mardi 15 mai 2012

L'éloge de la lenteur





Photo 1 : Félixe pense que c'est le même lièvre que l'année dernière mais nous autres, on n'est pas sûrs de ça du tout!

Photo 2 : Les castors ont dammé plus haut, il nous a fallu construire un plus gros pont pour traverser. J'aime l'allégorie de « construire un pont... en famille »!!!

Photo 3 : Depuis longtemps qu'Isabelle s'était acheté un yukulélé mais elle n'avait jamais le temps d'en jouer. Samedi, en prenant l'apéro, elle nous a joué et chanté Somewhere over the rainbow sur un rythme joyeux. Félixe a voulu imiter sa Maman, on voit que de tenir un instrument de musique et d'en jouer, ça ne semble pas lui être étranger. Il faut dire que l'instrument est tout à fait de la bonne grandeur pour elle.

Photo 4 : Des hamburgers laitue tomates et des épis de blé d'Inde au menu du souper. À partir du moment où l'on ouvre une bonne bouteille de rouge, moi, je considère que ça devient un souper gastronomique!

L'éloge de la lenteur

Je n'avais pas le goût d'écrire depuis le 26 avril, je m'en sentais incapable et j'ai suivi cet élan ou ce manque d'élan. Je crois avoir battu mon record de silence en plus de 5 ans. Trop de choses à vivre, à démêler et à penser... Ce matin, je m'oblige à faire un genre de lien avec mon billet précédent pour poursuivre dans la continuité. Je n'y arrive pas. Enfin, c'est flou un peu mais deux chemins se dessinent à la suite du décès de mon amie Diane et ça me tente de les suivre.

La première réflexion que j'ai faite a été la plus douloureuse : de constater jusqu'à quel point depuis que Diane n'est plus là, cette photo qui nous liait représente  une époque révolue. Morte avec elle, dans ce dernier fou rire qui continue de m'habiter et qui comble peu à peu le vide. J'avais eu l'intuition d'apporter cette photo avec moi lors de ce moment et j'en saisis maintenant un peu mieux la portée dans ma vie, la raison profonde. Il n'y a qu'avec ceux qui restent qu'on peut se consoler de ceux qui partent. Tout le monde sait ça mais moi, je viens de l'intégrer. Des fois, ça me prend du temps. J'ai intérêt à faire l'éloge de la lenteur parce que c'est le rythme qui me convient le mieux et ça se confirme de plus en plus!

Heureusement pour moi, mes proches partagent cette façon de voir. Dans cet esprit-là, la fin de semaine dernière, on s'était fait le cadeau de passer du temps ensemble, tous les cinq. Pour bloquer 3 jours dans nos 5 agendas,  disons plutôt 4 agendas, il fallait le vouloir fort fort fort! Mais la vie étant ce qu'elle est, notre séjour là-bas a été amputé d'un journée au début et une autre à la fin. Alors on s'est concentré sur ce qui nous restait : 24 heures. C'est fou tout ce qu'on peut vivre en 24 heures. Même construire un pont... 

Le deuxième chemin que je veux suivre n'est pas du tout un jugement critique mais une simple observation de comment les choses se passent autour de la mort. La mort sur les réseaux sociaux, je devrais plutôt préciser.

À l'approche du décès de Diane, on m'avait comme un peu mandatée pour aviser les amis(es) quand ça se produirait. Quelques-uns m'avaient lue ici mais je ne pouvais pas compter là-dessus. D'autres la savaient très malade et s'attendaient à ça mais on convient tous que ça surprend tout le temps quand même. Quand j'ai reçu l'appel de sa famille pour me dire qu'elle venait de rendre l'âme, je n'avais pas les numéros de téléphone de tout le monde et j'ai utilisé les réseaux que j'avais à ma disposition, dont Facebook. J'ai publié notre photo de secondaire IV sur mon mur et sur le sien, avec la mention : « Pour se rappeler le bonheur de nos amitiés ». Ceux qui devaient comprendre ont compris. Dans son réseau et dans le mien. Je trouvais ça moins choquant et plus respectueux ainsi. Ceux qui n'étaient pas au courant de la situation pouvaient penser que je publiais une photo de 1973 pour qu'on se rappelle tout simplement de bons souvenirs de nos amitiés d'alors.

Depuis, il y a eu 2 autres décès qui ont touché de très près des gens que j'aime et qui ont beaucoup de peine. La nouvelle de ces deux décès s'est répandue sur Facebook et sûrement d'autres réseaux sociaux également. À la vitesse de l'éclair. Phénomène moderne. Que je questionne.  

