lundi 9 novembre 2009

Suite des deux précédents - Léo





Avertissement : Pour comprendre ce que je raconte, je vous suggère de lire mes deux billets précédents, La vie en cinémascope, du 2 novembre, et En vrac, en noir et blanc, du 8 novembre, avec sa mise à jour.

Photo 1 : En arrivant tout à l'heure à L'Épicerie Léo, j'ai cru utile de photographier l'enseigne parce qu'on y lit le nom du propriétaire ainsi que les heures d'ouverture. Quand on sait qu'il est seul, sans employé, sans femme ni enfant, on se demande comment il fait pour remplir ses promesses. Il me l'apprendra au cours de notre rencontre.

Photo 2 : À l'extérieur de son commerce, on peut voir qu'il a collé dans la vitrine l'affiche du film dont il est très fier.

Photo 3 : Il était content, Léo, de poser pour moi derrière son comptoir. Dans le film, une chose m'avait frappée qui donnait une bonne idée du personnage : Puisque le gouvernement oblige le commerçant à cacher les produits du tabac, Léo, en homme futé et débrouillard, s'est installé un bout de tissu coupé en petites bandes et enfilé sur une tringle à rideaux. Ça me fait tellement rire, ça!

Photo 4 : L'affiche du film signée par lui, le stylo de L'Épicerie Léo, deux cadeaux qu'il tenait à m'offrir et je me suis procuré chez lui une moppe et une lavette de sa fabrication. Il me les a signées également. Sacré Léo!

Suite des deux précédents - Léo

Comment vais-je arriver à vous partager ce que je viens de vivre en quelques mots... Hier soir, au téléphone, à sa demande, je lui avais promis que je passerais le saluer cette semaine, aussitôt que j'aurais une chance. Mais depuis ce matin, ça m'intriguait de savoir pourquoi il voulait tant me voir. Il m'avait dit que grâce à sa soeur qui le lui avait envoyé par fax, il avait lu « l'article » où je parlais de lui et du film de Carol Courchesne, dans lequel il est le personnage principal. Il m'avait dit qu'il était content, c'était déjà ça. Mais il tenait à me voir...

J'entre dans le magasin et je le trouve au téléphone pendant qu'il sert un client. Une autre cliente arrive puis un autre, Léo termine tranquillement sa conversation téléphonique, les clients semblent habitués à ça. Il connaît tout son monde, c'est évident, et moi, j'ai une enveloppe dans les mains et mon appareil photo, j'attends qu'il se libère. Il me dit : « C'est toi, Francine? » et moi, je lui réponds que je lui apporte le document au complet que j'ai imprimé en couleur pour lui donner. Il me dit : « Va t'en pas, là, faut que je te parle, pis j'ai quelque chose pour toi ».

Je lui dis de prendre tout le temps qu'il lui faut, que je vais regarder pour m'acheter une moppe et une lavette, faire le tour de son magasin en attendant. Il me dit : « C'est vite fait ici, le tour du magasin! » Je paralyse devant une grande photo au-dessus de la porte de sa manufacture de moppes, entourée de deux roses rouges en soie croisées au-dessus. Une vieille dame à laquelle il ressemble un peu. Il me lance, toujours derrière son comptoir à servir les clients, « C'est ma mère, elle est morte à 85 ans ». Le client s'en mêle, « Oui, mon Léo, pis elle est toujours avec toi, ta mère, ça, c'est sûr... » Léo me parle d'elle, qui habitait avec lui, comment il s'en occupait, comment elle est décédée, il n'omet aucun détail. À l'évidence, ils étaient très proches. Moi, j'écoute de toutes mes zoreilles.

Une fois seuls, il me sort de dessous son comptoir l'affiche du film. Il m'en fait cadeau. Il me la signe. Je lui dis : « Ah ouais? Signée à part ça? » il me répond du tac au tac, « Je suis rendu une vedette depuis une semaine, tu devrais voir toutes les moppes que j'ai signées la semaine passée, du monde de Montréal, de Granby, de partout, même un journaliste de la Belgique, c'est effrayant les moppes et les lavettes que j'ai vendues la semaine passée, ils voulaient les avoir signées. Je leur disais ça va être 5 piasses de plusssssse! » et mon Léo qui rit de bon coeur me fait remarquer que les affiches, par exemple, sont ben ben rares, que Carol lui en a fait laminer une et qu'il lui en reste juste 4, que ça lui fait plaisir de m'en donner une. Il en garde une pour sa nièce aussi...

À travers ses clients, on jase. En fait, il jase. Moi, j'écoute et je ris de le voir et de l'entendre, il a des réflexions tellement... uniques. Il me raconte que sur les 8 hold ups, il y a trois voleurs qui se sont fait tirer dessus. J'ai demandé : « Par vous? » et tout fier, il m'a dit : « Ben oui ». Il n'a pas l'air du tout traumatisé de ça, ajoutant que le dernier, le huitième, en a perdu ses culottes!!! Il se demande comment ça se fait que Carol a pas mis ça dans son film. Il dit qu'il avait filmé au moins 200 heures, Carol, qu'il aurait pu faire une grosse série! Moi, j'arrête pas de rire!

Il pense que je suis journaliste. Je le corrige. Nenon, pas journaliste du tout. Mais j'aime écrire. Il me dit que sa force, c'est les belles femmes fines. Que sa faiblesse, c'est aussi les belles femmes fines. « Comme toi! » qu'il me dit. « Tu me fais penser à ma belle-soeur préférée, belle pis fine » Je pensais que t'étais journaliste parce ton article, « c'est ben composé ». Mais faudrait que tu corriges des petites erreurs, va t'en pas, je vais te les dire. Pis je te donne quelque chose, regarde... Tout fier, il me sort un stylo de son entreprise. C'est pour moi? Oui, tu vas voir l'adresse dessus, c'est rue Pinder Ouest, pas Est. Pis ma manufacture, c'est Moppe Idéale enr. Faudrait que t'enlèves les s, à Moppes Idéales, c'est un nom d'entreprise, c'est comme L'Épicerie Léo ENREGISTRÉE, tout le monde oublie d'écrire enr. Les vrais journalistes, ils ont fait la même erreur que toi. Pis tu me vieillis, j'ai rien que 70 ans, pas 71.

