jeudi 23 mai 2013

Il chantait la liberté


L'été dernier, du petit aéroport de Havre-aux-Maisons aux Îles de la Madeleine jusqu'à celui de Gaspé, au pays de Barbe blanche, ce petit saut de puce qui signifiait la fin du voyage, où j'embrassais du regard une partie intime et maritime de mon pays, créait en moi, dans mes veines, comme une grande marée de l'eau salée qui y circule encore,  faite de sentiments très forts de joie profonde, de paix, d'attachement et de nostalgie. 


Plus on s'approchait des rivages de la Gaspésie et plus la vague d'émotions me ramenait loin en arrière, du temps de mon adolescence, à mon premier voyage aux Îles. Dans mon coeur, il y avait une musique, celle de Georges Moustaki, « La mer m'a donné sa carte de visite/Pour me dire je t'invite à voyager... » et « Ma liberté, longtemps je t'ai cherchée... »


Je ne compte plus les moments de ma vie où j'ai été accompagnée par les chansons de Georges. Il est décédé à l'âge de 79 ans à Nice et je l'ai appris ce matin à mon réveil. J'ai l'impression d'avoir perdu un ami et je veux me souvenir de lui avec tendresse et reconnaissance. 

Il chantait la liberté

Devant moi, en ce moment, j'ai son visage barbu qui illumine de ses yeux de braise deux de ses microsillons usés que j'écoute encore parfois : Georges Moustaki Bobino 70 et l'autre, le plus connu sans doute, Le Métèque. 

Il y a quelques années, j'avais entendu dire que Georges Moustaki viendrait faire une série de spectacles au Québec et qu'il allait prolonger sa tournée jusqu'en Abitibi-Témiscamingue, à Val-d'Or et à Rouyn-Noranda. J'aurais tout fait pour avoir un billet comme tous ceux qui faisaient la file en même temps que moi. Il y a seulement 750 places au Théâtre du Cuivre, ça allait être à guichet fermé en quelques minutes, je m'en doutais. Je comptais les jours qui me séparaient de cette « rencontre » avec l'artiste. 

Par un beau soir ensoleillé de printemps, il nous est apparu, tout vêtu de blanc, sur la scène du Théâtre du Cuivre à Rouyn-Noranda. À l'heure. On lui aurait pardonné n'importe quel retard mais il est arrivé à l'heure. Presque sur la pointe des pieds. Discret. Calme. Souriant. Lui-même, tellement lui-même comme on l'avait rêvé. Et la magie a commencé à opérer dans cette salle si tant tellement subjuguée par sa voix, sa guitare, ses mots, ses chansons, sa présence. 

Comme dans un rêve. Il était là à nous chanter ses plus belles, ses plus tendres. On les connaissait toutes. On les chantait avec lui. J'ai chanté avec Georges Moustaki, moi. Ah oui, j'ai tant chanté ce soir-là, toute seule avec lui. Nous étions tous en tête à tête avec Georges. 

« Nous prendrons le temps de vivre/D'être libre, mon amour... »

« Votre fille a vingt ans/Que le temps passe vite... » 

« Pour avoir si souvent dormi avec ma solitude/Je m'en suis fait presqu'une amie, une douce habitude... » 

« La mer m'a donné sa carte de visite/Pour me dire je t'invite... »

« Pendant que je dormais/Pendant que je rêvais/Les aiguilles ont tourné/Il est trop tard... Pour l'enfant que j'étais/Pour l'enfant que j'ai fait/Passe passe le temps/Il n'y en a plus pour très longtemps... »

Bien sûr, il a chanté Le Métèque, Gaspard, Voyage, Le facteur, La carte du tendre, Joseph et lorsqu'il a entonné

« Ma liberté, longtemps je t'ai cherchée... »

C'était comme une prière que je récitais avec lui. 

Il nous a tant donné et la soirée a passé trop vite. Encore une fois, je le redis, comme dans un rêve. Un rêve magnifique, tendre et doux, du genre qu'on veut refaire chaque fois qu'on s'endort. 

