, ben disons que... je me trouve pas bien posée mais ça, c'est pas nouveau!

Zoreilles a dit…

@ Joce : Tiens, toi aussi, ton souverainiste intérieur est en deuil? Comment ça qu'on prend ça à coeur de même? Parce qu'on a ce pays-là tatoué dans le coeur? Parce qu'on vient de la Bittt à Tibi? Parce qu'on est le petit bébé du Québec, on serait tu plus braillards? On en rejasera en fin de semaine. De ça et de bien d'autres sujets sur lesquels j'ai hâte de vous entendre... Eh qu'on va en avoir à se conter... pis à rire... pis à voir... pis à se rappeler... pis à vivre... en accéléré! Je vais dire comme mon oncle Paul quand il pétait ses cordes de guitare à force d'y mettre du coeur : « Calvaire qu'y a des fois que je m'ennuie! »

En tout cas, vous avez de la belle musique pour la route... Boom qui va te chanter encore une fois « Je reviens chez nous » rien que pour toi tout seul, comme l'autre jour à Lévis... Et L'existoire... Parmi mes préférées, il y a la 2, Atlantique Nord, la 4 Développement durable est assez drôle, la 6, Migwetch, les mots sont beaux, on dirait ceux de Mary, la plus belle grande dame Algonquienne, la maman de Lee et Frank de Rapide Deux, Roger Guntacker, la 8, on dirait que je sais de qui il parle!!! Mais la 10, Elsie, la 10, manque pas la 10, écoute les mots comme il faut, je te mets au défi de pas brailler. Peut-être que toi, t'es capable... La 13, Tous les gens de plaisir, celle qu'il chantait a capella à la fin des soirées de Saint-Jean ♥

À t'taleur... Je mets de l'eau bouillante dans la théière!

Pis M'man va nous faire sa chaudrée de fruits de mer!

Lise a dit…

Zoreilles,

quelle belle fin de semaine en famille vous aurez; je vais faire semblant de pas être jalouse...

:)

Zoreilles a dit…

@ Lise : Et je t'annonce que tu pourras faire semblant de pas être jalouse dès ce soir!

Parce qu'imagine-toi qu'avec nos voisins, depuis après souper qu'on essaie de se concerter... Pas un seul d'entre nous n'avait le goût d'aller aux célébrations dans le Bronx (fête de quartier dans le Vieux Noranda avec les spectacles extérieurs, la rue barrée) ça fait qu'on voulait faire un feu chez nous ou chez eux, maintenant que l'indice d'inflammabilité est tombé...

Mais là, il pleut... Ça fait qu'ils viennent de nous rappeler, on va fêter la Fête nationale... dans le garage!!!

Ça va être drôle. Pis on n'aura pas loin à faire pour venir se coucher!

C'est moi le chauffeur désigné...

Je vais quand même me permettre un petit porto ♥

Lise a dit…

Zoreilles,

t'es adorable!

Anonyme a dit…

Bonne St-Jean de Gatineau Zoreilles! Une petite pensée pour Voyageuse et toi dans ces lieux que nous avons visités ensemble!Bonne St-Jean à tous!
Soisig

gaétan a dit…

Se dégage un je ne sais quoi de bonheur dans cette photo.
Bonne St-Jean

crocomickey a dit…

Une St-Jean avec Desjardins inconnu, ça vaut de l'or dans l'armoire des souvenirs. Autant que les 5 grands en ce qui me concerne avec ... pipi en moins :-)

TaLou a dit…

Je suis prise d'une nostalgie finie pour nos bonnes vieilles St-Jean....

Devousse que c'est toute allé cet esprit, cette fierté?

La semaine dernière, je suis allée centre-ville de Montréal pour me promener avec mon CHUM et ma fille pour la fête des pères...

Me suis présentée à la porte d'un resto pour voir le menu et l'heure d'ouverture et deux gars à l'intérieur m'ont vu et sont donc venus à la porte pour me voir. J'ai trouvé ça chouette sur le coup... Mais quand je me suis adressée à eux, en français c'est quand même ma langue maternelle, un des gars m'a regardé avec mépris et m'a dit : Speak English now...

