jeudi 9 juillet 2009

Une lectrice dans mon jardin!



Photo 1 : Je viens tout juste de la prendre, on se croirait dans un blogue-réalité! C'est ce que je vois quand je travaille, l'été, par la porte patio à gauche de mon ordinateur, devant mon bureau adossé au mur. Mon lieu de travail épouse l'angle du mur jusqu'à la fenêtre à ma droite qui donne aussi sur le lac, j'ai ainsi l'impression de travailler dehors! C'est là que m'est apparue en fin d'avant-midi... une lectrice dans mon jardin!

Photo 2 : Si je fais un pas dehors, disons deux ou trois, j'aperçois l'escalier de pierre qui descend au milieu du jardin. C'est par là qu'elles sont arrivées, les deux dames, un appareil photo à la main.

Une lectrice dans mon jardin!

Je terminais la rédaction d'un communiqué de presse que je m'apprêtais à envoyer à mon client pour approbation et j'allais partir en ville pour un doux rendez-vous d'amitié. Je me félicitais d'arriver pile poil dans mon temps, même que j'espérais me pointer un peu à l'avance à ce rendez-vous.

C'est à ce moment que je les ai vues, ces deux jolies dames qui prenaient des photos du jardin, des arbres, de la maison, du garage, du quai et du lac. Curieusement, l'une d'elles me faisait beaucoup penser aux tantes de Crocodile Dundee.

Je suis sortie dehors pour les accueillir et les saluer...

Agathe, celle qui avait l'appareil photo à la main, est venue à moi la première, en se présentant tout sourire et un petit peu gênée aussi, ayant cru d'abord qu'il n'y avait personne à la maison. Elle m'a présenté Lia, qui l'accompagnait, celle qui ressemblait aux tantes de mon mari. D'une chose à l'autre, Agathe me dit qu'elle connaît bien mes parents, qu'elle est la tante de France et Sylvain, ceux qui nous ont vendu cette maison il y a 18 ans. Ensemble, on a fait des liens, de connaissance et de parenté, et j'ai appris que son mari a « marché au p'tit cat'chisme » avec ma mère! Je sais qu'ils en ont gardé tous les deux d'agréables souvenirs.

Alors, je m'exclame : « Si vous êtes la tante de Sylvain, c'est donc votre mari et vous qui avez construit ici votre chalet, en tout premier lieu? » ce à quoi elle me répond que oui, c'est bien ça, en 1965, ils avaient trouvé l'endroit et la vue sur le lac magnifiques, ils y ont passé du bon temps pendant plusieurs années avec leurs jeunes enfants à l'époque. Ils ont mon âge aujourd'hui. Elle reconnaît tous les arbres, elle m'en parle avec enthousiasme, « c'était mon bouleau penché, il était tout petit dans le temps », et encore « j'ai reconnu ma roche mais tout le reste a poussé, c'est beau ce que vous avez fait de cette propriété ».

Elle poursuit en me confiant qu'elle me lit Chez Zoreilles depuis le début, qu'elle aime quand je publie des photos, elle se rappelle tous les endroits, les paysages qui changent au rythme où les arbres poussent et que c'est toujours aussi beau, même l'hiver! Je lui demande comment elle a trouvé mon blogue, elle m'a répondu que c'était grâce à France, celle qui a habité ici, entre eux et nous.

J'aurais aimé qu'elle me raconte la belle histoire des débuts de leur chalet ici, elle m'a promis qu'elle m'enverra des photos. Je lui donne ma carte d'affaires pour m'assurer qu'elle ait toutes mes coordonnées et on s'enflamme encore toutes les deux dans cette discussion empreinte de ce paysage que nous aimons tant, dont nous sommes imprégnées de la même manière. Quelle belle rencontre qui pourrait s'étirer encore! Mais je dois partir... Je leur dis que je leur laisse tout, qu'elles peuvent prendre leur temps à leur guise et que même si je dois partir, elles n'en seront que plus à l'aise de prendre toutes les photos qu'elles souhaitent, profiter du soleil sur le quai ou de l'air frais du jardin semi-ombragé. J'aurais aimé les accueillir mieux, leur offrir une limonade, de visiter la maison et les entendre raconter la vie qu'il y a eue ici avant nous.

