mardi 27 septembre 2011

Que sont-ils devenus?




Photo 1 : J'avais 4 ans... Ça fait donc 50 ans de ça. Oui, je suis de l'âge des photos d'enfance en noir et blanc! Je me souviens de ce jour-là comme si c'était hier. Maman avait fait venir à la maison un photographe, c'est pas des farces. Je comprenais tellement pas pourquoi il fallait que je fasse un sourire sur commande. Alors je fais la baboune sur la plupart des photos sauf celle-ci où j'ai le sourire figé avec l'expression tellement flagrante qui crie « Mais vous m'empêcherez pas de penser ». Et cette photo, finalement, je la trouve drôle parce qu'elle est très représentative de ce que je suis devenue!



Photo 2 : Voilà ce que je suis devenue... à 54 ans. Je souris naturellement maintenant! Surtout en présence de mes zamours. C'est tellement rare qu'on me voit sur les photos, parce que je fuis ça comme la peste (je n'aime toujours pas les photographes) et pour m'assurer de ne pas figurer sur aucune, c'est toujours moi qui prends les photos. Sauf que le 10 septembre dernier, on avait une grosse fête de famille pour les 90 ans de Belle-Maman et plusieurs avaient apporté leur instrument de torture!



Que sont-ils devenus?



Comment pouvais-je illustrer ce billet sans me mettre en scène moi-même? Publier des photos de quelqu'un d'autre me semblait irrespectueux alors je me suis sacrifiée...



Connaissez-vous ces chroniques « Que sont-ils devenus? » qu'on voit parfois à la une de certains magazines populaires? À la caisse des supermarchés, quand j'en vois un, je ne peux pas résister, je l'achète. Rien que pour cette chronique. Même qu'une fois, il y a quelques années, je suis tombée sur un magazine complet qui s'intitulait ainsi. Une centaine de pages de « Que sont-ils devenus? », j'étais le public cible par excellence, ils ont fait ce numéro spécial pour moi et je l'avais dévoré d'un couvert à l'autre.



Je ne peux pas vous expliquer pourquoi je suis si curieuse de ça. J'aime savoir ce que les gens deviennent et pas seulement dans le milieu artistique, dans la vraie vie aussi. Rien ne me fait plus plaisir que de revoir ou d'avoir des nouvelles de gens que je n'ai pas vus depuis longtemps. En général, rien ne me surprend et chaque fois, ça me rassure de constater qu'ils sont devenus ce qu'ils étaient déjà.



Je ne dois pas être la seule à être victime de cette véritable compulsion puisqu'on fait des chroniques sur le sujet pour vendre plus de magazines et qu'on sort même un numéro hors série de temps en temps.



Récemment, en fouillant pour trouver de vieilles photos, je suis tombée sur mon album de finissants du secondaire. J'ai relu la page qui me concernait. Quelques exemples :



Hobby : bricoler



Qualité : sociable



Défaut : trop confiante



Ambition : trouver l'amour avec un grand « A » (c'était niaiseux mais je l'ai trouvé quand même!...)



Manie : se ronger les ongles (ce n'est plus vrai, ça!...)



Surnom : Zoreilles, parce qu'elle écoute bien.



Phrase célèbre : C'est pas grave, c'est un p'tit détail!



Pensée : « Un froncement de sourcils fait travailler 13 muscles alors qu'un sourire n'en fait bouger que 2. Pourquoi vous forcer? »



Et mon album de finissants est rempli des photos des personnes et des mêmes descriptions de chacune de ces personnalités en devenir. J'en croise encore plusieurs dans ma vie de tous les jours. Et vous savez quoi? Ils sont tous devenus ce qu'ils étaient déjà... en 1975!

67 commentaires:

Marico a dit…

Chère Zoreilles
Ta compulsion pour les "Que sont-ils devenus?" je la comprends tellement. J'aime quand les gens connus ou inconnus me racontent leur histoire. C'est comme voir et sentir la vie à l'oeuvre! Mais tellement vrai qu'on ne change pas tant que ça. Je t'ai reconnue tout de suite dans la petite en noir et blanc aux yeux pétillants et au sourire retenu. Surtout à cause des yeux pétillants. Une vie c'est toujours fascinant. Qu'il s'agisse de gens connus n'y change pas grand chose.
Je t'ai suivi d'un peu loin cet été mais j'étais là tout de même. Bisous.

Mijo a dit…

Rayonnante Mamie Zoreilles à côté de sa petite Félixe.

Finissants du Secondaire : Je pens que ça correspond à notre fin de Lycée chez nous, tu avais quoi 18 ans, et déjà tu étais Zoreilles !!! Tu es devenue ce que tu étais.

Zoreilles a dit…

@ Marico : Tu comprends ma compulsion, hein? M'étonne pas, ça! Je l'aurais parié. Le p'tit brillant dans l'oeil, ça doit être ma marque de commerce. Tu te souviens de celui qui jouait le rôle du directeur dans Le Stage de Kassandra? Il était jeune directeur des services aux étudiants quand je l'ai connu. C'est par la suite qu'il est devenu notre ami et sa femme aussi. Mais dans le temps, comme j'étais sur le conseil étudiant, j'étais tout le temps rendue dans son bureau pour l'entraîner dans mille projets pour l'école. Quand il me voyait arriver, il disait : « Ah non, toi, quand tu m'arrives avec ton p'tit brillant dans l'oeil... », c'est devenu un running gag. Je ne me souviens pas qu'il m'ait refusé quoi que ce soit, au pire, il mettait ses conditions!!!

Zoreilles a dit…

@ Marico (encore) : Au sujet du Stage de Kassandra... Une fois, tu avais fait une suggestion... Je sais que tu avais aimé la websérie et que tu l'avais fait connaître autour de toi. Je n'ai pas le droit de t'en dire plus pour le moment, mais la conférence de presse aura lieu à Montréal le 11 octobre prochain... Pour le moment, je me contente de te dire que quelque part, on dirait que quelqu'un t'avait entendue... À suivre...

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Oui, le secondaire ici correspond à votre lycée. À la fin de mon secondaire, j'avais mon diplôme comme secrétaire de service, bilingue. J'avais 16 ans, presque 17, et j'allais déjà être sur le marché du travail. Dix ans plus tard, j'étais plafonnée (à 26 ans!...) je suis donc retournée aux études (à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue) pour un changement de carrière.