Est-ce que j'ai besoin de vous dire que ça m'a donné, j'en suis convaincue, la même claque au visage que celle qui s'était fait dire : Speak English, speak white par une vendeuse chez Eaton il y a je ne sais plus combien d'année maintenant?

La seule différence est que mon gars n'aurait pas pu dire steak withe... Sa peau avait une certaine teinte moyen orientale....

Pas sûre qu'il va rester grand chose de nous dans 25 ans...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Une adorable ♥ qui s'est couché tard, par exemple! Parle parle jase jase rigole rigole, j'ai étiré mon porto jusqu'à 1 h 30... dans le garage, la grande porte ouverte, la petite porte aussi, avec nos chaises de parterre, d'autres auraient pu se joindre, on était ouverts!

La radio jouait de la bonne vieille musique québécoise, des bouts on chantait avec eux autres, à 11 heures, ils ont fait jouer la Bittt à Tibi de Raoûl, à minuit, Gens du pays de Vignault, du Félix, du Harmonium, Desjardins, Ferland, Léveillée, Piché, et plein d'autres, l'ambiance était vraiment à la fête et pourtant on était juste quatre, oups, pardon, on était cinq avec Lucky (le chien).

T'aurais aimé ça, je pense...

Zoreilles a dit…

@ Soisig : T'es donc bien fine! Tu penses à nous? Ça, c'est de la ferveur, Madame! Si Voyageuse passe par ici, elle va savoir que tu te rappelles avec le sourire notre petite virée de filles dans l'Outaouais. Tu iras au marché By? Au Musée de la Civilisation?

Bonne Fête nationale à toi aussi, à Gatineau ♥

Zoreilles a dit…

@ Gaétan : Ce je-ne-sais-quoi dans la photo, il est toujours là, je te le confirme!

J'apprécie tellement ton petit bonjour « on the road » pour la Fête nationale... Je te suis avec bonheur dans ton expédition et je te souhaite de rencontrer sur ta route aujourd'hui quelques Québécois(es) avec lesquels échanger et rigoler en français... et même un cornet à trois boules si tu veux. C'est la fête!

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : À chacun ses beaux souvenirs des shows de Saint-Jean, en région ou à Montréal, nous avons des souvenirs impérissables. C'est cette diversité qui fait la richesse de ce que nous sommes. C'est d'ailleurs ton billet qui a inspiré le mien ♥

Zoreilles a dit…

@ Talou : Bien sûr, on a la nostalgie facile quand on a connu de si belles Saint-Jean... Ma fille vient de m'appeler... Je lui demandais ce qu'ils avaient fait hier soir, pour célébrer la Fête nationale... Elle m'a dit et je cite : « On n'a tellement rien à fêter, M'man », j'ai compris que leur deuil à faire était trop grand, ce n'était pas une question d'âge!

Ce que tu racontes, ça ressemble à ce que je vis souvent à Montréal quand j'y vais et ce, depuis plusieurs années. Je peux mesurer « l'évolution » d'une fois à l'autre. Mais toi, en plus, c'était pas subtil du tout, de la manière qu'on a exprimé si sèchement ce mépris pour notre langue et notre culture... C'est une claque en pleine face, je suis d'accord avec toi. Speak White des temps modernes... C'est violent. On ne va quand même pas tendre l'autre jour, hein?

Ici, en région, c'est l'inverse qui s'est produit. Dans les années 70, dans ma ville minière, si t'étais pas bilingue, on t'engageait même pas, comme francophone. Étudiante, j'ai travaillé chez Lou's Tobacco Shop, et au Noranda Bakery, ça donne une idée... Par contre, les vieilles anglaises avaient de l'ouvrage en masse et on ne pouvait pas être servis en français à plusieurs endroits. On sentait ce mépris-là, pas vraiment subtil. Dans les mines, les shiftboss étaient tous des Anglais. Le commerce, l'argent, le travail, c'était en anglais.