En nous disant au revoir, Lia qui a lu nos noms sur l'affichette en haut, me demande si mon mari vient du Témiscamingue. Avec ma réponse affirmative et quelques précisions supplémentaires, elle m'apprend qu'elle est parente avec lui, que son grand-père Armand, c'était son oncle à elle. Ah bon, c'était donc ça, la ressemblance que j'avais décelée avec les tantes de Crocodile Dundee!

J'ai trouvé encore aujourd'hui que le hasard faisait drôlement bien les choses pour qu'une lectrice de Chez Zoreilles m'apparaisse ainsi, comme par magie, dans mon jardin, accompagnée d'une parente de Crocodile Dundee! En prime, j'ai passé un trop court mais merveilleux moment avec celles qui étaient venues se rappeler chez nous de tendres souvenirs. Si la chance me sourit, Agathe m'enverra des photos des débuts ici, au temps où il n'y avait que quelques chalets au chemin des Castors. Elle me racontera des petits bouts de la vie de chalet de leurs enfants et eux, sur le bord du lac Dufault, à l'époque (hélas révolue) où les motomarines n'existaient pas! Je sens qu'on pourrait même se revoir...

Vous pensez bien que je suis arrivée un peu en retard à mon doux rendez-vous d'amitié au centre-ville! Mais j'avais confiance aussi que par amitié justement, me connaissant pas mal et m'acceptant telle que je suis, on ne me le reprocherait pas, sachant que je n'aurais jamais pu passer à côté d'un moment pareil.

28 commentaires:

Pierre Lafontaine a dit…

C'est une belle histoire! Lue, d'un bout à l'autre, avec un gros gros bonheur.

Solange a dit…

C'est une belle rencontre, elle devait être nostalgique cette dame, avoir vécu à cet endroit quand ses enfants étaient jeunes. C'est petit quand même le Québec, on trouve toujours de la parenté ou quelqu'un qui connaît quelqu'un.

Henri a dit…

Travailler dans un tel décor, ça n'a pas de prix (comme disait la pub de carte de crédit). Ça doit faciliter l'inspiration d'une communicatrice exceptionnelle.

Ça me fait penser lorsque j'ai écrit mon mémoire de maîtrise au chalet : durant mes pauses, j'observais une famille de huards qui faisait du sea-doo sur le lac... je veux dire qui se promenait sur le lac, sans bruit.

Zoreilles a dit…

@ Pierre : Une histoire de bord de l'eau, ça te parle un peu, n'est-ce pas? J'en ai déjà lues des comme ça chez toi!

@ Solange : Nostalgique, oui, surtout qu'elle est veuve maintenant mais pas triste du tout quand elle me parlait de leur vie de famille, des étés de ses enfants, et jusqu'à quel point ils restent attachés à ce lieu.

@ Henri : J'ai bien de la chance, j'en suis consciente, de travailler à la maison mais ça fait curieux aussi, par moments, de rédiger des affaires concrètes, impersonnelles, froides et administratives, de jouer avec des stratégies précises dans un décor aussi... bucolique! Je vais finir par faire des communiqués de presse poétiques! Et toi, pour ton mémoire de maîtrise, tu as dû être très inspiré, en tout cas, tu devais avoir tout le calme nécessaire pour bien travailler!

Lise a dit…

Zoreilles,

moi ce que je me demande c'est comment tu fais pour être capable de te discipliner assez pour travailler dans un décor pareil, alors que je n'aurais qu'une envie, sortir m'asseoir dehors pour lire, et admirer les environs.

Et tes lectrices ont eu de la chance de tomber sur une hôtesse telle que toi, pas sûre qu'elles auraient reçu un si bon accueil ailleurs. Vous avez fait du beau travail, Crocodile Dundee et toi, et je comprends qu'elles aient été impressionnées.

Pour ma part, retourner voir la maison de mon enfance me briserait le coeur, avec ce qu'elle comporte de souvenirs. Tu mentionnes souvent des chansons, alors celle de Françoise Hardy (La maison où j'ai grandi) me touche directement au coeur, chaque fois que je l'entends.

Et j'espère que ton rendez-vous amical a été un succès...

Contes de Fée a dit…

Et quel jardin!

Je m'en souhaite un (presque) aussi accueillant.