Oui, je suis devenue Zoreilles au secondaire! Des Francine, il y en avait toujours 3 ou 4 par classe, alors on m'a probablement surnommée ainsi pour que je devienne unique! Mais c'est vrai que tout le monde venait me raconter ses problèmes... Et très souvent, je trouvais des pistes de solutions!

Félixe... Si tu savais tout le plaisir qu'on a ces temps-ci toutes les deux. J'aime cet âge-là, 2 1/2 ans, on va au cinéma, (voir Les Schtroumpf en 3D, les lunettes sont plus grosses que sa frimousse) à la bibliothèque (un grand château avec plein plein de livres) on joue aux princesses (moi, je suis la princesse des étoiles, et elle change de rôle aux 5 minutes) on fait des biscuits (à condition de mettre des brisures au chocolat dedans). Je peux voir émerger sa personnalité attachante, elle parle tellement, elle est si expressive! J'arrête ici, parce que je serais intarissable!

Marico a dit…

Je suis tellement contente pour Kassandra. Tu me tiens informée.
YÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ! Et bravo.

Solange a dit…

C'est vrai qu'on ne change pas tant que ça. Tu as les mêmes yeux et le même sourire, je t'avais reconnu tout de suite.Elle a bien grandi la petite Félixe et je dirais qu'elle a des traits de sa grand-mère.

Lise a dit…

Zoreilles

c'est vrai que tu te ressembles; l'éclat dans l'oeil et ce petit menton volontaire, bien dessiné. La même personne même si le temps nous transforme parfois plus qu'on le voudrait, physiquement ou d'autre manière...

Comme toi je n'aime pas me faire photographier, et si je compare la photo de mes 4 ans avec celle de mon âge actuel, je dirais que je n'ai rien de la petite fille confiante que j'étais alors, et que si physiquement le temps n'a pas été trop cruel (je crois) envers moi, je ne suis pas devenue l'adulte que j'aurais aimé être.

Je me suis fait ma propre thérapie dernièrement, mettant côte à côte la petite fille et une photo actuelle, en me disant que l'adulte de maintenant méritait d'être aimée autant que la petite fille d'autrefois; en tout cas j'essaie de m'en convaincre et j'écris beaucoup pour moi-même, autre forme de thérapie. J'espère que ce n'est pas du narcissisme, j'essaie juste de m'aimer un peu plus...

Amusante ressemblance toutefois; sur toutes les photos j'ai les doigts croisés (en général) et me tords les mains, peu importe l'âge, comme si je ne savais pas quoi faire avec.

J'ai lu tous les commentaires, et j'ai bien hâte de savoir ce qui se passe concernant Kassandra:-D

Mes excuses pour le long commentaire...mais ton billet vient tellement à point pour moi! Et la non-groupie que je suis est la première à acheter une revue ( ce qui est rarissime) parlant de nos artistes et de ce qu'ils sont devenus...

Zoreilles a dit…

@ Marico : Quand j'aurai la permission de dévoiler la nouvelle, je le ferai ici même, promis juré. « Restez avec nous, on vous en reparle tout de suite après la pause » comme ils disent à la télé! Tiens, c'est drôle, sur le web, on ne dit jamais ça... ;o)
Mais j'y pense... C'est le 11 octobre qu'aura lieu la conférence de presse. Ce matin-là, si t'écoutes l'émission de Catherine Perrin sur la Première chaîne de Radio-Canada, tu le sauras même avant que je sois de retour de vacances!!! (je vais à la chasse à l'orignal armée de mon kodak, du 7 au 16 octobre)...

@ Solange : Tu m'avais reconnue? C'est drôle, moi je sais que c'est moi, mais je me reconnais pas! Félixe grandit... à la même vitesse que Béatrice probablement. Elle a peut-être mes joues... Mais moi qui connais très bien son autre mamie, physiquement, je trouve que c'est une petite copie conforme. Pour le caractère, elle a un peu de moi, ça, je le constate souvent! Mais c'est pas pour ça que je la trouve adorable...

@ Lise : Toi aussi, tu aimes les « Que sont-ils devenus? »... Décidément, nous sommes en nombre ici. Si on me reconnaît physiquement (ça m'étonne mais bon!...) il me semble qu'à l'intérieur de moi, j'ai beaucoup changé. J'ai plus d'aptitude au bonheur à 54 ans que j'en avais à 4 ans. Et ça, c'est probablement le fruit d'un travail constant sur moi-même, toujours à refaire d'ailleurs, écrire écrire écrire, ça permet de respirer, de corriger le tir, de mieux comprendre, de surmonter les injustices, de régler des comptes, avec soi-même et avec les autres! Tu choisis la bonne voie, la thérapie par l'écriture, celle qui nous force à plonger à l'intérieur de soi, loin loin loin jusqu'à l'enfance, où l'on ne censure absolument rien, tu verras, ça amène une grande paix. Finalement, je dirais que ça nous permet d'être à l'écoute de nous, et ce ne sera jamais du narcissisme, tant que ça reste un pacte entre toi et toi, ou à la limite, entre toi et ton fond de tiroir ♥

Lise a dit…

Merci chère Zoreilles pour ta réponse à mon commentaire, qui me fait tellement de bien.

Écrire pour soi-même, sans jugements, sanns critiques, écrire ce qui fait mal, la noirceur (car nous avons tous et chacun un côté sombre, quoi qu'on en dise), ce que nous n'osons avouer à personne, de crainte d'être incompris; écrire tout sans censure sauf pour soi-même, impossible...

Et je ne dirai jamais assez comme tu mérites ton surnom de Zoreilles.

Zoreilles a dit…

@ Lise : Oh ne me remercie pas, j'ai juste laissé parler mon coeur, écrire, j'ai toujours cru là-dedans comme à une panacée universelle!

crocomickey a dit…

T'es toujours pétard, 50 années plus tard !

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : Bon, il fait encore son ti keclown, lui! ;o)

Accent Grave a dit…

J'aime bien savoir ce qu'ils sont devenus en autant que je reste à l'écart, je ne souhaite aucune rencontre.

