mardi 1 mars 2011

L'univers de Jocelyne


Photo 1 : Samedi dernier, au camp, j'ai réussi à m'arracher de peine et de misère à mon bouquin pour aller marcher longuement dans les derniers rayons du soleil de cette fin d'après-midi. Dans ce jeu d'ombres et de lumières, je voyais aussi ce que j'appelle un centre-ville de lièvres!

Photo 2 : Revenant vers le camp où m'attendait la suite de ce roman qui m'habitait passionnément, j'ai croqué cette image de notre camp tel qu'il m'apparaissait dans cette étrange lumière, de l'autre côté de la « swamp », et qui aurait pu illustrer l'univers de Jocelyne qui est aussi le mien.

Photo 3 : Mais avant de retourner dévorer d'autres pages, il me fallait encore donner à manger à mes amies. Celle-là, bien élevée, prend le temps de me saluer avant d'attaquer son repas.

L'univers de Jocelyne

Les critiques sont dithyrambiques, et même Jean Fugère, dans sa chronique littéraire sur la Première chaîne de Radio-Canada en perdait ses mots, avant de déclarer « Fabuleux » l'univers, l'histoire, le décor et les personnages de son dernier roman. Ce genre de critique ne m'influence pas d'habitude. Moi, c'est plutôt Jocelyne elle-même qui m'intéresse, celle que je connais et que j'aime depuis longtemps. Mais je suis tout de même ravie pour elle que son talent soit enfin reconnu.

Nos univers professionnels se sont souvent croisés. Parce que Jocelyne a toujours gagné sa vie autrement que dans l'écriture, n'en doutez pas, on est au Québec ici. Grâce à des affinités naturelles qu'on ressentait toutes les deux à force de se croiser, il nous est arrivé souvent de faire des parallèles avec nos univers personnels qui se ressemblaient aussi. Et nos envies inexplicables d'écrire, nos petits travers, nos manies, on ne se prenait pas au sérieux ni l'une ni l'autre mais on savait qu'on partageait cette passion dévorante et ce besoin qui nous marginalise parfois. Rencontrer Jocelyne, soit dans le travail, au Salon du livre, dans un quelconque événement culturel, par hasard au resto ou à l'épicerie, a toujours été un moment magique pour moi. Cette fille-là, c'est une vraie!

Elle habite un petit village près d'ici, Cléricy, mais pour faire plus vite, on dit Rouyn-Noranda. Née en Acadie, elle est arrivée en Abitibi toute jeune et je reconnais chez elle les mêmes racines (ou plutôt des algues) la même quête que chez tous ceux et celles qui se cherchent d'instinct un pays perdu, un paradis volé, à retrouver. Une autre affaire qu'on a en commun, toujours en filigrane et qui ne s'explique pas. Son conjoint est un homme des bois, une sorte de Crocodile Dundee de la forêt boréale. Elle ne peut pas tout inventer de l'authenticité de ce qu'elle écrit, malgré son imaginaire fertile et son univers si riche de tous les personnages qu'elle porte en elle. Jocelyne, lorsqu'elle écrit, ne créée pas tout à partir de rien et ça, je le sais de bonne source!

Dès la publication de son premier roman, en 1996, j'ai été conquise par ce ton unique, intime et personnel qui est le sien. La vie comme une image, aux éditions XYZ, a marqué pour moi une découverte, un tournant, une prise de conscience. C'est un livre qui m'a habitée longtemps.

En 2000, toujours chez XYZ, elle publiait Les héritiers de la mine, un univers particulier de ville minière qu'elle connaît bien, avec la vie qui s'y déroule, l'emprise de la toute puissante, ce qui se trame en dessous et à la surface, dans la vie et les intrigues vécues par ses personnages. Quelques années plus tard, en 2006, toujours fidèle à la même maison d'édition, elle publie Jeanne sur les routes.

On voit que Jocelyne prend son temps pour écrire. On ne tire pas sur une fleur pour qu'elle sorte de terre plus vite. Elle publie environ tous les cinq ans, c'est qu'en plus de sa passion de l'écriture, elle a toute une vie aussi! J'attendais donc son p'tit dernier avec impatience comme on attend à la poste une lettre d'une amie. Trop pressée, je n'ai pas attendu son lancement rouynorandien, j'ai foncé tout droit à ma librairie préférée et j'ai dû le commander parce tous les exemplaires s'étaient envolés comme des petits pains chauds. Un beau problème pour Jocelyne et sa maison d'édition qui a dû aller en réimpression, victimes de leur succès!

