lundi 26 mars 2012

Madame B

Photo : Août 2011, au verger de l'Île Nepawa, Lac Abitibi. Ce pommier est différent des autres, on dirait qu'il offre ses pommes en faisant une révérence, de manière à ce que même les tout petits puissent les cueillir.



Madame B



Il me semble la connaître depuis toujours. Mais pour dire vrai, je la côtoie seulement depuis 2004, lorsque Belle-Maman a emménagé tout près de chez Monsieur et Madame B, sur le même étage de la résidence privée pour personnes âgées autonomes, dite de type évolutive. Cette expression marketing très à la mode signifie que lorsque les résidents deviennent moins autonomes, on « évolue » avec eux, moyennant quelques suppléments qui s'additionnent... et même parfois, se multiplient!



Je ne m'attarderai pas sur le cas de Monsieur B, un genre de grand aristocrate très sobre, distingué, d'allure toujours un peu tristounette. On ne le voit jamais en présence de son épouse, beaucoup plus colorée : Madame B, un phénomène inexpliqué...



À cause de son nom de famille, enfin plutôt celui de son mari, je lui avais demandé dès notre première rencontre si elle était la maman d'Hélène, une fille de mon âge que j'avais croisée dans l'un de mes milieux de travail. Je venais de créer un lien avec elle pour toujours, et depuis elle m'associe à tous ses enfants, particulièrement à Hélène.



Au fil des années et à force de se rencontrer dans les corridors, dans l'ascenseur, à la buanderie, dans le hall d'entrée ou à la cafétéria où je vais souvent chercher ou rapporter les plateaux de repas de Belle-Maman, il s'est tissé une sorte d'amitié secrète, une complicité joyeuse et discrète, entre Madame B et moi. Elle me charme et m'attendrit à tous les coups, cette dame fascinante. La rencontrer et échanger avec elle me remplit d'un bonheur instantané et d'une joie de vivre dont elle arrive à m'envelopper comme par magie, tant elle porte ça en elle.



Madame B est une artiste. Elle l'a toujours été. Elle crée du beau et du bon. Elle rend le monde meilleur.



Sur la porte de son studio, celui qu'elle partage avec son mari, on a tout de suite une idée de sa personnalité ou son état d'âme du moment : une oeuvre d'art, un bricolage, des fleurs, un chapeau rigolo, une photo, un paysage, une décoration de la saison, toujours accompagné d'une phrase, une expression, une citation de quelque auteur ou philosophe qu'elle est en train de lire. Elle en change très souvent, on dirait que c'est comme son blogue!



Elle s'implique facilement et veut toujours aider tout le monde, cette femme a besoin d'aimer et d'être aimée, de donner. Elle ne suit pas la mode des madames de la résidence, non, elle crée des ensembles toujours jolis avec des superpositions de couleurs et de textures et ça l'amuse beaucoup, ça la fait rire et elle dit toujours qu'elle n'est quand même pas pour garder ça pour ses vieux jours!



S'il y a un petit rôle à tenir dans un spectacle, ou qu'on a besoin d'elle pour jouer un tour à quelqu'un, chanter une chanson ou célébrer un anniversaire, elle va déployer tout ce qu'elle peut de ses talents si ça peut être utile pour mettre de la joie dans une activité spéciale ou faire vivre à quelqu'un un moment particulier.



L'autre jour, je l'ai vue passer avec ses gants de vaisselle jaune, une plante verte qu'elle avait installée sur le siège de son déambulateur et un gros sac de terre. Elle chantonnait un air un petit peu sautillant. Je lui ai dit : « Ah bon, c'est journée de rempotage, votre plante était à l'étroit? » elle m'a répondu : « C'est celle du bout du couloir, ça faisait longtemps qu'elle étouffait ».



Quand elle s'est blessée à un genou, l'automne dernier, elle est restée avec un léger handicap dans sa démarche après l'opération, elle a dû s'astreindre à se déplacer avec une marchette, le vrai mot pour ça, c'est déambulateur. Elle n'en a pas fait de drame, elle m'a dit qu'elle avait passé son permis haut la main pour conduire ça et se déplacer comme le reste du monde! Elle était contente de son achat « pas dur su'l'gaz », très écolo, qu'elle a ajouté. « Le pire, ce sont les batailles de parking de marchettes à la cafétéria, un vrai fléau! »



En décembre, elle a perdu l'un de ses petits-fils dans un accident de voiture. J'ai eu de la peine pour elle. Je l'ai revue seulement quelques semaines plus tard. Je n'allais pas passer ça sous silence. Elle m'a pris les mains et m'a dit que personne n'osait lui en parler alors qu'elle avait tant besoin de ne pas rester toute seule avec ça. « Les silences sont trop lourds, il n'y a rien de pire ». J'étais à l'écoute, si elle avait voulu m'en parler plus longuement. Mais non, elle s'est mise à me parler d'un autre deuil qu'elle avait dû faire et de ce qui s'était passé par la suite. La plus belle histoire que j'avais jamais entendue sur la résilience. Le temps s'était arrêté, et nous étions, elle et moi, comme sur une île déserte, au mitan de la vie... Je l'aurais écoutée pendant des heures.