Nous l'avons applaudi chaleureusement, debout, longtemps. Des moments d'éternité. Nous avions besoin de lui manifester notre affection et notre reconnaissance pour cette soirée et pour l'ensemble de son oeuvre. On entendait des « je t'aime Georges » qui fusaient d'un peu partout, tant du parterre que du balcon. 

À regrets, nous sommes sortis du Théâtre du Cuivre, lentement, comme sur la pointe des pieds nous autres aussi, toujours dans l'ambiance de sa musique et de ses mots. 

C'est là que j'ai revu tous ceux qui avaient reçu le même cadeau que moi, du monde de mon âge, avec lesquels j'avais étudié, au primaire, au secondaire, à l'université, des gens avec lesquels j'avais toujours eu des affinités et je comprenais pourquoi, on aimait tous Georges Moustaki, il nous avait bercés pendant les plus beaux moments de notre vie qu'on revivait ce soir-là. 

Les gens regagnaient leur voiture, mais une cinquantaine de nous sont restés agglutinés à la porte d'entrée à vivre ces retrouvailles magiques. Et puis, quelqu'un s'est mis à rechanter ses chansons. On a tous suivi. Que c'était beau. On chantait tous en harmonie. On prolongeait ce moment. On se disait qu'il nous entendrait peut-être... de sa loge! Que ça le ferait sourire...

Pour tout ça et plus encore, merci Georges Moustaki. 

« L'art aide à vivre ». 

51 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour Zoreilles .
Comme toi .... en me levant ce matin .... j `ai appris le décès de Moustaki .... que de doux souvenirs à
l `évocation de ses chansons ..... elles étaient tellement humaines .... vraies ...... cela me ramène à mon adolescence .... ma jeunesse .... que de beaux souvenirs !
Nous perdons un grand de la chanson française ..... mais nous gardons aussi le souvenir de son répertoire et de son immense talent !
Bonne journée à toi .
Capucine

Barbe blanche a dit…

La musique nous fait tellement bien voyager,
et les chansons George Moustaki
nous font voyager ...
dans le temps.
Et souvent, je m'entend fredonner:
"avec ma gueule de Métèque,
de juif errant, de pâtre grec,
et mes cheveux aux quatre vents.....

Un autre pilier de notre jeunesse
qui entre dans
l'immortalité,
ses chansons dans nos mémoires,
sont éternelles.
À la prochaine George.
Tu as retrouvé ta liberté.

Solange a dit…

C'est un bel hommage que tu lui rends. Je n'ai jamais eu le plaisir de le voir en personne, mais toutes ces chansons me sont connues. Un autre grand qui s'en va et en vieillissant, ils sont difficile à remplacer.

Étoile a dit…

Je viens d'apprendre le décès de ce grand artiste que j'ai tellement aimé. Ma mère tous les dimanches matin après la messe faisait jouer le disque de George Brassens et de Hugue Aufrey et Elvis. Que des bons souvenirs. Merci pour ce bel hommage que tu lui rends. Bonne journée.

Jackss a dit…

Cette nouvelle, c'est toi qui me l'apprends, Zoreilles.

Émouvant! J'avais vu Moustaki à Granby avec Laure en 1967. Nous n'étions pas mariés. Il nous avait fait vibrés.

Une de nos meilleures amies que nous voyons présentement plusieurs fois par semaine se trouve aux Iles de la Madeleine actuellement. J'espère qu'elle aime la pluie autant que toi.

Zoreilles a dit…

@ Capucine : Toi aussi, tu l'aimais? M'étonne pas!

Quel répertoire fabuleux il nous laisse. Ses chansons n'ont pas d'âge, elles sont toujours actuelles et j'aurai le goût de les réécouter encore longtemps moi aussi.

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : T'as reconnu ton pays et tes paysages dans mes photos? ;o)

Quelle belle conclusion à ton commentaire : « À la prochaine, Georges, tu as retrouvé ta liberté ».