Il pleuvait des oiseaux, voilà le titre de son quatrième roman publié en ce premier trimestre 2011, aux éditions XYZ, par Jocelyne Saucier, une écrivaine de talent.

Je ne trouve plus les mots pour vous en parler avec justesse et d'une façon détachée. Alors, je lance des phrases comme ça, à la volée, et je vous fais confiance, vous me comprenez toujours d'habitude... Il s'agit d'un roman que je n'ai pas pu lâcher avant la fin et même après, il m'habite encore, vous comprenez? Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. J'étais happée, séduite, dépendante, suspendue, suppliante, un peu plus et ça serait devenu malsain!

Et puis, les personnages... Si vrais, si attachants, on en connaît des comme ça, partout ici on les rencontre en forêt, ou dans les petits magasins des villages. On les entend vivre, respirer et penser, surtout dans leurs silences et leurs regards qui parlent pour eux. Les miens portent d'autres noms mais Jocelyne les nomme à son goût, elle, c'est son privilège de romancière.

Si la grande liberté est aussi chère à votre coeur qu'au mien, si la vie d'ermite vous tente souvent et vous fascine littéralement, si un peu de délinquance et de folie douce sait vous charmer, si vous aimez vous faire raconter des histoires vraies qui n'ont pas besoin d'être enjolivées ni maquillées pour vous toucher, si la nature signifie un baume bienfaisant sur vos blessures au point de vouloir vous fondre en elle, si la résilience vous parle d'abondance et d'humanité, si la vieillesse et la mort vous achalent et que vous aspirez à devenir plus serein face à ces étapes normales de fin de vie, si vous croyez toujours à la force incommensurable de l'amour humain, alors, allez-y, à la bibliothèque ou à la librairie, courez plonger avec délice dans l'univers de Jocelyne, là où Il pleuvait des oiseaux.

Ah oui, j'oubliais de vous dire... J'ai presque pleuré au moins deux fois en le lisant. Ça non plus, ça ne m'était pas arrivé depuis la lecture d'une petite plaquette empruntée à la bibliothèque de l'école Galinée, à Matagami, quand j'étais en quatrième année! Je ne me souviens plus du nom de l'auteur, dans ce temps-là, ça m'importait peu, mais ce petit livre de la collection Bibliothèque rose, se titrait ainsi, On demande une Maman. J'ai tant cherché ce souvenir d'enfance depuis, si vous saviez, dans toutes les ventes de garages, les bric à brac, les boutiques de livres usagés, etc. J'aurais tellement eu le goût de le relire, avec mes yeux d'adulte, pour retrouver la petite fille que j'ai été. Il y a des livres qu'on n'oublie jamais. Comme des amis d'enfance.


38 commentaires:

Barbe blanche a dit…

Les lièvres ont terminés leur réunion, il ont laissés quelques traces...
Pis la pie, on peut dire de cette photo que c'est un plan rapproché...
J'aime beaucoup...

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : C'est même pas zoomé en plus! Assise sur la galerie du campe, j'avais mon appareil dans la main droite à la hauteur des yeux, dans l'écran à contre-jour, et ma main gauche bien tendue avec du pain dedans, tu vois? J'en avais une plus vivante encore, j'avais appuyé malencontreusement sur vidéo! On la voit qui vient se poser sur ma main, elle arrive toute énervée, ça ne dure que deux ou trois secondes tout au plus mais c'est super. Je sais pas comment mettre des vidéos dans mon blogue... J'ai déjà essayé et j'avais pas réussi. T'sais, je serai toujours une technonouille de luxe. Contente que cette photo te plaise même si tu aurais encore plus aimé la mini vidéo ;o)

Solange a dit…

Je prends son nom en note, je ne la connais pas. J'aime lire nos auteurs, on se reconnait plus facilement. C'est une belle photo, "celle qui nourrissait les oiseaux".

Le factotum a dit…

"On les entend vivre, respirer et penser, surtout dans leurs silences et leurs regards qui parlent pour eux."

Que je reconnais là la population au Nord du Nord...

Leur âme exulte ...