À la fin, elle m'a regardée dans les yeux... « Je vais te dire un secret... Derrière chaque épreuve se cache un trésor »...



- Vous êtes certaine? Je devrais l'écrire pour m'en souvenir toujours...



- T'as pas besoin de l'écrire, tu vas voir que tu vas t'en souvenir!



Sur cette conclusion toute en sourires et en points de suspension, d'autres dames sont arrivées et m'ont saluée, dont Madame M et Madame P, qui me disaient que Belle-Maman achevait son café et qu'elle arriverait sous peu. Elles regardaient Madame B avec un certain mépris et leurs grands airs de compassion pour moi, en supposant que j'étais obligée de faire la conversation avec Madame B pour tuer le temps. D'ailleurs, j'ai souvent entendu des remarques très désobligeantes à son endroit, des choses injustes venant de personnes aigries, frustrées, tristes ou jalouses. Parce que Madame B ne fait vraiment pas l'unanimité, ça, c'est indéniable, c'est un fait établi à la résidence. Elle est tellement brillante et sensible qu'elle s'en rend compte. Elle me fait des clins d'oeil dans ce temps-là... Et moi, je l'adore!



Dernièrement, à la suite de beaucoup d'implication de ma part au chevet de Belle-Maman, j'ai eu beau croiser et côtoyer souvent les gens qui habitent dans cette résidence « de type évolutive »... J'ai compris ce qu'on reprochait à Madame B plus que tout : elle est rayonnante, lumineuse, créative, enjouée, bonne jusqu'au fond de l'âme, profonde, généreuse, artiste et poète de la Vie. Madame B n'est pas inscrite dans un processus de mort, elle est... VIVANTE!



mercredi 21 mars 2012

La couleur du matin





Photos 1, 2 et 3 : Vers 7 h 15 ce matin, en pyjama sur le patio d'en haut, j'avais même pas froid, pieds nus, à fixer sur pellicule (façon de parler, j'ai tout de même un appareil numérique!...) ce lever de soleil flamboyant qui nous semble toujours aussi époustouflant et plein de promesse. Et pourtant, ça fait plus de 20 ans qu'on voit le soleil se lever là en prenant notre café matinal...



La couleur du matin



Tellement de sujets se bousculent dans mon cerveau bouillonnant sous mes cheveux jaunes en bataille, à l'heure fugitive où je commence ma journée, avant que les médias de ma région et les nationaux publient leurs petits boniments ou officialisent en bulletins de nouvelles ce que je dois entendre et lire, canaliser, traiter, synthétiser et remâcher dans un angle bien précis, que j'ai fini par développer une méthode qui ressemble au crescendo de mes photos pour arriver à me faire une tête et réfléchir de manière globale à cette société dans laquelle j'évolue... ou je régresse, c'est selon.



Je commence par regarder la scène de très près, en zoomant au maximum sur ce qui m'apparaît comme étant l'essentiel. Puis, je prends un léger recul, histoire d'apprécier la couleur du temps et me rendre compte du contexte. Enfin, je regarde la paysage dans son ensemble et j'essaie de me détacher de ce que j'ai pu voir avant. Un recul parfois nécessaire pour éviter que l'arbre ne me cache la forêt.



Ça, c'est quand je travaille!



Mais dans ma vie personnelle, il règne un fouillis indescriptible dans mes réflexions. Parfois, je peux focusser tellement sur une partie d'entrevue ou une phrase dite au hasard d'une discussion.



Je parle rarement de politique ici (veuillez garder cet endroit propre) mais à l'analyse sommaire du budget Bachand d'hier, la phrase qui continue à marteler douloureusement dans ma tête ce matin est celle-ci : « Le gouvernement mise tout sur le Plan Nord ». Ça me met tout à l'envers, ça m'insécurise. Pourtant, vous savez comme la richesse de la nordicité de notre pays me tient à coeur? J'ai vu défiler des images pendant que les experts récitaient leur cassette, des images pas rassurantes du tout en ce qui me concerne.



L'autre jour, à la messe du dimanche soir télévisée, l'émission Tout le monde en parle, la ministre Marguerite Blais, responsable de la condition des Aînés, vantait les nouvelles structures mises en place par son gouvernement pour soutenir les proches aidants. Elle semble avoir compris qu'en s'occupant des aînés, il fallait automatiquement y associer les proches aidants. L'un ne va pas sans l'autre. J'aurais aimé lui poser une question : « Quand on se pète les bretelles en santé publique que l'espérance de vie augmente sans cesse pour atteindre des nouveaux sommets qu'on n'a jamais connus, doit-on vraiment se réjouir? »



Je lui lève mon chapeau, à la ministre Marguerite Blais, j'aurais aimé la voir dans un autre parti mais disons que je ne lui en tiens pas rigueur. La nouvelle structure annnoncée et qui sera mise en place par son Ministère, les Carrefours des proches aidants, en aidera sûrement plusieurs d'entre eux à ne pas sombrer eux-mêmes dans l'épuisement et ils pourront continuer d'oeuvrer de tout leur coeur auprès de ces personnes. Il y au moins reconnaissance de leur apport dans notre société et je veux saluer ça.