Ce n'est tellement plus ça maintenant, c'est même le contraire. À cause de la loi 101, à cause du PQ qui a pris le pouvoir, à cause qu'on a arrêté de se laisser traiter comme des carpettes dans notre propre pays. Et pourtant, on est situés aux lignes de l'Ontario... Nos immigrants s'empressent de parler français, de s'intégrer à nous, de travailler avec nous sur des projets communs de développement, en éducation, en santé, etc. L'affaire, c'est que nos immigrants ne sont pas assez en grand nombre pour vivre en ghetto. Ils arrivent de plusieurs pays différents, on les digère à mesure, ça fait une jolie mosaïque, ils sont d'un apport précieux en pays neuf.

J'ai l'impression que ce qui s'est gagné de haute lutte dans les régions, ça s'est perdu dans le grand Montréal. Au total, on dirait des vases communiquants.

Mais des événements comme celui que tu as vécu, ça ne passerait plus ici.

J'aime Montréal, souvent, jamais longtemps, parce que je m'y sens de moins en moins chez moi.

Accent Grave a dit…

Nous sommes du même âge, nous avons vécu des choses semblables à des centaines de km de distance. Tous les québécois de cette époque ont vécu quelque chose du genre, les québécois francophones.

Je ne suis pas du type "chansons", je ne retiens aucune parole, je suis du type "musique", ça oui. À l'époque il y eut aussi des musiques mémorables.

À cause du paternel, nous étions très politisés à la maison. À cette époque, le français franchissait des pas de géant, des avancées perdues ces dernières années, perdues à cause de référendums ratés (ou volé), perdues à cause d'un désintéressement et d'une ignorance générale chez la génération de nos enfants. En même temps, nos jeunes vivent quelque chose de mondial. La St-jean, ça veut pas dire grand chose pour mes enfants.

Cette année je ne la vois pas la St-Jean. Trop de flotte dans mon coin. Même ma visite des villages du Richelieu est annullée.

Accent Grave

voyageuse du monde a dit…

Merci à toi Soisig de penser à moi mais surtout de mentionner ces merveilleux moments qu'on a passé ensemble. Je suis retourné à Ottawa en septembre dernier avec mes 2 soeurs et je n'arrêtais pas de leurs casser les oreilles avec les "on a vu ça quand je suis venu avec mnes 2 amies, on a fait ça, on s'est promené ici...", bref je me rappelais.
zoreilles, j'ai lu tout tes derniers messages, j'avais bien du retard. Super intéressant. Pas l'énergie pour mettre des commentaires
pour la St-Jean, moi j'ai reçu ma soeur, son chum et un de nos amis. Les feux d'artifice de ma ville, on les a vu bien installés dans ma cour avec un verre de vin, le parc est juste à côté de chez nous.
J'aimerai bien qu'on puisse de rencontrer, plein de choses à jaser, si et seulement si...

TaLou a dit…

J'aime bien la proposition de ce jeune homme.

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201106/23/01-4412015-le-nationalisme-cosmopolite.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS3

Je ne suis pas capable de faire mieux pour le lien... il faut copier et coller...


Ça me ressemble beaucoup dans mes rêves... mais tu vois ça nous prendrais des gens intègres pour que les choses puissent en venir à ça dans mon beau Québec... Et ça, je ne suis pas certaine qu'il en reste beaucoup et de toute façon, ils ont d'autres choses à faire que de la politique... trop de ménage à faire avant de pouvoir bien travailler...

Zoreilles a dit…

@ Accent Grave : Comme vous le dites, au même âge et à des centaines de km de distance (le Québec est si grand) les choses se ressemblent beaucoup... sauf en ce qui concerne la politique québécoise, j'ajouterais.

Je vous cite : « des avancées perdues ces dernières années, perdues à cause de référendums ratés (ou volé), perdues à cause d'un désintéressement et d'une ignorance générale chez la génération de nos enfants ».

Ça, c'est tellement différent ici, en tout cas autour de moi, dans ma région.

Je ne répéterai pas ce que je disais à Talou juste en haut de votre commentaire mais ici, il y a eu des avancées certaines, des pas de géant (au point de vue de la langue entre autre) que rien n'a pu faire reculer ou même stagner. Il se passe donc ici le phénomène inverse qu'à Montréal.

