lundi 3 septembre 2007

Retrouvailles et révélations


Cette photo que j'ai prise hier n'est pas vraiment réussie, la lumière n'abonde pas du tout et on ne peut y reconnaître vraiment les personnes. C'était parfait pour que je puisse l'insérer ici et vous raconter ce qui me trouble encore ce matin...

En fait, la journée d'hier a été riche en événements et en émotions pour moi. Tellement que je ne sais plus trop quelles conclusions en tirer mais ça me chatouille le coeur quand même, d'une drôle de façon et je ne sais pas comment je vais réussir à intégrer tout ça dans les prochains jours. Crocodile Dundee a vécu tout ça au même titre que moi, étant impliqué au même niveau dans les deux événements. Oui, nous aurions pu en discuter ensemble mais nous sommes rentrés trop tard et ce matin, il est déjà au boulot, alors, c'est en votre compagnie que j'essaierai de démêler tout ça en vous le racontant.

Retrouvailles

Ça faisait quelques mois déjà que ces retrouvailles des 50 ans se préparaient pour notre groupe d'une cinquantaine de personnes qui avons fait notre secondaire ensemble, joué dans les mêmes équipes de volleyball, handball, hockey, ou encore, fait partie des Vagabonds, sorte de collectif culturel et créatif en musique, théâtre, spectacles de toutes sortes. Une gang un peu floue : Qui en faisait partie, qui formait le noyau dur, qui était satellite ou membre allié? Difficile à trancher mais il suffisait que trois ou quatre personnes se souviennnent de vous pour que vous soyiez invité. Ainsi, Crocodile Dundee et moi, avons eu la chance d'avoir plusieurs invitations mais pas des mêmes personnes.

Évidemment que j'ai participé à envoyer mes meilleures photos de l'époque pour le montage, à retracer des personnes, donner des renseignements, faire circuler les messages, etc. L'événement des retrouvailles se déroulait pendant deux jours, les 1er et 2 septembre. Nous ne pouvions être aux retrouvailles de samedi mais on nous attendait hier, dimanche, chez l'un de nous qui habite au bord du lac Dufault, de l'autre côté du lac d'où l'on pouvait apercevoir notre maison. Juste avant de partir, Crocodile Dundee n'avait plus le goût d'y aller du tout et moi, je me sentais fébrile et anxieuse, j'avais peur que personne ne me reconnaisse après tout ce temps, parce qu'il faut vous dire que si nous croisons encore quelques-uns de ces amis parfois, pour d'autres, ça faisait un méchant bail que nous ne nous étions pas revus...

En arrivant au lieu des retrouvailles, on aperçoit des véhicules de toutes sortes. Le coeur me débat un peu. Autour d'un Harley Davidson sont rassemblés 7 ou 8 gars, Crocodile Dundee panique, il n'en reconnaît aucun. Il me dit : « Il est encore temps de virer de bord, on s'en va tu? » lorsque je reconnais de loin notre beauf, je m'empresse de rassurer CD, « Heille, c'est Luc, c'est son Harley! » et à ma grande surprise, quand on arrive tout près, tous les gars me reconnaissent et à mesure qu'on se salue et qu'on se fait la bise, je les reconnais tous moi aussi. Sauf un. Et là, je cherche au fond de ma mémoire, ça presse, parce qu'il s'en vient vers moi avec un grand sourire, les bras ouverts, « Heille, les gars, tassez-vous, ça fait 35 ans que je l'ai pas vue, Francine! »

J'ai plein de trucs d'habitude quand ces choses-là m'arrivent mais là, j'étais désarçonnée et tentais que ça ne paraisse pas mais entre vous et moi, je n'avais aucun souvenir de ce Robert pour qui je semblais être une vieille connaissance. Par contre, en jasant avec lui, je me rendais compte que c'était un gars très intéressant, ça devait être pareil à l'époque mais ça ne m'avait pas marquée... Puis, j'ai continué mon périple à travers les gens sur place. On venait à moi, on me faisait des bisous, des câlins, on me disait de belles choses, comme « T'as pas changé une miette », « J'avais tellement hâte de te voir » et autres cadeaux du même genre. Ça fait plaisir, je sentais que c'était sincère mais ça me bouleversait aussi.

