lundi 24 octobre 2011

La force d'un rêve



Photo : Le 10 octobre dernier, en début d'après-midi, nous avons été faire un petit saut chez nos amis de Rapide Deux, Réjeanne et Gérald, qui sont installés là depuis 23 ans, sur la rivière des Outaouais. Nous avions un petit cadeau pour eux et on n'a jamais pu repartir de là sans qu'ils nous fassent eux aussi un cadeau fort généreux et très utile. Ils sont comme ça!



La force d'un rêve



C'est beau chez eux, n'est-ce pas? C'est leur résidence secondaire, leur maison se trouve beaucoup plus près de leur lieu de travail! Si je vous parle de cet endroit et de ces gens merveilleux, c'est qu'ils ont un rêve dont ils nous parlent parfois et que ça me fascine littéralement tellement j'y crois avec la même ferveur qu'eux-mêmes. Je leur souhaite de le réaliser très bientôt.



Ils sont là toutes les fins de semaine et pendant leurs vacances, sauf quelques rares exceptions, quand ils vont visiter leur grande fille établie à Montréal (elle aime bien revenir de temps en temps elle aussi sur les lieux qui ont bercé ses plus belles années d'enfance) et lors des périodes de gel/dégel, puisque la rivière des Outaouais, dans ce secteur, a ses caprices qui ne facilitent pas le court trajet pour se rendre à leur chalet.



Ils sont de formidables pêcheurs, ces deux-là. Réjeanne fabrique elle-même ses hameçons et ses mouches, de vrais petits bijoux, vous pouvez me croire! Elle sait apprêter le doré de mille façons différentes aussi. Ensemble, ils cultivent un grand jardin, avec des fines herbes et des légumes de toutes les variétés. Ils savent où trouver les fraises des bois, bleuets, framboises, noisettes, atocas et poires sauvages. On s'échange les talles! C'est elle qui m'a appris comment recueillir la sève des bulles sur les troncs des sapins, les mélanger en bonne proportion avec de l'huile minérale, pour en faire un parfum... un parfum... tellement enivrant! En retour, moi, je lui ai appris à faire du sirop de sapin avec les jeunes pousses du mois de juin.



Crocodile Dundee et Gérald sont comme deux p'tits gars quand ils « jouent » ensemble, on ne sait pas toujours ce qu'ils trament mais ils rient en masse et ils ont plein de plans. Ils marchent toujours très vite, parfois même ils courent, avec Frimousse (leur petit chien adorable) qui a de la misère à les suivre, ils disparaissent et réapparaissent en nous lançant fréquemment ces cris du coeur : « Hé les filles! »



À l'été, ils ont passé tout un mois à leur chalet, leurs vacances annuelles. Ils étaient ravis de descendre en ville seulement une fois par semaine, pour se ravitailler, prendre les messages sur leur répondeur, leurs courriels urgents, communiquer avec leurs deux filles, l'une à Montréal, l'autre en Australie, visiter leurs parents âgés, etc. Quelques heures plus tard, ils revenaient au camp, regaillardis, ravitaillés et remplumés, trop contents d'être heureux de n'en plus sortir jusqu'à la semaine suivante. Ils ont même la télé!!!



L'énergie qu'ils utilisent, c'est celle du soleil pour la plupart des commodités. Des panneaux solaires sont installés aux endroits stratégiques. Gérald est tout un patenteux. Un gars ingénieux. Une génératrice peut parfois suppléer à la demande mais ils essaient de s'en passer juste pour le fun d'être autonomes et le frigo comme la cuisinière fonctionnent au gaz propane. Ils préfèrent cuisiner dehors, sur le feu, quand c'est possible. Une source d'eau à deux pas de chez eux leur fournit l'eau potable. Pour la douche et la vaisselle, ils font comme nous, ils recueillent l'eau de pluie dans des barils. Voilà pour le pratico-pratique!



Leur rêve? Il m'emballe! L'heure de la retraite sonnera bientôt pour ces deux amoureux. D'ici deux ou trois ans au maximum. Elle a dû cesser de travailler il y a quelques années pour des raisons de santé, Gérald a passé sa vie dans les mines... Mais ça achève!