Elle a dit une petite phrase dans son entrevue, une petite phrase de rien du tout sur laquelle elle a glissé sans insister, une petite phrase qu'on a probablement oublié de couper au montage, une petite phrase qui aurait pu faire filer du monde tout croche, une sorte d'appel à tous à peine chuchoté, comme si elle marchait sur des oeufs, comme si elle risquait le tout pour le tout : « Allez-y dans les CHSLD, dans les résidences, allez voir vos aînés, ils sont la richesse de notre société, ils ont tant à nous partager ».




Ça ne lui coûtait rien de dire ça, et on sentait que ça venait de son coeur. Oui oui, ça se peut qu'elle en ait tellement vu au cours de sa tournée du Québec, en consultation avec tous les ministères et organismes qui travaillent avec les personnes âgées, qu'elle ait un message plus humain que politique à nous transmettre. J'aurais voulu qu'elle puisse convaincre, qu'on insiste plus sur son message, qu'on le décortique et qu'on le comprenne, qu'on le mette en pratique surtout.



Je me dis depuis ce temps-là que tout ne peut pas se régler en politique ni avec des nouvelles mesures administratives, des lois, des programmes où l'on injecte des sommes, récurrentes ou pas, alors qu'il faudrait encore bien davantage sensibiliser la population, les amener à se responsabiliser face à ce qui touche leur vie au quotidien, leurs proches, leur présent, leur avenir.



J'aurais voulu vous parler de Madame B, une femme âgée d'à peu près 85 ans, une dame extraordinaire que je croise souvent à la résidence où habite ma belle-maman. Au fil du temps, il y a comme une histoire d'amitié discrète qui s'est tissée entre Madame B et moi. Chaque fois que je la croise, elle réussit à me toucher, à m'atteindre, à me donner quelque chose de très précieux. Madame B tape sur les nerfs du monde là-bas. Je le vois très bien. Elle aussi, je crois. Savez-vous pourquoi? J'ai ma petite idée là-dessus, je crois qu'il faudra que je vous parle d'elle prochainement.




mardi 13 mars 2012

Je suis snob!


Photo : Samedi dernier, pas très loin de notre camp en forêt. Avec Crocodile Dundee, on a marché jusqu'à temps qu'on trouve l'endroit idéal pour y construire un petit quelque chose avec les matériaux qu'il va récupérer lors de son prochain contrat. Il voulait une photo de l'emplacement précis, ce qui va lui permettre de construire à l'avance les panneaux qu'il n'aura plus qu'à transporter par sections et assembler sur place. Quand j'ai vu cette photo de moi là-bas, avec mes lunettes de soleil, pas trop de sourire, pas d'expression, je me suis trouvée un petit air snob. Ça m'a rappelé quelque chose qui me chicote depuis longtemps. Saviez-vous que...



Je suis snob!



J'aurais dû oublier ça mais je sais pas pourquoi, ça me revient de temps en temps comme un « flash back » de mauvaise dope, un rêve récurrent dérangeant auquel je cherche une signification ou une explication. J'aimerais beaucoup exorciser ça. Écrire est thérapeutique dit-on...



J'ai une très très très grande famille, tant du côté de mon père que de ma mère. Mes cousins et cousines se comptent par centaines. Chez mon oncle F et ma tante T, ils devaient bien être une douzaine autour de la table et ils avaient tout un esprit de famille et de solidarité. C'était tellement animé dans cette maison-là. J'aimais beaucoup y aller quand j'étais petite. Ils voulaient toujours me garder à coucher avec eux autres, tout le monde couchait en haut, les filles dans une chambre, les gars dans l'autre, on passait des soirées à rire, jusqu'à temps que ma tante T nous menace en claquant du talon sur la première, la deuxième, la troisième marche : « Vous autres, faites-moi pas monter! ».



Puis on a grandi, on s'est perdus de vue, la vie a suivi son cours. Je les revoyais de temps en temps, ces cousins et cousines, dans nos grands rassemblements, aux 4 ou 5 ans à peu près. J'étais tout le temps dans le comité d'organisation de ces fêtes familiales et je me retrouvais souvent à faire de l'animation auprès des enfants, c'était devenu quasiment ma spécialité.



Un jour, l'une des filles de cette famille a acheté la maison à côté de chez nous. J'étais contente. Elle aussi. On allait se revoir plus souvent, on était devenues voisines!



Elle aimait bien faire la fête, ma cousine voisine. Une fille « de party » comme on dit. Un soir qu'elle avait célébré pas mal, je vous cacherai pas que j'avais hâte qu'elle traverse chez elle pour la nuit, mais étant pas mal éméchée, elle n'avait plus beaucoup conscience du temps qui passe ni vraiment plus A-U-C-U-N-E espèce d'inhibition.