Excusez-moi, Monsieur Léo, je vais corriger tout ça, je vous le promets. Moi, j'avais pris mes renseignements dans la programmation, les journaux. Léo m'a remis à l'ordre assez vite...
« Astheur que tu m'as dit que t'en étais pas une, crois-tu les journalistes, toi? » Oulala, Monsieur Léo, on pourrait s'en parler longtemps de ça!

Il m'a parlé longuement de sa famille, au proche comme au loin, de son horaire terrible qu'il aime, de son attachement à ses clients, de l'achat local et régional, bref, de tout et de rien, tout bonnement, entre les entrées et sorties de ses clients. J'ai dû passer presque deux heures là. Il ne voulait pas que je parte. Je lui ai dit que je reviendrais, que je lui apporterais la preuve que j'avais corrigé mes erreurs dans « l'article ». Je l'ai remercié beaucoup. Pour tout. Il m'a dit que je devrais m'acheter une moppe bleue pour mes planchers de bois franc. Il va m'organiser ça la prochaine fois.

J'ai eu l'impression de passer un super moment avec un vieil ami. Un phénomène tendre et drôle, Monsieur Léo. Je comprends qu'un jour Carol Courchesne ait voulu en faire un film. Il est si facile à aimer, Léo, tellement attachant, c'est un conteur né qui n'est pas conscient de son talent. Il aime le monde. Mine de rien, c'est un grand philosophe. Mon père s'appelait aussi Léo, et je vois entre ces deux hommes de grandes similitudes...

59 commentaires:

Joce a dit…

Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre ce Monsieur LÉO et le pas monsieur Richard Martineau qui est venu cracher encore une fois sur la région (francs-tireurs)......
LÉO et les bas du journalisme....

Vive M. Léo que c'est bon de savoir qu'il y a du vrai monde, je trouve toujours dommage de constater que trop souvent on donne des micros à des gens qui n'ont pas grands choses d'intéressant à dire.

Joce a dit…

le vrai monde demeure dans l'anonymat avec leurs vécus, leurs histoires, leurs anecdotes .....Vous avez raison M.Léo vous ètes une vedette...une vraie vedette de la vie quotidienne.

Zoreilles a dit…

@ Joce : Tu l'as vu toi aussi, ce reportage aux Francs-Tireurs? J'ai pété une méchante coche quand je l'ai vu, en reprise, samedi soir, avec Gilles, Alain et Danièle. On en revenait pas du mépris de Martineau. C'était même pas subtil. On voulait entendre l'entrevue de Lagacé avec Richard Desjardins qui parlait des mines chez nous mais en prime, comme s'ils avaient voulu faire un complément de reportage, on a eu l'autre reportage qui suivait, celui de Martineau. Je n'en dis pas plus, je suis trop choquée. Oui, heureusement qu'il y a des Léo qui nous réconcilient avec la vie et le monde...

Guy Vandal a dit…

Ayoye, quel beau moment tu nous partage là.

J'en reviens pas de cet homme. Il travaille 7 jours par semaine, depuis 27 ans... et il est encore attachant.

Lui, comme moi, aimons bien les femmes belles et fines... comme toi!

« Astheur que tu m'as dit que t'en étais pas une, crois-tu les journalistes, toi? »

Y niaise pas avec le "puck" le Léo, il sait de quoi il parle. Majorité silencieuse???

Encore une fois, tu es magique. J'avais l'impression d'écouter votre conversation en lisant ton texte. Et ta conclusion est très touchante. De grandes similitudes avec ton père, c'est pas rien.

J'aurais aimé être là.

J'espère que tu vas nous raconter votre prochaine rencontre.

Caboche a dit…

Si on pouvait entendre plus souvent les Léo de ce monde, qui parlent des vraies choses, sans détours, ni entourloupettes, et qui n’ont surtout pas la langue de bois. « La majorité silencieuse »? parce qu’on ne lui donne pas suffisamment la parole, parce qu’on ne veut pas entendre ce qu’elle a dire.
Tu le fais très bien dans ce billet, j’aimerais aussi entendre à nouveau monsieur Léo, Lucien, Odile, Colette et tous les autres.

Lise a dit…

Il a vraiment une épicerie polyvalente monsieur Léo; il vend même des vers-ménés (?).

Et pour tenir le fort tout seul, sept jours sur sept, il faut une force de caractère que j'ai du mal à imaginer. Du courage qui s'ignore...

Bonne journée ma belle Zoreilles!

voyageuse du monde a dit…

bravo zoreilles pour ce beau témoignage de tranche de vie.
Et surtout merci de la partager avec nous.
on se donne des nouvelles, disons que je déborde pas mal mais pour me relaxer, je suis en train de compléter notre album de fin de semaine à Gatineau. et je revis de beaux moments.

Henri a dit…

Désolé mais dans le cas du "reportage" de Martineau, je vais lancer un pavé dans la marre : mais vous vous attendiez à quoi de sa part ?

Martineau est un con de Verdun et ce n'est pas en vieillissant ou en devenant végétarien comme sa conne de conjointe qu'il va se mettre à faire des reportages de qualité. Il est allé à Val-d'Or dans le temps de la chasse, le sujet était facile et le traitement aussi. C'est tout.

Sûrement qu'il y aura des débiles de Montréal qui prendront ça pour du cash. Tant pis. Ou tant mieux : qu'ils restent dans leur trou puant et qu'ils nous laissent tranquille ! (désolé Zoreilles, depuis quelques temps, je me sens agressif)

Barbe blanche a dit…

Monsieur Léo il aime le beau monde,
que les choses soient bien faites, il n'hésite pas à contacter l'auteure pour lui suggérer les correctifs qu'il croit nécessaires.
Tout un homme.