Le premier cas, c'est celui d'un jeune homme qui vient de perdre son grand-père. Quelques minutes plus tard, il annonce : « RIP Grand'Pa, j't'aime ». C'est de même que le monde l'ont su, des proches et des moins proches qui connaissaient très bien son grand-père. Deux des amis du jeune homme en deuil, pour lui signifier qu'ils venaient de prendre connaissance de la nouvelle, ont cliqué sur « j'aime ». Rien que ça. « J'aime » avec le petit dessin du pouce en l'air... C'est un peu indécent. Cheap shot! J'ai senti l'urgence de lui faire un p'tit coeur, lui offrir un câlin, je pouvais juste pas laisser ça de même. Et j'ai pas cliqué sur « J'aime », surtout pas. Par la suite, de nombreux commentaires se sont ajoutés, chacun exprimait sa souffrance personnelle en direct. Mais pas d'empathie. Ou très peu. L'expression simplissime d'un choc à l'annonce d'un décès. Un accusé réception. Point. Tu lis ça, tu cliques sur le ti pouce en l'air, tu fesses sur « enter », et tu passes à autre chose. C'est de même. Action? Réaction!

Le deuxième cas est encore plus triste. Il s'agit du décès d'un jeune homme, beaucoup trop jeune pour être foudroyé par une crise de coeur, à 31 ans. Une affaire imprévisible et inexpliquable. La nouvelle a été annoncée en grande primeur sur Facebook, c'est comme ça que je l'ai appris moi-même, et j'ai observé sans intervenir comment cette nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre, avec tout ce que ça comporte de révolte, d'émotions non contenues, de détresse et de questionnements sans réponse.  Une véritable crise vécue encore là en direct, dans l'impulsivité, l'instantanéité et la solitude dans la foule que génèrent trop souvent encore les réseaux sociaux qui sont des médias très puissants. 

Imaginez ce scénario : Vous êtes seul, il est très tard, vous n'arrivez pas à dormir. Pour chasser vos pensées d'insomniaque, vous ouvrez l'ordinateur et vous décidez d'aller faire un tour pour vous mettre à jour dans le fil des nouvelles sur les réseaux que vous fréquentez. C'est là que vous apprenez que votre grand ami vient d'être foudroyé par une crise de coeur, si jeune, laissant dans le deuil sa conjointe et deux petites puces de 5 ans et 3 ans. Vous êtes seul devant votre écran d'ordinateur, en pleine nuit, avec ce choc qui vous paralyse, cette peine immense qui vous submerge. Il n'y a personne avec qui partager la douleur que ça vous cause, les souvenirs qui vous reviennent avec force. Il est 2 heures du matin, vous êtes en communication avec le monde entier mais vous n'avez jamais été aussi seul.  

Il y a 10 ans à peine, ça ne se serait pas passé ainsi. On aurait attendu le lendemain matin, on vous aurait téléphoné. Un ami commun, probablement. Quelqu'un qui l'aimait autant que vous, sûrement. On vous aurait peut-être préparé au choc, avec un ton de voix qui vous aurait prévenu instinctivement qu'il se passait quelque chose de grave, en vous disant quelque chose comme « J'ai une nouvelle à t'annoncer, je n'arrive pas à le croire moi non plus, c'est au sujet de notre ami Untel, est-ce que je peux venir te voir ou si tu préfères que je te le dise tout de suite au téléphone? » et vous auriez été au moins deux pour vivre ça ensemble. 

Encore une fois, je ne veux pas porter de jugement critique sur cette façon de faire très moderne et efficace mais je continue de prôner davantage l'éloge de la lenteur que l'instantanéité de la nouvelle, l'efficacité des communications.  

50 commentaires:

Solange a dit…

Tu as bien raison internet est un outil merveilleux, mais c'est un outil justement et ça n'a pas de sentiment. Rien de comparable à la chaleur humaine. J'aime tes photos d'un petit bonheur tranquille.

Le factotum a dit…

J'aime bien la sortie en famille de vingt-quatre heures!
Beaucoup de chaleur humaine dans ces photos.
Pour ce qui est de la façon dont les gens se servent des réseaux pour exprimer leur désarroi, ils ont beaucoup à apprendre.
Rien de mieux que le contact humain dans certaines circonstances.