J'ai perdu de vue Crocodile Dundee qui faisait la même chose que moi, à son rythme et à son pas. On redevenait des vieux chums, très indépendants l'un de l'autre, deux célibataires... de 50 ans. Les conversations se multipliaient à travers les rires, les éclats de voix, les vieux souvenirs racontés et les mises à jour de nos vies en résumé. Les deux phrases les plus entendues : « Attends, ta face me dit quelque chose » et « Où t'es rendu maintenant? ».

Quelques constats qui m'ont frappée : 1) Tout le monde m'a reconnue et sauf Robert, c'était réciproque. 2) Les couples durent beaucoup plus dans cette gang-là que dans les statistiques, même si hier, nous étions tous redevenus un peu célibataires. 3) À 50 ans, ceux qui étaient pleins de vie à 15-20-25 ans le sont encore, c'en était rassurant. 4) Beaucoup ont quitté la région mais y reviennent toujours avec un bonheur renouvelé une fois l'an, la plupart du temps à la Fête du travail et en quittant l'Abitibi-Témiscamingue, pour le travail ou pour l'amour, on se dirige tout naturellement vers l'Outaouais plus qu'ailleurs. 5) Aussi, plusieurs d'entre nous sont déjà papy ou mamie.

Finalement, j'aurai reçu hier une immense vague d'amour en allant à ces retrouvailles, moi qui avais peur que personne ne me reconnaisse ou se souvienne de moi. Crocodile Dundee a apprécié aussi revoir les vieux amis même s'il a réalisé que plusieurs avaient « pris un coup de vieux » et qu'il connaissait beaucoup plus de gars et très peu de filles, toutes époques confondues!

Révélations

Et comme si ce n'était pas suffisant comme émotions, nous avons dû partir du lieu des retrouvailles, Crocodile Dundee et moi, pour aller à un spectacle dans le cadre du FME, le Festival de musique émergente à Rouyn-Noranda. Isa, notre fille, partageait la scène avec un groupe puisqu'elle avait fait des textes et la voix féminine, tant sur leur album CD, lancé hier soir, que sur scène où ils se produisent de temps en temps.

Nous avons toujours entendu Isa chanter, à la maison comme au cours de nos soirées d'amis, qu'on appelle nos « soupers de Gaulois » parce qu'ils se déroulent toujours dehors avec des grandes tablées. Oui, elle est auteure compositeure interprète à ses heures, elle fait parfois des spectacles improvisés et dans son entourage, on connaît toutes ses chansons. Mais là, elle participait au show de d'autres amis, elle n'allait pas chanter son matériel, elle avait peur de prendre trop de place, étant la seule fille du groupe, elle voulait se la jouer « low profile ».

Mais la salle était bondée, survoltée, conquise, avant même l'arrivée sur scène du groupe. Lorsqu'elle chantait, la foule scandait son prénom, applaudissait, allumait des briquets, les projecteurs l'éclairaient et sa voix retentissait, pure et puissante, je la trouvais... je ne peux pas vous dire... mais là, Crocodile Dundee et moi, on n'était plus deux célibataires, notre coeur battait au même rythme, on était émus et troublés, émerveillés aussi. Elle nous a fait un petit signe, nous sommes les seuls à l'avoir vu mais le courant a passé entre nous trois à cet instant. D'ailleurs, après le show, elle est venue vérifier. Oui, définitivement, il s'est passé quelque chose à cet instant.