WOW,quelle rendez-vous, toute une rencontre, la complicité qui s'installe ,dès le premier instant,la simplicité, l'honnêteté,le véritable rapport humain .
L'authenticité ça ne se joue pas, ça se vie et quand deux êtres authentiques se rencontrent,le courant passe et pas à peu près, nous en sommes témoin et te remercions de nous avoir permis de t'accompagner à ce rendez vous amical.
pour ce qui est du petit Martineau,il est petit, très petit, il est vraiment dommage que Téléquébec lui laisse un micro entre les mains, ce petit minus ne sait pas s'en servir.
Radio Canada est venu à quelque reprises faire des reportages du même style en Gaspésie,mais une fois la rage passée, la vie continue et le monde, le vrai monde comprend que ces petits n'ont rien mais vraiment rien à dire et qu'ils ne valent pas l'air qu'ils respirent. L'air que respire le petit Martineau est de l'air gaspillé.

Zoreilles a dit…

@ Guy Vandal : Toi, tu l'aimerais ce bonhomme-là. Entre deux histoires anodines, au milieu de nulle part, il te sort une grande vérité! Il a des références culturelles uniques, des réflexions qu'on n'entend jamais. Dans le film, il raconte qu'une fois, il balayait la neige sur sa galerie et qu'un client lui avait offert de l'aider. Il lui a répondu : « J'ai rien qu'un balai, qu'est-ce que je vais faire, moi, te regarder faire? ». Hier, il me contait qu'il avait un chat avant, tellement gros, il pesait 31 livres. « En tout cas, il était tout le temps avec moi icitte, j'y mettais une caisse de 24 là, il se couchait dessus, il la cachait au complet. Je l'avais dompté, il obéissait au doigt, le monde disent que ça se dompte pas, un chat, mais c'est pas vrai, ça ». Il voit le monde de derrière son comptoir, c'est sa vie sociale, je sais même pas s'il a une télé. Il a une caméra pour pogner les voleurs, ça le fascine, ça!!! Il m'en a conté des vertes et pas mûres à propos de sa caméra... Je te dis, Léo, c'est une phénomène...

@ Caboche : C'est un fait, on ne donne jamais la parole à ces petites gens qui incarnent la sagesse populaire. Ce serait probablement trop simple et trop vrai. Ils ont beaucoup de choses à dire mais ils se foutent éperdument des règles établies et des topos de 15 secondes. Moi aussi, je trouve ça tellement rafraîchissant!

@ Lise : L'enseigne a pris de l'âge, j'ignore s'il vend encore des vers et des ménés (pour la pêche) mais il vend de la bière et des billets de loterie sur un méchant temps! Et des moppes, bien sûr. Il m'a donné un cours de moppe, j'ai tellement ri. Ça le passionne. Quand on passe quelques temps dans son épicerie, on comprend son horaire de fou, c'est toute sa vie. Le matin, il a hâte d'ouvrir. Le soir, des fois, il ferme plus tard. J'ai compris que ce qui lui demanderait une force de caractère, lui, ce serait de ne plus pouvoir opérer ses deux commerces, la fabrication de moppes et l'épicerie-dépanneur. Alors, je lui souhaite la santé. Tellement...

@ Voyageuse du monde : Merci de ta visite ici qui me fait chaud au coeur. Je présume que tu dois être débordée en effet... Pour Gatineau, je n'ai pas eu le temps encore d'y voir mais mes photos sont toutes sur mon ordi, en lieu sûr. C'est le genre de choses qu'on ne fait pas à la sauvette mais l'hiver à nos portes me donnera sûrement cette chance.

@ Henri : Sens-toi bien à l'aise, on jase entre nous autres ici. Mais non, voyons, je m'attendais pas à autre chose de Martineau, d'ailleurs, j'en avais entendu parler avant de le voir, son reportage méprisant, je m'imposais de le voir pour ne pas parler à travers mon chapeau. L'ignorance crasse que je peux pas supporter moi non plus, Martineau l'incarne à merveille à lui tout seul.

@ Barbe blanche : Tu dois en rencontrer toi aussi, des Léo, dans ton patelin, en Gaspésie. Quand on prend le temps de s'intéresser aux gens, qu'on les écoute sans vouloir leur imposer une façon de voir ou une vérité, on reçoit des cadeaux formidables et je ne parle pas de son stylo et de son poster signé! Je vois que Martineau ne se fait pas beaucoup d'amis dans les régions! D'ailleurs, c'est ça, le problème avec les médias quand ils sortent de Montréal, ils n'écoutent pas!!!

Pierre Lafontaine a dit…

Quand tu parlais du film "Léo", c'est tout à fait l'image que j'avais du personnage.

Le volontariat de cet homme est beau et nous devrions tous nous en inspirer pour donner davantage de sens à notre vie. Malgré ses horaires débiles et les responsabilités qu'il se donne, Léo est heureux.

Pour lui, le fait de signer ses moppes a bien plus d'importance qu'un joueur de hockey payé des millions qui signe un bâton de hockey...

Le jour où je vais retourner à Rouyn, c'est certain que je vais y aller chez Léo et je vais être bien fier de lui dire que c'est la belle et fine Francine qui m'envoie!

Je vais lui acheter des moppes pour les amis proches. Comme ça, on aura davantage de bonheur dans nos maisons, ici.

J'ai pas vu Martineau mais criss que ça ne me surprend pas de la part de cet être condescendant. Dire qu'il y a des années, quand il était au "Voir" je pensais qu'il était intelligent. J'me suis gouré pas à peu près...