C'est alors que, la bouche molle, elle me déclare : « En tout cas, je vais leur dire, moi, à mes soeurs que c'est pas vrai pantoute que t'es snob, après qu'on te connaît, t'es la fille la plus fine du monde, moi en tout cas, depuis que t'es ma voisine, je te trouve pas snob pantoute pantoute ».



J'avais été étonnée : « Moi, snob? »



Et elle m'avait bien bien bien confirmé que oui, j'étais snob, quand on me connaissait pas trop.



Je lui avais demandé de m'expliquer ce qu'elle entendait par... « snob ». C'était pas clair, sa définition, à peu près comme son élocution de fin de soirée, mais en tout cas, m'avait-elle assurée, ça faisait l'unanimité dans sa famille, on m'avait étiquettée de même. J'étais snob!



Ce soir-là, je m'étais pas défendue. En fait, c'était pas le moment et j'aurais pas su comment. J'avais juste hâte qu'elle rentre chez elle. On n'en a plus jamais reparlé. J'avais pas le goût. Elle non plus, probablement. Nous sommes restées voisines deux ans. Après, ils ont déménagé. J'ai pas eu de peine.



Mais depuis ce temps, chaque fois que je rencontre l'une ou l'autre des cousines de cette famille-là, je me sens toute croche. Comme gênée. Comme gauche. Comme froide. Comme distante. Comme... snob!



C'est niaiseux, hein?

samedi 3 mars 2012

Le 3 fait le mois





Photos 1, 2 et 3 : C'était ce matin, pendant qu'on déjeunait, j'ai même pas bougé de ma chaise, j'ai juste zoomé... Il y a des samedis matin comme ça, rares et d'autant plus précieux, où l'on a juste le goût de vivre le moment présent et d'étirer le café en agréable compagnie. Les bruants des neiges affamés et gourmands nous ont donné tout un spectacle.



Le 3 fait le mois



Il a fait une belle petite tempête de neige en Abitibi cette nuit et ça se poursuit tout doucement. Crocodile Dundee me demandait justement ce matin si on était le 3 aujourd'hui. J'ai dit oui... jusqu'à minuit! Il a décrété solennellement que si « le 3 fait le mois » on n'avait pas fini de pelleter au mois de mars! Mais moi, j'avais toujours entendu dire que « si le mois de mars commence en lion, il va finir en mouton ». De là, on a relevé les tempêtes de mars qu'on connaissait, « la tempête des corneilles », « la tempête des poteaux » mais d'un autre côté, on a connu de si belles journées de mars ensoleillées, à flâner à la cabane à pêche avec des amis, pique-niquer dehors avec nos lunettes de soleil, les manteaux dézippés, les mitaines dans les poches...



Le mois de mars est l'un des plus beaux de l'année pour ceux qui aiment l'hiver. Et j'en suis. Tout est recouvert de blanc, comme protégé par cette ouate qui donne de la gueule aux paysages, qui s'agrippe aux branches dénudées des feuillus et met de la dentelle aux conifères.



Les bruants des neiges agissent comme les êtres humains, c'est ce qu'on convenait, Crocodile Dundee et moi, en les regardant se bousculer autour de la cabane pour s'approprier de quoi survivre et manger. C'est pas toujours les plus costauds qui mènent le bal. Il y en a des petits nerveux et agressifs qui les intimident ou les repoussent pour garder le contrôle sur la richesse. D'autres encore n'approchent même pas la cabane jamais jamais, ils se contentent des graines tombées par terre. Ils sont nés pour un petit pain, ceux-là. Ils n'ont pas l'air malheureux pourtant.



On en a vu certains qui avaient l'air de se méfier de cette nourriture toute offerte, de la bouffe facile, ils préféraient encore picosser ce qu'ils trouvaient dans les bouleaux autour, des « naturels », des « vous m'aurez pas, vous autres, je vais me débrouiller comme d'habitude ».



Crocodile Dundee se reconnaissait dans ceux-là, qui aiment mieux manger du baloney deboutttttte que du steak à genou... On s'est mis à parler de notre travail, le sien et le mien, des choix qu'on avait faits, lui et moi, tout au long de notre vie, en ayant toujours mis au centre de nos décisions la liberté, l'indépendance d'esprit, la qualité de vie. On récolte ce qu'on a semé finalement : Pas une cenne, pas de fond de pension mais... la liberté, l'indépendance d'esprit et la qualité de vie! Parce qu'on commence à avoir du bagage pas mal...



Y a des samedis matin comme ça que le café est donc bon, en compagnie des p'tits zoizeaux, pendant une tempête de neige... S'il est vrai que le 3 fait le mois, on va vivre un beau mois de mars!


lundi 27 février 2012

Journée de tournage







Photo 1 : Si les journées de tournage commencent tôt, c'est qu'on passe énormément de temps au CCM!