Barbe blanche a dit…

La lenteur, comme j'aime ça,
on me le reproche, dix fois par jour, au moins, mais, j'aime tellement ça...
Nous avons aussi, ma Dame et moi, été faire une petite tournée, au paradis terrestre.
L'instantané des médias sociaux, comme tu le dis si bien, c'est à double sens.
Me revient en mémoire, un geste qui m'émeut, à chaque fois que je me le remémore,
c'est en 1967, mon frère meurt, dans un accident de voiture, le corps est retrouvé vers les 11h du soir, la mère chez nous demande au père, d'informer une de mes soeur qui demeure dans un village voisin,
et le père de répondre: "Laisse la dormir tranquille une nuit de plus, demain, j'irai lui dire ce qui vient d'arriver."
Sur ces mots, pleins d'attentions, je me suis alors, endormi le coeur rempli d'émotions.
Bon là, il est temps que je me taise.

IsaMalina a dit…

Comme je partage ton questionnement
....

"Il est 2 heures du matin, vous êtes en communication avec le monde entier mais vous n'avez jamais été aussi seul...."

C'est en plein cela....si juste, si dur...

Moi non plus je ne clique pas sur "J'aime" dans ces affaires là... J'essaie d'envoyer un message privé si je ne peux pas téléphoner...

Dans un même genre d'ordre, en moins "douloureux" je te dirais, que c'est des cartes de Noël ou d'anniversaire dont je m'ennuie parfois...on m'a dit un jour que j'étais "quétaine" aujourd,hui on envoie des mails....et parfois un bonne fête des mères sur FB...

L'éloge de la lenteur...c'est le temps qu'on prend pour choisir ou faire une carte, c'est trouver le timbre et prendre du temps d'aller la poster....

Pour que je puisse la lire et la relire de temps à autre et la voir trôner sur la table près du téléphone....

merci Zoreilles...

IsaMalina
http://malinamie.eklablog.com

Étoile a dit…

Je suis tout à fait d'accord avec toi. Parfois la vitesse avec laquelle les nouvelles arrivent me font peur.La semaine dernière,j'ouvre mon ordinateur et je vois qu'il y a un accident très grave près du Domaine dans le parc La Vérandry.Les photos sont déjà là et ça vient d'arriver.Mon fils était sur les lieux et j'étais inquiète. Les nouvelles vont beaucoup trop vite.On ne prend plus de temps pour annoncer. J'aime bien communiquer avec internet mais rien ne m'enlèvera le plaisir d'envoyer où de recevoir une carte de souhaits à mes proches.Le bonheur parfait pour moi tu l'as bien résumé dans ton billet. dans le bois,la famille,un lunch,prendre le temps de vivre le moment présent. merci Michèle.

Caboche a dit…

Ton billet me fait penser au dernier billet de Grande Langue : « Priez pour moi ». Il rejoint l’idée de la difficile communication entre les personnes parfois.
Peut-être que pour les gens qui utilisent beaucoup les médias sociaux, cliquer sur « j’aime » ou sur un icône « pouce en l’air », ce n’est pas si anodin. Ça envoie le message : J’ai pris connaissance de la nouvelle et je veux te dire tout de suite que je sympathise, que je suis attristé, un peu comme on dit à quelqu’un qui nous annonce une mauvaise nouvelle : je prie pour toi, je pense à toi, je t’envoie des ondes positives.
Nous avons pris des moyens différents pour exprimer notre tristesse, notre douleur ou notre empathie : le blogue et les commentaires. Mais on reste souvent sans mot ou on se demande si ceux qu’on utilise sont appropriés.
Tu sais comme moi que la proportion de gens qui écrivent des commentaires sur un blogue versus ceux qui viennent seulement lire est très petite. S’ils pouvaient s’exprimer seulement par un icône ou en cochant : j’aime, j’aime pas, je suis en accord, en désaccord un peu, beaucoup, passionnément, la liste des commentaires s’allongerait.

Ça serait plus rapide, ils n’auraient pas peur de faire des fautes d’orthographes, d’employer les mauvais mots, etc.

Jolies photos de famille qui n’ont pas besoin de mots pour parler.

Zoreilles a dit…

@ Solange : Et pour poursuivre dans la même veine que toi, l'outil en question, il doit être « opéré » par un être humain! C'est pourquoi je ne mets pas la faute sur un réseau social en particulier mais sur le comportement humain en pareille circonstance, autrement dit, la personne qui pitonne!