Zoreilles a dit…

@ Pierre : Ça y est, tu viens de mettre le doigt dessus, ce sont tes mots que je cherchais : LÉO EST HEUREUX. Voilà, t'as tout dit. Ta comparaison avec un joueur de hockey qui signe une carte, un autographe, un chandail ou un bâton, c'est ça que Léo veut faire, je pense, il est fier de ses moppes et de ses lavettes, c'est le fruit de son travail enfin reconnu. Si tu viens à Rouyn, dis-le moi, on ira ensemble s'acheter des moppes chez Léo. D'ailleurs, je te confie un secret... Je suis allée ce midi lui porter le document corrigé selon ce qu'il voulait hier, je pouvais pas laisser traîner pareille demande, tu comprends? Il venait de savoir que l'entreprise Ben Deshaies d'Amos, le seul grossiste régional qui nous reste encore ici, allait distribuer ses moppes à la grandeur de la région. Pour Léo qui prône l'achat local et régional, c'est toute une victoire. Je crois que le film y est pour quelque chose...

Pierre Lafontaine a dit…

J'ai cependant une petite question: Comment diable fait-il, Léo, pour faire des moppes en même temps qu'il travaille 105 heures par semaine à son magasin?

Barbe blanche a dit…

Monsieur Léo, il a le don d'ubiguité. Il ne faut pas ébruité la nouvelle...

Son secret s'appelle la passion du travail bien fait.

Zoreilles a dit…

@ Pierre : Bonne question! Tu vas aimer le film, on voit sa « manufacture », et on le voit à l'oeuvre... D'ici là, je tente de t'expliquer... Les deux commerces, l'épicerie et la manufacture de moppes sont à même, juste une porte entre les deux. Toujours ouverte. C'est tout petit, tout petit, l'atelier. Tout est là. À la main. C'est mécanisé. D'une simplicité et d'une ingéniosité à la logique implacable. Quand c'est tranquille dans le dépanneur, (lui, il appelle ça l'épicerie) il va faire ses moppes et ses lavettes à vaisselle, tranquillement pas vite. Ses gestes sont précis, lents, mesurés. Un artisan, t'sais? Si un client arrive, il entend le « guéling guéling » de la porte, il complète le geste amorcé, il s'en vient tranquillement pas vite servir son client. La seule technologie moderne qu'il y a là-dedans, c'est sa caméra planquée bien à la vue qui fixe éternellement le même spot : la porte pis le cash!

@ Barbe blanche : Tiens, tu le connais toi aussi? Je dis ça parce que t'as quasiment raison!

Pierre Lafontaine a dit…

On comprend ici toute l'importance du "guéling guéling" en tant qu'invention de productivité!

Léo devrait s'ouvrir un comptoir de vente par Internet avec un compte Paypal. Moi j'achèterais le film avec des lavettes à vaisselle et je l'offrirais en cadeau au monde de mon entourage. Eh que ça sent le Québec des histoires de même!

Message retenu et payez par JOCE agent officiel de LÉO a dit…

Léo je le veux comme député, que dis-je comme PREMIER MINISTRE.
Avec ces moppes comme ministre (tant qu'à avoir des lavettes)

* Léo NETTOIRAIT les finances publiques, finit la corruption

* Ceux qui ont l'enveloppe brune facile ESSUIRAIT un refus

* Il LAVERAIT les conservateurs

* Et finalement ÉPONGERAIT le déficit

* EN prime, il pourrait passer tout les Martineau DANS LE TORDEUR

Solange a dit…

Ça c'est un personnage intéressant c'est rafraîchissant de lire ton billet et de s'apercevoir que ce genre de personnage existe encore. Il faudrait bien que j'aille me chercher une moppe autographiée.

Accent Grave a dit…

En fait, il est authentique ce Léo et vous avez su nous le présenter tel quel.

Nous vous remercions pour cela.

Accent Grave

Zoreilles a dit…

@ Pierre : Je te jure que si le film sort en DVD bientôt, (je le saurai assez vite) je te l'envoie par la poste en cadeau de Noël. Quand t'entendras chez toi « guéling guéling », t'iras ouvrir au facteur, ce sera le DVD de Léo. Pourquoi je ferais ça? Juste à cause de ta dernière phrase. T'as fait battre mon p'tit coeur souverainiste comme aux belles années!

@ Joce, l'agent officiel de Léo : T'es fou raide mais je te seconde à 100 milles à l'heure! Si t'as besoin de stratégies de communication pour vendre ton idée et faire élire ton candidat, je te fais ça gratissssse!

@ Solange : J'ai l'impression qu'il va en vendre plusieurs partout où le film sera présenté! Il en existe encore beaucoup de ces gens-là, c'est seulement qu'on ne les voit jamais dans les médias.

@ Accent Grave : Si vous saviez comme ça me fait plaisir de présenter des gens comme Léo. Quand j'étais écrivain public, c'est ce qui me plaisait le plus dans ce métier, d'avoir l'impression de donner des mots à ceux qui méritaient d'être reconnus pour ce qu'ils étaient. J'ai toujours eu le sentiment qu'il y avait des êtres extraordinaires chez les gens ordinaires.

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Ouh là, là! Sept jours sur sept pendant 27 ans! Quel courage, quelle force de caractère et quel homme!
Un merveilleux billet, Zoreilles, comme tout ceux que tu écris, d'ailleurs.
Mais... J'y pense... Tu as le même horaire que Léo, non? :-0
Je t'aime fort, ma belle!

crocomickey a dit…

T'as fait ma journée, comme disent les anglais. Quel beau texte débordant de la simplicité de ce monsieur Léo. Lire ça à l'aube, ça dépasse le meilleur café latté du monde. Et je suis fier de te connaître ma belle. Vraiment.

Zoreilles a dit…

@ Rosie : Le même horaire que Léo, moi? T'as pas tort! Je m'amuse beaucoup en général pendant ces longues heures. Comme lui. Depuis que mon bureau est à la maison (2005) et que je n'accepte pas tout ce qu'on me propose comme contrats, (2007) mon travail, ma vie et mes loisirs s'entremêlent très sereinement dans une joyeuse anarchie. Bien sûr, ce n'est pas tous les jours la fête mais ça reste une sacrée belle job et je suis pour moi-même la meilleure patronne au monde!