Zoreilles a dit…

@ Solange : J'avais ressenti la même chose, un mélange de reconnaissance et de chagrin, lorsque Félix Leclerc, Claude Léveillée et maintenant, Georges Moustaki sont décédés.

Il nous reste encore Gilles Vigneault, Charles Aznavour et d'autres que j'oublie en ce moment, mais tu as raison, ces artistes ne seront jamais remplacés par d'autres, ils deviennent immortels en quelque sorte, par l'héritage qu'ils nous laissent.

Zoreilles a dit…

@ Étoile : Justement, ce matin, j'entendais à la radio quelques commentaires de Hugues Aufray qui se disait très peiné du décès de son ami.

Mes parents n'avaient pas beaucoup de disques, plutôt des livres, mais nous avions un « stéréo » sur lequel Maman faisait parfois jouer du jazz (Count Basie) Enrico Macias, Nana Mouskouri. Je me souviens que mon père adorait Gilbert Bécaud.

Merci d'avoir partagé ton souvenir des dimanches matin.

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Il n'y a que toi qui puisse me faire pouffer de rire aujourd'hui (tu espères qu'elle aime la pluie autant que moi!...)

Je suis désolée de t'apprendre la nouvelle mais je suis ravie que tu me racontes que Laure et toi, vous l'avez vu en spectacle dans ses jeunes années, à Granby.

Quelle est ta préférée? J'ai oublié de la citer dans mon billet mais « Il y avait un jardin qu'on appelait la Terre/Qui vivait au soleil comme un fruit défendu/Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer/Ni rien de déjà vu ou déjà entendu... »

Si nos enfants écrivent des chansons, c'est peut-être qu'on leur a fait écouter des artistes de talent comme Moustaki?

Barbe blanche a dit…

Tes photos de chez nous,
comment je les ai reconnues.
Tu es entrée en Gaspésie, par le trou de la grosse roche qui bloque toute la vue, à Percé...
Je n'ai osé en parler, histoire de laisser toute la place
à ce grand chanteur
qui est parti
vers un ailleurs meilleur.

Jackss a dit…

Zoreilles,

Ma chanson préférée de Moustaki était "En dansant le Yaya". Non, je blague, bien sûr. Pour être plus sérieux, c'était "Le Métèque" parce le physique lui convenait tellement. Il y avait aussi, si je m'en souviens bien, Il y avait un jardin qu'on appelait la Terre". La présence de Laure ajoutait beaucoup à mes émotions. Elle écoutait aussi Jean Ferra et Félix.

linda a dit…

Bonsoir Zoreilles

J'ai trouvé un vidéo,d'une chanson que je n'avais jamais entendu,de George Moustaki,qui a pour titre...La carte du tendre...

Ma mère et moi,nous aimions bien la chanson...Millord...que chantait Edith Piaf,c'est Monsieur Moustaki qui l'avait composé.

Et comme plusieurs,j'ai écouté très souvent son grand succès...Le Métèque.

http://www.youtube.com/watch?v=L4l_Lg0PRkA

Joss! a dit…

I super zoomer sister
it's me, your little brodeur who's essaying de s'fair passing pour un fucking message of bullshit.
Well it's very boring botte aussi ben Henrire!!!O.k.
and look at my BIG website...woo hoo!!

Pee-Esse..Two-Moreau is my Bone fight,don't Michel Forget!

Anonyme a dit…

Tu te souviens, on avait assisté à son dernier spectacle à Rouyn... sans le savoir! :-)
Il va poursuivre sa vie de méthèque dans un ailleurs à sa mesure.

xx Soisig

P.-É. Larivière a dit…

Quel beau témoignage envers un chanteur dont les paroles et la musique ont bercé notre jeunesse.

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : Quelle discrétion et quel respect, tu as laissé toute la place à Moustaki.

