mercredi 19 septembre 2007

Nounours en détresse


Hier soir, 20 heures 30, dans notre cour, près du garage. Je vous le concède, ma photo n'est pas très claire mais vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir et voir de plus près le nounours apeuré qui s'était réfugié dans les bouleaux. Remerciement à André Bérard, un ami blogueur (Blogue-notes) qui m'a offert si gentiment de retoucher ma photo et la rendre ainsi beaucoup plus... lumineuse!

N'allez pas croire qu'on vit parmi les ours et les orignaux, même si on est en Abitibi-Témiscamingue! Cette année 2007 passera à l'histoire à cause d'un gel survenu sournoisement à la fin du mois de juin et il n'y a pas eu de petits fruits sauvages à cueillir, comme les fraises, framboises, gadelles, poires sauvages (les fruits de l'amélanchier) et surtout, les bleuets. Je me suis déjà désolée de ça dans un billet précédent et j'ajoutais que les ours allaient en être les principales victimes, bien plus que moi...

Le phénomène a semblé être plus marqué à Rouyn-Noranda. À la fin du mois dernier, il y avait eu au moins 150 signalements d'ours dans la ville et au lac Dufault, où j'habite, nous avons eu plus que notre part, à tel point qu'on ne le signalait même plus aux agents de la faune quand on en voyait. On faisait tout ce qu'il faut pour ne pas les attirer, rester prudent et tout mais « ousqu'y a de l'homme, y a de l'hommerie » et des personnes mal renseignées ou apeurées pour rien ont agi à l'encontre du bon sens et contre nature. J'y reviendrai.

Il m'est arrivé, lors de ma marche de 5 km avec ma voisine Lise, qu'on tombe un soir sur un gros ours qui traversait l'avenue des Iles juste devant nous et ne semblait pas du tout nerveux de notre présence, continuant son chemin sans même se retourner. Le sachant dans le petit boisé, je vous assure qu'on marchait les fesses serrées et qu'on parlait fort jusqu'à ce qu'on soit rendues au chemin des Castors!

Un autre soir, lors de notre marche quotidienne, on rencontre un cycliste, avec son enfant dans un siège, un touriste vraisemblablement, qui me dit, les yeux exorbités, incrédule : « Can you believe it, I just saw a BEAR? » et il nous montre le petit boisé qu'il vient de franchir, je lui explique qu'ici, c'est plutôt courant ces temps-ci mais il ne m'écoute pas vraiment, trop pressé de s'en retourner d'où il vient et le monsieur, il avait l'air en grande forme, en tout cas, il pédalait très vite!

Samedi matin encore, un ours passait dans ma cour, puis dans celle de mon voisin, qui a des arbres fruitiers, et puisqu'il n'avait pas vu l'affiche « cul-de-sac », (c'est une presqu'île) il s'en revenait quelques minutes plus tard en marchant tranquillement sur l'asphalte. Décidément, les ours n'avaient plus peur de personne et leur instinct de survie les entraînait à ne plus faire preuve d'aucune méfiance. Comme on dit, « chien affamé n'a plus de loi ». C'est ainsi qu'en juillet dernier, quelqu'un du village a abattu une grosse mère ours, laissant orphelins ses trois petits qui, depuis ce temps, rôdent toujours dans notre secteur.

Ici, on connaît bien les 3 petits nounours et on ne reste plus surpris de les voir dans nos cours, nos jardins et les boisés des alentours. Mais hier soir...

Crocodile Dundee était dans le garage comme d'habitude, avec la porte ouverte, les voisins viennent souvent jaser, emprunter un outil, demander un conseil de construction, fumer leur cigare, etc. À un moment donné, il entend quelque chose, il regarde en direction de la porte, il voit un des nounours qui a l'air complètement perdu. Il lui dit : « Qu'est-ce que tu fais là, toi? » et en sortant, il aperçoit le deuxième petit ours dans la cour du voisin. Il cherche le troisième mais ne le voit pas, il doit s'être déjà sauvé. Alors, il parle au plus curieux bien doucement mais le nounours prend peur et grimpe dans les bouleaux où vous le voyez sur ma photo. Et là, il pleure à fendre l'âme comme un bébé.

Crocodile Dundee a beau lui parler d'une voix rassurante, le petit nounours est en panique. Rapidement, les voisins accourent, admirent la scène, le deuxième ours se sauve mais celui qui est dans les bouleaux s'angoisse de plus en plus et pleure de plus en plus fort. Je vous le dis, mon coeur de Maman n'en pouvait plus de l'entendre et je n'étais pas la seule. On voulait se tasser, lui laisser le passage libre pour qu'il puisse s'enfuir, retrouver un petit coin boisé, ses p'tits frères, quelque chose...

Richard, un voisin et ami, avait sur lui son cellulaire, il a donc appelé les agents de la faune, pris ailleurs, dans un autre secteur où les ours se faisaient plus menaçants. Les agents nous demandaient si c'était possible pour nous de le tenir à l'oeil pendant la prochaine heure, le temps qu'ils arrivent jusqu'ici pour lui injecter de quoi l'endormir, le capturer et le déménager ensuite au nord de La Sarre comme ils l'ont fait si souvent cet été, la fin de semaine dernière encore, près de chez nous.