Ils veulent passer une année complète au camp, c'est ça leur rêve. Sortir une fois par semaine seulement, descendre en ville et remonter aussitôt, comme ils ont fait cet été pendant leurs vacances.



Je leur souhaite ardemment de réaliser ce projet de vie. Ils ont tellement les yeux brillants quand ils en parlent qu'ils en deviennent lumineux. Il y en a qui rêvent à des voyages autour du monde, des « monster houses » ou la tournée des terrains de golf, d'autres ont des objectifs tout aussi ambitieux et très originaux par leur grande simplicité. Ce sont des gens très inspirants, je trouve. Je les aime beaucoup.



Vous savez, Réjeanne et Gérald sont le genre de personnes... Comment vous dire? Quand on se voit, qu'on va à la pêche ensemble, qu'on descend jusqu'à Rapide Sept en bateau pendant nos vacances, qu'ils viennent prendre un petit coup de rouge chez nous ou qu'ils nous invitent à déguster du bon doré sur le bord de la rivière dans le coucher du soleil et que Gérald sort sa guitare en me piquant un clin d'oeil... Quand on les voit... Après, on se sent comme plus heureux qu'avant. S'il y a des « feel good movies », je crois qu'il y a aussi des « feel good persons »...

39 commentaires:

Esperanza a dit…

Quel beau rêve...

Comme quoi les plus beaux rêves ne sont pas faits que d'argent et de possessions matérielles.

Le rêve en lui-même, est une façon de vivre une grande partie de la réalisation souhaitée. Ils sont beaux tes amis!

Marico a dit…

C'est vrai qu'il y a des "feel good persons" (t'en es une, j'en mettrais ma main au feu!).
On ne parle pas assez d'eux, qui ensoleillent leur vie et celle de qui les côtoient! Tu l'as si bien fait dans ton billet! L'enchantement a irradié jusqu'ici et du coup, je retourne travailler, énergisée! Merci belle dame!

Zoreilles a dit…

@ Esperanza : J'étais sûre que tu les aimerais, que tu les trouverais beaux, nos amis! Sais-tu quelle est mon autre intuition? Ce serait réciproque!

Et ils sont loin d'être des ermites, tu devrais voir comme ils sont sociables, serviables, attentifs aux autres. Ils sont reposants et en même temps si tant tellement... animés, pleins de vie et d'heureusité. Du vrai bon monde.

Zoreilles a dit…

@ Marico : Ah t'es trop fine, t'es une feel good person toi-même! J'ai pensé à toi aujourd'hui. À toi, comme artiste, je veux dire.

Il me reste encore des vieux clients auxquels je me suis attachée du temps que j'étais écrivain public, le genre de personnes à qui je ne peux jamais dire non, t'sais? Ils insistent! Lucie prépare une autre exposition en arts visuels, il y a toujours des textes (poétiques) qui accompagnent chacune de ses toiles et elle tient à les faire en ma compagnie. Dans ses toiles, il y a quelque chose de lumineux, comme dans les tiennes. J'aime ce qu'elle fait, j'aime qui elle est.

Elle vient de partir de chez moi, encore heureuse de ce qu'on a fait ensemble. J'ai toujours l'impression de n'y être pour rien! Quand je travaille avec elle, je suis à l'écoute de ses toiles et d'elle-même, je m'efface complètement, je mets des mots sur ses créations, ses pensées, ses réflexions, ses messages, ses émotions qu'elle veut communiquer.

Écrivain public... C'était et ça reste encore le plus beau métier du monde...

Marico a dit…

Ben là (comme dirait Millie ma grande petite fille)! Tu sais quoi? Pendant un bout, il y a une mèche, j'ai aussi été écrivain public (SKRIB, c'était mon nom). J'ai entre autre écrit des textes pour une amie peintre à quelques reprises. Maintenant, je suis davantage correctrice et consultante (bénévolement va sans dire et avec bonheur).
Trop de coïncidences, on finira par se rencontrer! Bisous.