@ Crocomickey : Là, c'est toi qui fait ma journée! ;o) Moi aussi, je suis contente de te connaître et en plus, quelle chance, nous avons eu le bonheur de nous rencontrer aux Iles à l'été 2008. T'es vraiment exactement comme ce que t'écris. Et c'est tout un compliment. Chaque fois que je te lis, je te revois assis à ma droite au Château Madelinot, à l'épicerie du Cap-aux-Meules ou à l'aéroport du Hâvre-aux-Maisons!

Barbe blanche a dit…

@ Joce:
Je suis sous le charme de ta plume.
Qu'attends tu pour publier toi?
Tes propos sont d'une justesse et d'une précision hallucinante, tu passes de la colère à l'affection en frôlant la tendresse d'une façon tellement subtil qu'il est impossible de ne pas être en accord avec ton dire, et tu raconte avec tellement de finesse...
Oui je vote pour Monsieur Léo
Je le veux comme Président de la république du Québec et cela tout de suite, fini les référendum, on a notre Homme.

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : Wow, j'ai hâte que mon frère vienne te lire!

JOCELYN, YOUHOU??? T'as lu ça?

Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, j'ai un commentaire d'un ancien de Joutel dans mon billet précédent, va voir ça!

Barbe blanche, Joce, c'est le bébé de la famille chez nous, on l'a toujours trouvé drôle, génial et brillant, nous autres! ;o)

Frère Joce a dit…

HE ben! Merci beaucoup M.Barbe blanche, c'est un beau cadeau que vous me faites là. Ça me touche beaucoup.
Mais non je n'écrirai pas plus que cela car voyez-vous j'ai une limitation physique....je ne tape pas vite et je fais des fautes.
En plus j'ai le meilleur des 2 mondes.Je profite du blogue de ma soeur j'y ai une entrée privilégiée et je fais tout ce que je veux, elle ne me chicanera jamais (privilège de bébé de famille que j'exploite depuis 45 ans) j'ai carte blanche et j'essaie juste d'apporter un petit sourire de temps en temps.

Ma soeur a un réel talent, et comme au niveau littéraire je ne lui vais pas à la cheville, il faudrait alors m'appeler Zorteilles!
Ce qui ne m'enchante pas pantoute!
Mais merci encore.
Pour le gars de Joutel, c'est super!....il a probablement dû quitter avant que le village frappe son Waterloo!

Pierre Lafontaine a dit…

Joce: T'es vraiment impayable!

Aussi, j'imagine très bien le duo "Zoreilles et Zorteilles"... Avec vous deux ensemble, pas de turbidités à l'horizon! Que de la limpidité!

Zoreilles a dit…

@ Joce : Tu le sais ben que je pourrais jamais te chicaner, mais tu fais jamais rien pour ça non plus! Zorteils, ça serait drôle, comme blogue. On y trouverait de l'humour intelligent, c'est sûr. Avec des stats de hockey partout, partout, des souvenirs et des histoires de hockey parce que t'en as beaucoup! Ça parlerait de géographie avec un coin voyage parce que c'est dans toi, mais toujours avec un fort sentiment d'appartenance au Québec, de l'Abitibi-Témiscamingue jusqu'à Lévis, en passant par la région des Bois-Francs, les Iles de la Madeleine et le Nord-du-Québec, amoureux du fleuve, des rivières et des forêts, des îles et des rivages, des beaux villages.

Mais j'y pense, quand tu as conçu et réalisé ce projet père fils avec Jean-Mi, le site des Merveilles de l'Abitibi-Témiscamingue, c'était avant mon blogue, tu m'as tracé la voie. Tu l'as ton blogue!

@ Pierre : Zoreilles et Zorteils, un duo dynamique! Pas de turbidités possibles en effet, tout serait limpide... On a souvent fait équipe pour plein d'affaires, Joce et moi, ça se fait tout le temps naturellement, comme par magie. Des fois, quand il m'appelle, il me conte quelque chose, c'est pas mêlant, j'ai l'impression de m'entendre moi-même, c'est tout ce que je pense!

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Fantastique, ce duo, puisque c'est entre les Zoreilles et les Zorteils que ça se passe! :D
En passant, mille mercis pour la recette du sirop de sapin que j'ai trouvée dans tes archives, ma belle chouette d'amour! Mais, crois-tu vraiment que des pousses de sapins ontariens valent celles que tu trouves près de chez toi, dans ton beau coin de pays? par ailleurs, doit-on faire confiance aux sapins anglos? Bon, ça y est, la fièvre me fait quelque peu délirer... Ne me reste plus qu'à trouver mon propre nounours pour aller... m'étendre! :D
Je t'embrasse bien fort, ma douce et j'espère que ton p'tit frérot va écrire plus que cela, car j'ai les mêmes limitations physiques que les siennes, et comme tu vois, ça ne me gêne pas du tout... Les fôtes de phrappe, ça me connè bien! :D

yvette a dit…

Le monde a un grand besoin de gens comme vous M.Carol Courchesne,qui avez su découvrir les talents cachés de Léo. Sans vous M Courchesne, rien de la vie de
Léo n'aurait été dévoilé.
Je vous en remercie.
Mes hommages à vous aussi Mme Zoreilles pour vos commentaires si justes et si bien exprimés au sujet de Léo. Dans vos écrits je reconnais les talents cachés de mon frère, et j'acquiesce à tout vos propos. Je n'ai pas eu le bonheur d'assister à la présentation du film au Théâtre du Cuivre. Léo m'a promis un DVD,aussitôt qu'il sera disponnible.
Aussi,je ne m'étais jamais attardée à découvrir les qualités exceptionnelles de Léo,pour la famille......c'était normal.....
Nous,ses frères et soeurs,sommes bien fiers de toute cette notoriété que Léo reçoit grâce à vous Mme Zoreilles et M Courchesne.
Longue vie dans toutes vos entreprises.
Sa grande soeur de Trois-Rivières.
Yvette
PS, nous avons tous des moppes et des lavettes, mais elles ne sont pas autographiées. Il n'était pas une vedette à ce moment!!!!!!!!