Bon été!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Oh non, ma chère, je ne suis pas disciplinée du tout, t'as pas idée comme je suis d'une indiscipline consommée! Mais je n'ai jamais outrepassé une heure de tombée ni laissé tomber ceux qui comptaient sur moi, dans le travail comme dans la vie, c'est encore plus fort que tout le reste! D'ailleurs, je vais souvent travailler dehors durant l'été, avec un bon vieux crayon à mine et une tablette lignée, assise sur le patio d'en haut ou sur le quai. Je lis mes dossiers et je me démêle dehors aussi, je rentre seulement quand je suis obligée et j'ai maintenant un ordinateur portable justement pour cette raison-là. (sur lequel je ne prends que mes courriels parce que je trouve très inconfortable de travailler là-dessus) Ce qui impressionnait les deux dames, ce n'était pas ce qu'on a fait de cette propriété au fil des ans mais plutôt ce qu'elles y reconnaissaient et qui n'avait pas changé. Oui, mon rendez-vous amical a été agréable et enjoué, comme toujours. Avec le service qui était lent, on a quand même toutes mangé en même temps!

@ Contes de fée : Bientôt, tu vas pouvoir te créer un univers qui te ressemble, jardin compris. Bon déménagement et un été de soleil à toi aussi.

Solange a dit…

Chère Zoreilles mon amie,

Ici le Normand à Solange. Je t'écris sur ton blogue pour être certain que tu lises mon message rapido.

Qu'elle est belle cette chanson que tu as composée et que je viens de lire sur le blogue de Solange! Et comme elle dit en des mots si tendres tout ce que je ressens en ce moment.

Merci de tout coeur pour tes bons voeux, ma douce amie! Et je veux que tu saches que par delà la distance qui nous sépare, je communie à tes sentiments si nobles.

Je te serre très fort dans mes bras.

Et je t'embrasse un million de fois.

Normand
x-xxx-xxx

Flo de Sendai a dit…

Quelle chance d'avoir son ordi dans un endroit aussi beau !!! (ouh la la, je ne peux pas montrer le mien.....)
Ca doit donner plus envie de jardiner que de pianoter, non ?

voyageuse du monde a dit…

une merveilleuse rencontre, un hasard inoubliable.
ton jardin est toujours aussi accueillant, il me rappelle de beaux souvenirs. Il faudra que j'y retourne en été cette fois.
moi, j'adore revoir la maison de mon enfance et tout le village où j'ai grandi. quand je vais à Québec et que j'ai la chance, j'y vais me rappeler des souvenirs.
J'ai une belle qualité en moi, c'est de ne garder de mes souvenirs que le meilleur. Ma soeur elle, ne gardait que le pire et c'est dommage puisqu'elle a jeté l'éponge. Et ce n'est pas parce que je me met la tête dans le sable, tu me connais, je suis une personne assez réaliste. Mais la vie est tellement courte, je veux me rappeler seulement le meilleur.
Mais je sais que j'ai eu une vie assez facile, je sais que le pire est parfois tellement pire, qu'il est difficile de l'oublier.
bonne fin de semaine à toi

Lise a dit…

Zoreilles,

j'avais compris que tes visiteuses avaient été charmées par ce qui n'avait pas changé. Quand j'ai écrit que vous aviez fait du beau travail, Crocodile Dundee et toi, je pensais à la phrase de la dame prénommée Agathe qui trouvait que c'était beau ce que vous aviez fait de "cette propriété".

Et je suis contente de te savoir indisciplinée, ce qui ne t'empêche pas d'être consciencieuse...

:)

Zoreilles a dit…

@ Normand : Ah là, c'est moi qui suis émue alors que c'est vous deux qui célébrez ce soir les 45 premières années d'un grand amour! Derrière chaque mot de cette chanson, il y a mes images, tu t'en doutes, et ton émotion me dit que vous avez un peu les mêmes images que moi. Ce que ça raconte pourrait se résumer en une seule petite phrase : « Je t'aime et c'est avec toi que je veux vivre tous mes âges ». Je reçois donc avec votre complicité ce gros câlin si fort et ces millions de bisous. Félicitations à Solange et à toi pour ce bel accomplissement et je vous souhaite encore de très nombreux demains.