C'est sûr que je me procure ce livre durant une de mes descentes au Sud du Nord.
Merci pour cette invitation et je crois toujours comme toi à la force incommensurable de l'amour humain.
La vieillesse me rend de plus en plus serein et l'avenir nous appartient ...

Barbe blanche a dit…

Personnelllement, pour réussir à mettre une vidéo, j'utilise ypu tube, je m'y suis ouvert un compte, j'y importe mes vidéos, ensuite, il suffit de cliquer sur partager, et le tour est joué.
Maintenant, plus d'excuses, ta petite vidéo en première mondial, très bientôt ici...
J'ai hate, je salive déjà, une pie qui bouge...

Caboche a dit…

"Si la grande liberté, ... si la vie d'ermite, ... si un peu de déliquance et de folie douce ..."

Si, si, ce petit paragraphe dans leque je me suis reconnue, m'a donné une envie folle de lire ce bouquin. Et puis ce titre original et intrigant, et la force de l'amour humain, je m'en voudrais de passer à côté de cette lecture.

Jolie photo de la dame aux oiseaux.

Air fou a dit…

J'espère que cette auteur dont tu parles avec autant de ferveur lira ton billet, Zoreilles!

===

Oiseau si gentil (et si photogénique, pas timide du tout), campe bien là, encore, et quoi? Cinéma maison dehors avec haut-parleurs et tout??? Le sapin, puis, le cinéma?

Eh bien. J'en suis bouche B (ou C?)

Bonne journée, Zoreilles

Zed ¦D

Martine a dit…

Quel message magnifique, de jolis mots sortis du cœur pour communiquer l'admiration, les émotions... Même si mon univers quotidien se trouve loin de la nature, j'apprécie beaucoup de voyager avec les livres et là je suis très tentée par une telle "folie douce" surtout si elle est une histoire vraie, sensible. J'espère que nous pourrons trouver ce livre en France.

Parfois je recule le moment de finir un livre, je me dis que je n'en retrouverai jamais d'autre que j'aimerai autant; c'est une des raisons pour lesquelles j'aime les garder ces livres, pour qu'ils m'accompagnent chaque jour de la vie. Ce sont des amis, c'est tellement ça.

Lise a dit…

Intriguée par le titre du livre, j'ai fait une recherche à propos de ton amie Jocelyne, et sur le site des éditions XYZ. Ce que j'y ai lu, en plus de ton enthousiasme évident (sourire ici), n'a fait que renforcer mon désir de me le procurer. Impossible de passer à côté!

Je suis devenue très raisonnable (budget oblige..) et achète moins de livres, empruntant beaucoup à ma bibliothèque, surtout quand l'auteur m'est inconnu, mais de Jocelyne Saucier il n'y a que JEANNE SUR LES ROUTES et LA VIE COMME UNE IMAGE. Ceux-là je vais les emprunter, mais le dernier étant disponible en librairie, je vais l'acheter.

J'aime beaucoup ce que tu dis à propos d'être habitée par un livre après l'avoir terminé, car ça m'arrive (trop?) souvent; lire c'est vivre mille vies, voir à travers d'autres yeux, voyager dans le temps et l'espace sans bouger de son fauteuil. C'est magique...

Pour persister à écrire au Québec, il faut vraiment avoir "le feu sacré", car les écrivains vivant de leur plume sont très rares.

Bonne journée Zoreilles! Et merci pour cette belle découverte.

:)

Lise

J'oubliais; le nom de l'auteur du livre ON DEMANDE UNE MAMAN est Colin Shepherd, et il est possible de le commander sur Amazon.com, mais je ne sais pas comment mettre les liens vers un site. Mille excuses!

Guillaume a dit…

Wouais... tu me donnes le goût de lire cette auteure, d'autant plus que je viens de terminer le dernier de Marie Laberge.

En passant, magnifique photo avec l'oiseau (une pie ?)

Zoreilles a dit…

@ Solange : J'espère que tu aimeras aussi, des fois, quand je m'emballe, j'ai peur de créer des attentes et que les gens soient déçus par la suite. Mais pour l'écriture de Jocelyne Saucier, d'après moi, ça va te plaire!

@ Le factotum : Pour le peu qu'on se connaît, quoique... communiquer par écrit avec une personne, c'est d'aller chaque fois vers son essence... et son essentiel! Toi, tu vas adorer ce livre et y reconnaître des gens, des paysages, des façons d'être. Tu m'en reparleras, dis?