Les jeunes autour de moi, c'est tout l'espoir qui me reste. Ils sont très politisés, impliqués, informés, ils prennent position, analysent, s'engagent, font des liens et eux, ils pensent en souverainistes et tous leurs pas vont dans cette direction. Ils sont aussi très ouverts sur le monde, plus qu'on l'était à leur âge...

Vous n'êtes pas sans savoir que le référendum a toujours passé haut la main dans les régions? Notre problème, c'est la force du nombre de ceux qui voient l'avenir du Québec comme faisant partie du Canada... (L'argent et le vote ethnique, c'était pas stratégique de le dire ce soir-là mais c'était vrai).

Cette semaine, vous étiez plus optimiste que moi au sujet des péquisteries printanières (j'ai volé l'expression à Yves Boisvert sur Cyberpresse) alors qu'aujourd'hui, entre vous et moi, c'est plutôt moi, l'optimiste!

Et pour vous distraire de la flotte nationale, je vous raconte qu'hier soir, on a célébré la Saint-Jean dans le garage, toutes portes ouvertes (!) et l'un de nos amis me disait que cette sacrée thérapie de groupe à ciel ouvert au PQ, ça ne pouvait déboucher que sur quelque chose de mieux. Je l'ai supplié de m'expliquer comment. Il l'a fait. Là, je commence à comprendre votre point de vue, probablement semblable au sien.

Allez, Bonne Saint-Jean quand même, malgré la flotte nationale, ça nous aura permis de discuter politique et je sens qu'on n'a pas fini!

Zoreilles a dit…

@ Voyageuse : Ah c'est super que tu sois venue faire ton tour ici pour la Fête nationale! T'avais pas de retard tant que ça, c'est que j'ai été très prolifique cette semaine, 3 billets! Du jamais vu en 5 ans! Ça te donne une idée? Ayant mis un terme à plusieurs responsabilités qui me pesaient lourd sur les épaules, tu vois que je me sens plus légère... Nous, on a fêté hier soir et très très tard... dans le garage, avec Alain et Danièle! On devait faire un gros feu de la Saint-Jean chez nous mais il pleuvait... On n'avait pas de feux d'artifice mais on a allumé deux spirales pour les mouches! Mon petit porto rose était délicieux... Merci d'être passée ♥

Zoreilles a dit…

@ Talou : Je viens de lire ça... Ce jeune-là, il ressemble à tous ceux qui sont autour de moi, pas de farce, ils pensent comme ça, ils agissent dans ce sens-là aussi.

Ah s'ils pouvaient s'impliquer en politique active, hein? Pour le moment, ce n'est pas attirant de le faire, avec le peu de crédibilité et de confiance qu'on accorde aux politiciens(nes) tous partis confondus. Et ça se comprend.

Certaines choses en profondeur doivent changer, comme par exemple le mode de scrutin, le financement des partis politiques et bien d'autres. Sinon, on va tourner en rond encore longtemps...

L'article que tu suggères est une vitamine anti cynisme. Si tu veux en lire un très très réaliste et un peu décourageant, je te suggère celui de Yves Boisvert sur Cyberpresse aujourd'hui, au sujet du PQ. C'est pas jojo...

Air fou a dit…

T'as vu ses yeux pétillants de bâtisseur? Ayoye! Et qui regardent à la fois droit devant et tout à fait ailleurs! Et Zoreilles, toi qui le regardes comme si tu voyais tout ça et tellement plus encore, tout en dégageant cette belle énergie particulière à toi. Voilà pour moi, la plus jolie manière de « tomber » en amour. Et la plus durable.

Maintenant, pour refaire l'énergie à cette idée de pays, c'est de garder le lien avec le peuple québécois et ces gens qui s'y « insèrent » en y créant des morceaux de leur pays d'origine qui n'y touchent que par affaires. Il faut se pencher sérieusement sur ce qu'est devenu le Québec, avant que la mosaïque ne forme un tableau encore plus sombre. Un lien demande à s'entretenir, se mettre à jour. Le lien qui donne envie d'un pays comme le lien amoureux.