Mais au bout de deux ou trois minutes, on ne pouvait plus endurer la détresse du petit nounours et on a fait comme on devait, on s'est tous tassés dans la rue pour lui dégager un grand passage et il s'est enfui à la course sous nos regards soulagés. Ces trois nounours qui n'ont plus de maman essaient de survivre à cette famine qui les touche si dramatiquement. J'ose espérer que les agents de la faune pourront les récupérer pour les amener loin en forêt ou encore au Refuge Pageau à Amos, (voir le site www.ilparleaveclesloups.com) là où on les soigne le temps qu'il faut pour les retourner dans la nature quand ils sont assez forts.

Parce que la nature et la civilisation ne font pas toujours bon ménage et qu'à la fin, c'est souvent la civilisation qui gagne...

Attention, bonne nouvelle de dernière heure : J'écrivais ce billet vers 8 heures ce matin et voici le dénouement de l'histoire, telle que ça s'est produit autour de 11 heures, alors que j'étais à un visionnement de presse en ville, et comme vient de me le rapporter une voisine, il est 14 h 30.

Vers 11 heures, deux nounours se trouvaient dans la cour chez Suzanne, ma voisine d'en face, qui a reconnu nos nounours d'hier soir. Vile fait, avec la complicité de son voisin, Monsieur L., ils ont fait tout ce qu'il fallait. Monsieur L. a appelé les agents de la faune qui connaissent bien notre secteur et pour ne pas énerver les petits ours, Suzanne a fait entrer Lady, son gros Labrador, dans la maison, elle a donné à manger aux deux nounours pour les garder bien à l'oeil, le temps que les agents de la faune arrivent. Et les nounours ne demandaient pas mieux que de s'empiffrer de tout ce qu'elle leur lançait comme nourriture.

À leur arrivée, les agents de la faune n'ont pas eu de difficulté à tirer leurs fléchettes sur les deux petits ours, les capturer et, mon souhait s'est réalisé, ils les envoient tous les deux au Refuge Pageau à Amos où ils seront au meilleur endroit possible pour eux. Ils y passeront l'hiver, seront nourris, protégés et on fera bien attention à ne pas les habituer à l'homme, on pense beaucoup à leur avenir au Refuge Pageau. Au printemps prochain, quand ils seront assez forts, on les relâchera dans la nature, leur vraie maison. Il nous manque un des nounours, on ne le voit plus, on croit qu'il serait peut-être mort mais deux sur trois auront une belle fin à leur histoire, grâce à Suzanne, à Monsieur L. et aux agents de conservation de la faune.

La prochaine fois que je boulange, je leur amène chacun un bon pain chaud. Quant aux agents de la faune, ils ont fait leur travail de tous les jours et je ressens une grande reconnaissance à leur égard, même que je viens de penser que mon voisin Alain, biologiste, travaille au même ministère qu'eux et qu'il pourrait leur faire part de notre message. Ouais, je vais en parler à Alain, dès ce soir!

43 commentaires:

Zed Blog a dit…
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Henri a dit…

Il faut bien que je revienne de Montréal pour qu'une histoire de petits ours me mette une larme à l'oeil. On vit vraiment dans une région magnifique.

Zoreilles a dit…

@ Zed : J'essaierai d'effacer ton commentaire plus tard mais je communique avec toi dans les prochaines minutes. Non, je n'ai pas prévu aller à Montréal bientôt, malheureusement.

@ Henri : Oui, on vit vraiment dans une région magnifique et en plus, nos rêves s'y réalisent parfois, tu verras, j'ai ajouté à mon billet (en bleu) le dénouement de cette histoire qui n'aurait pu mieux se terminer. Tu vas être aussi content que moi!

macamic a dit…

Depuis quelques années ont peut assister à ce phénomène nouveau à l'effet que les animaux ne craignent plus l'homme, ils s'en approche même. Les gens dans les provinces de l'ouest sont souvent confrontés à ce problème. Dans le parc du Mont-Tremblant il y a plusieurs meutes de loup qui ont étés répertoriés récemment, ce qui n’avait pas été vu depuis très longtemps. Des campeurs couchant à la belle étoile en ont senti la présence tout près d’eux. Moi qui suis aller y faire de longue randonné à ski de fond l’hiver je n’en ai jamais vu, ni même de pistes. Mais des orignaux, oui dans la neige jusqu’au ventre et ont pouvait s’approcher de très près sans qu’ils bougent. Je comptais y retourner cet hiver mais je crois que je vais oublier ça.

Ce serait du au fait que nous empiétons toujours plus sur leur territoire, alors pour se nourrir, ils se rapprochent des villes ou il y a des odeurs de nourriture dans nos poubelles !!! Un hiver difficile ou un printemps avec des gels tardifs qui brûlent les poussent des baies sauvages comme tu décris dans ton texte en est sûrement la cause aussi... mais ces triste pour les petits qui ont perdu leur mère bien sur. Autrefois ces animaux se sauvaient à la vue de l’homme comme le petit dans l’arbre. Mais sa peut être dangereux si la mère est avec les petits.

Dans le parc Tremblant ont-nous dit et ces ‘’IMPORTANT’’ ne pas nourrir les animaux sauvages. Ces sur, si ont les nourris, ils vont toujours revenir avec les conséquences que cela implique.