Le factotum a dit…

Que cela est plaisant de voir la symbiose qu'il peut exister entre des amis.
Dans votre cas, deux couples qui jasent et font les mêmes rêves en devenir.
L'énergie dégagée de part et d'autres fait en sorte qu'il est bon de vivre, d'être à l'écoute et de partager ensemble.
Vous êtes l'exemple parfait de bon voisinage.
Espérons que leur rêve se réalise le plus tôt possible,

Zoreilles a dit…

@ Marico : C'est pas vrai? J'en suis É-P-O-U-S-T-O-U-F-L-É-E! T'as déjà été une écrivain public toi aussi? J'en ai cherché partout, si tu savais, on me disait que j'étais la seule au Québec dans le temps (1993 à 1996). J'en ai finalement trouvé une, en France, Évelyne Gélin qu'elle s'appellait, nous avons correspondu longtemps...

Il me semblait aussi que j'avais des affinités avec toi depuis qu'on se connaît mais je pouvais jamais m'imaginer que t'avais été une écrivain public! Ça explique tout...

On écrit de tout pour n'importe quelles situations dans ce métier-là, n'est-ce pas? Tenues au secret professionnel et à une éthique personnelle, si on pouvait parler, on en aurait long à conter des fois... Entre collègues! Il faudra qu'on partage quelques confidences, un jour!!!

Cette appellation d'écrivain public me colle encore après pour les gens de ma région qui m'interpellent encore comme ça parfois, c'est que j'ai été présente dans les médias d'ici à cette époque. Pour toutes sortes de raisons en lien avec mon métier.

Des artistes aux gens d'affaires, du monde ordinaire aux politiciens municipaux qui voulaient se faire une image, de la biographie en édition limitée à la famille qui célébrait les 50 ans de mariage de leurs parents, de la défense des droits des laissés-pour-comptes (je le faisais bénévolement) aux organismes sans but lucratif (ça aussi, c'était toujours bénévole) j'ai mis mes mots au service des autres et je me suis sentie utile. Mais je n'arrivais pas à en vivre et ça a été un deuil très difficile à faire pour moi de mettre la clé dans la porte de mon bureau (à la maison). J'ai fermé mon entreprise à la fin de l'année 1996.

Mais j'ai réouvert mon autre petite entreprise, au début de l'année 2005! Aujourd'hui, je suis consultante en communication. C'est tellement plus ciblé, plus cadré, plus formaté, plus paramétré, plus... payant! Mon taux horaire s'est multiplié par quatre, on ne me négocie plus jamais ça. J'ai un mandat clair, je livre la marchandise, le client est satisfait. La passion n'est plus là mais je gagne ma vie. Honorablement. Avec les convictions que j'ai, ce qui n'est pas évident. Par exemple, je ne travaillerais jamais pour une minière ni une forestière ni un parti politique, y a toujours bien des limites!

Ah ben tu parles... Marico, écrivain public...

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Pour être franche, c'est leur rêve, pas tout à fait le mien! Quand je peux arriver à m'éclipser une semaine pour aller là-bas, c'est pas mal le max!

Je ne pourrais pas vivre un an au camp, comme ils rêvent de le faire, d'abord j'ai des responsabilités qui me « soudent » à la ville et je ne parle pas uniquement de mon travail (rappelons-nous que je n'ai pas de retraite!...) et ensuite, par choix aussi, j'ai mes « infants » tout près, ma petite-fille que je veux voir grandir, amener à la bibliothèque, au cinéma, aller chercher à la garderie pour qu'on soupe ensemble, etc. Et puis il y a toute une vie active, une effervescence culturelle, des amis(es) qui font que, même si j'aime m'y réfugier aussi souvent que possible, je ne pourrais pas y vivre en permanence. Je suis pas une vraie ermite!!!

Mais leur rêve à eux, je le trouve beau et réalisable. Pour eux. Pas pour moi.

Pierre F. a dit…

Le bonheur dans la simplicité. Les plus beaux rêves n'ont pas à être à milles lieux de chez soi. Vivre, autonome, en harmonie avec son environnement, c'est une façon de se sentir totalement à sa place. Ils me semblent bien sympathiques ces deux-là.