Bonne fête nationale, sans saint pour moi... Cette fête païenne (comme les autres piquées par l'église pour convertir son monde) célébrant le solstice d'été, que nous la reprenions en main sans croix, ni gammée ni programmée, sans voile autre que celle des navires, sans boudins sauf pour ressorts, sans messes blanches, vertes ou noires, sans quoi que ce soit d'autre que la volonté de créer un pays avec du contenu clair, sa langue (et tant d'autres s'y ajouteront comme des fenêtres, mais d'abord, la porte), et ses valeurs fondamentales (pas celles qui devraient faire partie des privilèges soumis à ceux ci) à ne jamais piétiner.

Zed ♥

Solange a dit…

Merci et bonne St Jean à toi également. Je n'ai pas d'aussi beaux souvenirs que toi de notre fête nationale, dans une grande ville c'est pas pareil. Pendant plusieurs années on allait au centre de la nature, il y avait des spectacles et feu d'artifice. Maintenant ils ont transportés ça dans l'ouest, dans le stationnement du cegep Montmorency. Alors on n'y va pas. Et puis c'est plein d'ethni dans l'oeust on ne se sent pas chez nous. C'est pas bien de parler comme ça, mais c'est ce que je ressent.

Zoreilles a dit…

@ Zed : T'as vu tout ça, toi? T'as l'oeil! Ce regard qu'il a, qui balaie constamment l'horizon, au proche comme au loin, sa vision périphérique qui relève quasiment de la magie et de l'intuition, ça fait partie même de sa personnalité! Je t'assure qu'il peut voir une perdrix bouger une patte à 100 pieds dans le bois mais il ne trouve pas la pinte de lait sur la première tablette du frigo! Disons qu'on fait une bonne équipe, il est « les yeux » et moi, je suis « les zoreilles ».

Le concept de la Fête nationale, j'ai bien essayé de le mettre de l'avant mais j'ai remarqué particulièrement cette année que l'appellation « Saint-Jean » était beaucoup plus utilisée, tant dans les médias que dans la population. J'ai même entendu un animateur télé souhaiter « Bonne Saint-Jean Baptiste ». Depuis le temps, on a évacué l'aspect religieux de cette fête. On reste attachés à la Saint-Jean, pour ce que ça représente pour NOUS, je crois. Même dans la presse écrite, on ne parle que de la Saint-Jean. Quant à la célébration du solstice d'été, chez nous, c'est le 21 juin que les autochtones célèbrent cette fête dépouillée de toute allusion politique, avec des chants, de la musique, de la danse, des spectacles, des contes, des rassemblements qui favorisent la création de liens d'amitié entre eux et nous. Ces fêtes ont lieu à Val-d'Or, organisées par le Centre d'amitié autochtone et c'est très très beau, proche de la nature, pacifique et plein de respect pour les ancêtres, les enfants.

Le problème de la « mosaïque », c'est celle des grands centres. Et c'est de notre faute. On est responsable de ça collectivement. Quand on a nié, ignoré, méprisé ou piétiné qui on était et d'où on venait, on leur a déroulé le tapis rouge pour installer leurs ghettos, leurs langues, leurs cultures, leurs croyances. Fallait pas s'attendre à autre chose.

La meilleure manière d'équilibrer les choses maintenant, ce serait d'être fiers de qui nous sommes, ça s'imposerait tout seul, pacifiquement, humainement, dans l'harmonie, et on ne nous traiterait plus comme des carpettes dans notre propre pays.

Mais cela étant dit, ce serait long. Il y a tant d'éducation à faire, chez tous(tes) les Québécois(es).

Dans l'expression orale populaire, derrière les appellations de Fête nationale versus la Saint-Jean, il se joue beaucoup de choses inconsciemment.

Il y a encore trop de rage, de comptes à régler, de hargne et de mépris vis-à-vis la religion catholique, notre passé, notre histoire. Quand on aura fait véritablement la paix avec tout ça, dans beaucoup beaucoup d'années, on pourra admettre et respecter que ça a fait partie de ce qu'on a été, que ça a participé fortement à ce qu'on est devenus. Sinon, la fierté nationale, ça reste un concept publicitaire vide de sens.