En avion, je m'arrange autant que possible pour être sur le bord d'un hublot, je veux tout voir. En redécollant de Gaspé, j'avais pu, ce jour-là (1er juillet 2012) voir d'en haut toute la Gaspésie, le Bas-du-Fleuve et le fleuve jusqu'à Québec. Ça m'épate de voir ce pays du haut des airs! De Québec à Montréal, il y avait des nuages... Et de Montréal à chez nous, il faisait trop noir...

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Elle est si belle, celle-là : Il y avait un jardin qu'on appelait la Terre... Quant au Méthèque, je l'aime aussi, elle est la plus connue de son répertoire, celle qu'on identifie automatiquement à Moustaki. C'est ce qu'on entendait hier dans tous les hommages rendus à ce grand auteur compositeur interprète.

Aujourd'hui, Laure et toi, vous devez écouter du Jipé avec une grande fierté?

Zoreilles a dit…

@ Linda : La carte du tendre... C'est une invitation au voyage, un hymne à prendre son temps et profiter de la vie. Je l'aime beaucoup, celle-là!

« Où l'on découvre au bord du Tendre/Le jardin où l'on peut s'étendre/La Terre promise de l'oubli... »

Millord, cette chanson qu'il a donnée à Édith Piaf. On l'oublie souvent mais Moustaki a composé beaucoup de chansons pour les autrs, dont Barbara, Piaf, etc.

Zoreilles a dit…

@ Joss : Hi super zoomer boomer brother qui fight sa bonne fight today for the last time in the quarantaine, lucky young man!

I will call you a little later, I don't want to wake you up so soon on such a nice day...

Pee Ess : T'es chanceux que je t'aie reconnu, d'habitude je saute par-dessus les envahisseurs!!!

Zoreilles a dit…

@ Soisig : Maintenant que tu me le rappelles, c'est vrai, on s'en était rendues compte plus tard!

Quelle soirée mémorable, hein?

Le Salon du livre se déroule à La Sarre présentement, j'imagine que tu vas y aller faire ton tour? Moi, je pense y aller demain, samedi, mais je reviendrai pas tard, j'ai le spectacle annuel de Gym Express de Félixe en début de soirée, je voudrais pas manquer ça pour tout l'or du monde... En plus, j'ai promis que Mamie irait la voir et l'applaudir. Hier encore, elle me montrait toutes ses culbutes, c'est trop drôle, je te dis qu'elle va être prête pour le spestak, elle!!!

Zoreilles a dit…

@ P.-É. Larivière : Ah vous aussi? On a tous nos préférées parmi ses chansons, certaines nous ont fait rêver, d'autres nous ont appris de grandes choses, à prendre notre temps, par exemple, et certaines nous ont accompagnés dans des périodes de réflexion ou de transition. Bref, on va continuer à fredonner ses chansons encore longtemps, ainsi Moustaki fera toujours partie de notre vie.

Anonyme a dit…

J'y vais demain vers midi et je quitterai pour aller passer du temps avec petite maman vers 3h...

Oui mamie Francine, faut vraiment pas manquer le spectak, c'est super important!

Ma chanson préférée de Moustaki : "Il y avait un jardin." Elle est de plus en plus d'actualité...

Parlé:
C'est une chanson pour les enfants qui naissent et qui vivent
entre l'acier et le bitume, entre le béton et l'asphalte,
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin.

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre.
Il brillait au soleil comme un fruit défendu.
Non, ce n'était pas le paradis ou l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu.
Lalala, lalala, lalala

Il y avait un jardin, une maison des arbres,
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.
Lalala, lalala, lalala.

Il y avait un jardin grand comme une vallée.
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons,
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas nom.
Lalala, lalala, lalala.

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre.
Il était assez grand pour des milliers d'enfants.
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.
Lalala, lalala, lalala.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître,
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus?
Où est-il ce jardin toutes portes ouvertes,
Que je cherche encore mais que je ne trouve plus?
Lalala, lalala, lalala.

xx Soisig

Zoreilles a dit…

@ Soisig : Alors, on se verra là-bas tout à l'heure, jamais je croirai que c'est pas si grand que ça au Colysée de La Sarre, on pourra se rencontrer au milieu des bouquins et des auteurs! J'y serai un petit peu avant toi, je compte partir d'ici vers 10 heures.