@ Flo de Sendai : Bonjour et bienvenue ici, je n'ai encore jamais eu de la belle visite d'aussi loin! Nous nous sommes croisées chez Solange, je crois? Les amis de mes amis sont aussi mes amis, tu sais. Oui, j'aime mieux le jardinage que le pianotage moi aussi, bien sûr!

@ Voyageuse du monde : C'est particulier, chez toi, en effet, cette faculté d'être aussi réaliste mais toujours prête à t'émerveiller de tout, à t'ouvrir à du nouveau, à faire confiance à la vie, à aimer les gens tels qu'ils sont. Souvent, tu m'épates! Est-ce que je te l'avais déjà dit?

@ Lise : Alors, vive l'indiscipline! Les trop disciplinés, c'est comme les parfaits, ils m'éneeeeeerrrrrvent... Et les gaffeurs, sais-tu ce que j'en pense? Ils sont drôles et sympas! Les « un petit peu gauches », je les trouve touchants de sincérité. Ceux qui ne font pas d'erreurs? Ils sont moins humains, il me semble. Je pourrais continuer comme ça longtemps, ce soir, je suis euphorique, je viens de finir de rédiger un texte très sérieux où il fallait du mordant. Alors, comme récompense, je viens délinquer sur mon blogue!!!

Lise a dit…

Zoreilles,

tu es une délinquante légère (très) que nous aimons tous ici, c'est pourquoi nous revenons te lire, car tu ne te crois ni parfaite (et tu as raison, ceux qui pensent l'être sont à fuir), ni infaillible. Et, en tant que gaffeuse professionnelle, j'apprécie ton commentaire.

Et je suis contente de lire que tu es euphorique ce soir. Il faut profiter des ces instants privilégiés!

Il y a un gros orage présentement ici, et celui de cet après-midi a duré plus d'une heure. J'adore les orages, l'air est tellement plus sain et respirable ensuite, et je suis du genre à m'asseoir près de la fenêtre ouverte, afin de ne rien manquer du spectacle. Tant pis pour le supposé danger.

Lise a dit…

Mais l'orage d'hier a fait des dégâts que j'ignorais. Quand la nature est en colère, on peut s'attendre à bien des événements, dévastastateurs parfois...

Lise a dit…

...dévastateurs...Misère!

Soisig a dit…

Tu dois avoir bien hâte de recevoir des nouvelles et des photos de dame Agathe! Tu as bien fait d'en profiter, tes amies étaient bien contentes pour toi!

@Lise, les gens d'ici sont plutôt bienveillants (comme tous les gens des régions!) lorsque les gens les abordent pour ce genre de choses... Mais c'est sûr que "tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil" en région comme ailleurs, hihihi!
Et même chose pour moi: ma mère n'a pas voulu nous transmettre ses peurs, alors, les orages, nous les admirions avec elle à la fenêtre! C'était un spectacle magnifique. J'ai fait la même chose avec mes enfants: on comptait à combien de km étaient les éclairs. La seule fois où je n'ai pas aimé, c'est lorsqu'avec une amie nous avons vu une boule de feu entrer par un chassis (pas tellement étanche, on moppait, hihihi!) et ressortir par un autre: on a eu toute une frousse, on s'est tassées du chemin en 4e vitesse! Merci de me rappeler ces beaux souvenirs chère Lise!

Lise a dit…

Soisig

je n'ai jamais eu peur des orages, aussi violents soient-ils, mais des histoires comme celle que tu cites, j'en ai entendu aussi.

Et je me souviens de l'année de mon enfance, lorsque j'ai habité chez un oncle et une tante qui étaient comme mes seconds parents, et qui (étant très religieux) priaient à genoux lors d'orages particulièrement spectaculaires (même le chien haletait de peur); et j'aimais les éclairs, le tonnerre. Étrangement, je me sentais entourée d'amour (ce qui étais le cas), en sécurité, et que rien de mal ne pouvait m'arriver.

Toi aussi tu m'as rappelé de beaux souvenirs. Merci Soisig!