Zoreilles a dit…

@ Solange : Les célébrations de la Saint-Jean ont pris différentes couleurs dans différents coins du Québec, au fil des années. À mon avis, les fêtes de quartier, de proximité, restent les plus formidables à vivre.

Ça me fait toujours sourire quand on remplit des formulaires six mois d'avance et qu'on attend des budgets et des subventions pour se faire une fête... Comment tuer le sens de la fête, le goût du rassemblement et la fierté nationale chez un peuple!

Ce que tu soulèves, Solange, d'une manière très franche, c'est ce que bien du monde pensent tout bas. Toi, tu le dis tout haut. Je te reconnais bien là dans cette authenticité. Les sentiments ne sont ni bons ni mauvais, ils sont et c'est tout. Ce que tu ressens, c'est vrai pour vrai.

Quand on ne se sent plus chez nous chez nous, c'est qu'il y a un problème. Dans des événements comme ceux des derniers jours, ça nous frappe en pleine face.

J'espère que tu as passé tout de même de beaux moments... à la Saint-Jean ♥

Lise a dit…

Zoreilles,

le commentaire de Solange je suis d'accord avec; nous ne sommes plus chez-nous au Québec. C'est nous (les carpettes) qui devons nous adapter à la culture des immigrants alors que ce devrait être l'inverse. Pour ma part je ne suis juste plus capable pantoute de voir des dames enveloppées; plus ça va et plus il y en a, et pardon de le dire elles sont parfois très méprisantes. Voilà c'est dit, ça fait du bien!

Le commentaire de TaLou en dit très long aussi, une autre forme de frustration...

Pour finir sur une bonne note, j'ai lu ta réponse à Gaétan, et je suis au jour le jour son voyage à vélo; magnifiques photos, et ce doit être grisant cette symbiose avec la nature...ou inquiétant quand il y a un yogi l'ours tout près. Je n'écris pas chez-lui, n'ayant plus (quelle idiote!) de compte Blogger. Et il est drôlement en forme le monsieur! Il se rattrappe pour l'été dernier...

Bon reste de fin de semaine avec ta famille Zoreilles!

:)

Lise encore a dit…

Zoreilles,


parlant des dames enveloppées, ce côté sombre de moi ne me plaît pas du tout, pas pantoute.

Et tout à l'heure en allant à l'épicerie j'ai voulu acheter de l'ail; il n'y a que celui importé de Chine. Non merci! Non seulement il n'est pas frais, mais il n'a aucun goût. Pourquoi est-il impossible de trouver de l'ail du Québec en épicerie, ou au moins du Canada. Comprends pas!

Pourquoi est-il impossible d'acheter, en général, des produits de chez-nous? Bon je me tais...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ce qui nous choque autant au sujet de ces dames enveloppées et de tout ce qui est diamétralement opposé à notre culture, c'est qu'on sent un rejet, un non respect.

Je vois ça un peu comme si on recevait des gens chez nous et qu'on leur avait préparé un bon repas. Ils arrivent nombreux, se parlent entre eux, ne nous adressent pas la parole, utilisent notre table et sortent leur boîte à lunch sans nous en offrir. Je simplifie trop mais c'est pour faire comprendre mon sentiment de « rejet ».

À Boisbriand, j'ai une amie qui a une maison tout près d'un quartier juif. Ça, c'est du ghetto! Ces gens-là n'entre jamais en communication avec personne, ni oralement ni même visuellement. Tout se passe entre eux. Au début, les gens les ignorent mais à la longue, ils se sentent méprisés, rejetés.

Quant à ton ail, ici, je saurais trouver de l'ail du Québec mais à Montréal??? Les marchés publics peut-être? Ils en ont sûrement?

Tu te fais un pesto? ♥

Lise a dit…

Zoreilles,

ça alors! Comment as-tu deviné que je voulais faire un pesto? J'adore ça, et c'est à peu près la seule chose que je suis capable de cuisiner convenablement. Mais bon, pas avec de l'ail de Chine. Ouache!