Je lisais les mots en la chantant, c'est tellement beau et toujours d'actualité, comme tu le soulignais.

À... tantôt! (J'aime ça dire ça!...)

crocomickey a dit…

De Michel Antoine en France :

Grand merci ! Quel beau texte oui ! L'écriture et les partages de Zoreilles ne sont que cœur et générosité. Tu sais que j'ai régulièrement suivi son blogue et me souviens y avoir quelquefois "glissé" des paroles de chansons de Georges en écho à ses récits et anecdotes. Son témoignage est très touchant, je le partage.

Grand-Langue a dit…

Il y a de ces individus qui quittent le bateau mais dont l'héritage est en chacun de nous.

Grand-Langue

linda a dit…

Bonsoir Zoreilles

Tantôt,j'ai lu un texte,qui avait pour titre...Du bonheur dans les oreilles...
Justement,quand j'écoute la douce voix de George Moustaki,c'est du bonheur.

Le texte parle de Rouyn-Noranda,qui raconte son histoire et sa culture.
J'ai trouvé ces informations,dans le journal...Voir...

http://voir.ca/voir-la-vie/sur-la-route/2013/05/16/abitibi-en-action/

Bonne fin de semaine

Le factotum a dit…

Revenant tout juste d'un voyage, c'est sur la route que j'ai appris le départ soudain de Georges Moustaki.
J'avais participé moi ausi à son dernier concert en Abitibi. Quel bon souvenir!
Ma chanson préféré est La marche de Sacco et Vanzetti.
Il n'a jamais eu peur de prendre position contre les injustices de ce monde.
Bon dimanche.

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : Ah je suis touchée... qu'il se souvienne de moi et que tu aies fait l'intermédiaire entre ton cousin Michel et moi.

Je sais pas quoi te dire... à part merci!

Zoreilles a dit…

@ Grand-Langue : Oui, Moustaki était l'un de ceux-là, à n'en pas douter. Son oeuvre lui survivra. Certaines de ses chansons ont été écrites dans les années 60 et 70 et pourtant, on dirait qu'elles sont encore plus vraies et plus « utiles » aujourd'hui.

Zoreilles a dit…

@ Linda : Je viens d'aller y naviguer quelques instants, j'y retournerai, il y a un truc que je viens d'y découvrir et que je ne connaissais pas, moi qui pourtant suis ça de très proche, ce qui se passe dans ma région!

Il faudra que je fasse la touriste chez nous au cours de l'été, il me reste encore plein de choses à découvrir chez nous et grâce à ton lien, je sais par où commencer!

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Était-il allé à Amos aussi, au Théâtre des Eskers? Tu devais y être, c'est certain, je t'imagine là!

Tu me parles de la Marche de Sacco et Vanzetti et je cherche, je cherche, ça me dit tellement quelque chose. Je n'ai pas celle-là sur mes deux albums mais je sais que je la connais... T'aurais pas quelques paroles de la chanson en mémoire pour me réveiller le souvenir?

Ah oui, ça me revient...

« Maintenant, Nicolas et ..../Vous dormez au fond de nos coeurs/Vous étiez tout seuls dans la mort/Mais par elle vous vaincrez », c'est tu ça?

Le factotum a dit…

« Maintenant, Nicolas et Bart/Vous dormez au fond de nos coeurs/Vous étiez tout seuls dans la mort/Mais par elle vous vaincrez ».
Il la répète neuf fois en augmentant le rythme à chaque couplet.
Je me souviens de m'en être servi souvent pour les marches de solidarité.

Anonyme a dit…

Quel plaisir de t'avoir finalement "trouvée", lol! Il y avait pas mal de monde!