Mes petits bonheurs tranquilles sont mes grands bonheurs, ça passe toujours trop vite...

Zoreilles a dit…

@ Facto : Le contact humain le plus chaleureux, c'est la vraie rencontre. En deuxième lieu, je dirais... le téléphone, on entend la voix, même les silences expriment plein de choses, ensuite, je dirais une lettre... Non, la lettre viendrait, selon moi, au 2e rang. Ensuite, le téléphone, 3e. Le courriel ou message personnalisé, je le classe en 4e position. Un commentaire sur un blogue, c'est aussi bon et ça fait chaud au coeur, donc 4e meilleur contact humain. Commentaire FB euh... 5e position. Un « j'aime », c'est pas fort fort.

Qu'en penses-tu? ;o)

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : On te reproche ta lenteur? Ça, c'est pas fin. C'est pas moi qui ferait ça, en tout cas, parce que je trouve que c'est un art de vivre qui se perd. C'est donc de valeur, moi je trouve ça inspirant, de prendre son temps. Si t'étais énervé et stressé, tu ne pourrais pas prendre d'aussi belles photos et faire de si profondes réflexions et conclusions. Écoute les pas, reste comme tu es.

Et ton histoire est très touchante, ton papa avait été sage de penser ainsi, pour que ta grande soeur puisse dormir tranquille une nuit de plus...

La délicatesse de prendre son temps et de penser aux autres, je me demande bien qui c'est qui va remettre ça à la mode du jour.

Zoreilles a dit…

@ IsaMalina : Tu comprends ce que je veux dire, hein? Il m'est déjà arrivé de ressentir ce grand vide après avoir passé trop de temps à pitonner, lors d'événements particuliers. Plus seule qu'avant, malgré les nombreuses personnes avec lesquelles je venais de communiquer. Heureusement que c'est rare que ça m'arrive parce que j'aime pas du tout la sensation!

J'envoie encore des cartes de Noël, c'est plus fort que moi. Les cartes de voeux, j'en envoie moins qu'avant, mais dans certains cas, j'y tiens. Je ne corresponds plus avec personne, par lettre, je veux dire. J'en suis aux courriels pour entretenir mes grandes amitiés qui sont à distance. C'est presque pareil mais il manque... le plaisir de découvrir un bon matin dans ma boîte aux lettres une enveloppe adressée à la main, avec un petit dessin, une écriture qu'on reconnaît, un stylo de couleur, de la fantaisie, tu sais? Et je peux, comme toi, la lire et la relire quand je veux où je veux, pas devant l'ordinateur nécessairement.

On doit être des nostalgiques!

Les « Bonne Fête » sur FB... Ça, c'est le pire, je veux même pas donner ma date de fête quand on me la demande. Je veux pas recevoir des Bonne Fête sur FB, bon! En plus que je sais très bien que la personne a reçu sa liste le samedi matin, elle fait juste de répondre à la commande sans y mettre son coeur, j'aime mieux qu'on m'oublie carrément!

Zoreilles a dit…

@ Étoile : Ici aussi, la nouvelle de l'accident de la route au Domaine, dans le Parc de La Vérendrye, a été tellement rapide à circuler sur les réseaux sociaux et dans les médias, avec photos et tout. J'imagine ton inquiétude de savoir ton fils sur la route, dans ce secteur...

Une famille venait d'être décimée... Est-ce qu'on a pensé à ceux qui restent?

Si on pouvait se retirer du monde de temps en temps et vivre simplement nos petits bonheurs le plus souvent possible, on en viendrait peut-être à faire des meilleurs choix dans nos vies, tu ne penses pas? Chaque fois que je vis quelque chose de semblable (comme sur mes photos) avec mes zamours, au retour, je me demande tout le temps comment ça se fait qu'on court de même quand on revient en ville! Après quoi on court?

Zoreilles a dit…

@ Caboche : Je comprends bien ton point de vue. Ça adonne que j'ai moins en commun avec les gens qui cliquent sur « j'aime » sans rien ajouter. Même pas un petit « Mes condoléances » ou « Je pense à toi », rien du tout. Tiens, je l'ai, ça fait très impersonnel, je trouve. Comme une lettre type.

Je connais des gens qui sont très à l'aise dans ce genre de communication, que je considère comme de la non communication.

FB sert à bien des choses, j'en conviens, c'est pour ça que je l'utilise encore. Je n'y suis pas très présente mais ça me sert quand même.