Elle enregistre bientôt un CD, un producteur lui court après. Elle a son style, unique, ses chansons, ses mélodies, son petit public fidèle. Elle tient à poursuivre ses études mais des spectacles sont prévus cet automne. Guitare et voix, elle donne tout ce qu'elle a quand elle chante. Elle vient de faire des arrangements musicaux pour inclure le violon de son amoureux à ses chansons, ils se produiront en duo, elle préfère toujours partager la scène... et le trac.

Bien sûr que je l'aime, que je l'encourage et que je suis fière d'elle mais j'ai peur. Elle a un talent fou et des choses à dire, c'est ça qui me fait peur. N'essayez pas de me rassurer, vous ne pourriez rien me dire que je ne me suis pas déjà dit moi-même dans mon coeur de mère. Le mieux que j'ai pu faire jusqu'ici, c'est de ne pas lui dire mes craintes, ne pas lui faire mes mises en garde. Mais le monde artistique est un univers difficile où l'on peut se faire mal, ça lui est déjà arrivé quand elle a publié son livre à l'âge de huit ans, j'en ai parlé dans un billet précédent, en février dernier. Alors, ce matin, j'essaie de mettre de l'ordre dans mes émotions et la seule chose qui me vienne en tête, c'est elle, sur scène, qui rayonne, souriante, si belle, et sa voix si chaude...


16 commentaires:

Caméléon... a dit…

T'as pas à réfléchir ou à analyser, t'as juste à la regarder vivre. Débordante de projet,pleines de promesses.Elle apprendra et grandira encore c'est tout.Pour tes peurs et tes craintes penses-tu 2 sec. qu'elle n'est pas au courant.....Voyons!....Va au spectacle et comme dise les anglais..Enjoy!

Noémie a dit…

Drôle de coïncidence... Samedi, moi et mes parents on a travaillés dans des retrouvailles!! On se disait justement moi et mon père que c'était beau de voir ces gens redevenir les ados qu'ils étaient il y a 20 ans... On a vu des anciens chums se retrouver et avoir du fun ensemble comme s'ils n'avaient jamais été séparé. Ça devait être pareil pour toi j'imagine!

Zoreilles a dit…

@ Caméléon : Ouch, arrête donc de dire la vérité, toi, ça fait mal, ça! Pour ma défense, je t'invite à lire mon billet du 10 février, mais surtout, mon commentaire qui a suivi, que je viens de relire, comme si j'avais besoin de ça... Naïvement peut-être, je crois que mes peurs ne changeraient rien à ses projets, elle et moi, on a fait un pacte à ce sujet il y a longtemps et au pire, elle me trouvera inquiète et sensible, elle cherchera à me rassurer qu'elle est armée pour ça maintenant, elle sait combien je l'aime inconditionnellement. D'ailleurs, elle vient souper ce soir avec son amoureux, on aura mille choses à se raconter...

@ Noémie : T'as trouvé le mot juste, ma belle, on était redevenus ados mais dans notre cas, on revenait en arrière de... 35 ans! L'ambiance devait être la même comme tu dis et moi, tu vas me reconnaître, je n'ai vu que le plus beau, le reste m'a complètement échappé! Ton parrain, par exemple, a tout vu et j'ai hâte qu'il me raconte sa perception, qui semble être bien différente de la mienne...

Zed Blog a dit…

Créer, c'est comme une envie de pipi. Désolée... C'est ma comparaison préférée parce que tu n'as pas le choix, tu y vas.

Tu ne te dis pas que ce seras le plus beau, le plus parfait, que tu seras le ou la meilleur/re, mais tu n'as pas le choix, tu y vas. Un point, c'est tout.

Dans tous les métiers, on peut se blesser. Plombier/ères aussi. Ton Crocodile aussi, peut se blesser...

Oui, blessures intérieures aussi. On ne peut s'immuniser.

La force intérieure, l'estime de soi, cette certitude de faire ce qu'on n'a pas le choix de faire, peu importe, d'êre à sa place,
l'amour autour de soi... Voilà qui arme bien sa personne. Je crois.