Merci à Linda pour son lien. Si je suis déjà allée au Fossilarium, je ne connais pas Labyrinthe des insectes (pas sûre d'aimer ça, lol!)

Mais j'aimerais bien faire le tour guidé (l’audio-circuit L’Indice du Bonheur) de Rouyn! Ça te dit, au courant de l'été???

xx Soisig

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Tu parles si ça me revient... avec plein d'images avec, une émotion très forte, de l'intensité, un crescendo, un appel au militantisme, un réveil de nos forces vives... pour nos combats à nous... à l'époque!

La chanson parfaite pour des marches de solidarité, en effet...

Zoreilles a dit…

@ Soisig : Oui, il y avait du monde en masse, c'est toujours comme ça quand le Salon du livre se tient à La Sarre, c'est l'un des plus beaux de la région, le plus... « effervescent », moi je trouve.

Le labyrinthe des insectes, c'est tout nouveau, je ne l'ai pas visité non plus mais j'imagine que ça se jumelle assez bien avec une petite virée au Refuge Pageau.

Le fossilarium, je l'ai déjà visité du temps qu'il s'appelait encore le Centre fossilifère de Notre-Dame-du-Nord. Tout simplement fascinant!

Alors, on se met d'accord assez facilement sur le tour guidé « l'audio-circuit L'Indice du Bonheur » de Rouyn, et on s'en reparle! Ça m'intrigue et m'interpelle vivement moi aussi et puis, ça me fera pas loin de déplacement!!!

Anonyme a dit…

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Lise a dit…

Zoreilles,

ma chanson préférée de Georges Moustaki est "Je ne sais pas où tu commence", sensuelle et ce qu'un vrai couple devrait être, un partage total. Une phrase en particulier "Tu as des cicatrices, là où je suis blessé" me met toujours la larme à l'oeil.

Ceci dit bon anniversaire de mariage à toi et ton Crocodile Dundee (en retard), un couple toujours amoureux après tant d'années. Un exemple à suivre, rare dans notre société primaire et jetable...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Je ne connais pas cette chanson-là mais juste avec le titre, je crois que je l'aimerais, avec ta description surtout...

Oui, nous sommes toujours amoureux après 37 ans ensemble et 35 ans mariés mais nous ne sommes pas un exemple à suivre, contrairement à ce que tu sembles croire, dans le sens qu'on a pendant longtemps pas tellement pris soin de nous, étant deux personnalités fortes avec des grands besoins de liberté et d'espace. Disons qu'on était bien placés pour comprendre l'autre! Heureusement qu'on avait une amitié solide comme base, beaucoup de respect l'un envers l'autre, de l'admiration même, une confiance réciproque, des rêves et des objectifs communs. C'est ce qui a cimenté notre vie dans le temps qu'on était jeunes et inconscients, qu'on travaillait trop, etc.

Il y a des épreuves qu'on traverse ensemble au fil du temps et qui peuvent soit nous éloigner à jamais ou soit nous rapprocher. Un couple qui ne vit que des difficultés en vient à envisager la séparation comme étant la seule option possible. Et souvent, ça l'est. Nous avons vécu beaucoup de joies, de grands bonheurs et quelques épreuves dans lesquelles on a quand même grandi. Ensemble.

Notre histoire n'est pas si rare. Si un couple sur deux n'est plus ensemble, ça veut dire qu'un couple sur deux l'est toujours. Probablement parce qu'ils s'aiment. Et comme on dit souvent, les gens heureux n'ont pas d'histoire!

Lise a dit…

Zoreilles,

j'ai tenté de faire un copié-collé vers cette merveilleuse chanson, sans succès. Ça ne fonctionne pas sur les blogues...

http://www.youtube.com/watch?v=J-5LjvH7Fdw. Ce serait plus court d'aller sur "You Tube" et taper le titre de la chanson. Je ne sais pas comment Zed faisait pour mettre un lien direct...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Grâce à ton lien (que j'ai copié-collé) j'ai pu écouter la chanson au grand complet. Merci, ça me l'a fait redécouvrir.