Barbe blanche a dit…

J'achète ça moi le duo Zoreille et zorteille ce serait encore meilleure que ti gus et ti mousse, dans un autre domaine c'est sur, pis pas si sur que ça.
Zoreille quand tu écris, c'est à tout coups un voyage dans ton monde, on monte dans ton conte et on le vit avec toi, tu sais comment enfiler les mots les uns à la suite des autres et en faire un collier de pierres précieuses.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je travaille pour le site ELLE.fr, et je vous contacte à l’occasion du classement des blogs ELLE-Wikio.

En effet, votre blog fait partie de la sélection, aussi j’aurais besoin le plus rapidement possible de votre Nom, Prénom ainsi que de votre adresse mail directe afin de vous faire parvenir votre invitation à la grande soirée de remise des prix.

Merci également de repréciser dans le mail de réponse l’url de votre blog.

D’avance merci pour votre retour,

Bien à vous,

Marion Wyss - ELLE.fr
marion.wyss@lagardere-active.com

Zoreilles a dit…

@ Rosie : Même atteinte de la grippe maudite, je te trouve encore assez hop la vie, moi, Madame! Bien sûr que les sapins ontariens sont aussi thérapeutiques que les québécois, c'est juste qu'on n'est pas dans la bonne saison pour cueillir les jeunes pousses vert pâle, au moment où elles sont gorgées de sève. Il te faudra y repenser en juin prochain, tu pourras congeler ta cueillette pour t'en faire d'excellents sirops de sapin... à l'automne et l'hiver 2010. Take care, Rosie. xx

@ Yvette : C'est grâce à vous si votre frère Léo est arrivé jusqu'à moi. Il a fait le reste de « l'enquête » par téléphone! C'est sûr qu'il est débrouillard mais si vous saviez comme il admire aussi votre débrouillardise! Il m'a dit votre âge (je serai discrète) alors votre maîtrise des technologies et des communications sur Internet, ça l'émerveille! Moi aussi d'ailleurs. Votre frère a su charmer pas mal de monde avec sa personnalité attachante depuis la sortie du film qui n'a été projeté qu'une seule fois sur grand écran lors du Festival du cinéma qui avait lieu du 31 octobre au 5 novembre dernier. Nous avons tous hâte que le film de Carol Courchesne sorte en DVD pour partager cet engouement avec des gens de partout. Je suis certaine qu'il sera très fier de vous signer une copie DVD ainsi qu'une moppe et une lavette!

@ Barbe blanche : Tiens, Zorteils et Zoreilles, les Ti-Gus et Ti-Mousse du monde virtuel. T'es drôle, toi! ;o) Je pensais à toi, ce midi, ou plutôt à ton coin de pays. On se réjouissait que la Gaspésie vienne d'obtenir le titre du 3e plus bel endroit au monde, c'est pas rien, ça, hein? Je n'ai entendu que la moitié de la nouvelle alors j'ignore quel organisme international a décrété ça mais je trouve qu'ils ont beaucoup de goût!

Gérard Day a dit…

Barbe Blanche: De quel coin de la Gaspésie es-tu?

Barbe blanche a dit…

Vraiment, vous m'en voyez flatté,ce n'est pas rien que d'habiter le troisième plus bel endroit au monde.
On s'en doutait bien mais on n'osait pas le dire hé ben tout le monde va le savoir maintenant.
Mais pas de chance, nous n'auront pas lavisite de Martineau ni de son comparse Lagace.

@ Gérard Day
Mais de Gaspé voyon. J'ai aussi connu quelqu'un que portait le patronyme Day il y a plusieurs années de cela ,même que sa mère travaillait avec moi, elle était sur l'exécutif syndical en même temps que mois.Ne serais tu pas le fils de cette madame Day ou encore son petit fils?

Gérard Day a dit…

Non Barbe Blanche... La seule parenté que j'ai en Gaspésie est par alliance et encore, c'est dans la Matapédia "à ch'val su"à ligne".

Gaspé, quel beau coin, quel magnifique air salin et quels ciels...

J'aime bien Carleton et Bonaventure aussi... Et Maria, et New Carlisle, et Matane, et Forillon, et...Percé... J'aime aussi le Bas du Fleuve, et Charlevoix, et la Côte-Nord, et la Beauce... Et...

Quelle chance nous avons d'habiter ce Québec. Tout y est beau et il y a vraiment de tout pour tous les goûts...

D'origine, je ne suis pas un Day; ce patronyme m'est venu des Peterson dont un des membres célèbre, Oscar, est décédé à Toronto il y a quelques années. Un très grand pianiste.

Il a d'ailleurs enregistré un excellent disque intitulé "Another day". Une simple coïncidence, on s'entend... :-)

Zorteils a dit…

J'ai vérifié ce site ELLE.fr, ou l'on t'invite au gala.....j'ai trouvé ton blogue dans la catégorie divers au 7910e rang (perspicace ).
Tu es en baisse de 1647 place......par prudence demande leur donc s'il paye les 2 billets d'avion ou sinon ON (tu comprends ici que le ON est inclusif) ira en bateau su'L bras des cousins!

Jackss a dit…

Zoreilles,

Il s'en passe des choses dans ton univers! J'ai parcouru environ 3500 kilomètres depuis une semaine.

Alors, il me fallait lire longtemps pour te ratrapper. Je l'ai fait. J'ai lu les 3 billets et les 37 commentaires.

Tu es sensible, Zoreilles. Tu as le don de créer comme une musique d'ambiance qui rehausse ce qui était déjà très magique comme effet. Tout le monde veut avoir accès à cette musique pour présenter ses propres images.

On a vite la piqure en te lisant! Whops! J'aurais dû formuler ma phrase autrement.

Gérard Day a dit…

Moi, j'attends toujours une mise en nomination par autre chose qu'un virus... T'sé...