L'an dernier, dans un café pas très loin de chez moi j'ai reconnu un ami d'enfance. Il avait changé mais ses traits le trahissait. Je me suis installé à la table jouxtant la sienne et je l'écoutais parler à sa conjointe, sûrement pas sa première épouse!

Même caractère qu'autrefois. Il aurait été enchanté de me revoir c'est certain mais le temps a passé, je n'aurais pas voulu retourner en arrière.

Accent Grave

Zoreilles a dit…

@ Accent Grave : Vraiment? Mais vous avez des nerfs d'acier! Vous êtes resté là, attablé pas loin de lui, à l'écouter parler à sa conjointe, il ne vous a pas reconnu et vous étiez à l'aise dans l'ombre? Vous m'épatez! Je n'aurais jamais été capable, sauf si cette personne ne représentait pour moi aucun intérêt ou si elle m'avait déjà fait du mal... Vous dites « Même caractère qu'autrefois »... Ça laisse supposer quelque chose de pas clair... Vous ne doutez pas qu'il aurait été enchanté de vous revoir, c'est donc vous qui ne l'auriez pas été.

Remarquez que j'aurais peut-être eu intérêt à quelques occasions dans ma vie de faire comme vous. J'aurais évité des déceptions! Aux retrouvailles du 25e anniversaire de fondation de la petite ville minière de mon enfance, Matagami, j'avais tellement hâte de revoir mon amie d'enfance, Diane, avec laquelle j'avais partagé mes plus belles années. J'allais jouer chez elle comme elle chez moi, on montait des spectacles, on se disputait toujours le plus beau bulletin (rivalité amicale et populaire à l'époque). J'avais su qu'elle y serait. Elle y était. Le coeur me débattait tant j'avais hâte de la revoir... On m'a amenée jusqu'à elle... Ouf... Impressionnante à force d'être belle... Mais froide... Elle m'a refroidie ben raide, j'étais gênée, je ne savais plus où me mettre, quoi faire, quoi dire, j'avais été complètement déstabilisée! Et déçue... Ensuite, je l'avais observée un peu, de loin, elle était comme ça avec tout le monde, alors au moins, je l'ai pas pris trop personnel!

Des fois, on serait p't'être mieux de rester dans l'ombre...

Le factotum a dit…

Photo 2 : Voilà ce que je suis devenue... à 54 ans.

Wow! que dire de plus!
Le regard et le sourire alors...
Crocomickey a ben raison.

Accent Grave a dit…

Je ne supposais rien mais d'après les échanges entendus j'ai reconnu sa façon d'exprimer les choses, ses prises de position.

Je n'étais pas dans l'ombre, nous étions côte-à-côte. Il lui aurait fallu un peu de temps pour me reconnaître alors que moi je l'ai fixé de longues minutes pendant qu'il commandait son café, il m'a ensuite fallu le replacer dans l'histoire de ma vie. Pendant 2 ou 3 ans, nous avons été très près et on s'appréciait.

S'il m'avait reconnu nous aurions échangé mais je ne voulais pas briser ce moment particulier, je revivais alors de bons moments passés. Aujourd'hui, c'est quelqu'un d'autre, au même titre que n'importe qui se trouvant dans ce café.

Je l'ai même croisé une seconde fois dans un commerce local, ce qui me fait croire qu'il demeure près de chez moi. Qui sait, un jour on se parlera peut-être.

Vous comprendrez pourquoi je ne suis pas sur facebook, je détesterais qu'on veuille me "retrouver". Le passé est passé.

Accent Grave

lady a dit…

..bien intéressant le lien qui tu décris entre ce qu'une personne était et ce qu'elle est devenue....après réflexion, c'est la même chose pour moi...;)

grand merci pour les chaleureux com. c'est un plaisir de venir te rendre visite...

tendresse

ly xxx

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Après le keclown de Montréal, v'là le keclown du Nord! Je sais pas du tout comment réagir à vos pirouettes, les gars, vous pouvez vous vanter de m'avoir fait fermer la trappe!

@ Accent Grave : Je saisis mieux maintenant, je reconnais en vous l'observateur, c'est dans votre nature... mais je vous souhaite quand même des retrouvailles avec ce vieux copain, au hasard d'une prochaine rencontre. Ça pourrait susciter un bon moment, pour vous comme pour lui. Peut-être que vous avez changé chacun de votre côté pour n'avoir plus grand chose à vous dire mais pour quelques minutes, je suis certaine que ça pourrait être agréable. Vous parlez de Facebook... Moi, j'y suis... J'y perds pas mal plus que j'y gagne, dans ce réseau qui ne convient pas du tout à ce que je suis... Je commence à m'y sentir piégée, justement parce qu'on me « retrouve » et que j'ai pas toujours le goût ni le temps d'être en lien avec tous ces gens. Avec ma fille et mon gendre, on a entrepris une discussion à ce sujet en fin de semaine dernière et on la poursuit par petits bouts cette semaine. On n'en revient pas de comment ça marche et tous les défauts qu'on y trouve. Je pourrais vous en parler longtemps... Mon réseau de blogues-amis est tellement plus discret et mieux adapté à ce que j'aime dans la vie!

@ Lady : On ne change pas tant que ça, hein? J'aime croire qu'on évolue un peu, au fil de la vie, des situations rencontrées et des gens qui sont sur notre route, et qu'on peaufine notre caractère, qu'on se bonifie (laisse-moi mes illusions) mais « chassez le naturel et il revient au galop » ♥

crocomickey a dit…

@ factotum

On part un fan club de Zoreilles ?

On couvre déjà une bonne partie de la province !!!

Barbe blanche a dit…

Zoreilles, en regardant la photo d'hier et celle d'aujourd'hui, il me semble y voir un petit air espiègle et plein de détermination, qui je trouve tedonne un petit air canaille de celle qui n'achète pas tout tout de suite, de celle qui préfère magasiner pour bien choisir sa marchandise...
Bon ben, j'adhère au club des admirateurs de Zoreilles...
Nous serionsdéjè trois, si je conte bien...

Barbe blanche a dit…

Bon ben, ta deuxième photo m'empêche de voir le clavier.
Excuse les fautes de frappes, et les espaces manquants...