Savais-tu que j'ai un règlement interne très sévère sur FB? Je me suis bloquée moi-même à 100 amis. Pas un de plus. Si j'ai le goût d'accepter une demande, je me force à en supprimer une. Ça m'oblige à faire des choix. C'est ma façon de ne pas être envahie.

Merci pour le compliment sur mes photos. Dans ce petit 24 heures, j'en ai pris une centaine, je voulais capter le plus possible de ces moments.

crocomickey a dit…

Des cas inévitables que ces annonces dramatiques sur FB ?

Et ces petits 'J'aime' employés à toutes les sauces. Faut savoir s'exprimer diantre !

Mais le pire, ce sont ceux qui applique le 'j'aime' à leurs propres propos !

En passant, je ne suis pas capable d'agrandir tes photos avec le clic habituel ...

Anne-Marie a dit…

Salut Belle-Sops...

Ouin...L'éloge de la lenteur...
C'est vrai que la vie va follement vite ein?

Des fois, j'me dis qu'il faut faire avec...Des fois j'me dis que j'veux pas! Quel paradoxe cette vie!

Tu sais quoi? Rapide 2 me contamine!!! Je vais chercher ma lenteur dans ce petit coin de paradis et essaie de plus en plus d'en ramener une partie avec moi, en ville! Et cette lenteur me manque terriblement présentement...Je suis dans l'attente d'aller retrouver Cher Chéri...demain...et ça me semble à des années lumières!

P.S. Clara envirait telllement Félixe avec son lièvre! Nous, on en a un qui vient se pavaner un ti-peu dans notre petite forêt, mais il ne vient jamais si près!!!

Prends soin de toi Belle-Sops! <3

Continue de savourer cette belle vie comme tu sais le faire!

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : Bien sûr que ce serait évitable... à tout le moins ça pourrait être fait de manière plus... ou moins... tu sais ce que je veux dire? Ah oui, ceux qui appliquent les « j'aime » à leurs propres statuts, ça manque d'humilité, hein? Je vois des affaires des fois, là-dessus, je te jure, il y en a qui abusent de la tribune... à mauvais escient. C'est pas moi qui pourrai t'aider à agrandir les photos d'un clic, j'ai tellement de misère maintenant à rédiger mes billets et y mettre des photos depuis que Blogger a changé son interface, je trouve pas ça convivial du tout. Je suis dépassée complètement par les technologies et la programmation.

On dirait que lorsqu'il y a une patente qui fonctionne pas pire, on s'empresse de tout bousiller. Moi qui ne suis pas trop difficile à mêler...

Je commence à trouver que les réseaux sociaux, c'est pas trop ma place, moi qui suis de la génération qui s'exprime en phrases complètes. Diantre!

Zoreilles a dit…

@ Belle-Sops : C'est exactement ce que je retrouve aussi au campe : Le temps! La simplicité! La paix!

Tu pars demain après ton travail? Rendez-vous sur le quai de la marina avec ton Cher Chéri? C'est romantique, hein? ;o)

Pour moi, ce sera samedi matin. Dommage qu'on n'ait pas pu co-voiturer, ça, c'est à cause de nos vies de fou... en ville!

Si Clara envierait Félixou, et que tu veux lui faire vivre l'expérience, tu dois te mettre tout de suite à la tâche, parce que ça n'arrive pas tout seul, tu t'en doutes. Félixe pense que c'est normal et naturel que « son » lièvre vienne manger du pain dans sa main mais elle ignore que Papi Gilles entretient ça tout au long de l'année! Avec le temps (mais ça presse pas) elle apprendra tout doucement que la Vie, c'est pas Walt Disney tout le temps de même!

Amène-toi des croûtes de pain dans ton petit baluchon demain et réalise les rêves de Clara et Adam, tout ce que ça te prend, c'est... du temps ♥

Jackss a dit…

Ô temps, suspens ton vol (Lamartine
Il est implacable le temps. L'histoire de l'humanité se déroule de plus en plus vite. Ce qui n'arrange rien, c'est que c'est aussi vrai pour la conscience du temps que nous ressentons comme de plus rapide alors que nous avançons en âge. Il ya de quoi faire réfléchir, se demander pourquoi c'est comme ça.

J'ai entendu cette semaine une vidéo produite par des ingénieurs en informatique de Apple. On disait que, de nos jours, une personne normale est bombardée d'autant d'informations que ne l'était un homme du XVIIè siècle dans toute une vie.