Zoreilles a dit…

@ Pierre F.: Les rêves, c'est comme le bonheur, parfois on le cherche beaucoup trop loin! Au fond, il suffit souvent de bien se connaître, ses forces comme ses limites, savoir ce qu'on veut, ce qu'on aime, ce qui nous rend heureux et faire nos pas dans cette direction. Ne jamais se résigner, rester ouvert et s'adapter. Sur papier, c'est facile, hein?

Effectivement, ces deux-là sont très sympathiques, on dirait qu'ils savent générer du bonheur et de la joie de vivre autour d'eux.

crocomickey a dit…

Ils sont magnifiquement beaux et pas besoin de photo pour en être assuré.

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : Le pire, c'est que j'avais des photos d'eux en masse, c'était la fois, cet été, après notre journée de pêche, qu'ils nous avaient invités à manger du doré, la table sur le bord de l'eau, la soirée parfaite, le coucher de soleil fabuleux et tout. Mais je pouvais quand même pas mettre ça sur mon blogue, surtout qu'ils me lisent pas, je parle jamais de ça! Faudra que tu fasses appel à ton imaginaire encore une fois... ;o)

Solange a dit…

Le bonheur dans la simplicité. Heureux ceux qui savent le trouver et qui savent aussi le faire rejaillir chez les autres.

Zoreilles a dit…

@ Solange : Ouep! Il me semble que c'est une qualité (ou une faculté) qu'on aurait intérêt à cultiver et à remettre au goût du jour!

Faudrait partir une mode... Pour le moment, ces gens-là ne sont pas très « in »...

voyageuse du monde a dit…

quel beau rêve et pas si difficile à réaliser, un rêve à portée de main. Je leur souhaite de tout coeur que ça fonctionne mais comme tu dis, ils y croient tellement que ça ne pourra que fonctionner.
oui, il y a des feel good movies et aussi des feel good person et tu fais partie de ces personnes. Quand on te lis, quand on jase avec toi, on feel good après.

Zoreilles a dit…

@ Voyageuse : Tu vois, ils sont déjà heureux et animés d'un enthousiasme communicatif quand ils en parlent. Ils récoltent déjà des bénéfices de leur rêve en devenir, c'est gagnant! J'aime les gens qui rêvent encore, envers et contre tout, qui prennent du pouvoir sur leur vie, qui se tiennent debout et qui se retroussent les manches, tu le sais, ceux qui regardent en avant et qui espèrent toujours mieux, quel que soit leur passé ou leur présent.

Ces gens-là, et j'en connais beaucoup, n'attendent rien de personne et quand ils ont à traverser des difficultés, des malchances, des revers, des épreuves et des obstacles, ils leur donnent un sens... je sais pas comment le dire autrement, et ça fait tout la différence du monde.

Merci pour ton amitié, je te le dis pas assez souvent ♥

Claire a dit…

Les rêves, ça fait vivre...Il faut en avoir des milliers, y croire à mort et s'aimer comme des fous.
J'adore!

"I feel good, so good, I got you"

Zoreilles a dit…

@ Claire : Tu dis « Il faut en avoir des milliers, y croire à mort et s'aimer comme des fous.»

J'achète ça, moi!

Tu enrichis tellement ce billet. En quelques mots... ;o)

Lise a dit…

Zoreilles,

des "feel good persons" nul doute que vos amis en sont, et toi aussi tu fais du bien aux gens, à tes lecteurs. Tu en es donc une aussi, absolument!

Je reviens de ma bouquinerie favorite, au coin de la rue, tenue par un gentil monsieur âgé, sa conjointe (une femme adorable) lorsqu'il est absent, et leur petit-fils adolescent qui les aide après ses cours, un jeune homme concerné par l'avenir de la planète, je le sais pour avoir écouté les discussions, honte à moi.