Le factotum a dit…

Wow, déjà trois...
Et on couvre déjà plus de 75% du territoire.
Toute une notoriété cette Zoreilles!
Un appel à tous!
Tout le territoire sera couvert ce soir!

Marico a dit…

Est-ce qu'une fille peut s'ajouter au Club des admirateurs de Zoreilles. Je représente l'Estrie et la Montérégie. Notre bon gouvernement parfois nous place dans l'un et parfois dans l'autre. Il est même arrivé qu'on ne soit ni dans l'un, ni dans l'autre!

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey, Barbe blanche, Le factotum et Marico : Hé là, ça dérape ici, vous profitez que j'ai une journée de fou pour prendre le contrôle de mon blogue??? Bande de délinquants!

Ne me faites pas ce coup-là, même si vous couvrez à vous tous notre magnifique Québec dans son entièreté, ce à quoi je suis ultra sensible, ne me prenez pas par les sentiments, sachez que j'aime toujours mieux être dans l'ombre que dans la lumière.

Merci pour vos mots d'amitié mais on passe à un autre appel, d'accord?

Attendez, je reprends mes esprits, je vais faire une animatrice de moi-même, et je vous relance la question de départ :

Aimez-vous les « Que sont-ils devenus? » et croyez-vous que vous êtes devenu qui vous étiez déjà?

Air fou a dit…

Chère rebelle d'alors et heureuse d'aujourd'hui, avec cependant le sourcil prêt à se froncer,

Facebook fait ses choux gras de ce désir de savoir, peut-être beaucoup plus commun qu'on pense. Une manière aussi de valider sa propre évolution. Et pour les compagnies, de cibler leur public de consommateurs, comme nous le savons tous, toutes.

On est souvent surpris de constater que les gens auxquels nous croyions un avenir grandiose se sont résignés à une petite vie plus qu'ordinaire, rentrés dans le rang. Mais il y a quelques personnes qui sont bien connues et débordent de talent. Et certaines que je reverrais avec tendresse et plaisir, ne serait-ce qu'une fois!

Ma grande amie au primaire, je sais ce qu'elle est devenue et elle travaille près de chez moi, si cela n'a pas changé. Je crois que nos adieux (déménagement) en furent réellement.

Kassandra... Tiens, tiens, j'ai bien hâte de savoir. On peut quand même commencer à deviner que cette fille-là ne se fera pas enfermer dans une salle de classe à laver le tableau et balayer le plancher pour un salaire ridicule, comme ont dû le faire mes copines de blogue profs cette année en entrant dans leur local et les rares enseignants masculins (on voit bien pourquoi).

Et dans 20 ans? Que sera-t-on devenus/es, si on y est encore?

Zed ¦D

Marico a dit…

Tout à fait ma chère Zoreilles.
Plus je vieillis, plus je retrouve la petite fille rêveuse, questionneuse, à la fois crédule et méfiante (mon prénom était Thomas, comme l'apôtre qui voulait vérifier...), avec un caractère qui s'est heureusement adouci avec les années. ;-)

Lise a dit…

Zoreilles,

les commentaires de notre ami Accent me rejoignent tout à fait; comme lui j'aime observer les gens sans qu'ils le sachent. Dans mon cas ceux de mon passé je craindrais de les décevoir, et non d'être déçue, et je n'ai jamais voulu participer à une rencontre, histoire de revisiter les souvenirs et de savoir ce que chacun est devenu. Pas pour moi.

Le passé est le passé, même s'il m'accompagne tout le temps et je sais, pour l'avoir lu dans un journal à sensations il y a longtemps (que je ne nommerai pas) qu'une amie d'autrefois à été tuée et violée alors qu'elle faisait de l'auto-stop entre Baie-Comeau et Hauterive (ma ville natale), comme quoi les drames n'arrivent pas qu'à Montréal.

Une autre amie, brillante et studieuse à l'époque où je l'ai connue est morte d'un abus de drogues; ça je l'ai appris par hasard, d'une personne proche de sa soeur. Le monde est petit!

Et pour le fan club, ai-je besoin de dire que j'en suis membre depuis que je lis tes billets...

Anonyme a dit…

tout a été dit la cour est plaine.... je suis d,accord avec crocomickey

Zoreilles a dit…

@ Zed : Si je m'écoutais, j'en aurais pour des heures à prendre chacune de tes phrases pour y ajouter mon grain de sel!

À ma manière, je reste toujours un peu rebelle, dans le sens que je reste ouverte aux arguments qu'on me propose (je les écoute) mais ça a besoin d'être convaincant pour que je change d'idée!

Facebook... C'est presque comme dans la vraie vie, sauf qu'il y a cette satanée lacune : après qu'on a dit bonjour, qu'est-ce que tu deviens, ça me fait plaisir d'avoir de tes nouvelles, on ne peut plus reprendre chacun notre route, une fois qu'on a cliqué pour accepter « l'amitié », on reste prisonnier de toutes les élucubrations que cette personne publiera par la suite. Dans la vraie vie, on l'aurait pas vu, ça... En fait, ce que je reproche à ce réseau social, c'est à la fois trop de superficialité et pas assez... Je déteste « signer un contrat », il y a beaucoup de demandes d'amitié que je n'accepte pas, parce que ça me tente pas de signer de contrat justement. Dans ce temps-là, j'espère qu'ils ne se sentiront pas rejetés, je ne voudrais pas leur faire de peine, j'ose espérer qu'ils s'imaginent que je suis négligente ou technonouille, ce qui n'est pas loin de la vérité non plus.

C'est vrai qu'avec le temps, on constate que ceux et celles qui performaient le plus à l'école ne sont pas nécessairement devenus aussi performants dans la vie. Et l'inverse. Ça prouve encore que l'école, c'est conçu pour la masse et qu'il est possible de rayonner hors des sentiers battus.

Kassandra illustre peut-être quelque chose de plus profond que ces quelques épisodes humoristiques et fantaisistes qu'on a pu voir en primeur et que d'autres découvriront bientôt? ;o)
J'aime ton commentaire « éditorial »!!!