@ Barbe blanche : Je voudrais tellement te faire plaisir, est-ce que je vais y arriver, tu crois, avec ta recette? Entre deux dossiers, je vais faire l'effort, je te le promets. Et prochainement! J'ai promis à des amis d'aller les visiter, ils sont sur Facebook, je n'ai même pas eu le temps encore. Moi, quand il faut s'inscrire, remplir des formulaires et trouver des mots de passe, des noms d'utilisateurs, et donner la pointure de mes shorts, c'est ben simple, je remets ça à la semaine des quatre jeudis...

@ Caboche : Je pense que tu aimerais pas mal. Depuis que je te lis, je te connais un petit peu et là, tout de suite, en y pensant, il me semble que tu vas être enthousiaste autant que je le suis. Tu pourrais même tout vendre et t'en aller ermiter en plein bois, ça serait ton genre!!!

Zoreilles a dit…

@ Zed : Mais non, elle ne lira pas mon billet, enfin, j'en serais très étonnée. C'est comme la semaine dernière, j'ai eu la confirmation qu'aucun de mes voisins ne me lisait. Je faisais pas un test mais quand même... Je suis très discrète au sujet de mon blogue dans ma vie réelle. Une petite gêne, je sais pas... Je ne veux jamais rien imposer, surtout pas ce que j'écris... Sauf quelques exceptions, ceux qui me connaissent et ceux qui me lisent ne sont pas les mêmes du tout du tout. Mais moi, je suis la même, partout et en tout temps. C'est juste qu'ici, on est dans un espace public, ça, il ne faut jamais l'oublier!

@ Martine : Tu aimes les mots, les livres, et ceux qui les écrivent, ta réaction ne me surprend pas. Tu trouveras sans peine ce roman en France, au pire, tu devras le commander mais XYZ est une maison d'édition reconnue et le roman Il pleuvait des oiseaux, de Jocelyne Saucier, est déjà en nomination pour quelques prix au Québec, je crois. Pour toi, ce sera un dépaysement incroyable. Bonne lecture!

@ Lise : Au cours de la fin de semaine, pendant ma lecture, je pensais souvent... Lise aimerait lire ça. Je connais ta passion pour les livres, les voyages qu'ils te permettent de faire et jusqu'à quel point ils peuvent t'habiter longtemps, les compagnons de route qu'ils sont pour toi. Je trouve ça beau, une telle passion, souvent je m'y reconnais d'ailleurs. Sais-tu que je n'avais jamais pensé faire une recherche sur Internet pour retrouver mon livre d'enfance? Jamais jamais. C'est toi qui m'offre le nom de l'auteur sur un plateau d'argent. En tant que technonouille de luxe 5 étoiles, je n'ai pas besoin du lien du tout. On demande une Maman, par Colin Shepherd, collection Bibliothèque rose, je vais le commander à ma librairie locale préférée. Merci beaucoup Lise.

@ Guillaume : C'est ton jour de chance, j'attelle ma jument pis je descends au village tantôt (rendez-vous avec ma comptable, beurk!...) Je passerai à ton bureau pour te le laisser en passant. Un roman pareil, faut pas que ça reste sur les tablettes, faut que ça circule et que ça soit lu! Oui, c'est une pie, enfin, on les appelle familièrement comme ça mais on m'a déjà dit que c'était des geais gris plutôt.

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Je comprends pas ce qui se passe avec ton commentaire, Jacks. Il était pourtant sous le bon billet. Ici, il n'apparaît pas mais je l'ai reçu dans ma boîte de réception de courriels, c'est bizarre, hein? En tout cas, tu me demandais si je voulais être l'agente de Jocelyne et si l'action du roman se déroulait en Abitibi...

Je ne veux être l'agente de personne, je suis mes coups de coeur et je veux rester libre!

L'action du roman pourrait très bien se dérouler en Abitibi, le Nord-Ouest du Québec, mais non, cette fois, Jocelyne a situé l'action dans le Nord-Est Ontarien, les voisins proches proches, région minière aussi, forêt boréale et plans d'eau. Matheson est tout près d'ici, nous sommes à la frontière du Québec, aux lignes de l'Ontario comme on dit. D'ailleurs, notre hebdo régional s'appelle La Frontière.