Je suis ravie qu'ils ne se taisent pas à mon arrivée, preuve que je ne suis pas une étrangère. J'ai acheté trois livres, pour la moitié du prix que j'aurais payé en librairie, et surtout j'ai écouté (et participé un peu) à leur discussion.

La dame parlait de l'actualité et à un certain moment du Plan Nord, des coupes à blanc en Abitibi, des forêts qui mettent cinquante ans à se regénérer, au minimum. Est-ce exact?

Donc, en achetant des livres usagés, je fais de la récupération. Et comme ils parlaient de l'Abitibi je tenais à te le dire...

:)

Anonyme a dit…

Et pour être allée voir le site Renaud-Bray, je réalise que les livres achetés m'ont coûté le quart du prix des tout neufs en librairie, et non la moitié. Surprise!

Lise

Zoreilles a dit…

@ Lise : Je ne ferai pas semblant de ne pas avoir « entendu » ton compliment, je te dis simplement... Merci!

Ces gens me semblent tout à fait charmants et l'endroit serait très à mon goût. Tu vois, Lise, pour fréquenter une telle bouquinerie, il faut habiter dans une grande ville. Ici, nous avons 4 librairies conventionnelles et des grandes surfaces vendent aussi des livres. Pour acheter de l'usagé, il y a une petite coopérative qui vend également du café équitable, etc. ainsi que la Ressourcerie où les gens envoient ce qu'ils ne veulent plus, y compris des livres. Donc, tu as à Montréal un grand avantage que tu ne retrouverais pas dans les régions nécessairement. Ce type de commerce a déjà existé à Rouyn-Noranda mais n'a pas survécu.

Ce qu'ils disent, est-ce exact? Oui et non. Une forêt rasée prend au moins 50 ans à se regénérer? Disons que pour une compagnie forestière, elle retrouve sa valeur marchande et peut être coupée à nouveau. Mais dans les faits, la forêt boréale, pour qu'elle offre encore la même maturité, une diversité et une qualité qui permettent à des animaux comme la martre, le pékan et d'autres de l'habiter, s'y reproduire et y trouver sa nourriture, c'est plus long que ça. Certains animaux survivent difficilement dans une forêt qui n'est pas mature. Mais ils ne meurent pas pour autant, puisque la nature s'autorégule, alors ils migrent, font moins de petits, s'étendent plus au nord ou plus au sud dans leur aire de distribution, etc.

Les forêts d'ici ne sont pas rasées, il en reste encore beaucoup et heureusement qu'il y a des gens qui s'impliquent pour en protéger des petits pourcentages chèrement disputés et empêcher les forestières d'agir selon leur bon vouloir, leur course effrénée au profit.

Ne t'en fais surtout pas pour ces livres que tu achètes à bon prix et qui sont faits du papier qui provient des arbres. D'abord, tu recycles intelligemment et tu réutilises un bien culturel durable qui existait déjà de toute manière. Ensuite, les forêts rasées par les forestières servent surtout à faire des 2 par 4, de la pâte à papier, etc. Les livres, c'est sûrement la manière la plus noble d'utiliser un arbre!

Chaque semaine, et même deux fois par semaine, quand je reçois mes publisacs avec toutes ces publicités imprimées, des montagnes de surconsommation qu'on nous propose contre notre gré, ça par exemple, j'appelle ça couper des arbres pour rien. Pour moins que rien. Pour pire que rien.

Pourquoi je n'affiche pas cette mention « pas de publisac » sur ma boîte, dehors? Parce que j'ai besoin des hebdos régionaux qu'il y a dedans absolument...

Joce a dit…

Tu peux essayer d'inscrire "PAS DE PUBLISAC...JUSTE LE JOURNAL"

Ici c'est o.k.

Lise a dit…

Zoreilles,

merci pour les précisions concernant la regénération des forêts, autre que pour les forestières; je m'en doutais un peu étant une inconditionnelle des documentaires animaliers de Télé-Québec.

Les publisacs, ouais, du gaspillage de papier, et si tu prenais le métro ici, tu serais assaillie par les gens distribuant les journaux gratuits (Métro, 24 heures), qui font de leur mieux pour ne pas ralentir la cohue matin et soir. Ces journaux sont souvent abandonnés par terre, par des passagers insouciants. Gaspillage magistral!