Et dans 20 ans, que serons-nous devenus? Quelle belle question! Perso, j'y pense souvent, je me vois très bien à 74 ans...

Zoreilles a dit…

@ Marico : C'est en plein ça, pareil pour moi. Je suis plus proche aujourd'hui de la petite fille que j'étais que lorsque j'avais 20 ans, 30 ans, 40 ans. Comme j'ai eu une enfance heureuse, j'ai beaucoup de bonheur à constater que je suis devenue qui j'étais déjà.

Dans un moment difficile de ma vie, j'ai consulté un « conseiller en développement du potentiel humain » (un monsieur formidable qui m'avait expliqué que c'était plus marketing de s'appeler de même, parce qu'il avait une grosse clientèle de gens d'affaires et de gestionnaires du réseau de la santé!...). Avec son aide, j'ai pu retourner en arrière assez loin, jusqu'à l'enfance, pour comprendre et corriger des patterns tout croches dans lesquels je m'enfargeais tout le temps. Alors, quand je réalise, comme toi, que je suis toujours cette petite fille-là, mais en mieux (!) je me dis que je ne veux plus jamais m'éloigner de cette petite fille-là. J'ai maintenant une grande tendresse pour elle (pour moi)!!!

Comment peut-on être à la fois crédule et méfiante? Moi, je te crois sur parole, ça se peut en Simonac!!!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ça ne m'étonne pas que tu te retrouves dans la sensibilité et la justesse du propos d'Accent. On s'y retrouve tous et toutes, à des degrés divers...

Montréal ne détient pas l'exclusivité en matière de criminalité, loin de là! Ousqu'y a de l'homme, y a de l'hommerie, c'est universel et intemporel, ça...

Il est dommage que les seuls dont tu aies eu des nouvelles, ce sont ceux-là qui ont connu des drames et même la mort, dans des circonstances épouvantables. Ça ne donne pas le goût d'en savoir davantage sur « que sont-ils devenus? » en effet.

Le passé appartient au passé, c'est vrai mais c'est plus fort que moi de vouloir savoir, et si j'ai déjà eu des déceptions, j'ai aussi eu de belles surprises. Par exemple, quand quelqu'un avait un potentiel inexploité à l'école et qu'il ou elle devient un(e) citoyen(ne) épanoui(e) par la suite. On dirait que je prends ma revanche sur la vie, je le prends très personnel!

J'aime les « success story » et je les collectionne... ;o)

Zoreilles a dit…

@ anonyme 22:27 : ... Désolée, je ne vous ai pas reconnu(e), vous ne me donnez pas beaucoup d'indices...

TaLou a dit…

hahaha! pôôôvre Zoreilles! C'est presque du harcelement qu'ils te font tes amis du blogue!

Peu importe, il faut le prendre avec tout ton mérite!

Pour ce qui est du dans 20 ans, que serons-nous devenus?

Je ne peux voir aussi loin... pour l'instant je tiens très bien le coup. Mon agenda est plein jusqu'à 105 ans. Je négocie férocement un autre 5 ans avec la vie, question de me reposer un peu avant de mourir...

La bella vita!

Aujourd'hui, c'est les tartes aux pommes... l"automne ça donne faim. Vous ne trouvez pas? Suis-je la seule à vivre ça?

Lise a dit…

Zut Zoreilles, je ne réfléchis pas plus loin que le bout de mon nez; voici une belle "success story" que j'aurais dû raconter à la place des autres.

Sans chercher j'ai découvert (en visitant le site du symposium de peinture annuel de Baie-Comeau il y a quelques années) qu'une copine au secondaire, tranquille et réservée, un peu rêveuse alors, est devenue une artiste qui fait des sculptures magnifiques, et vit de son art tout en donnant des cours sur le sujet. Elle a un site internet que je vais tenter de retrouver. J'avais été éblouie par son talent et les formes douces, toutes en rondeurs, qu'elle tirait de la pierre...Et je me suis promis d'aller la voir un jour, quand j'irai sur la Côte-Nord...

Zoreilles a dit…

@ Talou : T'es drôle, toi, ton agenda est plein jusqu'à 105 ans! Ça ne m'étonne pas. En tout cas, t'auras de la bouffe pour tenir jusque là, avec l'efficacité de ton usine de cuisine! Tu t'organises pour ne jamais tomber malade, t'as pas le temps! J'aime l'idée...

L'automne me donne aussi le goût de cuisiner mais jamais autant que toi, par exemple. Là, je suis très « potages » sans produits laitiers (beurk!...), compote pommes/poires et aussi pas mal poissons. La saison des récoltes, ça m'inspire. En plus, j'ai un voisin qui me donne des poires (de son poirier) une autre qui me donne des pommes et même qu'on m'a promis des raisins bleus cultivés à deux maisons d'ici. Je me croirais dans le sud de l'Ontario. J'ai des voisins formidables. Faudrait bien que je leur boulange quelque chose... mais pas aujourd'hui, fait trop beau, et je vais au cinéma tout à l'heure, voir Winnie l'ourson!!! Devine avec qui? Elle est sur la photo... ;o)

Zoreilles a dit…

@ Lise : Wow, en voilà une qui est devenue ce qu'elle était déjà, une artiste un peu rêveuse et qui, en prime, réussit à vivre de son art, tout en transmettant à d'autres sa passion et ses connaissances. En plus de son talent, elle a dû sûrement faire preuve de beaucoup de détermination et de rigueur, tu auras sûrement plaisir à la revoir un jour... Et je le souhaite vivement, soit que tu ailles là-bas ou qu'une exposition l'amène jusqu'à toi... ;o)

Lise a dit…

Zoreilles,

j'ai trouvé son site et...elle a tiré sa révérence à la sculpture en avril 2010, pour raisons de santé. Mais elle fait toujours des ateliers dans les écoles, avec un matériel moins exigeant physiquement que la pierre. Je l'ignorais mais elle a même fait des inukshuk; le plus étonnant est qu'elle est autodidacte. On a un talent ou on ne l'a pas! Je t'enverrai son lien, en privé(si j'y arrive, technonouille pour utiliser ton mot) car je ne sais pas si tu aimerais que j'écrive son nom sur ton blogue...