Lise a dit…

Zoreilles,

je ne veux pas te faire de peine, mais ce livre qui a marqué ton enfance n'est pas disponible en librairie; tout comme celui que j'ai prêté à un cousin insouciant, il ya trois ans et dont il ne se souvient plus.

Faute avouée est est à moitié pardonnée, supposément, mais je déteste prêter mes livres, à moins de savoir qu'ils me reviendront. J'ai dit à mon cousin, que j'aime et considère plus important qu'un livre, que je ne lui en prêterais plus, ce qui l'a fait rigoler étant donné qu'il a un budget illimité, mais entre toi et moi...GRRR!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Je vais quand même essayer de le commander à ma librairie préférée, s'il existe quelque part dans le monde, ils vont me le trouver, ils me font des vrais p'tits miracles des fois! Je te remercie encore de m'avoir trouvé le nom de l'auteur.

Les livres auxquels tu tiens, ne les prête à personne, c'est la règle absolue! Moi, c'est différent, je ne tiens pas aux livres une fois que je les ai lus, j'aime qu'ils circulent, qu'ils vivent. Toutefois, j'écris toujours mon nom et mon numéro de téléphone dedans. Il m'est déjà arrivé de recevoir un coup de fil après de nombreuses années à cause de ça. Quand un livre me revient, c'est moi qui en revient pas!

Mais certains livres (une cinquantaine peut-être) ne sortiront jamais d'ici, je t'en passe... un papier! ;o)

Étrangement, moi, je n'emprunte jamais de livres... même pas à la bibliothèque...

Air fou a dit…

Voici le lien, je voudrais bien t'aider, grâce à la recherche que Lise a déjà faite.

Tu reverras au moins la couverture, pour le moment. J'ai aussi vu une autre version.

En fouillant, je me suis rendue compte que tu n'étais pas la seule à l'avoir apprécié et que pas mal de gens le cherchaient. Je me demande non pas une maman, mais ce que c'était que ce livre-là!

Zed ¦)

Guillaume a dit…

Merci Zoreilles, même si j'ai eu l'occasion de te le dire en personne hier (de la belle visite !). Je vais prendre bien soin de ton livre.

Zoreilles a dit…

@ Zed : Ça me revient là, en voyant la couverture (petit moment d'émotion...!!!... et retour loin en arrière...!!!... m'apparaissent les rayons bien garnis de la bibliothèque de l'école, ce livre était sur la deuxième tablette vers la gauche, j'ai une mémoire photographique!...) cette petite fille (sur la couverture) à laquelle je m'identifiais, elle vivait dans un orphelinat et se cherchait une Maman mais avec les années qui passaient, c'est elle qui est devenue une sorte de Maman pour les plus petits, enfin, c'est le souvenir vague que j'en garde. Merci ♥

@ Guillaume : Je n'ai aucune crainte, tu es l'exception qui confirme la règle, tu as un sens des responsabilités (et de l'amitié) digne de mention. Tiens j'y pense, le premier tome des photographies de LedBer que je t'avais prêté et que tu m'as remis, savais-tu qu'ils vont bientôt sortir le deuxième? Et j'ai oublié de te dire hier que si tu lis La Frontière de vendredi dernier, tu sais la chronique Reflet? « Était-ce vraiment un hasard? », un billet de Lucie Trudel, une amie de longue date. La rencontre dont elle parle au garage, c'était chez Toyota... et c'était moi!

Zoreilles a dit…

VOICI LE COPIÉ-COLLÉ INTÉGRAL D'UN COURRIEL QUE J'AI REÇU DE JACKS, NOTRE AMI À TOUS :

« Bonjour Francine,

Imagine, j'ai eu toute une surprise. J'imagine que j'ai laissé des billets trop dérangeants. Mon blogue a été supprimé. Je ne suis pas responsable de la situation. J'ai essayé de laisser un mot sur ton blogue. Impossible. Je n'ai plus aucun accès même comme anonyme.

Ce serait gentil de saluer en mon les internautes qui fréquentent ton blogue. J'y laisse beaucoup d'amis virtuels et réels à la fois. Je devrai en faire mon deuil. J'ai perdu aussi, par le fait-même, tous les billets que j'ai laissé depuis le début. Tu comprendras que je n'ai pas l'occasion de recommencer. L'aventure est bien finie.