Mais là, je viens de lire le dénouement de l'histoire.
ILs seront bien au refuge Pageau. Je l'ai visité il y a deux ans.
Ce monsieur, pis sa gagne, ces la mère Thésèsa pour les animaux.

Gros coup de chapeau pour eux.

Ah ! je sens un coeur de mère soulagé

bibco a dit…

J'ai tout lu en vrac, je suis à l'école en pensée comme en vrai ces temps-ci et le reste du temps j'essais de survivre...alors j'ai manqué trois blogs. d'un autre coté, ça étire le plaisir et j'en ai pour plus longtemps, mais quand même....Toujours un plaisir!
Moi à défaut d'ours j'ai des bébés chats de ruelle dans ma remise....

En direct des îles a dit…

Quelle chance Zoreilles, c'est par votre blog que je commence ma journée.
Elle est belle votre histoire et en plus elle finit bien!
J'espère que vous allez retrouver le troisième nounours, même si, comme vous le dites, l'histoire se termine bien pour deux des trois petits .

Merci pour ce beau moment de vie et en plus le site du Refuge est magnifique!

voyageuse du monde a dit…

moi je suis une tendre, une chance que les ours ne viennent pas dans ma cour, parce que je les nourrirais. Je sais, je sais, faut pas le faire mais ce serait plus fort que moi. J'adore les animaux quels qu'ils soient et crocodile dundee en sait quelque chose, on a souvent eu des discussions animées sur la chasse. Est ce qu'on peut apprivoiser ça des nounours, il me semble qu'on aurait le goût de les prendre dans nos bras et de mettre notre nez dans leur belle grosse fourrure.
Mais je serai raisonnable et je ne ferai rien de de tout ça...

Zoreilles a dit…

@ Macamic : Même si tu as raison de dire que nous empiétons sur leur territoire et qu'on voit de plus en plus le phénomène des animaux sauvages qui s'approchent trop de la population, pour nos ours, c'était exceptionnel cette année à cause de la famine causée par le manque de petits fruits. J'ai bien aimé ton expression de « mère Térésa pour les animaux » au sujet de la famille Pageau, c'est exactement ça!

@ Bibco : Des bébés chats de ruelle dans ta remise, c'est vraiment trop mignon! Et le Refuge Pageau, tu connais? C'est ton ancien patelin, ça!

@ en direct des îles : Voici des nouvelles du troisième nounours, je les tiens de Crocodile Dundee quand il est revenu de travailler hier, il m'a dit qu'il les avait vus TOUS LES TROIS à 7 heures le matin, quand il s'en allait à l'ouvrage. Ils étaient tellement adorables, il paraît. Alors, je lui ai appris la bonne nouvelle au sujet de deux des trois. Donc, le troisième est toujours en vie, on va sûrement finir par le trouver.

@ Voyageuse du monde : Tu peux être sûre que je me rappelle de vos discussions animées sur la chasse et la trappe. Pourtant, je sais que c'est dur à comprendre mais il a un tel respect pour les animaux de la forêt... Puisque je chasse aussi, avec la caméra, il me dit souvent qu'il me comprend, qu'un jour, il fera comme moi... Et ce jour n'est pas très loin je pense. Si tu savais comment il prend soin des orignaux, des ours, des lynx, des martres, des familles de castors, des perdrix, des pies, des hérons, etc. Il trappe le loup, le pécan, pour sauver les orignaux plus vulnérables, il s'émeut que les orignaux soient végétariens et ainsi, les prédateurs d'aucun autre animal. Un jour, j'écrirai un billet là-dessus, j'en ai trop long à dire, il faut que j'explique que les chasseurs ne sont pas tous des êtres sanguinaires.

Et puis, tu sais que Michel Pageau, avant, il était un chasseur et un trappeur... Ça vient de loin tout ça pour certains hommes, des centaines, des milliers d'années de conditionnement, du temps où l'homme était un chasseur, un guerrier, un prédateur, un pourvoyeur...

Si on peut apprivoiser des ours? Oui, bien sûr, si on les prend quand ils sont petits, je connais plusieurs histoires, dont celle du père de Crocodile Dundee quand il était jeune, il me la racontait encore ce matin, avec beaucoup de peine. Ces histoires finissent toujours mal... pour l'animal. Il faut les aimer assez pour les laisser libres, je sais que tu comprends.

bibco a dit…

Je connais très bien oui, Monsieur Pageau est admirable et tout le monde devrait visiter ce refuge, il était un environnementaliste bien avant que ce soit une mode...

André Bérard a dit…

Moi qui adore les ours (j'en suis un), j'ai été très captivé par cette histoire. Je m'étais même permis «d’améliorer» votre photo afin que nous puissions mieux voir l'ours, mais j'ai égaré votre adresse courriel.

Jo le grand blond a dit…

Vraiment trop cute et trop "happy end". Ouin, la ville a aussi ses moins beaux cotés...