Anonyme a dit…

quel beaux moments...une rencontre organisée par les dieux....on se découvre des liens parentaux, et le coeur se gonfle de joie...

merci pour ce magnifique partage....

ta "salle de travail" est splendide..;)

bisous

ly xx

Zoreilles a dit…

@ Lise : Les orages, ça déclenche un paquet de réactions, beaux souvenirs, anecdotes, peurs irraisonnées parfois pour d'autres. En tout cas, c'est fascinant de vous entendre. Ma grand-mère était très pieuse aussi, quand il y avait un orage, elle se promenait dans la maison en récitant des Je vous salue Marie, en garrochant de l'eau bénite dans les fenêtres, c'était loin d'être rassurant!!! Ma mère, sa fille, a toujours eu peur des orages mais quand on était petits, elle nous apprenait à les aimer, nous faisait remarquer plein de choses, la force de la nature, les nuances de vert des arbres, le sens de l'expression « Il pleut des clous », etc. Elle bluffait comme un vendeur de char usagé, se rassurait en notre compagnie et nous, on croyait tout ce qu'elle disait! Ce n'est que plus tard, quand sommes devenus adultes, qu'elle nous a avoué combien elle avait peur des grands vents et des orages. Je l'ai toujours dit, Maman est une grande pédagogue!!!

@ Soisig : Bien sûr, mon histoire de jeudi dernier, tu en avais eu le scoop avant de me lire ici, hi hi hi! Les amies qui nous pardonnent inconditionnellement nos petits retards, tu les connais bien, toi, n'est-ce pas? ;o) Oui, j'ai hâte d'avoir des nouvelles d'Agathe (des photos aussi) mais je ne me crée pas d'attentes. Souvent, les gens disent ça de même, sous le coup de l'émotion, avec une bonne intention, puis il y a la vie qui va trop vite, ils égarent nos coordonnées, se disent qu'ils passeront à l'action demain et le temps passe... J'ai quand même vécu un beau moment avec elle et Lia, c'est pourquoi je ne voulais pas passer à côté, je savais bien que vous alliez comprendre...

@ Ly : Et quand tu dis « endroit splendide », tu sais vraiment de quoi tu parles, avec tout ce que tu visites ces temps-ci et que tu nous partages avec tant de générosité.

Soisig a dit…

@Lise,
j'étais au chalet avec une amie (j'avais 13 ou 14 ans), mes parents étaient en voyage, la voisine jetait un coup d'oeil pour que tout se passe bien. On avait eu une peur bleue, pas de l'orage mais de la boule de feu!

@Zoreilles, ma mère a fait comme la tienne, elle bluffait comme j'ai bluffé mes enfants avec les couleuvres (malgré ma peur!) hihihi!

Je pense que cette dame, de la génération de nos mères, ne t'oubliera pas!

Un petit mot pour souhaiter un beau 14 juillet aux amis français (et descendants comme moi!): c'est à leur tour de se laisser parler d'amour!

Bisous

Zoreilles a dit…

@ Soisig : Ha ha ha, nos mamans nous ont bien eues! Mais c'était pour notre bien! T'as réussi à bluffer tes enfants pour les couleuvres, toi? Pas moi... Je perds toute dignité en présence de la rampante patente. Je traumatise le monde autour si j'en vois une, c'est terrible... Si un jour je me paye des séances chez un psy, je lui en parlerai, c'est certain! Même le mot couleuvre, je le trouve laid. ;o)

Oui, Bonne Fête aux Français(es) et leurs descendants(es). Le drapeau de la France m'émeut, il est presque pareil au drapeau acadien, qui lui, arbore en plus une étoile jaune qui signifie beaucoup.