Mes amitiés,

Jackss »

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Si tu savais, Jacks, la peine que j'ai. Ton blogue était un lieu de rencontre formidable, des discussions enrichissantes avec des gens du Québec, bien sûr, mais aussi des gens de partout dans le monde, France, Suisse, Belgique, Liban, et d'autres pays aussi, tu connais mieux que moi la provenance de tes amis virtuels...

Comment expliquer un pareil phénomène? On t'a coupé les ailes? Qu'est-ce que t'avais fait? Ton dernier billet avait le mot démocratie dans le titre, tu interrogeais nos perceptions, comme toujours, c'était de bonne guerre, mais tu parlais beaucoup de Fermont également, un modèle de réussite pour la qualité de vie dans un contexte de ville industrielle moderne.

Qui peut bien supprimer ton blogue à part toi? Et te bloquer l'accès à tes blogues-amis?

Tu es un as de la programmation informatique, le contraire de moi, la technonouille de luxe 5 étoiles, c'est le genre de choses qui pourrait m'arriver à moi, pas à toi...

Peut-être est-ce un autre des caprices de Blogger? Ce ne serait pas le premier... et pas le moindre.

J'ai beaucoup de peine, Jacks. Que ton blogue disparaisse avec ton consentement, j'en aurais été peinée aussi mais là, ce n'est pas ta décision ni ta volonté, alors, je le prends comme une injustice, une perte terrible. On te musèle en quelque sorte. On t'enlève ton droit de parole. C'est anti-démocratique à mort.

Et je comprends pas ce qui t'arrive.

Tu seras toujours le bienvenu ici, si je peux faire quelque chose...

Sans recréer ton blogue d'avant, ce que tu qualifies d'impossible, pourrais-tu penser à une nouvelle petite maison virtuelle bien modeste où l'on pourrait te retrouver et échanger avec toi? Paraît que Wordpress est mieux que Blogger...

Zoreilles a dit…

Mon cher Jacks, je reçois bien ton commentaire dans ma boîte de réception de courriels mais il n'apparaît pas ici... Comme quoi, ton exorciste embauché en catastrophe a fait un travail bâclé!

J'en ai fait un copié-collé pour informer nos amis. Le voici :

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« Jackss a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "L'univers de Jocelyne" :

Ouf!

Je n'y comprends rien. J'ai communiqué avec Blogger et tout est revenu.

Toutes mes excuses pour mes accès de paranoïa. Il faut dire qu'il y avait de quoi s'énerver un peu: une information me disant que mon blogue était détruit, plus d'accès à aucun forum. Je pouvais entrer, sauf dans le mien, mais sans pouvoir laisser de message. J'ai aussi reçu un avis disant que mon compte était fermé parce que je n'avais pas respecté le contrat... J'ai failli inviter un exorciste pour faire bénir mon ordinateur avec une croix.

Mais, par miracle me revoici. J'en suis très heureux. Merci de ton soutien en ces moments éprouvants. :-)



Envoyé par Jackss à Chez Zoreilles le 3 mars 2011 10:54 »

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Remarque... Je te comprends de paranoïer, te souviens-tu qu'on s'est faire le coup à la fin des années 90 sur la Place Publique de Sympatico? Je ne sais pas pour toi comment ça s'était terminé mais moi, on ne m'avait jamais avisée à l'avance et un beau matin, pouf! disparus comme par enchantement, tous nos univers virtuels n'existaient plus, je n'ai même pas eu le temps de prendre en note les coordonnées de nos amis(es) animateurs/trices et autres amitiés virtuelles.

C'est comme ça qu'on s'étaient perdus de vue, toi et moi d'ailleurs. Beaucoup d'années plus tard, tu m'as retrouvée dans la blogosphère, tout à fait par hasard, grâce à mon pseudo, toujours le même, Zoreilles. C'était pareil pour Soisig qui m'a retracée par hasard. Quelques autres également, dont Câlin, Fredesk, etc. qui sont déjà réapparus comme par magie dans mes vieux billets mais qui ne sont pas revenus, probablement parce que pas très à l'aise avec la plateforme « blogue ».