Photo 2 : Mes « collègues » pour cette journée-là, on nous appelle « les femmes Moose ». Nous voici presque toutes prêtes à partir du CCM pour aller au lieu de tournage de nos scènes individuelles et collectives.


Photo 3 : La cantinière du plateau avait eu de l'aide pour le souper, à la fin de cette journée de tournage. Voici une grosse partie de l'équipe « cast and crew » de Chasse au Godard d'Abbittibbi, jour 6.



Journée de tournage



Pour en savoir plus sur ce long métrage actuellement en tournage dans notre région, « Chasse au Godard d'Abbittibbi », du réalisateur Éric Morin, je vous suggère de lire cet article :



http://www.amecq.ca/arts_et_culture/2012/2/3/tournage_du_1er_long_metrage_d_eric_morin_malgre_le_frette_il_y_a_godard/

Vendredi dernier, j'étais attendue, comme beaucoup d'autres femmes, pour un petit rôle à jouer dans cette production, une participation bien humble en ce qui me concerne mais qui allait me permettre de vivre une expérience formidable de cinéma, de faire des rencontres passionnantes, de partager des moments intenses et de jouer à l'actrice improvisatrice en étant le plus authentique, intègre et sincère possible. Je n'allais pas passer à côté de cette chance.



Il s'agit d'un film d'époque : 1968. Jean-Luc Godard était venu dans notre région. Ça, c'est la vérité. Le réalisateur et scénariste Éric Morin s'est servi de ce fait historique comme point de départ.



Déjà, au début de la semaine, l'assistante à la production m'avait demandé de lui envoyer par courriel quelques photos récentes de moi, à la demande de l'équipe dédiée du CCM (Costumes/Coiffure/Maquillage) qui s'inquiétait de ma coupe de cheveux, très 2012, du genre qu'on ne voyait jamais jamais à l'époque. Ah oui? Ah bon! On m'avait pris rendez-vous avec Kim le jeudi après-midi... Je n'ai pas voulu faire ma diva, j'ai accepté de bonne grâce de faire couper mes cheveux pour qu'ils conviennent à la coiffure qu'on voulait me faire le lendemain, version d'époque.



Vendredi matin, à l'aube, je déjeunais avec Crocodile Dundee. Je n'avais pas le droit de me coiffer ni de me maquiller pour arriver là-bas toute neutre et qu'on puisse me transformer. Il m'a suggéré de prendre des photos de ma transformation, il voulait voir ça absolument, sa blonde en 1968! Sur le bord de la porte, avec sa boîte à lunch, on s'est souhaité bonne journée et j'ai voulu le prévenir que même si je prenais des photos, il ne fallait pas qu'il s'attende à rien, on n'allait pas faire de moi une belle madame, j'allais être « laitte » et ça me faisait rien pantoute, j'allais m'amuser. Ce à quoi il a répondu quelque chose comme « y ont beau être des professionnels, y réussiront pas à te rendre laitte». J'ai trouvé ça gentil de sa part... ;o)



Vendredi matin, nous arrivions toutes l'une après l'autre au CCM, à 15 minutes d'intervalle, on m'avait convoquée dans les toutes premières, à la même heure qu'Émilienne. Notre complicité a été instantanée. On se demandait tout au long de la journée comment il se faisait qu'on ne s'était pas connues avant, tellement on avait d'atomes crochus, de plaisir à être ensemble et d'idéaux communs.



Quand je lui ai ouvert la porte, à notre arrivée, nous étions chargées comme des mulets toutes les deux, on a fait des farces avec ça, je l'ai trouvée tellement belle, Émilienne, on a déposé nos choses où l'on nous a indiqué et on nous a séparées tout de suite pour nous prendre en charge et s'occuper de nous, d'abord nous affubler d'un costume 1968 (robe, chaussures, châle, bijoux, foulard, bas culotte... beurk... des bas culottes!...) ensuite, coiffure, pas une seconde à perdre, Kim savait depuis la veille où elle s'en allait avec ma tête et Maïna au maquillage avait le mandat de compléter l'ensemble, avec ses deux tables pleines de fards, mascara, vernis à ongles, rouges à lèvres, fonds de teint, en tout cas, le comptoir de cosmétiques des grandes surfaces arrive au 2e rang à côté du plan de travail de Maïna, chef maquilleuse sur ce plateau.



Je me suis vue dans le miroir. Un choc. J'ai beau ne pas avoir d'ego... Heille, j'aurais fait dur, moi, en 1968!!! Quand j'ai vu arriver Émilienne, transformée elle aussi... Je l'ai trouvée toujours belle pourtant, mais d'une manière différente qu'à notre arrivée. Sont venues à tour de rôle toutes ces femmes et quelques autres, certaines que je connaissais déjà, avec lesquelles ce furent des retrouvailles enjouées et chaleureuses, d'autres que j'apprenais à connaître en me demandant comment il se faisait qu'on s'était si souvent croisées dans nos vies professionnelles, nos implications sociales et culturelles, mais qu'on se rencontrait pour la première fois... Depuis je me demande qui a bien pu orchestrer tout ça. Il y a eu une synergie incroyable entre nous toutes.