:)

Zoreilles a dit…

@ Lise : Mais voyons... Pour la même raison que je m'appelle Zoreilles... Parce que j'écoute bien!

Tu avais déjà parlé de ça quelque part.

nina a dit…
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Air fou a dit…

Le propriétaire de madame enveloppée (ou devrais-je dire l'un des proprios de l'une des dames) veut bien me parler, tu sais. Moi, il n'en est pas question. Je PEUX-VEUX pas.

Je me demande, si sa madame avait le droit de sortir de l'appartement, ce que ce mesieu penserait si sa madame adressait la parole à un autre mesieu. Mais nous, on est des putes... Et Allah veille sur les hommes (tsé), ça fait que nous parler à nous, c'est pas grave. et comme on est si faibles...

Je souhaite que mes sorties en bikini (très décent) les chasse. Mais il y en a partout autour de moi, de nous, à Montréal. Pas toutes prisonnières de la même manière.

Plus j'ai à les côtoyer, plus j'ai le cœur brisé. L'été, c'est abo/minable. Le mesieu en tenue mode et super légère et la madame en trois manteaux, souvent à l'apparence d'un rideau acheté chez Dolla et plein de tissus dépareillés, dont les doigts dépassent à peine. Je rigole (jaune) en pensant à ces fétichistes des pieds qui doivent fantasmer en masse : en talons hauts ou en sandales, pieds nus. (La grande séduction). Et les fillettes asteure...

Je fais mieux de me la fermer.

±X

Zoreilles a dit…

@ Zed : Nenon nenon, ne la ferme pas surtout. C'est chez toi, sur ton blogue, que j'ai été beaucoup sensibilisée à ces phénomènes que vous côtoyez au quotidien à Montréal, à Laval, dans les grandes villes autour de la métropole. Ici, ça se passe jamais comme ça. Comment veux-tu qu'on le sache? Personne n'en parle avec autant d'acuité et de franchise que tu le fais. Les médias restent très politiquement corrects pour ne pas se faire accuser de racisme.

C'est pour ça qu'il faut s'informer à plusieurs sources, sinon on n'a que le point de vue officiel, médiatique, politique qu'on veut bien nous présenter.

Ces atteintes à la liberté sont graves, individuellement et collectivement. Continue de les dénoncer quand tu le peux.

Pendant ce temps-là, on réfléchit à des solutions envisageables... Comment faire pour rejoindre ces madames enveloppées? Leurs filles? Ça me semble impossible maintenant mais qui sait... dans l'avenir...

Mijo a dit…

Tellement belle cette photo de vous deux alors que vous n'étiez pas encore qu'un.

Crocodile Dundee ressemble terriblement au fils d'un couple d'amis. Il a eu 19 ans hier.
Je viens d'appeler mon Chéri pour lui demander s'il reconnaissait quelqu'un sur la photo et il a immédiatement dit le prénom de ce jeune homme.
Il a les yeux bleus, pas verts cependant.

mijo a dit…

HHumm, je n'ai pas pris le temps de me relire 'pas encore un".

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Alors, t'es en train de me dire que Crocodile Dundee a un sosie, de 19 ans, en France? Avec les yeux bleus? Je suis certaine que je le trouverais de mon goût!

Nous n'étions pas encore un... Sommes-nous « un » maintenant? On s'aime beaucoup beaucoup beaucoup mais je crois que nous serons toujours deux, différents et semblables à la fois ♥

C'est peut-être ça, le secret? Hihihi...

Qu'est-ce que vous en dites, ton Chéri et toi? ;o)

Mijo a dit…

Je t'envoie une photo du jeune homme pour que tu puisses juger.

Oui, nous aussi, on s'aime beaucoup, on n'est pas un, on est juste une belle équipe pour pas mal de choses.

Zoreilles a dit…

@ Mijo : T'avais raison, ce Vincent ressemble beaucoup à Crocodile Dundee... Quelque chose dans le regard et l'énergie... Ça se voit sur des photos, tu sais!

Bisous à... ta belle équipe ♥