Tu sais que tu m'as fait réfléchir, toi, ce matin? Si un beau matin, Blogger décidait de tous nous faire sauter, la même chose se produirait que ce que nous avons connu à la fin des années 90? Tous nos blogues disparaîtraient, pouf! aussi simplement que ça, sans avertissement, sans laisser de traces, sans faire de vagues, ça ne passerait même pas aux nouvelles...

Ça reste très fragile quand même, les communications virtuelles.

On a un contrat avec eux, tu crois? Ça a tout l'air qu'ils peuvent y mettre fin de manière unilatérale!

Guillaume a dit…

Concernant le problème survenu sur Blogger avec Jack : cela peut également survenir sur Hotmail, Gmail, Flickr et tout autre service "gratuit" sur le Web. Un matin on arrive et tout est effacé. Et ce n'est pas de la mauvaise volonté de la part de l'entreprise qui gère le service. Parfois, c'est seulement un problème technique. Morale de l'histoire : si vous utilisez ces services, faites-vous des BACKUP de vos données importantes (textes, courriels, photos...) car on ne sait jamais. L'informatique et le Web, ce ne sont pas des endroits sûrs à 100 %.

Et en passant, ça vaut aussi pour votre ordinateur à la maison. Je le répète : faites-vous des BACKUP !!!! Une excellente habitude à avoir.

Air fou a dit…

»Zoreilles

Chouette alors! ♥


»Jackss

Blogger, ça rime de plus en plus souvent avec enfer.

Si tu veux bien, va dans paramètres, puis général, puis exporter le blogue. Tu peux ainsi télécharger une copie sur ton disque dur en format xml.

Je viens de le faire, suite à cette frousse que tu viens de me transmettre. Je voulais vérifier si cela était toujours possible. Fiou. C'est mieux que rien. Désolée pour TA frousse.

Tant de recherche et tant de ton coeur là-dedans.

Zed

Zoreilles a dit…

@ Guillaume : Merci pour le rappel, on n'est jamais assez prudent! S'il y a un domaine où l'on fait preuve de beaucoup de négligence, d'insouciance et de laisser-aller, c'est bien celui-là. Je pensais que les plus jeunes, ceux qui sont nés avec ces technologies, étaient mieux que les gens de mon âge mais malheureusement, non, je l'ai souvent constaté et ton conseil vaut également pour eux. Mais tu sais, par rapport à ce que Jacks et moi avons connu dans le temps, le jour où les responsables de Sympatico (à Toronto) ont fait sauter sciemment toute la Place Publique (c'était un réseau solide et fiable, tissé serré, une communauté virtuelle québécoise) même si on avait eu des BACKUP, ça n'aurait servi à rien, tout le réseau était disparu comme s'il n'avait jamais existé. Aujourd'hui, si quelqu'un s'avisait de faire sauter un réseau comme Facebook, il y aurait des émeutes!!!

@ Zed : J'espère que Jacks repassera par ici pour te lire! Ça nous fait réfléchir, hein, ce qui s'est passé là? Je vais te dire un secret... Si mon blogue disparaissait (par inadvertance) je n'aurais aucune archive, rien pour le retracer MAIS je ne perdrais tout... Parce qu'une fois par année, le 20 décembre, j'offre à ma mère pour son anniversaire un peu de moi, un recueil qu'elle affectionne : tous mes billets de l'année qui s'achève avec les photos et tout, en ordre chronologique. Je fais relier le tout. Autrement dit, elle a accès à mon blogue mais avec du retard! Le plus long, c'est de transférer chaque billet sur Word, refaire chaque mise en page, etc. Je commence d'habitude en octobre, trois ou quatre billets à la fois, dans mes temps libres. Maman apprécie beaucoup, ça ne s'achète pas en magasin et il lui arrive de me reparler de certains billets, on en discute, c'est très enrichissant pour elle comme pour moi. Mais il manque quand même l'essentiel : vos commentaires...

Ren a dit…

Je suis en train d'écouter cette émission de la CBC, http://www.cbc.ca/cinqasix/books/2011/02/22/book-reviews-with-stanley-pean/

Comme il adore le livre "Il pleuvait des oiseaux" !

Zoreilles a dit…

@ Ren : Merci pour le lien, j'ai pu écouter tout le bien qu'en pense Monsieur Stanley Péan. Je suis très fière d'entendre ça, très fière pour Jocelyne. Je pense aussi que ça ferait un beau film... En tout cas, moi, en le lisant, j'ai vu plein d'images!