Noémie a dit…

Je suis vraiment contente que ça se soit bien terminé! Tu sais à quel point j'aime les animaux! je trouve ça bien triste qu'ils n'aient plus d'autres choix que d'envahir les villes pour trouver de quoi manger...
Espèreont que plusieurs d'entre eux connaîtrons un sort aussi heureux que tes deux p'tits ours!

voyageuse du monde a dit…

Je connais très bien le coeur tendre de crocodile dundee et j'ai toujours pris tellement de plaisir à ces discussions avec toi et lui. Plus pour provoquer les échanges que pour convaincre du bien fondé des idées de l'un et de l'autre. et je sais aussi très bien quel genre de chasseur il est, pas un sanguinaire qui le fait par plaisir de faire souffrir un animal ou pour prouver la supériorité de l'homme sur l'animal.
ce serait cool apprivoisé un nounours, mais tu as raison, mon coeur tendre aurait bien de la difficulté à lui redonner sa liberté même si je sais que c'est la bonne chose à faire. alors je vais m'abstenir pour le vrai nounours et me contenter d'un en peluche. La seule liberté que je lui donnerai, c'est quand il sera trop usé ou qu'il perdra sa doublure...
Mais quand même, quelle belle histoire. J'ai même fait visiter ton site à un collègue de travail qui a été très impressionné.
et pour répondre à quelques personnes qui ont fait des excellents commentaires, il est vrai que l'Abitibi est une belle région et plus je lis les tranches de vie, plus je m'ennuie. La banlieue des basses laurentides est vraiment terne comparé à toutes les richesses de la nature par chez vous. Le grand moment d'action de la journée ici a été la bataille de chats dans la petite trail derrière la maison ce soir avant le souper, sans doute pour une souris ou un oiseau.
à la prochaine.

Gaston Perron a dit…

Repentigny le 20 septembre 2007.
Ours: animal non domestique.
Quand un ours dévorera votre petite fille de 5 ans, ou votre propre enfant, vous verrez que l'ours n'est pas un animal domestique. Sur nos fermes, nos terres à La Reine, nos parents ne toléraient pas les ours afin de protèger les humains et les animaux domestiques. Les ours on les chassait on les tuait.
Je suis d'avis que nos parents n'étaient pas des imbéciles mais des connaisseurs. Seulement un enfant bien mangé par un ours c'est un évènement de trop.
La vie d'un enfant c'est chère.
Bonne journée.
Gaston Perron Repentigny.

Henri a dit…

"Seulement un enfant bien mangé par un ours c'est un évènement de trop."

Mais c'est quoi ce délire ! Un ours qui "mange" un être humain. Il peut arriver qu'un ours s'attaque à un être humain mais encore là, ce sont des événements très isolés. Beaucoup plus de risques de mourir dans un écrasement d'avion, frappé par un truck de pompier ou encore suite à la complication d'une simple grippe (autour de 1000 morts par année seulement au Québec).

Alors svp, n'essayez pas de nous faire pleurer avec les ours qui mangent les enfants.

André Bérard a dit…

@ Gaston Perron

Lorsqu'une voiture fauchera votre enfant, vous verrez que ces engins ne sont pas que des moyens de transport, mais aussi des armes.Selon votre logique, tout ce qui menace nos enfants doit être éliminé? Contrairement aux voitures, votre raisonnement ne tient pas la route, désolé. C'est un argument larmoyant complètement hors propos.

Zoreilles a dit…

@ Bibco : Me semblait bien aussi que tu devais le connaître! Michel Pageau et sa femme, Louise, sont des êtres exceptionnels, ils sont maintenant secondés dans leur mission par d'autres membres de la famille, heureusement.

@ André Bérard : Si vous êtes un ours, vous en êtes un fort sympathique, jamais jamais grognon, et je vous remercie beaucoup de votre complicité pour avoir rendu ma photo plus... lumineuse.

@ Jo le grand blond : Au contraire, je trouve que notre ville a parfois ses bons côtés. En fait, j'habite un village maintenant fusionné à la ville. Cette situation des ours dans la ville est vécue ici plutôt comme une curiosité, un fait insolite, un caprice de la nature, une occasion d'en apprendre davantage sur les ours ou les animaux sauvages. En tout cas, ce n'est rien de négatif ou de dramatique. Et les agents de conservation de la faune en profitent pour faire beaucoup d'éducation dans la population et Dieu sait jusqu'à quel point ça s'impose...

@ Noémie : Je savais que l'histoire te toucherait, toi qui aimes tellement les animaux que tu vas y consacrer de longues études et ta future carrière. Avec toi, ils seront compris, soignés, entre bonnes mains et aimés. Heureux tous ceux qui croiseront ta route, tant chez les animaux que chez les humains! Ta marraine x x x

@ Voyageuse du monde : Un ours en peluche, oui, c'est ta meileure idée! Parce qu'un ours qui serait apprivoisé, ce n'est pas toi qui ne voudrais plus le laisser partir, le problème n'est pas là, c'est qu'il serait devenu dépendant de l'être humain, complètement dénaturé, tu comprends? La région des Basses Laurentides offre mille beautés, tu sais, toutes les régions ont leurs particularités, leurs merveilles. Très bientôt, vous serez dans les couleurs de l'automne...

@ Gaston Perron : Je n'ai pas très bien saisi votre propos, avez-vous cru qu'on jugeait sévèrement nos pionniers ou les agriculteurs qui ont dû et doivent toujours se défendre des animaux sauvages? Bien sûr que la vie d'un être humain a une valeur inestimable. J'aimerais que vous puissiez préciser votre pensée, qu'on comprenne un peu.