:)

Zoreilles a dit…

@ Lise : Son nom sur mon blogue? No problemo, c'est une artiste, et elle gagne à être connue... et reconnue!

Lise a dit…

Zoreilles,

il s'agit de Liette Bérubé. Quand j'ai vu son nom au symposium j'ai su que c'était elle; en allant sur son site j'ai reconnu tout de suite son visage, pas très différent de la jolie adolescente qu'elle était, et je lui ai envoyé un petit mot disant que je trouvais ses sculpures magnifiques et que j'irais voir son atelier en allant sur la Côte-Nord.

J'ai ajouté que je me souvenais d'elle à l'école secondaire; elle ne se rappelait pas de moi mais m'a répondu très gentiment, disant qu'elle serait ravie de me voir, histoire de rafraîchir les souvenirs. C'était il y a cinq ans au moins, un été ou j'avais vraiment prévu d'aller sur la Côte-Nord, mais le projet ne s'est pas concrétisé finalement car maman n'allait pas bien et j'étais incapable de partir. C'était mon choix; l'inquiétude m'aurait empêchée de profiter de ce voyage, alors...

Liette Bérubé est partout; il suffit de taper son nom sur Google: elle est même sur Facebook...qui n'est pas ma tasse de thé.

:-;

Lise a dit…

Misère, je ne sais plus faire un clin d'oeil.

;-)

Un clin d'oeil à propos de Facebook, ce réseau social auquel je ne m'inscrirai jamais. Il faut croire que je ne suis pas assez socia(b)le...

Barbe blanche a dit…

"Que sont-ils devenus?"
Me fait surtout penser à la chanson de Jean Pierre Ferland,"Qu'êtes vous devenues mes Femmes?"
Il y a aussi, le petit gars qui s'était fait discret tout au long de mes années au travail,est revenu me trouver et ensemble, nous avons recommencer à sillonner la forêt et à courir sur le plain...
Souvent comme autrefois, seul tous les deux, la main dans la main...

Le factotum a dit…

Pour moi, il y a aussi le petit gars qui faisait son cours classique pour devenir prêtre.
Changement de carrière en cours de route ...
Maintenant, six beaux petit-enfants à cajoler ...
Dieu ne doit pas trop m'en vouloir!!!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Je te promets que j'irai voir ce que fait Liette Bérubé. Je ne la chercherai pas sur Facebook mais si je peux trouver son site à elle, j'aimerais beaucoup voir ce qu'elle fait. Pour sculpter la pierre, il faut déjà démontrer une force de caractère hors du commun il me semble. On peut donc être à la fois très douce et avoir une force de caractère... J'aime déjà cette artiste! Et pour en côtoyer quelques-uns dans ma région « périphérique » loin de la plaque tournante qu'est Montréal (ce n'est pas une critique, c'est la réalité) je sais tout ce que ça demande d'investissement de soi, de détermination et de passion pour y arriver.

Et toi, Lise, je te souhaite encore plus de la revoir un jour. Partir en voyage alors que ta mère n'allait pas bien, ça partait mal en effet, tu aurais eu la tête ailleurs tout le long, tu as bien fait de reporter ça à un meilleur moment.

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : Alors, je te relance avec une autre chanson, c'était Marie Carmen qui chantait ça je crois... : « J'ai le blues de vous/Mes amis disparus », c'était tellement nostalgique! Au moins, dans la tienne, Jean-Pierre Ferland se demande « Qu'êtes-vous devenues, mes femmes/Vous qui m'avez tant aimé », c'est déjà plus consolant!!!

Bravo, tu as retrouvé ce petit garçon-là, il n'était pas parti loin, hein? Il dormait seulement, il n'attendait qu'un petit signe de ta part pour se réveiller...

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Oh non, ce Dieu-là n'existe plus! On retrouve beaucoup dans les domaines de la justice et des affaires sociales des gens qui avaient des idéaux semblables au tien quand ils étaient enfants. Et puis, ils sont tombés en amour et ils ont mis tout ça en pratique!!!

As-tu vu le dernier film de Micheline Lanctôt, Pour l'amour de Dieu? Je te le recommande vivement, il est encore à l'affiche mais il n'y restera pas longtemps, les gens boudent ce film à cause de son titre. L'histoire se passe en 1959, elle avait 11 ans à l'époque, et ça raconte quelque chose de troublant et de vrai.

Écrit et réalisé par Micheline Lanctôt, elle y joue même son propre rôle où on la voit en plan rapproché, avec ses rides et tout, je la trouve tellement « authentique » et toujours belle, sans artifice ni maquillage... Son film m'a fait encore plus apprécier cette femme au regard lucide, avec tant d'humanité et de profondeur.

Je trouve dommage qu'on boude son film à cause du titre ou du contenu. En plus, je donnerais tout de suite un Jutra au directeur photo, je n'ai jamais vu d'images si belles au cinéma, dans un film québécois, je veux dire...

TaLou a dit…

Les tartes sont finies alors c'est à mon tour de parler de ce qu'elle est devenue...

Je suis devenue bien des fois dans ma vie... Des étapes, certaines petites, d'autres grandioses... Je partage celle qui a été probablement la plus marquante.

J'ai fait un burnout professionnel majeur en novembre 2000. Je travaillais comme vendeuse de publicité dans un hebdo régional... j'adore la pub, j'ai d'ailleurs un certificat de l'UQAM en création publicitaire... Mais la vente, même si j'y excelle, pas capable. Ça me violente, ça me vide de mon énergie. Et c'est exactement ce qui m'est arrivée. Je disais aux gens que je côtoyais, mais sans le comprendre , que je voyais comme un jet de lumière sortir de mon plexus solaire...

Je me prenais probablement pour une illuminée alors que lentement mais sûrement, je m'enlisais.

Un vendredi après-midi, une de mes collègues est venue me retirer mon crayon et m'a prise par les épaules en me disant va t'en chez toi, va te reposer. Je crois que j'étais à mon bureau, que je fixais l'échantillon de publicité d'un client et que je pleurais sans rien faire d'autre.

Rendue à la maison, je suis sortie pour aller prendre l'air, une grande marche qui passe par les rives du lac des Deux-Montagnes, le chemin qui mène au petit village de Hudson.