Accent Grave a dit…

Au sujet de votre livre recherché, je vous suggère tout de même de suivre ce lien Plutôt facile merci).

Vous pourrez au moins revoir la page couverture mais c'est à peu près tout. Sûrement pas possible de le commander à votre librairie, ni chez Amazone. À mon avis, seuls les bouquinistes ou les particuliers pourront vous le procurer.

Je garderai l'oeil ouvert.

http://www.amazon.fr/Colin-Shepherd-demande-maman-Illustrations/dp/B0016V2YSS/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1299300338&sr=1-1

Accent Grave

Zoreilles a dit…

@ Accent Grave : Comme c'est gentil de vous préoccuper de retrouver ma lecture d'enfance! J'ai tant aimé revoir la couverture de ce livre, et grâce à cette image, des souvenirs me sont revenus ainsi que les émotions qui y étaient rattachées. J'avais compris quelque chose dans ce livre qui n'était pas écrit, je crois. C'est pour ça que cette lecture fut marquante. Je sais maintenant qu'il me serait impossible de mettre la main sur ce trésor, sauf chez les bouquinistes qui ne sont pas légion chez moi! Alors, si vous ouvrez l'oeil, là, vraiment, votre délicate intention me touche. Vous souviendrez-vous de moi, le jour où vous apercevrez ce vieux petit livre aux pages jaunies, dans la collection Bibliothèque rose, On demande une Maman, de Colin Shepherd?

Anonyme a dit…

J'ai fait appel aux amis (es), on ne sait jamais... Il y a longtemps que je 'ai pas fait les boutiques de livres usagés sur St-Denis. Peut-être cet été! Je vais occuper la maison de ma cousine pendant une quinzaine en août! (Je pourrai y recevoir les enfants, yé!)
bises, Soisig

Anonyme a dit…

Oups, j'oubliass! En prenant ma marche dans les sentiers à l'extérieur du village, j'ai vu moi aussi un centre-ville de lièvres! Et j'ai pensé à toi car ta métaphore m'avait bien amusé ce matin, hihihi!
Re-bises, soisig

Zoreilles a dit…

@ Soisig : T'en as parlé à tes amis? T'es trop chouette. Si jamais tu mets la main là-dessus, je sais pas ce que je te donne! Je suis déjà allée à un événement dont j'oublie le nom mais c'était dans le Vieux Port à Montréal, des bouquinistes, il y en avait partout, c'était dehors, dans la rue. Je m'adonnais à être là, j'aurais pu y passer des heures mais j'étais avec d'autres personnes, et je n'ai pas pu laisser libre cours à ma passion comme j'aurais voulu. Aussi, à Hull (Gatineau qu'on dit maintenant?...) boulevard St-Joseph, j'ignore si elle existe encore, il y avait une formidable petite boutique où tout était empilé jusqu'au plafond, des livres, des disques usagés, j'y avais fait des trouvailles. Y a des centre-villes de lièvres près de chez vous? ;o)

TaLou a dit…

Bon,

Je me pensais ben fine avec la découverte rapide de la couverture du livre... Mais y en a des plus vites que moi...

Sois assurée Belles Zoreilles que si par chance je le vois quelque part... je saute sur la copie et te l'expédie!

Zoreilles a dit…

@ Talou : Si tu y arrives par miracle, ton grand frère a mon adresse courriel, on se pitonne ça vite fait sans plus de formalités et je saute dans le char, je vais le chercher où tu me donneras rendez-vous! Ça serait l'fun, hein? ;o)

TaLou a dit…

Certain! Tu me donnes encore plus envie de le trouver ton fameux livre!!!


:))

Mijo a dit…

Je ne sais pas si on trouve cette auteure chez nous.

(On a les mêmes algues. J'adore. C'est tellement toi cette expression).

Zoreilles a dit…

@ Talou : Ma proposition tient toujours! ;o)

@ Mijo : Si on cherche, on trouve! Avec le titre, le nom de l'auteure, la date de publication et la maison d'édition, on peut avoir tout ce qu'on veut s'il ne s'agit pas d'une édition épuisée, bien sûr.

Si jamais tu voulais en parler à ton libraire ou bibliothécaire, voici les coordonnées exactes : Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier, début 2011, chez XYZ, Québec.

Anonyme a dit…

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This scan device bundle charges close to $150.


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