@ Henri : Comme toujours, je reconnais ton talent à bien vulgariser l'aspect scientifique, réaliste, statistique, comparatif... et direct! L'aspect drame sanglant, psychose collective, sensationnalisme, ce n'est pas ta tasse de thé toi non plus, hein?

Anonyme a dit…

C'est un billet intéressant et suscitant une boone réflexion. Les ours effet domino du manque de petits fruits effet du gel tardif au printemps.....C'est drôle comme nos préoccupations sont tellement à l'opposer que ce que nous lisons ou entendons dans les médias provinciaux!!
Jocelyn

Anonyme a dit…

Repentigny le 21 septembre 2007.
Simplement et amicalement.
L’ours : Je suis sûr Zoreille que tu as tout le respect pour les pionniers et les agriculteurs. L’ours est revenu depuis que les familles d’agriculteurs sont parties. On ne se sert pas aujourd’hui de l’expertise et de la sagesse des agriculteurs pour gérer la nouvelle présence de l’ours. L’ours n’est pas un animal domestique. M. Pageau à Amos et au Zoo de St-Edouard, on a refusé l’accès à l’enclos des ours à ma petite fille Catherine. Toutefois, elle a pu entrer dans l’enclos des chevreuils et des chèvres pour les flatter. Ma belle-sœur Carole à Montbeillard croise à l’occasion un ours lorsqu’elle prend sa marche mais, elle a très peur. Une seule femme qui vit dans la peur dans la ville, c’est un évènement de trop. Le droit des citoyens de vivre paisiblement passe avant les ours qui sont nullement un besoin dans la ville. L’avion, le truck de pompier, l’auto sont devenus des besoins du monde moderne. Et la grippe qui tue des personnes âgées n’a pas encore été éliminée par la science. Toutefois on peut tasser l’ours comme les ancêtres l’ont fait.
M. Henri et M. Bérard quand un enfant se fera dévorer par un ours, on ira ensemble au salon avec chacun notre texte en main.
J’ajouterai que le chien pitbull devrait être déclaré animal non domestique et traité comme tel. Un seul visage d’enfant déchiqueté ou une seule vie d’enfant a priorité sur la présence des ours et des pitbulls dans la ville.
Gaston Perron.

Joce a dit…

"Une seule femme qui vit dans la peur dans la ville, c’est un évènement de trop. Le droit des citoyens de vivre paisiblement"

L'homme est beaucoup plus dangereux que l'ours....surtout pour la femme!C'est un peu un faux débat,je crois.
OURSE que c'est qu'on s'en va avec ça?

Henri a dit…

L'aspect positif avec ce faux débat, c'est que l'on va établir un record de commentaires sur le blogue à Zoreilles, du moins, si la tendance se maintient :-)

André Bérard a dit…

Je suis d'accord avec Henri (encore une fois), il s'agit bel et bien d'un faux débat alimenté par des sophismes et des arguments fallacieux bien connus, cela dit sans animosité. ;-)

Nous en sommes donc à 22 commentaires! ;-)

voyageuse du monde a dit…

et bien si ça peut aider pour le record...
moi, je vis en ville et j'avoue que je ne sais pas qui j'aurai plus peur de rencontrer le soir seule à me promener, l'ours ou l'homme. J'aime mieux ne pas penser à la réponse.
et je ne crois pas qu'un animal non domestique doit être éliminé d'emblée. Chaque chose dans le monde a son utilité même si parfois on ne saisit pas toujours le pourquoi.
par contre, je suis d'accord avec le fait que les ours n'ont pas leur place en ville, ce n'est d'ailleurs pas leur milieu de vie naturel. Les animaux comme les humains devraient avoir le droit de vivre à l'endroit qui leur convient.

Accent Grave a dit…

Bon ben, je suis un peu en retard. Comme à chaque fois, j'ai « dévoré » la petite histoire des oursons.

La narratrice a beaucoup de talent. Merci de nous avoir rapporté ce fait. J'ai adoré le style autant que le contenu.

Quant au monsieur anti-ours mangeur d'enfants, il est drôle.

Accent Grave

Lise a dit…

Bonsoir Zoreilles,

j'ai beaucoup aimé cette histoire de nounours, car au moins elle s'est bien terminée pour deux d'entre eux. J'ai une passion pour les animaux, avec ou sans fourrure, et les nounours sont venus chercher mon coeur d'enfant. J'ignore pourquoi, j'ai pensé à "Boucles d'or et les trois ours". J'imagine très bien la détresse de l'ourson dans l'arbre, et celle des humains qui n'en pouvaient plus de l'entendre. Je me serais mise à pleurer autant que lui je crois. Vous avez un beau talent de conteuse, j'avais l'impression d'être sur place.

Guy Vandal a dit…

Salut Zoreilles...

C'est vrai que tu as un très beau talent de conteuse. Chacun de tes billets est un voyage...

Lise a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Gaston Perron a dit…

Repentigny le 22 septembre 2007.

Objet : L’ours dans la ville.