Vers l'heure du dîner, on partait en groupe du CCM pour aller au lieu de tournage. Mais nous restions à l'écart des autres tant que notre scène n'était pas tournée. L'une après l'autre, on jouait nos scènes individuelles. Enfin, pas si individuelles que ça, parce que chacune de nous donnait une « entrevue » filmée et répondait aux questions de Marie, le rôle principal joué par la belle Sophie Desmarais, une comédienne de talent qui s'est illustrée ces dernières années dans plusieurs productions cinématographiques et télévisuelles.



Nous autres, on n'avait pas de rôle écrit. On avait les consignes d'Éric mais on n'avait pas le droit au scénario, on ne savait rien des questions qu'elle allait poser pour que justement on puisse répondre ce qui allait émerger, sans être appris par coeur, ce qui venait de notre « fond », comme femme, comme citoyenne, comme dans un vox pop... mais en 1968. Il y a une partie de cinéma vérité dans ce long métrage, c'est voulu, c'est ce qu'il faut comprendre. Après notre scène individuelle jouée, nous avions le droit d'assister aux scènes des copines, les autres femmes Moose. En fin d'après-midi, retouches coiffure et maquillage pendant le changement de décor, avant de jouer les scènes collectives, et nous étions devenues au cours de la journée les femmes membres d'une même association ou regroupement d'aide, les seuls groupes de femmes de l'époque, on a suivi les consignes du réalisateur et j'ignore encore ce qu'ils vont garder et ce qu'ils vont couper au montage. Le réalisateur sait exactement où il va. C'est beau de le voir travailler. Je lui fais entièrement confiance!



D'ailleurs, puisqu'on parle de confiance, ça faisait rire les copines, à chaque fois qu'on me demandait la permission de retoucher mon costume, mes cheveux, mon maquillage, moi je répondais « je suis une motte de plasticine entre vos mains expertes! » et je prenais plaisir, comme toutes les autres, à discuter de comment on avait vécu cette année-là, quel âge on avait, où l'on vivait, ce que faisaient nos parents, nos grands-parents, nos enseignantes, les femmes de ce temps, quelle avait été l'évolution de la société et des femmes depuis ce temps, le contexte historique et social de l'Abitibi au temps où l'on ouvrait des villages au lieu d'en fermer, etc.



Au cours de la journée, entre les scènes ou dans les pauses, on a vécu des choses à la fois drôles, touchantes et intenses. Parmi ces femmes que j'aime et que je voyais débarquer au CCM à 15 minutes d'intervalle, il y a eu des retrouvailles avec Rachel, comédienne et metteure en scène, enracinée dans notre région pour le meilleur et pour le pire, une collègue que j'admirais quand nous étions voisines de bureau, deux profs d'université que j'ai tant aimées, dont l'une qui m'enseignait la psychologie et pédagogie de la créativité, qui m'a forcée à me dépasser dans la vie et dans mes projets de jeune femme, et tellement d'autres de ces femmes qui se sont battues pour qu'on ait des chances égales, qui sont des pionnières dans leur domaine, dans une région comme la nôtre.



La photo 3, c'est un autre beau moment. Notre journée de tournage terminée, toute l'équipe avait rendez-vous pour souper, après avoir passé par le CCM, où l'on a pris trois photos de chacune de nous, l'une de la tête au pied pour le costume, l'une de face montrant le haut du corps pour la coiffure, et la dernière, de très près et sous un éclairage puissant, pour le maquillage. Ça c'est pour être raccord la prochaine fois. Après, on pouvait enlever chaque pièce de vêtement et chaque accessoire, entreposé et bien identifié à notre nom, au CCM. Donc à partir de ce moment-là, exit les bas culottes couleur chair, les ti souliers de memére, les robes en fortrel et les boucles d'oreilles à clip, là on voulait les oublier, on retrouvait nos habillements de 2012! Méchant coup de jeune au souper!!! On se trouvait donc cutes!



En fin de semaine, j'ai eu un coup de fil de Joëlle, l'assistante à la production. On voulait savoir si le jeudi 15 mars me convenait parce que, imaginez-vous que je pourrai vivre une autre journée de tournage, d'autres scènes sont encore à tourner ou à retoucher. De là toute l'importance d'être raccord la prochaine fois. C'est tu parce qu'on a été pourries ou bien qu'on a été trop bonnes? Moi, je veux même pas le savoir, j'ai dit oui de manière très enthousiaste avant qu'ils changent d'idée. Je me débrouillerai bien pour être là, « comme une motte de plasticine entre leurs mains expertes » et vivre ça avec les femmes Moose auxquelles je me suis attachée... et j'ai senti que c'était réciproque.

mardi 21 février 2012

C't'écrit dans'gâzette







Photo 1 : Novembre 2011. Isabelle célébrait chez nous ses 25 ans comme elle l'avait souhaité, avec des gens qu'elle aime, un souper « de chalet » concocté par sa Môman Zoreilles!