Et il a aussi les gens qui vendent L'Itinéraire, à intervalles régulier; une revue excellente, que j'achète toujours.

Et si j'avais un blogue je me plaindrais de façon magistrale contre un autre irritant, le fait qu'il est quasi impossible au Québec d'acheter de l'ail de chez-nous (j'en avais déjà parlé ici); l'ail de Chine partout en épicerie je ne comprends pas, ça ne goûte rien, pourrit dans le temps de le dire, et demain je veux faire ma sauce spaghetti aux lentilles rouges. J'ai dû me résoudre à acheter de l'ail biologique en pot, cultivé en Ontario.

Bon je semble être loin du sujet mais je suis sûre que chez-vous il est possible de se procurer de l'ail du Québec, et peut-être même de l'ail sauvage....

Comme quoi chaque région a ses avantages.

Zoreilles a dit…

@ Joce : En fait, on a déjà un peu essayé de passer le message... Une initiative de ton beauf que tu vas reconnaître, genre thérapie brève (!) dont il a le secret! Il avait carrément arraché la patente de Transcontinental en plastique sur son piquet de fer planté par eux à l'entrée du stationnement, il avait fait la même chose avec le kit de Québécor, les deux gisant l'un à côté de l'autre, grâce à son implication instantanée, à côté des poubelles... Message reçu par les compagnies de distribution, et j'étais obligée d'aller courir en ville, chez M'man, pour avoir mes hebdos du mardi et du mercredi et venir à bout de faire ma revue de presse!!!

C'est moi qui lui ai demandé de replanter les patentes à leur place, maintenant j'ai mes hebdos en temps voulu, je mets le reste du publisac directement dans le bac de recyclage... juste à côté. Méchant gaspillage!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Sais-tu, je n'ai jamais pensé à demander ou à vérifier d'où venait l'ail que j'achète... L'été, dans les marchés publics, j'achète tout ce que je peux directement du producteur, alors j'imagine que c'est de l'ail du Québec?

À l'épicerie, je l'achète en vrac, je vais regarder la prochaine fois.

Quant à l'ail sauvage, est-ce la même chose que l'ail des bois? J'ai entendu dire qu'on n'avait pas le droit d'en vendre, c'est une plante rare, à protéger, est-ce que ça se peut?

Lise a dit…

Zoreilles,

pour ne pas me tromper j'ai fait une petite recherche; l'ail sauvage et l'ail des bois c'est bien la même chose. Tu as raison, il est rare et protégé, et il faut ne cueillir qu'une petite quantité pour ne pas détruire la plante. J'ai lu aussi que les chanceux qui connaissent les endroits où ça pousse gardent jalousement leur secret...

:)

En tout cas j'ai l'art de faire une tempête dans un verre d'eau (pour de l'ail), c'est le cas de le dire. Bonne fin de semaine chère Zoreilles!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Y a pas de tempête là-dedans, Lise, on discutait tout bonnement. J'ai même pas senti le moindre coup de vent! Grâce à ta recherche sur l'ail sauvage, je sais maintenant que l'ail des bois, c'est la même chose. J'avais vaguement l'impression que c'était une plante protégée, maintenant je le sais hors de tout doute. Parce que tu nous l'a dit. Je ne connais personne qui puisse me partager le secret d'une talle de cette rareté mais j'ai déjà entendu dire qu'il y en avait dans la région de l'Outaouais... Sauf que c'est grand, l'Outaouais!

Et la prochaine fois que j'irai acheter de l'ail, je serai curieuse de savoir d'où il vient!

Là, j'ai pas mal la tête et le coeur au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Soirée d'ouverture hier, quelle effervescence pour mes proches! Ce matin c'était le ciné-muffin avec Félixe, une mordue de cinéma (!) et je m'en vais de ce pas assister à la première mondiale du documentaire de Desjardins/Monderie, Trou Story... Miraculeusement (et je pèse mes mots) j'ai deux chances de pouvoir y assister alors que tous les billets s'étaient envolés en dix minutes...