En l’absence d’émettre une opinion rationnelle, on a dit : délire, larmoyant, hors propos, faux débats, sophismes, fallacieux, drôle, on a comparé l’ours à l’avion, au truck de pompier, à l’auto, la grippe….
Un grand nombre de personnes ont peur de l’ours, certes la peur est démesurée par rapport au danger réel. Mais, dans un passé récent, une jeune fille s’est fait dévorée à Valcartier, un homme de la région d’Amos aussi et un campeur dans l’ouest Canadien. Le danger est rare mais indéniable. Dans la ville, des hommes et des femmes se privent de prendre des marches, d’autres le font mais marchent les fessées, de peur. Dans la ville, les citoyens ont droit à la quiétude et à la sécurité. Cette raison est suffisance pour qu’on respecte ce grand nombre de personnes car, les pilules contre la peur ne se trouvent pas chez Jean Coutu.
DANS LA VILLE, LES CHIENS ERRANTS SONT PROHIBÉS. IL VA DE SOIT QUE LES OURS ERRANTS DOIVENT ÊTRE PROHIBÉS DANS LA VILLE. À l’écran l’ours est un ti-nami, au zoo il est enfermé dans une cage. Les 150 signalements cette année à Rouyn-Noranda, les 450 signalements l’an passé à Gatineau traduisent d’abord de l’inquiétude. Un jour c’est sûr qu’on devra adresser le problème mais quelqu’un aura payé le prix de la naïveté actuelle des gens.
Respectueusement.
Gaston Perron, Repentigny.

crocomickey a dit…

Ce monsieur du refuge Pageau, est-ce le même sur lequel on a fait le film de ... l'Homme qui parlait aux loups ? Quel personnage !!!

Joce a dit…

Oui Michel Pageau tient un refuge pour animaux blessés, abandonnés ou handicapés. Avec sa conjointe Louise, ils aident ces animaux qu'ils remettent dans le bois lorsque ça devient possible.
Ce refuge est situé près d'Amos et c'est une fierté régionale.
Joce

Henri a dit…

Monsieur Perron,
Comme ça, vous voulez qu'on la joue "rationnel". Allons-y donc.

Vous nous dites que "dans un passé récent" (on ne sait pas trop à combien d'année ça remonte mais bon...), 3 personnes ont été tuées par des ours sur le territoire canadien (puisque vous nommez Amos, Valcartier et l'ouest canadien). Donc, 3 personnes sur le territoire canadien depuis combien d'années ? Vous ne le dites pas.

Pour ma part, je vais vous confiez les informations suivantes. En moyenne annuellement, de 2000 à 2002, seulement pour la région de l'Abitibi-Témiscamingue, il y a eu 1076 morts (toutes causes confondues), dont :
- 344 par des tumeurs cancéreuses ;
- 319 par des maladies de l'appareil circulatoire ;
- 82 par des maladies de l'appareil respiratoire ;
- 62 par des traumatismes non intentionnels (c'est-à-dire des accidents routiers, des chutes, des empoisonnements...) ;
- et 37 par suicides.

Vous remarquerez que la proportion de morts résultant d'attaques d'ours "en ville" représente un très très faible pourcentage. Si, après avoir pris connaissance de ces données, vous avez toujours peur de mourir attaqué par un ours en prenant une marche "en ville", alors mon cher monsieur Perron, laissez-moi vous dire que vous devez être un homme très malheureux dans la vie car vous devez avoir peur de tout.

De plus, si vous avez bien lu le texte de Zoreilles, vous comprendrez que la ville de Rouyn-Noranda n'est pas un zoo à aire ouverte. Lorsque l'on signale la présence d'ours, les agents de la faune tentent de récupérer les bêtes pour les ramener dans le bois, à plus de 100 km au nord.

J'espère que cette fois-ci, le message fut assez rationnel.

Zed Blog a dit…

Trop d'humains sur la petite planète qui n'est plus bien bleue, ou en tout cas pas pour les bonnes raisons...

J'ai toujours tant de difficulté à mettre le mot domestique à côté de celui d'animal...

Le moins (le plus dangereux, destructeur) ou le plus domestique (servile), c'est l'humain.

Il est le domestique de sa pensée servile, qui veut qu'il soit le centre de l'univers, que ce soit pour lui, voire à son service que tout le reste existe. Il se multiplie, se reproduit selon ses propres critères personnels. Ses principaux prédateurs sont les bactéries, virus, maladies et... lui-même.

Les autres animaux n'ont plus de place où aller et c'est infiniment triste.

Abimer ainsi l'environnement, c'est se tirer dans le pied. En bons égoïstes, les humains les moins conscients devraient au moins songer à eux-mêmes. Mais si ce n'est pas tout de suite, si c'est demain ou futur, on oublie ça... Plaisir instantané peu importe le prix.

Ça, c'est pour l'idéologie capitaliste. Maintenant si on va dans les pays dits en voie de développement (et le développement, c'est nous???), l'évolution de la conscience sociale, environnementale au sens global du terme, n'en est pas là, faute d'éducation, d'information, et faute de structures économiques et politiques permettant des structures sociales organisées et capables de réflexion.

Bon, c'est très, très abrégé, mais je crois qu'on peut voir un peu ce dont il est question.

Jolie fin temporaire pour ces petits ours et tellement dommage qu'il faille passer par là.