Photo 2 : Que souhaitait-elle plus que tout au moment de souffler les bougies de son gâteau au rhum?




Photo 3 : Reconnaissez-vous autour de la table quelques personnages du Stage de Kassandra?




C't'écrit dans'gâzette




Je peux quasiment pas passer à côté, c't'écrit dans'gâzette :






On pourrait penser que je suis une maman fière parce qu'elle a remporté la finale régionale du concours L'Univers-Cité en spectacle la semaine dernière et qu'elle représentera ainsi l'UQAT à la grande finale qui réunira à Rouyn-Noranda le 7 avril prochain les gagnants et gagnantes de toutes les universités du Québec et même celle de St-Boniface au Manitoba.




Mais c'est pas pour ça que je suis le plus fière.




Ce soir-là, elle regrettait un peu de s'être inscrite à ce concours. Elle ne voyait pas comment elle pourrait se libérer toute une soirée et aller faire ses chansons sur scène alors qu'elle nageait en plein stage 4 dans son bac en enseignement du français, avec ses cours à donner, sa préparation de classe, ses analyses réflexives, ses travaux, ses corrections, ses amours, sa petite Félixe et ses nombreuses implications sociales et artistiques qui lui prennent le meilleur de ses énergies.




Heureusement qu'il y a tout plein d'amour dans sa vie. Et le support indéfectible de Dominic.




Puis l'élan lui est venu comme un éclair de génie. Elle n'avait pas eu le temps de pratiquer ni ses chansons ni sa guitare mais elle les avait écrites et mises en musique avec tout ce qu'elle est, ces chansons-là. Elle a ramassé sa pile de correction, sa guitare, s'est maquillée une petite face pas trop cernée, a mis ses belles bottes rouges, un foulard porte-bonheur et elle est partie à l'université après avoir souhaité bonne nuit à sa petite Félixou que Dominic s'apprêtait à aller border après lui avoir lu une histoire.




Heureusement pour elle, au tirage au sort, sa prestation sur scène allait être la dernière de la soirée. Tant mieux qu'elle se disait, elle allait pouvoir s'avancer dans ses corrections. Elle n'a pas eu le temps d'avoir le trac. Ou si peu. Sa fébrilité montait à mesure que sa pile de correction descendait. Puis on a annoncé l'auteure compositrice interprète...




Elle a livré tout ce qu'elle avait dans le coeur. Paroles et musique. Trois chansons. Présence aussi. Elle habite la scène. Je la connais bien, elle ne fait jamais rien à moitié, elle. Pendant que le jury délibérait, elle a terminé ses dernières corrections. Tellement fière d'elle. Avec la hâte de rentrer chez elle, faire un bisou à sa petite qui dormait sûrement et se blottir bien au chaud dans les bras de son beau Dominic.




On a annoncé d'abord le Prix du public : Isabelle Rivest. Et le Prix du jury : Isabelle Rivest.




Mais c'est pas juste pour ça que je suis une maman fière...




Dans l'article du journal, on cite ses propos. Cette ouverture au monde, cette créativité, ce goût du partage, de la rencontre des autres, son amour des forêts, des rivières, du ciel et de la terre, de son pays auquel elle donne enfin une parole, sa musique, son âme... Là, elle m'impressionne et je l'admire. C'est déjà une artiste accomplie.




Mais c'est pas juste pour ça que je l'aime...




Depuis 6 ans, elle a entrepris des études universitaires qu'elle a menées de front avec tellement d'autres travaux, participations, projets, réalisations, les principales et les plus importantes étant des zamours zamoureuses et bienheureuses, son mariage qui venait sceller cette promesse d'avenir partagé avec bonheur sans cesse renouvelé, une enfant désirée, portée dans l'amour et l'espoir, mise au monde, allaitée entre deux cours, aimée à temps plein, éduquée à deux, accompagnée en famille et entre amis.




Elle l'aura relevé le 27 avril prochain, ce défi qu'elle avait entrepris avec courage, acharnement et détermination, ce rêve d'enfant auquel elle s'est consacrée et qu'elle aura réalisé sans jamais perdre de vue l'essentiel.




Et ça, ça là, ça rend une maman très très très fière. Peu importe ce qu'on lui reconnaîtra le 7 avril prochain, le 27 du même mois, Isabelle aura obtenu avec très haute distinction son bac en enseignement du français à l'UQAT.




En passant...




Il se tourne un film présentement à Rouyn-Noranda. Du réalisateur Éric Morin, Chasse au godard d'Abbittibbi dont le scénario a été écrit par le réalisateur lui-même, sur les rives du lac Dufault à ce qu'on dit, comportant deux rôles principaux, tenus par Alexandre Castonguay, un gars que j'adore, un enraciné profondément, authentique et passionné, talentueux et généreux, si vous voulez lui voir la binette, il est sur la photo 3 celui à l'extrême droite. Si vous habitez la région, vous l'avez sûrement vu au théâtre mais autrement, vous pourriez l'avoir vu dans La Rage de l'ange, un film de Dan Bigras.