Ouf!

Ça bouillonne et ça fourmille dans mon cerveau-lent en ce moment!!!

Le factotum a dit…

Ah, la chanceuse!
Je devrai attendre la semaine prochaine!
Mais, moi,je vois M.Lazhar ce soir.
Belle soirée en perspective ...

Lise a dit…

Zoreilles,

ton cerveau est loin d'être lent et vole très haut au contraire; si je n'étais pas si nulle à propos de comment mettre des liens je t'en aurais envoyé plein concernant l'ail de chez-nous. Hélas je ne suis pas Zed, qui avait expliqué comment procéder, mais je n'ai rien compris. Le cerveau lent c'est le mien. Et je vais de ce pas lire ton nouveau billet.

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : À chacun sa chance, vous êtes les premiers (gens d'Amos) à voir Monsieur Lazhar. L'as-tu aimé? La critique était excellente en tout cas. Philippe Falardeau accompagne son film, je crois, au cours de la tournée régionale. Il ne laisse personne indifférent, Falardeau. L'année où je travaillais au FCIAT, en 2000, il présentait « La moitié gauche du frigo », c'était un casse-tête de lui organiser ses entrevues, tous les médias se l'arrachaient! Je n'avais pas pu voir son film (cette année-là était celle où j'avais le moins vu de films!... mais où j'ai le plus côtoyé le jet set et les vedettes dans la salle de presse!...)

Zoreilles a dit…

@ Lise : Oui oui, je te jure, ces jours-ci, j'ai le cerveau-lent!

Bon OK, je vais essayer d'avoir plus de tendresse envers moi-même, disons plutôt que j'ai la tête ail ail ail ailleurs!

Je fais de l'esprit de botine, je serais mieux d'aller faire dodo!

Le factotum a dit…

Je l'ai adoré! Un chef-d'oeuvre!
Monsieur Philippe Falardeau était toujours retenu à Montréal pour entrevues en soirée!
Il arrive seulement demain pour la suite de la tournée.
Je l'aurai malheureusement manqué.

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Pas grave si tu l'as manqué, t'as vu son film, ça devrait compenser largement.

Anonyme a dit…

Est-ce que je vais te surprendre si je te dis que je cultive mon ail? J,ai planté de l'ail de ...Donnacona à mon retour de vacances en septembre. Je m'en suis gardé pour la bouffe hivernale quand même. Mais avant, je termine celui que j'airamassé dans ma plate-bande cet été...:-)
D'habitude, je l'achète au marché Jean-Talon aumois d'août... L'an prochain, il parviendra du marché Atwater!

Mais dans la région, quand je n'en ai plus, j'achète le bio qui vient des ... USA. C'est quand même moins loin que le Turkmenistan ou la Chine... ;-)

Bon festival! Soisig

Zoreilles a dit…

@ Soisig : Tu m'étonneras toujours, toi... Tu cultives ton ail? Au fond, ça ne devrait pas me surprendre, t'as le pouce vert.

Tu vas changer de marché à Montréal? Tu vas encourager l'économie locale... de ta grande fille?

Le Festival... Ouf, que c'est palpitant... et essouflant. Dernier jour, le sixième, toujours un peu triste quand même...

;o)

Si je peux tu faire installer mes pneus d'hiver au plus vite qu'on finisse nos phrases!

Tu vas me tenir au courant pour l'exposition des artisans de ton coin? En Abitibi-Ouest, les gens sont plus créatifs qu'ailleurs il me semble, et terriblement attachants aussi. Je rêve d'y retourner avec toi.

Mijo a dit…

Moi, je me dis que leur projet, c'est leur voyage au bout ou autour du monde. Et de savoir que leurs yeux pétillent dès qu'ils en parlent, ça les rend très attachants.

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Et je peux te confirmer qu'ils le sont, très attachants. Côtoyer des gens comme eux, même juste une fois de temps en temps, ça nous énergise, ça nous donne le goût de rêver tout plein et de passer à l'action!

Anonyme a dit…

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