Zed

P.-S. ─ Zoreilles, merci pour le message!

Gaston Perron a dit…

Repentigny, le 24 septembre 2007.

Objet : L’ours dans la ville.

En l’absence d’opinion sur le sujet de « l’ours dans la ville », on a dit : 1076 morts, tumeurs cancéreuses, problèmes circulatoires, respiration, accidents routiers, empoisonnements, suicides….
En citoyen responsable, on est préoccupé pour les hommes, les enfants et les femmes, sûrement des milliers, qui ont peur de l’ours et se privent de marcher à la brunante dans les rues et les chemins du territoire de la ville ou qui marchent les fesses serrées, de peur, comme l’a mentionné Zoreille dans son excellent texte. De plus le danger d’attaques réelles est indéniable. Le dumping des ours chez les voisins au nord mettra de la pression sur les citoyens de Val St-Gilles, Beaucanton, Val-Paradis, Normétal. Ils sont déjà débordés avec les ours. Et en plus grand nombre, les ours qui se multiplient reviendront vers le sud où les petits fruits sont plus abondants mais ne se multiplient pas comme les ours. Alors que les petits fruits seront insuffisants pour satisfaire les ours, ils fouilleront dans les poubelles et si il n’y a rien, ils flaireront le garde-manger. Effectivement si on laisse aller, la ville dans un certain temps aura l’ambiance d’un zoo mal géré.
En citoyen responsable, on ne doit pas attendre qu’une délégation de personnes qui ont peur des ours doivent faire la démarche humiliante chez M. le maire pour lui dire : on a peur des ours, au secours.
Respectueusement.
Gaston Perron, Repentigny.

Zoreilles a dit…

Bon, je m'absente trois jours et voilà que je pète des scores au chapitre du nombre des commentaires! Comme quoi, je suis bien meilleure quand je suis absente et mon truc a toujours été de savoir bien m'entourer!!!

Petite mise au point : Je ne « marche pas aux cotes d'écoute » juste au cas où quelqu'un prendrait au sérieux les blagues de mes amis. Le contenu et l'intérêt de vos commentaires m'enchantent... et m'importent beaucoup plus que leur nombre.

Confidence : Je n'aurais jamais cru qu'une petite histoire vécue de nounours en détresse (qui finit bien) pouvait susciter autant de controverse!

Mais j'en oublie la plus élémentaire politesse. J'ai l'habitude de souhaiter la bienvenue aux personnes que je croise sur mon blogue pour la première fois, permettez-moi alors d'accueillir Lise avec un sourire et une franche poignée de main.

Et maintenant, à vous, mes vieux amis : Jocelyn/Joce, mon bien cher frère, Henri, André Bérard, Voyageuse du monde, Accent Grave, Guy Vandal, Crocomickey, Zed... Je vous ai lus avec un immense plaisir, comme toujours, c'était si bon de vous entendre répondre, discuter, réagir, échanger, sourire, expliquer. Un bonheur pour moi!

@ Gaston Perron : Je regrette sincèrement de vous avoir demandé de préciser votre pensée, j'avais cru tout simplement qu'on se comprenait mal, je ne pouvais pas croire... Pourtant, plus vous précisiez votre pensée, moins je comprenais, malgré les réactions vives que vous avez suscitées et les explications polies, scientifiques, réalistes et logiques qui vous étaient amenées, vous avez persisté à nous parler de choses... complètement hors de la réalité, et même très très très loin de notre réalité. En fait, ça me dépasse complètement... Je n'ai pas le goût de me lancer dans une quelconque explication puisque tous les autres semblent avoir échoué avant moi.

Croyez bien que je le regrette.

modotcom a dit…

Zoreilles, le nounours; comment coexiste-t-il avec l'humain? Pas de petites baies pour les ours car la planète s'est réchauffée, pas de ci pour tel animal, pas de ça pour tel autre, pas de bouffe pour tel enfant, pas de médicament pour tel autre,... Quand je nourris mon chat, il faut pas que je pense aux enfants sous alimentés. Si j'ai peur de l'iurs qui vient chercher à manger chez moi, il y a lieu de penser qu'il n'a plus ce dont il a besoin dans son habitat naturel; c'est certes pas de sa faute. Nounours...

Lise a dit…

Merci Zoreilles pour le mot de bienvenue, mais j'ai réalisé que je préfère, de beaucoup, être simplement lectrice plutôt que publier des commentaires, donc je n'écrirai pas souvent. Je n'ai pas terminé de lire les textes des archives de votre blogue (découvert grâce à celui de Crocomickey), mais j'ai vu toutes les photos du Projet Familial. Magnifique ! J'ai de la famille un peu partout en Abitibi. D'ailleurs toutes les régions du Québec ont leur beauté et leur charme, très différents de l'une à l'autre.

Je crois que je vais essayer de supprimer mon deuxième message, même si la situation n'a pas changé et que mon voisinage n'est toujours pas de retour, car je trouve en le relisant qu'il a un ton moralisateur et déplaisant. Je n'aime pas ça. Et l'histoire me servira de leçon, la prochaine fois je me mêlerai de mes oignons.

Merci beaucoup !!!