Si je pouvais faire partie d'un club qui donne un droit d'accès à la lenteur, alors je m'empresserais de m'inscrire avant qu'il soit trop tard.

Jackss a dit…

Barbe Blanche

Me revient en mémoire, un geste qui m'émeut, à chaque fois que je me le remémore, c'est en 1967, mon frère meurt, dans un accident de voiture... J'adore cette anecdote. Voilà le genre de réactions que j'aimerais avoir. C'est précieux de pouvoir y parvenir. Mais je t'en crois capable.

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Toi, on dirait que t'es dans ma tête, tu réponds à mes questions avant que je les pose! Je croyais que mon urgence de vivre finirait par se calmer mais c'est pire à mesure que je prends de l'âge. De là mon besoin de prendre le temps de vivre, surtout les moments de bonheur, pour me donner l'impression de goûter chaque seconde, chaque minute, chaque jour, etc.

L'autre affaire que t'écris où tu mets le doigt dessus : « On disait que, de nos jours, une personne normale est bombardée d'autant d'informations que ne l'était un homme du XVIIè siècle dans toute une vie ».

Tu veux que je te dise? Je suis encore plus bombardée d'information qu'une personne normale! Et ça me cause de sérieux problèmes de concentration. Je n'arrive plus à me plonger dans une lecture de détente, comme un bon roman historique ou un polar, une biographie ou un récit de voyage, par exemple. Ça me fait de la peine, parce que lire était l'une de mes activités préférées. Ah je passe mon temps à lire, des journaux, surtout des hebdos régionaux, de l'information sur le web, des médias électroniques, des communiqués de presse, de l'information pas tout le temps pertinente mais dont je dois m'abreuver pour être au fait.

Et j'ai les zoreilles toute la journée suspendues à l'information régionale et nationale, à l'heure du souper, je ferme la radio et je dois écouter les actualités régionales télévisées, ça commence à devenir lourd d'être autant surinformée. La vigie médiatique et les relations de presse, c'est devenu la partie de mon travail que je trouve insupportable.

Quand je fais l'éloge de la lenteur et de la simplicité, c'est pas pour rien!!!

Barbe blanche a dit…

Pourquoi courir, quand nous savons si bien marcher...
Prendre le temps d'avoir le temps, c'est ma devise.
@ Jackss,
Oh que oui, j'en suis capable, pourquoi, courir pour répandre une triste nouvelle, quand il est faisable de simplement, choisir le moment propice, et prendre le temps, de le faire humainement.

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : Ne change surtout pas ta devise, tu nous aides tous à voir la vie à ton rythme, sous un angle réaliste et tout de même enchanteur!

Avec de si belles images en plusssss...

Anne-Marie a dit…

Je suis sur mon départ Belle-Sops!

Je n'ai pas été capable d'attendre la fin de la journée...Je m'éclipse sur l'heure du dîner!!!

Mon coeur est déjà rempli de bonheur à l'idée d'arrivée et d'entendre...le silence, les zoizeaux, l'eau...de voir le soleil...la nature!

On se croisera peut-être, qui sait?!!!

Bonne fin de semaine!
xxx

Zoreilles a dit…

@ Belle-Sops : Je te réponds pas ici, je te verrai là-bas, hihihi!

On s'en souhaite des beaux gros (des dorés!...)

Daniel a dit…

Moins de messages qu'à l'habitude. C'est plus sérieux comme sujet. Bon c'est sûr, il y a la loi spéciale pour les étudiants qui monopolise un peu tout le monde. Il y a aussi François Hollande qui arrive à la tête de la France... C'est pas rien. Et la Grèce su l'cul, et le Portugal à genoux, et l'Italie qui se couche lentement.
C'est des nouvelles de l'heure qui font focuser le monde pas mal. Mais il tourne encore en mai le monde. Je le sais, j'ai une amie discrète qui est venue semer des fleurs dans ma journée ce matin. Malgré toutes les nouvelles importantes, malgré ses nouvelles tristes. Alors il faut que j'lui dise qu'elle est importante. J'ai pas l'goût d'attendre. Mais je le dis pas vite, je prononce toutes les syllabes, j'intonationne où il faut. Et puis je suis d'accord avec toi Zoreilles. La lenteur c'est un bon bag ça. Ça empêche de domper n'importe quoi n'importe comment. Ça permet les oeuvres d'art. Ça ouvre des dimensions. Ça permet de voir mieux. Ça permet d'entendre plus. Ça permet de dire "je suis là, ne t'en fais pas trop". Bon finalement moi tu m'inspires un lien avec l'éloge de la lenteur. Moi je dis: La vie, la mort et l'amour sont mieux réussis si on prends notre temps. Essaye de faire l'amour en pesant rapidement sur le bouton... (sur le bouton j'aime, j'veux dire). Tu m'en dira des nouvelles. Fort de cette constatation, je marche lentement, je mange lentement, je pense pas vite et là je me pratique à dormir lentement. (là j'en ai mis un peu mais j'aime l'idée de l'anti instantané). Le grain de sable dans la technologie.