Il s'est mis à neiger... et comme une petite fille, je me suis mise à courir après les flocons pour les attraper avec ma langue... Et c'est là que je l'ai entendue... la petite fille en dedans de moi... Je veux sortir, qu'elle me disait... je veux revenir à la surface et faire partie de ta vie...

À ce moment précis, j'ai compris qu'il me faudrait basculer d'aplomb dans l'obscurité pour y arriver. Je savais que ça serait une longue guérison, qu'il ferait noir. Mais j'avais la certitude d'en ressortir gagnante. C'est certain parce que la petite fille qui était en moi avait décider de reprendre le contrôle...

Ça a pris 18 mois de cheminement, d'acharnement pour faire taire la raison. Quelle expérience extraordinaire! Et depuis, la petite fille a pris de la maturité, pas qu'elle vieillit, au contraire! Elle reste aussi petite fille, c'est juste qu'elle ne laisse plus personne prendre sa place!

La bella vita!

Zoreilles a dit…

@ Talou : Je t'ai lue deux fois plutôt qu'une... C'est la plus magnifique histoire de « devenitude » qu'on puisse imaginer. Merci de l'avoir partagée avec nous. T'es généreuse... t'es une gagnante... en tout cas, t'es loin d'être une tarte!!!

Non, faut pas que je rigole, c'est trop beau, ce que tu nous racontes, c'est parce que je gère pas bien mes émotions et ton histoire m'en fait vivre full plein.

Talou, j'ai rien qu'une chose à te dire : ♥

Jackss a dit…

Bonjour chère amie, Zoreilles

Je m'excuse d'être arrivée si tard, je devrais dire 48 commentaires plus tard. J'apprends à me laisser bouffer de plus en plus par le boulot. C'est dur d'y échapper, surtout en régions éloignées où la main d'oeuvre se fait si rare. Le Plan Nord et la construction de la Romaine aspirent les meilleurs éléments. Ailleurs, on manque de personnel qualifiés partout, dans tous les domaines.

J'ai été séduit par la démonstration de ce billet. Les photos sont très éloquentes. C'est fou ce qu'il y a de ressemblances entre la toute jeune Zoreilles et celle plus mature d'aujourd'hui. C'est clair que tu es devenue celle que tu étais. On ne peut que s'empêcher de sourire.

Je dois ajouter que j'ai été renversé par la similitude de nos dernier billets. Ce n'est pas d'hier que nous sommes si bien synchronisés dans nos états d'âme.

TaLou a dit…

Je ris encore....

T'es loin d'être une tarte...

Quelle répartie Zoreilles... je ris toute seule...

Merci! Tu as fait ma semaine!

Je <3 aussi... et beaucoup!

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Troublant, n'est-ce pas? Tu parles souvent de hasard, moi je soutiens qu'il n'y a pas de hasard, juste des rendez-vous!

Question de synchronicités ou d'affinités, on a souvent eu des rendez-vous comme ça au fil des années... Chaque fois que je te lis, je retrouve un vieil ami, un peu de moi-même on dirait.

T'es retourné au travail? Là, on diffère en Simonac! Parce que si j'avais la chance d'être retraitée un jour... Quoique... Tu me fais douter... Pourrais-je résister et répondre non quand on fait appel à moi? Cette semaine, tu vois, j'ai trois demandes urgentes qui me grugeront le meilleur de mes énergies et je n'ai pas su dire non. Deadlines serrés, c'est moi ou personne d'autres, travail non rémunéré, et j'ai pas pu faire autrement.

Là encore, on ne change pas tant que ça. Je me souviens que pour l'album de finissants du secondaire justement, et ça remonte à 1975, à quelques jours du deadline, on avait les photos de tout le monde, mais il nous manquait les textes... On n'allait quand même pas publier des pages vides pour la moitié de l'école! J'ai commencé à en faire quelques-uns pour dépanner ceux que je connaissais, et le reste s'est enchaîné. Les deux derniers jours, j'étais installée à la cafétéria et je faisais juste ça!

T'aurais fait la même chose... J'en suis certaine!

Zoreilles a dit…

@ Talou : Tant mieux si je t'ai fait rire, ou sourire, c'est un juste retour des choses, tu me fais souvent le même effet bienfaisant. Tu me fais beaucoup réfléchir aussi. Et m'attendrir. Et trouver la vie encore plus belle. Et presque pleurer d'émotions des fois... ;o)

Air fou a dit…

Je sais pourquoi Le factotum s'est ravisé et n'a pas suivi la voie ecclésiastique.

C'est parce qu'il donne plus qu'il ne prêtRe.

;¬)

Le factotum a dit…

@ air fou

Je l'adore! ♥

Air fou a dit…

Moi itou, Le factotum

Zoreilles a dit…

@ Zed et @ Le factotum : Heille, les comiques, avez-vous fait du co-voiturage pour venir ici en même temps, Zed à 12:03 et Le facto à 12:05? T'as décidé d'embarquer avec lui quand il est revenu de Montréal? ;o)

Air fou a dit…

»Zoreilles

Je n'avais pas remarqué! :D

Non, pas de trivoiturage! Suis débordée ici et j'ai déjà froid.

:D

Le factotum a dit…

Serais-ce t'usse que je suis surveillé!
C'est vrai que laissé lousse, chus pas du monde!
C'est pour ça que ma compagne m'envoye courir ...

Zoreilles a dit…

@ Zed : Comment ça, t'as déjà froid? Faudra-t-il que je recommence à t'expliquer qu'il ne fait pas plus froid ici que chez vous? À titre indicatif, ça fait 10 jours d'affilée qu'il fait beau ici et qu'on sort habillés en été, on nous annonce encore la même chose jusqu'à lundi prochain au moins... avec des températures dans les vingt cinq degrés... On est au Nord mais pas au Pôle Nord!!! Mon voisin de gauche me donne des pommes et des poires qui poussent dans sa cour et mardi soir, ma voisine de droite m'a invitée à aller cueillir des raisins bleus dans sa cour parce qu'elle en avait trop. Ah ces préjugés sur notre région... ils sont tenaces!