:) Zed

Caméléon... a dit…

J'ai fait mon devoir..j'ai relu le 10 février, le texte et le commentaire, et je me souviens du "live".
Tu vois 13 ans plus tard et la revoilà prête, avec un bagage remplie d'expérience dont elle se rappelle pas mal plus que l'on pense.

Zoreilles a dit…

@ Zed : Tes arguments sont convaincants, je l'admets. Vrai qu'on ne peut s'immuniser et ton dernier paragraphe a rachevé de me ramener à la confiance en la vie, en la nature humaine. Merci. Sincèrement. Tu sais pas comment.

@ Caméléon : Ah ben mon Simonac de Caméléon, toi, je pense que je viens de te reconnaître, mon Dalaï Lama de Ripon, en passant par l'Afrique, récemment de retour à Rouyn? Y avait juste toi pour me parler dans la face de même... Le pire, c'est que t'as raison. Bienvenue chez moi! Pour ta pénitence, je te donne un autre devoir, tu iras lire mon billet du 4 avril, laisse faire la photo, lis juste le texte! Ne reste pas étonné, j'ai sauté le paragraphe où je nommais ton nom...

Gaston Perron a dit…

Repentigny le 3 septembre 2007.

Retrouvailles : Moi je suis arrivé à Rouyn, Banque TD le 2 septembre 1958 et reparti le 6 novembre 1961, marié. On y retourne chaque été, louant un bachelor au CEGEP. Ta photo précédente m’a inspiré ce commentaire. Je pense que tu avais des craintes aux retrouvailles parce que tu te trouvais moins belle dans ce temps-là. Tu as certainement raison. Mais, aucun risque qu’on te reconnaisse pas; c’est dans les yeux qu’on se reconnaît.
L’an passé le 31 août 2006, j’ai organisé un déjeuner retrouvailles pour l’ouverture de TD Roi-René Anjou après 40 ans. Des amies de filles en particulier qui se revoient après 35 ans, hésitent un peu, se regardent dans les yeux et c’est tellement une grande joie, qu’une retrouvaille n’a pas de prix.
Ta fille fera comme sa mère, son chemin, elle réussira sans problème. Quand tu étais enfant comme elle, tu ne te voyais pas en qui tu es en 2007.
Bonne journée.
Gaston Perron, Repentigny.

Accent Grave a dit…

« Elle a un talent fou et des choses à dire, c'est ça qui me fait peur. »

Cette phrase me surprend un peu.

Le talent est une chose que bien des gens ont mais avoir des choses à dire devrait être une bonne nouvelle non?

Accent Grave

Zoreilles a dit…

@ Gaston Perron : Mes craintes n'étaient pas du tout reliées au fait que je sois moins belle et moins jeune que dans le temps-là, j'accorde si peu d'importance à ces choses-là, si vous saviez, mais plutôt au fait qu'ils pouvaient ne pas se souvenir de moi, alors que, j'aurais dû savoir que s'ils avaient marqué ma vie, ce devait bien être réciproque!

@ Accent Grave : C'est vrai, je n'étais pas claire, hier. Je voulais dire que quand on a un talent fou et des choses à dire, il y a donc un public intéressé, en demande, un marché à conquérir quand on va vers le show business et le show business me fait peur pour elle, parce qu'elle est sensible et vraie, comme le sont tous les créateurs/trices.

Mais là, ça va, j'ai fait du ménage dans mes sentiments et mes peurs et plusieurs commentaires m'ont convaincue. Advienne que pourra, je fais confiance à la vie. À elle surtout. Qu'elle aura la force de vivre tout ça sans se faire mal. Sinon, je serai là. Je ne devrais jamais écrire quand je suis dans cet état-là. Les écrits restent!

crocomickey a dit…

J'ai été trrrèèès ému par ce petit instant bref durant le spectacle de ta fille. Délicieux !

P Saucier a dit…

Est-ce qu'on peut entendre des extraits musicaux sur le Web? Ça serait intéressant de l'entendre.