Jackss a dit…

Bonsoir Zoreilles, chère complice de la prèmière heure,

Je te dois quelques explications. Jai été le pemier surpris du monde d'apprendre que me billet avait subi un vrai tsunami. Avant de te lire, sur mon iPad, je ne le savais pas. J'ai été estomaqué. Puis,j'ai cherché à comprendre.

Tout a commencé par une cruche d'eau à transvider. J'ai attrapé un torbinouche de tour de rein. J'ai pris des anti-inflamatoire, un médicament poour dormir. Et c'est là que j'ai commis ma plus grosse erreur. J'ai pris deux consommations alcoolisé. Résultat: ce joyeux mélange a embrouillé mes esprits. Tu vois ça un jackss un peu crack pot. Ce matin je me souviens à peine de la suite.

J'avais voulu faire un couper coller de ce que je ne considérais qu'essentiel. Mais j'ai trouvé le résullat horriblre. De toute façon, je ne m'en souvenais presque pas.

Conclusion: il ne faut jamais mêler alcool et médicament au risque de passe pour innocent.

Je te devais ces explications en toute humilité. Heureusement, ce n est pas une habitude.

Bon conge,

Jacks

Zoreilles a dit…

@ Daniel : Je reçois tout ça comme un cadeau de départ! Parce que je pars tout à l'heure rejoindre Crocodile Dundee au campe. Pour trois jours. Oui, trois jours au royaume de la lenteur. Tu n'imagines pas tout ce qu'elle me coûte, moi, la liberté!!! J'étais quand même pas pour le laisser célébrer tout seul notre 34e anniversaire de mariage!

Tu es mon inspiration quotidienne pour goûter la lenteur et viser plus de liberté. Je me remémore souvent des conversations qu'on a eues ces dernières années, tu es la seule personne que je connaisse dont les bottines suivent les babines, et qui l'assume avec autant de réalisme, d'enthousiasme et de sérénité.

Ça t'amène, entre autres choses, à prendre le temps d'écrire du vrai, du bon et du solide. Pour ça et plus encore, tu es très important aussi. Un repère... Un re-père... Un repaire... On ne dit pas assez ces choses-là... ;o)

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Oh tu ne me devais rien du tout, même pas des explications, mais je suis ravie de savoir que personne ne t'avait causé un chagrin qui t'amenait à faire ce retrait qui ressemblait à une démission. Je commençais à me demander si je n'avais pas dit quelque chose qui aurait pu être mal compris ou interprété... C'est mon genre, ça, toujours me sentir responsable de ce que j'ai fait ou pas fait quand je comprends pas!

Tu l'auras appris à la dure qu'il ne faut pas mélanger certains médicaments avec l'alcool. Je sais pas comment tu fais pour retoucher tes billets après publication, moi, j'arrive à peine à les rédiger une seule fois, c'est devenu tellement compliqué.

Donc, je pars dans quelques minutes pour le royaume de la lenteur... Quand je reviendrai, c'est toi, avec Laure, qui partirez pour cette croisière que je rêve de faire un jour sur le Nordik Èxpress, jusqu'à Blanc Sablon. Tu nous raconteras au retour, dis?

Je serai là, fidèle, complice de la première heure!

TaLou a dit…

Moi, je ne dirai pas grand chose...

Mais si je rencontre la petite Félixe, je vais tout faire pour vous la voler... Mignonne tu dis? Wow!

Vive les enfants! C'est en vieillissant que ça se gâche hein?

:)))

Grand-Langue a dit…

En effet, il est possible de vivre de grands moments sur le Net, de partager certaines choses mais dans les faits, il y a un Monde entre la présence physique et le monde électronique.

J'ai parfois l'impression d'être le seul à lire dans un café, sans téléphone (intelligent ou pas), sans IPod, sans IPad. Personne ne me voit, chacun ayant les yeux rivés sur un écran.