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Merci, ma belle Zoreilles, pour ce conseil des plus précieux! J'irai donc ceuillir mes pousses ontariennes en juin prochain. Hop, la vie, moi? Bien sûr et ce, même si je suis fiévreuse et toute courbaturée... Que veux-tu... Je suis une folle de la nature! Blague à part, je prends du mieux et je me repose à des heures incongrues.
Pour reprendre Dubois contre qui notre Croco a une grosse dent (avec raison d'ailleurs) :

Quand le soleil se couche
Je me lève
J'suis pas tout seul
Y'a aussi Dracula
Qui a cette vie là...

Je t'embrasse fort et vais de ce pas boire une autre tasse de thé magique!

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

P.S. : Est-ce que ça paraît que j'y ajoute une bonne dose de whiskey-maison, Zoreilles? :D

Gérard Day a dit…

Ah la Rosie!!!

Pas du whisk?

Moi j'ai mis du gin!

Zoreilles a dit…

@ Brbe blanche : Tu vois comme on aime ton pays, ici? ;o)

Gérard Day : Êtes-vous en train de vous trouver de la parenté, vous là? Votre grand amour du Québec tout entier me rejoint beaucoup!

@ Zorteils : J'ai même pas pris la peine d'aller voir mais si tu nous trouves un voyage pas cher, j'irais au bout du monde avec toi, tu restes mon meilleur compagnon de voyage. À vie! Tu serais pas dû pour aller manger des peanuts à singes dans les Uropes? ;o)

@ Jacks : C'est rien, ça, il s'en passe 100 fois plus que ça! S'il fallait que j'écrive ce que je vis, t'en aurais un job à plein temps de me lire! Mais j'arrête parfois le film sur une image, comme pour fixer sous ma plume les visions fulgurantes aperçues à l'heure fugitive de l'inspiration... Et ne me parle pas de piqûre, je pourrais perdre connaissance!

@ Rosie : Vive la délinquance, tu te reposes à des heures incongrues mais t'es obligée de te reposer! Lâche pas le thé magique, ajoute ce que tu veux dedans, ça te réussit très bien, Madame Hop la vie... Bisous mais virtuels seulement. xxx ;o)

Lise a dit…

Zoreilles,

ça jase ici! On dirait bien que la verve de Léo a déteint sur tous et toutes. Et maintenant je comprends pourquoi son épicerie-dépanneur est ouverte sept jours sur sept; cet homme-là a besoin de voir des gens et tout son coeur est mis dans son travail. C'est une belle combinaison: la vie sociale et le gagne-pain, l'amour du travail bien fait!

En plus il aime les chats monsieur Léo, et il a bien raison de dire qu'on peut leur apprendre des tours. Mais le sien était pas mal plus imposant que le mien (côté poids) qui pèse 20 lbs.

Ta maison virtuelle est devenue un café-terrasse, et c'est tellement agréable d'écouter toutes ces conversations qui s'entrecroisent. On a l'impression qu'il y en aurait pour des heures à placoter et se remplir les oreilles.

En passant Jocelyn a un vrai talent d'humoriste! Je suis toujours contente de lire ses trop rares interventions.

Bonne fin de semaine chère Abitibienne!

Lise xxx

Soisig a dit…

Ouf! J'avais de la lecture à reprendre en tabarouette!

Et Joce m'a fait rire un bon coup avec ses commentaires et discours désopilants... et percutants!

Monsieur Léo semble vraiment un homme sympathique. Ta descriptions est une belle invitation à mieux le connaître. Il faudra que tu m'y emmènes à une de mes visites par chez-vous!

Et Zoreilles et Zorteils, c'est un duo d'enfer en plus!

Je me demande si c'est parce qu'on ne donne pas la parole aux "gens ordinaires" ou si ceux-ci ne préfèrent tout simplement pas se raconter à tout vent... Je pense que tous n'ont pas la capacité de se protéger face aux «requins» et préfèrent se tenir loin de la contreverse. Ce qui ne veut pas dire que les gens n'en pensent pas moins et ne manifestent pas leur désaccord autrement. C'est mon humble opinion.

Il faut des gens comme toi et Joce, intègres, passionnés et "articulés" tout à la fois... Merci à tous les deux!

Le PhiloJOCE a dit…

Ce que les gens sont gentils ici, merci de votre amour....j'adore l'image du café-terrasse (idée originale de LISE), c'est exactement ça.....un café terrasse avec plein d'amis qui vont et qui viennent au gré de leurs emplois du temps.
Des fois ça jase fort,des pensées profondes, des fois ça rit aux éclats, mais tout le monde s'entrecroisent dans un respect naturels,en toute liberté.

D'ailleurs j'écris souvent bien assis en regardant le fleuve par mon ti-trou dans les arbres armés d'un gros calibre (Je parle de mon café,là).
Et je sais que la patronne n'est jamais loin, elle nous verse à boire pour qu'on reste plus longtemps pis nous autres on rentrent pis on sort en s'informant.....des dernières nouvelles.

Moi je suis le "waiter de service" celui qui remplace le boss qui veille sur la place sans en être responsable, qui butine d'une table à l'autre en se mêlant de toutes les conversations...Ti-Guy assis au bar avec Pierre et Henri qui dressent un portrait du monde médiatique, Croco et Jackss et Normand à Solange parlent voyages pis y-on du fun, Lise et Soisig écoutent Zoreilles qui gesticulent en racontant sa dernières aventures et la visite de loin qui arrivent Rosie, Claire et combien d'autres et les "ceuzes" qui ne font que passer mais qui sont si important et puis ceux qu'on ne voient pas, qui ne parlent pas mais qui restent parce qu'ils sont bien.Et ça repart Barbe-Blanche, Voyageuse du monde et un accent grave, Mijo, Nicole etc..etc..

Ouais un café-terrasse si animés, avec un spécial cette semaine sur les moppes et les lavettes de vaisselle!

canneberge14 a dit…

@Joce

On ne peut douter de votre lien de parenté avec Zoreilles...parenté dans l'âme.
Vous avez si bien raconté l'atmosphère qui règne dans ce café-terrasse...une ode à l'amitié.
Je ne pourrais quitter sans saluer bien haut la "patronne" comme vous dites...
Alors à la prochaine Zoreilles.