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : Moi aussi!

@ P. Saucier : Non, je ne crois pas que ce soit disponible sur le Web. Toutefois, vous me rappelez qu'en 2005, alors qu'elle avait 18 ans, on pouvait la voir et l'entendre chanter une de ses compos sur le site de Star Académie (les auditions). Lors des auditions à Rouyn-Noranda, elle avait été retenue comme « coup de coeur » par le jury mais elle n'a jamais fait partie de l'émission, elle avait « oublié » (refusé) de signer son formulaire après l'avoir complété. Elle y était allée juste pour l'expérience et pour savoir ce que contenait le fameux contrat, ça l'intriguait, c'est pourquoi elle n'avait pas voulu le signer, pour se protéger. J'ignore si c'est toujours en ligne, c'était réservé aux abonnés de Vidéotron (une belle-soeur me l'avait fait parvenir) cette entreprise n'est pas établie dans notre région. Elle y chantait au complet « le lac Dufault » que Stéphane Laporte avait écouté jusqu'au bout, sans jamais l'arrêter, et les autres membres du jury avaient demandé une deuxième, une chanson connue, elle avait alors interprété « Mercedez Benz » de Janis Joplin.

Amourable a dit…

Wow! Quelle beau billet. Ça m'a rappeler "la gagne des dix",
L'an dernier j'ai aussi été invité à une soirée de retrouvailles du secondaire. Je n'y suis pas allé. J'aurais du.
Bravo pour ta fille.
Ma fille a 26 ans et je comprends tes inquiétudes. On doit leurs faire confiance, c'est tout ce que je peu te dire.
Bonne journée.:-)

Gylles Légaré a dit…

Une passion n'est jamais réfléchie, elle est comme le sang dans nos veines, elle est notre carburant de vie. La passion ne s'enseigne pas, elle se partage. J'ai hâte de recevoir l'invitation pour le partage passion d'Isa.

Au plaisir, Gylles

Anonyme a dit…

Tu écris bien maman Francine. Tu sais vraiment trouver les mots, les structures, la façon d'amener un sujet pour que ce soit toujours un immense plaisir de te lire.
Je t'aime maman

Zoreilles a dit…

@ Isa : T'étais là, ma poulette? T'as lu ça? Si j'avais su... J'avais oublié ce jour-là que les écrits restent et que les blogues sont des espaces publics...

Tu sais depuis longtemps que je t'aime et que mes craintes de Môman ne doivent jamais te ralentir dans la poursuite de tous ces rêves qui sont les tiens. Tu te souviens, quand t'étais petite? Je te disais tout le temps : « Prends bien soin de tous tes rêves, parce que tu vas inévitablement finir par tous les réaliser! »

Maintenant, tes rêves sont à ta portée, parce que tu as un talent exceptionnel pour semer du bonheur, de l'espoir et toucher les gens dans ce qu'ils ont de plus pur, de plus vrai en eux. Je le sais, je le ressens au plus profond de mon coeur, je sais reconnaître ces phénomènes quand ils se produisent.

Et ta voix... Et ta musique, celle qui naît dans ton coeur et que tu sais amener au bout de tes doigts... Partager, donner, semer, toucher, faire vibrer.

Je voudrais juste que tu penses à te protéger... Un autre souvenir me vient à l'esprit, c'est cette chanson que j'avais faite pour toi, qui s'appelait Donne, donne. Te souviens-tu de la fin?

À ma petite poupée blonde/Mon bel enfant, mon coeur sucré/Faut pas se donner à tout le monde/Tu vois, Maman s'était trompé...

Tu as bien fait de m'écrire ici, on est tranquilles pour jaser, les gens ne lisent plus les anciens billets et encore moins les anciens commentaires.

Et si tu ne devais retenir qu'une seule chose de tout ce que je viens de te dire, c'est que

Moi aussi, Isa, je t'aime, si tant tellement.

Maman x x x x