Zoreilles a dit…

@ Modotcom : Les nounours (comme les ours en général) n'ont pas à co-exister avec les humains, c'est justement le contraire. Et si ce « caprice de la nature » s'est produit cette année dans notre secteur (MRC de Rouyn-Noranda) ce n'est pas à cause du problème global de réchauffement de la planète, quoique je ne nie pas ce problème auquel nous devons accorder toute notre attention, mais ce manque de petits fruits qui a été causé par un gel survenu à la fin juin, au moment où ces petits fruits sont en fleurs.


C'est le genre de situation qui se produit parfois, environ aux 10-15 ans approximativement et dans un secteur donné, un phénomène rare, naturel et pas dramatique du tout, un simple caprice de la nature. Pour les ours, par exemple, c'était dramatique. Ça a amené une famine chez ces ours qui se nourrissent de petits fruits pendant l'été. Ils ont été les seules véritables victimes de ce caprice de la nature. Voilà pourquoi ils ont été signalés autour de notre ville cette année. Non pas DANS la ville mais AUTOUR et comme j'habite autour... en fait, au bord d'un lac... où c'est plutôt boisé... Il n'y a pas eu 150 ours mais bien 150 signalements d'ours, donc, 3-4-5 personnes peuvent avoir signalé le même ours et le même ours peut avoir été vu à plusieurs reprises.

Quelqu'un qui avait une peur maladive des ours a fait feu sur une mère ours près de chez nous et l'a atteinte mortellement.Elle avait trois petits. Ces trois petits nounours se sont débrouillés pour survivre comme ils ont pu, ils n'avaient plus de maman, donc, plus de repères... Ils se tenaient toujours ensemble et on avait fini par les « adopter » un peu, les protéger, juste le temps de les chiper ailleurs pour leur sauver la vie. Le reste de l'histoire, tu la connais.

Il n'y a rien à craindre, crois-moi. Les ours ne nous ont pas empêché de vivre, pas du tout. Ils ne fouillaient pas nos poubelles non plus, parce que nous les mettions dans nos bacs à la dernière minute. Il ne faut pas les nourrir, les ours, jamais, jamais, c'est un tort considérable à leur faire et quand ma voisine d'en face l'a fait, c'était uniquement pour les tenir à l'oeil, le temps que les agents de conservation de la faune rappliquent au plus vite. Mais on ne pouvait empêcher qu'ils cherchaient de la nourriture, principalement autour d'ici où il y a des arbres fruitiers. Ils voulaient survivre!

Ce qu'il fallait faire, c'était de les capturer sans les blesser, les déménager dans l'univers qui est le leur, la forêt.

@ Lise : Tu as raison, toutes les régions du Québec sont magnifiques et offrent leurs particularités. Et tu fais comme tu veux, libre à toi si tu veux lire sans intervenir, je respecte ça mais ce serait dommage pour nous, tu as de belles choses à dire, des messages sensibles à nous livrer, j'avais beaucoup aimé ton commentaire que je n'avais pas du tout trouvé moralisateur mais plein de sagesse. Tu y décrivais une situation qui, malheureusement, arrive trop souvent et tu as sûrement fait réfléchir des gens. J'espère que tu reviendras. Quant à ton appréciation du site des Merveilles de l'Abitibi-Témiscamingue, je transmettrai ton message à mon frère et son fiston, puisqu'il s'agit bel et bien d'un projet père-fils qu'ils ont conçu et réalisé ensemble avec une complicité extraordinaire. D'ailleurs, ils célébraient hier le premier anniversaire du site. Tu leur fais un beau cadeau!

Zoreilles a dit…

J'entendais ce matin sur le ondes de Radio-Canada en Abitibi-Témiscamingue l'entrevue qu'a donné le directeur de la protection de la faune (ministère de l'Environnement et Faune Québec) au sujet de la situation des ours dans le secteur de la MRC de Rouyn-Noranda et d'Abitibi-Ouest.

Si ça vous intéresse, voici les données qui nous ont été communiquées :

- Plus de 50 ours ont été abattus par des gens du public.

- 6 ont été abattus par des agents de conservation de la faune.

- 49 ont été déplacés de deux manières différentes : les oursons qui n'auraient pas survécu dans la nature ont été amenés au Refuge Pageau (ils sont au nombre de 23) et les autres ont été déplacés de 60 à 70 km plus loin que l'endroit où ils rôdaient, en pleine forêt, évidemment.

On peut en voir jusqu'à la fin octobre, des cages sont installées aux endroits plus à risque, c'est que l'ours est toujours dans cette saison d'automne « en plein marathon pour faire ses graisses pour l'hiver, avant la période d'hibernation » selon les propos du directeur de la protection de la faune.

La chose à faire lors d'un signalement d'ours, la seule bonne chose à faire, c'est d'appeler les agents de conservation de la faune.

Tietie007 a dit…

En France, la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées est refusée par les éleveurs ...

Zoreilles a dit…

@ Tietie 007 : Bonjour, bienvenue ici, c'est la première fois que je vous croise. J'imagine que les éleveurs dans les Pyrénées doivent avoir leurs raisons mais ici, nous vivons dans une région de grands espaces, une région plus vaste que plusieurs pays, la situation n'est vraiment pas la même.

Anonyme a dit…

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Anonyme a dit…

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Anonyme a dit…

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