Lise a dit…

@PhiloJoce

Gérant de Zoreilles, waiter de service, humoriste accompli et l'oeil qui voit à tout. Du talent à revendre donc, comme Zoreilles!

Je dirais donc, les Zoeils (en plus des Zorteils) et les Zoreilles...

Blague à part Jocelyn, c'est vraiment plaisant de vous lire! Et Zoreilles les aime tellement ses deux petits grands frères! Ce n'est un secret pour personne.

Là je suppose qu'elle doit être au camp pour la fin de semaine, à moins qu'elle soit retournée chez monsieur Léo pour une autre jasette?

:-)

Claire a dit…

Quel talent et quelle gentillesse ce Zorteils-Zoeils!
Un mot sympa pour tout le monde à la terrasse et waiter à part ça!
Ca donne envie de traîner et de rester encore un peu à jaser...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ah tu vois, tu as si bien saisi l'ambiance que tu as inspiré mon frère! Je ne suis pas au camp en fin de semaine, je suis ici à faire mille choses, la plupart passionnantes et qui m'ont permis de voir plein de beau monde, je viens tout juste de revenir et regarde les belles surprises que je trouve dans ma maison virtuelle!

Hier en fin de journée, entre mon rendez-vous chez ma physiothérapeute et un cinq à sept qui s'est beaucoup prolongé (!) je suis allée faire un tour à la Ressourcerie. J'aime cet endroit qui vend des choses usagées et dont tous les sous vont aux plus démunis de notre ville. J'y ai dépensé un gros 9,25 $ et un millionnaire qui aurait dépensé mille dollars dans des boutiques chics n'aurait pas été plus heureux que moi! Je me suis procuré des beaux bouquins, 20 cartes de voeux à 10 sous chacune, un gobelet de transition (entre le biberon et un verre ordinaire) pour Félixe avec Dora l'exploratrice dessus (25 sous), deux coupes à porto si belles qu'elles portent à boire (!) et 3 microsillons super démodés de la vieille musique que j'aime et qu'on ne trouve plus. Parmi ceux-là, j'écoute présentement Claude Gauthier, un album que je découvre, que je ne connaissais pas. Il chante... « Ma maison/C'est une voile blanche/Des chansons, des bals et des dimanches/Ma maison/Elle est pour toi/Vagabond, malheureux ou poète/Ma maison/Berce mon coeur bohème/... Quand sur le pont qui danse/Vous serez embarqués/Alors je lèverai l'ancre/Cap sur les îles blanches/Nous irons promener... Viens rêver un peu/Ma maison/J'ai des chansons d'espoir... »

Zoreilles a dit…

@ Soisig : À travers toutes tes implications, tu as pris le temps de tout lire? T'es vraiment chouette! Merci pour ces beaux clins d'oeil. Bien sûr, à ta prochaine visite à Rouyn, si tu veux, on ira voir Léo derrière son comptoir, à son épicerie. As-tu besoin d'une nouvelle moppe ou d'une lavette à vaisselle? Les meilleures au monde, je t'assure!

@ PhiloJoce : Hé que t'es fin! Hé que je te reconnais! Hé que je m'ennuie de toi! ;o)

@ Canneberge : Ah bonjour, mon p'tit fruit préféré! Une ode à l'amitié virtuelle, c'est bien dit, voilà ce qu'a écrit mon frère dans son dernier commentaire.

@ Claire : Oui, c'est ça, reste encore un peu, il fait bon sur la terrasse ce soir et le waiter est si gentil...

Lise a dit…

Chère Zoreilles,

je pourrais passer des heures dans les magasins "seconde main" car on découvre des trésors, pour pas cher, en plus d'aider les gens.

J'adore fouiner dans les librairies d'occasions; il y en a une (petite) presqu'au coin de ma rue et l'homme (dans la soixantaine certainement) qui la tient est vraiment sympathique, et me laisse fouiller tant que je veux, plongé lui-même dans un livre, de sorte que la timide que je suis ne se sent pas surveillée. J'y ai fait de belles découvertes.

Et je vaia aussi acheter des vêtements dans les friperies, je n'ai pas honte de le dire. Je me suis trouvé un superbe manteau d'hiver qui aurait été hors de prix pour mon budget si je l'avais acheté neuf. Rouge, une couleur que je porte peu, mais il me va très bien et c'est ce qui importe.

:-)

Et je ne sais pas si j'ai inspiré ton frère, je crois plutôt que c'est lui qui est inspirant, tout comme toi d'ailleurs.

Lise xxx

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Puisque PhiloJoce est un waiter de service si fantastique et que tout le monde est bel et bien arrivé, je traîne encore un peu sur cette terrasse d'amitiés si précieuses avec Claire, ma Normande préférée, pour continuer à jaser. Ne craignez rien, cependant... J'ai mon masque... :-o

Claire a dit…

Bon ben, Joce...
Rosie me tord le bras (pffff...).Je prendrais bien un autre p'tit verre de blanc. Merci!

Contes de Fée a dit…

Comme il semble attachant ce monsieur Léo dans toute sa candeur.

Quel beau billet aussi, un bel hommage à un homme tout simple mais combien unique.

C'est vrai "que t'écris bien" même si tu n'es pas une "vraie journaliste"!!!

:O)

Zoreilles a dit…

@ Rosie et Claire : Avoir su que vous étiez là, je serais venue avant! Si vous voyez Joce, moi, ça va être un verre de rouge...

@ Contes de Fée : En racontant ce bout-là, je voulais pas me vanter mais son expression « c'est ben composé », ça disait beaucoup sur le personnage, je trouvais!

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Claire et Zoreilles,
Blanc ou rouge, ça m'est égal, pourvu que nous soyons ensemble!:D

Mijo a dit…

Portrait d'un beau personnage.

Zoreilles a dit…

@ Les filles : ;o)