Pensais-tu qu'on se baignait l'été avec nos suits de skidoo? ;o)

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Nenon, t'es pas surveillé du tout. Si je remarque l'heure d'arrivée d'un commentaire ou d'un courriel, c'est une déformation professionnelle. Parce que dans mon travail, ça revêt une importance capitale, je joue toujours avec les heures et les dates de tombée.

Enweille, va courir là, ça va te calmer le pompon!

Air fou a dit…

C'est ici qu'on gèle, Zoreilles et chez Factotum, on annonçait de la neige la semaine passée à moins qu'il m'ait joué un petit tour... Ici, on frise les 6, 7, la nuit, aujourd'hui, dehors, 17 environ. En bas de 25, j'ai pas chaud, en bas de 22, 23, j'ai froid, en bas de ça, je gèle tout rond. À 30, 34, humidité minimum, c'est le grand bonheur côté température. Qu'on m'appelle oizo des tropik. ¦)

20? On devrait avoir ici, 20, 21 jusqu'à lundi, c'est un beau cadeau.

Écoute, je me pose une question depuis le début au sujet de ta photo avec Félixou. C'était pas l'anniversaire de ta belle-mère? Parce que je pense que c'est elle qui ouvre les cadeaux?!

Zed ¦)

Air fou a dit…

vik, pas vut.

;-)

Zoreilles a dit…

@ Zed : Le factotum et moi, on habite la même région, l'Abitibi-Témiscamingue, nous sommes à une heure de route environ, lui à Amos, moi à Rouyn-Noranda. C'est vrai qu'on a raconté la semaine dernière à la Première chaîne de Radio-Canada, plus précisément à l'émission animée par Joël Le Bigot, qu'on nous annonçait de la neige. Balivernes! Ils passent leur temps à dire que nos mouches noires sont de la taille des ours et qu'en cas de collision avec un camion-remorque, elles s'en sortent moins puckées que le camion, etc. Qu'il fait froid chez nous, etc. Faut pas croire tout ce qui se dit à Montréal à notre sujet! La plupart du temps, ce sont des gens qui ne sont jamais venus ici... Et puis, si ça les fait rigoler...

Ouais, c'était bien la fête des 90 ans de Belle-Maman, le 10 septembre, donc l'une de ses arrière grands-mères à la Félixou mais ses petits cousins, Olivier et Maxime, était venus de Mirabel pour la fête et lui avaient apporté des petits cadeaux à elle, qui n'en revenait pas... Elle avait beaucoup plus joué avec eux qu'avec les cadeaux!!!

Anonyme a dit…

J'ai vécu de belles retrouvailles (toi!) mais j'ai aussi vécu une expérience qui m'a laissée perplexe à l'époque.

Nous avions une formation sur un nouveau programme que j'aimais bien... et dans lequel je m'investissais beaucoup! Lors de la dernière rencontre régionale à Rouyn (nous en avions eu au moins 4-5 au cours de l'année, si ma mémoire est bonne!), j'ai posé une question à une femme, assise devant moi à chaque réunion car elle m'intrigait. Nous avions tous notre nom placé devant nous mais...! Je lui ai demandé si c'était son nom de jeune fille. -Non, me dit-elle. -Alors, c'est quoi ton nom? Elle me le dit... sans sourciller et ...sans plus.

C'était une fille du nord avec la quelle j'étais allée à l'école secondaire dans mon patelin. En plus, nous sommes restées 3 ans ensemble en chambre pendant nos études à Rouyn! Elle s'est détournée pour converser avec sa collègue... me laissant pantoise!

En sortant de cette dernière réunion, quand j'ai dit à mes confrères qui "elle" était, ils m'ont tous dit, heureux, pas XX? Mais pourquoi tu ne nous l'a pas dit! Je leur ai rappellé qu'on avait tous notre nom écrit devant nous et qu'elle savait qui nous étions (ses anciens compagnons d'étude) mais n'avait approché aucun d'entre nous. Belle discussion au retour et plein de questions sans réponse...

J'ai l'impression qu'on était, trop, comment dire, dynamiques ou allumés et qu'on dérangeait les vieux profs... de notre âge, lol!

Zoreilles a dit…

@ anonyme du 14 octobre : Eh que j'aimerais que ce commentaire soit signé... Il me semble reconnaître soit Francine, soit Jacinthe, ça pourrait être les deux... Là, c'est moi qui suis perplexe!

C'est une anecdote intriguante que tu nous racontes là. Comment expliquer que cette fille n'ait jamais voulu vraiment être reconnue ou reconnaître d'anciennes compagnes de classe? Un passé trouble, peut-être? De mauvais souvenirs qu'elle voulait effacer de sa mémoire même si vous n'y étiez pour rien? Des témoins de son passé? Ça laisse plein de questions en effet.

Anonyme a dit…

Oups! J'avais oublié que mon nom n'apparaissait plus, lol! C'est Soisig!

Intrigant n'est-ce pas? Mes compagnons (c'était des gars) étaient aussi déboussolés que moi. T'es sûre, me répétaient-ils?

J'ai été intriguée dès nos premières rencontres mais comme elle ne semblait pas du tout me connaître (je te rappelle que j'ai toujours utilisé mon nom de fille), je me suis dit que ce n'était pas elle. 25 ans nous séparaient de notre dernière rencontre, je ne l'avais jamais revue par la suite... même si je la savais dans la région de Rouyn...

Un peu de snobisme je pense: elle habitait la ville, elle! Et nous l'Abitibi. Ainsi va la vie! Elle ne vaut vraiment pas la peine qu'on s'en fasse avec ça, c'est ce que j'ai dit à mes camarades à l'époque!

Bon retour à la civilisation!
xxx Soisig

Zoreilles a dit…

@ Soisig : Mon intuition était bonne, tu vois, je t'avais nommée en premier, mais ça aurait pu être Jacinthe aussi, dans la manière d'écrire, le ton et l'anecdote... Je te rassure, Jacinthe est aussi adorable que toi, je l'avais perdue de vue un grand bout mais on vient de se retrouver! Et elle m'a dit qu'elle me lisait souvent...

Ouais, la fille « incognito », si elle vous snobait parce qu'elle habitait à Rouyn et vous autres en Abitibi, c'est pas fort, vaut mieux l'oublier, elle ne méritait pas ces retrouvailles!