On dirait qu'avec le temps, je me souvenais seulement des chansons de Moustaki qu'il y a sur mes deux albums et celle-là n'y était pas.

Alors, avec son décès, il nous arrive une chose, c'est qu'on redécouvre certaines de ses chansons.

Consolation!

Anonyme a dit…

amqui a dit ;bonjour zoreilles le bateau de 11 heures que tu questionne dans le blogue a gaetan c,est l,heure de départ de godbout en direction de matane bonne journée..

Zoreilles a dit…

@ Amqui : Donc, son « bateau de 11 heures » à Gaétan serait en fait le traversier Godbout-Matane? Comme c'est joli, l'expression « le bateau de 11 heures »!

Curieusement, moi ce matin, je m'en vais rejoindre au campe mon conjoint, je serai accompagnée de notre fille et de notre petite-fille. Il nous attendra sur le quai de la marina... à 11 heures, c'est ce que nous avons convenu hier à son départ. Nous prendrons donc « le bateau de 11 heures » nous autres aussi mais c'est juste une petite chaloupe avec un moteur hors bord!!!

Merci d'avoir répondu à ma question.

Jackss a dit…

@Linda je suis allé voir ton lien
Si j'étais plus prés, c'est sûr que j'irais au musée des bibites. Les papillons me fascinent.
@Lise,
Pour donner un lié à cliquer, il faut écrire le code dans le style qui suit en changeant les parenthèses par des crochets ('<', ' > ')

(A href='http://www.youtube.com/watch?v=J-5LjvH7Fdw')(http://www.youtube.com/watch?v=J-5LjvH7Fdw)(/A)

Ça donnerait ceci

Le lien est écrit 2 fois dans le code. La 2è fois c'est pour indiquer ce qui apparaîtra comme texte à cliquer. Le même lien pourrait par exemple est indiqué comme
ceci Le lien de Lise'

Jackss a dit…

Zut, mon premier lien n'avait pas marche. Il aurait fallu mettre des apostrophes pour l'adresse URL du 2è lien comme j'avais fait pour la première fois. Ça m'apprendra à vouloir faire le fin.

Nanou La Terre a dit…

Chère Zoreille,
je lis ton récit avec des étoiles dans les yeux. Chanceuse que tu es d'avoir pu vivre en sa compagnie de si beaux moments. Oui, ce fut magique, rien à en douter ,connaissant le personnage, sa voix rassurante et son aura de paix, d'amitié d'espérance et de silence.
Je t'embrasse xxx

Nanou La Terre a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Zoreilles a dit…

@ Jacks : Nenon Jacks, continue de faire ton fin, on t'aime de même! Et puis, si tu te trompes, tu te reprends, y a pas de problème, t'es mieux que la majorité d'entre nous qui ne connaissons rien au langage html.

Je reconnais bien là ton esprit d'équipe et ton sens de l'entraide du temps des forums de la Place Publique!!!

Zoreilles a dit…

@ Nanou : Oui, je connais ma chance et cette soirée restera à jamais gravée dans ma mémoire. J'ai vécu ça quelques fois mais pas souvent, un spectacle qui touche autant. Je me souviens de la dernière fois que j'ai vu Claude Léveillée sur cette même scène du Théâtre du Cuivre à Rouyn-Noranda.

Le premier spectacle que j'ai vu de ma vie, c'était Sol (Marc Favreau) à La Sarre, j'avais 11 ans. Inoubliable et émouvant... pour moi! Je l'ai revu à deux reprises plus tard quand j'étais adulte, ça non plus, je n'oublierai jamais.

Mais je remarque une chose, ces gens-là ne sont plus...

Les artistes, que ce soit en musique, en chanmsons, en théâtre, en cinéma, en danse nous font vivre des moments incroyables.

Je m'arrête ici, je serais intarissable sur le sujet!

Je t'embrasse aussi!

Anonyme a dit…

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