L'autre rôle principal sera incarné par la comédienne de talent, Sophie Desmarais, que vous pouvez voir présentement dans la série télévisée Yamaska mais que vous pourriez déjà avoir remarquée dans les récents films qu'elle a tournés, dont Décharge, où sa performance m'avait littéralement épatée, moi, personnellement.




Dans ce film actuellement en tournage, Isabelle tiendra un rôle, Dominic aussi, mais pas comme comédien, lui, autre chose... Même moi, j'ai une petite journée de tournage, en compagnie de Sophie Desmarais, ce sera vendredi de cette semaine. Il faut croire que mon « air de beu » dans la websérie Le Stage de Kassandra avait de quoi plaire au réalisateur. J'ai même pas passé d'audition. Mais je saute à pieds joints sur l'expérience par exemple. Je vous en reparlerai sûrement. Je pourrai pas faire autrement.







mardi 14 février 2012

La fête des coeurs

J'ai déjà publié cette photo que j'avais prise à l'automne 2006 et qui avait servi à illustrer un billet où je pétais une coche à propos de cette fête commerciale qu'est la Saint-Valentin. Vous croyez que je radote? Non, je recycle!



La fête des coeurs



Rassurez-vous, je ne pèterai pas de coche aujourd'hui, je sais que ça ne servirait à rien. Cette fête va demeurer commerciale, les marchands auraient trop à perdre à nous la faire oublier, et il y aura aujourd'hui des coeurs esseulés qui seront encore plus tristes de n'avoir pas de grand amour dans leur vie et c'est ce qui m'attriste.



Non, moi, je veux vous proposer autre chose qui donnerait un sens illimité et inclusif à cette fête des coeurs. Pourquoi faudrait-il la considérer absolument comme la fête de l'amour genre « la love » comme dans les vues? Même les magasins y trouveraient leur compte avec ma proposition.



Faisons la révolution de la Saint-Valentin!




On pourrait semer de l'amour et de l'amitié, sous forme de tendresse et de chaleur, avec un peu de délicatesse, des petites douceurs, des instants de bonheur offerts simplement à ceux et celles qui ne s'y attendent pas du tout.



Des coeurs. En dentelle, en ballons, en bonbons, en chocolat. Pas très original mais ça fait toujours son effet à cause du message que ça véhicule.



Des fleurs. Un petit bouquet de rien du tout acheté à l'épicerie si vous voulez, même des fleurs dessinées. Pourquoi pas?



Des mots. Dans une carte, un petit papier plié en origami, un courriel, une vraie lettre parfumée délicatement qui arrivera par la poste dans quelques jours (mais d'où sort ce vieux restant de romantisme collé au fond?...)



Du temps. Pour un coup de fil, prendre des nouvelles, un café, faire une invitation à la dernière minute pour une sortie impromptue, un rendez-vous doux qu'on remettait depuis trop longtemps, préparer le dessert préféré d'une personne et lui apporter tout chaud.



Et à qui Cupidon décocherait ses flèches?



À des personnes âgées qui s'ennuient trop souvent et qui aimeraient sûrement vous raconter leurs histoires d'amours passées et/ou présentes...



À la voisine qui vient de perdre son conjoint et pour qui la vie n'a plus le même sens...



À l'infirmière débordée de travail qui n'a plus de temps pour elle-même ni pour une vie sociale...



À votre vieux chum qui s'adonne à être en peine d'amour (Lui proposer une bière dans un bistrot sympathique au lieu d'un coeur en chocolat)...



À un prof qui passera la soirée de la Saint-Valentin à corriger 80 copies, bourrées de fautes, et qui finira par mettre en doute des règles de grammaire apprises au primaire...



À la réceptionniste qui vous accueille toujours avec un sourire radieux et qui fait la différence dans votre journée...



À l'éducatrice en garderie qui donne à nos enfants ce qu'elle a de meilleur et de plus aimant...



Au cousin qui vit un moment difficile...



À l'amie d'enfance à laquelle on pense...



Aux enfants qui vous rendent heureux et fiers, particulièrement s'ils ne sont ni heureux ni fiers, ils en ont d'autant plus besoin...



À ceux qui n'ont plus la force de sourire, parce qu'ils ont tant besoin du vôtre qui leur servira de miroir...



Dans ma révolution de la Saint-Valentin cette année, j'ai offert mon coeur-pas-du-tout-en-chocolat à tous les Madelinots et Madeliniennes. Pour leur sens de l'entraide légendaire, de la famille, de l'amitié, de l'humour, de la débrouillardise et leur joie de vivre communicative dans cette épreuve qu'ils vivent présentement.



Et puisque le coeur multiplie et ne divise pas, j'ai commencé ma révolution depuis vendredi dernier! Vous savez quoi? C'est moi qui ai le plus reçu jusqu'à maintenant. Rien qui vient du magasin par exemple. Gnan gnan gnan gnan gnan!