voyageuse du monde a dit…

oui on a eu de belles orages samedi soir, surtout chez moi. Même si la tornade n'était pas très loin, je ne me suis rendue compte de rien. Il faut dire que j'ai tellement peur des orages que je me tiens loin des fenêtres. Et il pleuvait plus que des clous, et le tonnerre et les éclairs s'en donnaient à coeur joie.
Alors je me suis installée sur le divan en me concentrant sur mon livre et la télé en même temps et en essayant d'oublier dehors. C'est le lendemain, que tout le monde me disait, tu n'as pas vu la tornade et les dégâts...allo la terre!
moi ma mère nous disait que la pluie, c'était St-Pierre qui lavait son plancher et le tonnerre, il jouait aux quilles avec les autres là haut et les éclairs, il changeait ses lumières. On y a cru longtemps mais j'avais quand même peur. Disons que St-Pierre n'était pas mon préféré. Je crois qu'on devient brave devant nos enfants, j'ai réussi à cacher ma peur et à ne pas leur transmettre. En fait, j'avais presqu'oublié que j'avais peur, jusqu'à ce que les enfants partent...
Mais ma plus grande peur allant presque jusqu'à la phobie, c'est le dentiste. J'ai le même depuis 20 ans et il rit de moi à chaque fois, j'annule le RDV au moins 3 fois avant d'y aller. Il le sait et trouve ça très drôle.
Les reptiles, et bien disons que je les trouve surtout dégoutant mais ce n'est pas vraiment de la peur, c'est surtout parce que je les connais pas et j'ai pas vraiment envie de les connaître...

Soisig a dit…

@Voyageuse du monde, on partage cette même peur du dentiste mais c'est chose du passé maintenant, je n'ai plus affaire à eux! ;(
Chez nous, c'était le diable qui jouait aux quilles, hihihi! Faut dire que c'était pas trop catholique chez-moi.

Zoreilles, personnellement je ne voulais pas quitter ma maison mais comme je n'étais pas capable de l'entretenir toute seule, j'ai plié bagages en vitesse et en paix quand j'ai finalement été dépassée... Ce qui me manque vraiment, c'est l'aménagement que j'avais créé. C'est à 3 maisons de mon appartactuel, mais je n'y vais pas car tout est chamboulé: les bateaux, motoneiges et 4-roues les ont remplacées, de nombreux arbres ont été abattus (érable, hêtre rouge, bouleau pleureur,etc), mes pivoines, pieds d'alouette géants aussi... Alors pour en revenir à tes visiteuses, Zoreilles, je comprends facilement l'émotion de tes gentilles visiteuses à la vue de la belle continuité et aux améliorations que tu as apportées à leurs souvenirs...

Zoreilles a dit…

@ Voyageuse du monde : Toi, c'est le dentiste? Non moi, ça va, de ce côté-là, en général, j'ai plus peur de sa facture que de lui-même. Mais tu te souviens qu'il faut que je m'étende sur une civière pour les prises de sang? Je tombe de moins haut comme ça...

@ Soisig : C'est triste quand nos souvenirs s'effritent et s'effacent, on aime mieux pas trop voir ça. Pour tes arbres, c'est tellement dommage. On peut remplacer des fleurs mais pas des arbres.

voyageuse du monde a dit…

@Soisig

On vit la même chose. Moi aussi je suis en appartement après avoir été obligée de quitter ma maison. Et ce qui me manque aussi, c'est ma cour, mes fleurs, mon jardin. Le lilas que j'avais planté quand j'avais acheté la maison, 7 ans avant de la quitter. Il venait de chez mon père, c'était un bébé de son énorme lilas. Il avait déjà plus que profité et à chaque année, j'avais quelques beaux bouquets de lilas. Je m'ennuie de tout ça même si je suis dans un appartement super agréable et que j'ai la chance d'avoir une terrasse immense, 12 X 12 au moins. Je peux y mettre des fleurs, des mangeoires à oiseaux, mais c'est certain que ce ne sera jamais comme ce que je souhaite. Mon rêve, une belle cour avec des milliers de fleurs, un jardin, une piscine, et surtout une balançoire. Mais pour le moment, c'est impossible, alors je profite d'autres plaisirs.
@Zoreilles: ouais chez le dentiste, en général, la facture est plutôt salée. Une chance pour moi, j'ai des assurances. mais tu vois, ça ne me motive pas. Et quand je n'en n'avais pas, alors là, c'était en dernier sur ma liste de priorité....

Zoreilles a dit…

@ Voyageuse du monde : Elle est belle, l'histoire du lilas de ton père... et une balançoire, c'est un rêve bien réalisable je trouve. Je t'en souhaite une, un jour, avec un lilas tout près. Bisous.

Mijo a dit…

Très belle histoire encore une fois.

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Merci, je trouvais aussi que c'était un beau moment, tout simple, qui valait la peine d'être partagé. Parce qu'on le dit souvent à nos enfants... « c'est bien meilleur quand on... quand on??? Partaze! »