On ne prend plus le temps pour réfléchir, on ne prend plus le temps de vivre avec ses propres sens.

Grand-Langue

canneberge14 a dit…

Bonjour Zoreilles!

Tes photos sont très belles et nous portent à questionner le temps...à vouloir l'arrêter, pour le vivre à la verticale dans la beauté naturelle.

Il fut un temps où la culture de la vitesse et de la performance, cette folle agitation, me tuaient peu à peu chaque jour...jusqu'à ce que mon corps se détraque. Je crois qu'on pourrait même en perdre la raison.

Cet arrêt dans le temps aura été salutaire.De belles rencontres permettent parfois l'ouverture réelle à ce qu'on est vraiment. Toucher de près à la souffrance et à la mort permettent aussi cette ouverture.
Malgré la grande difficulté que cela impose parfois, il n'y a rien de plus vivant . Pour vivre, il faut ressentir vraiment et cela doit se faire dans un temps indéfini souvent lent...

J'aime beaucoup la phrase de Grande-Langue:"On ne prend plus le temps pour réfléchir, on ne prend plus le temps de vivre avec ses propres sens."...et c'est pourtant en vivant avec nos propres sens qu'on arrive à toucher des instants de bonheur...lentement.

Bonne semaine Zoreilles!
<3 <3 <3

Zoreilles a dit…

@ Talou : Au risque d'en rajouter, en personne, elle est 100 fois plus mignonne, parce que drôlement animée! Hier soir, après souper, elle nous a fait tout un show, avec un micro de plastique et sa robe qui tourne, elle compose à mesure ses chansons, ce n'est pas une interprète mais une auteure compositrice interprète, on rit tellement avec elle. Et si on n'applaudit pas quand c'est le moment, elle nous rappelle à l'ordre! On a d'affaire à suivre!

Les enfants m'émerveillent, tous autant qu'ils sont.

Faut pas me parler d'elle, je deviens intarissable!

Zoreilles a dit…

@ Grand-Langue : Quand vous dites : « On ne prend plus le temps pour réfléchir, on ne prend plus le temps de vivre avec ses propres sens. », vous avez tout dit et c'est sûrement là que, personnellement, ça me désole le plus. Votre exemple, de lire dans un café quand tout le monde est branché sur son petit bidule, je l'ai déjà constaté et vous me faites réaliser que je ne vais plus jamais dans ces endroits, sauf lorsque j'ai rendez-vous avec une autre personne.

Tous ces outils, ces technologies devaient, en principe, nous aider à mieux communiquer, mais dans les faits, c'est le contraire qui se passe, chacun s'isole dans son petit univers personnalisé. C'est le drame de notre époque, ça vient fausser nos communications et nos rapports « humains ».

Et c'est arrivé si vite, on n'a pas eu le temps de s'ajuster...

Zoreilles a dit…

@ Canneberge : J'ai relu ton commentaire encore et encore, c'est tellement tout ce que je ressens aussi.

Faut-il passer à travers des épreuves pour en arriver là? Comment se fait-il qu'on ne le comprenne pas avant? Nous devons avoir le même âge et un vécu semblable pour se remémorer avec force « la culture de la vitesse et de la performance, cette folle agitation » qui nous tuent de plus en plus chaque jour et qu'on voudrait rejeter de toutes nos forces.

Je te cite : « Pour vivre, il faut ressentir vraiment et cela doit se faire dans un temps indéfini souvent lent... », c'est ça, je pense, pour ma part, mon urgence de vivre s'est transformée en « plus de temps à perdre, il est trop précieux, je veux le multiplier, si ce n'est pas en quantité, ce sera en qualité ».

Barbe blanche a dit…

Être, dans sa bulle, devant un t'i bad, un t'i phone, ou n'importe quel autre gadget életronique,me semble comparable à ceux qui s'isolent, derrière les immences pages de leur journal, qui empestent le papier imprégné d'encre qui donne mal à la tête,et toute une panoplie de malaises, tous plus incommodant les une que les autres
À bien y penser, il est plus agréable, de communiquer avec les gens qui comme nous, prennent le temps de se déplacer pour se rendrent au petit csafé et d'y tenir, une conversation de personne à personne...

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : Au pire, je pense que j'aime mieux ceux qui s'isolent derrière les pages de leur journal, on peut toujours les déranger!!! L'encre du journal te donne mal à la tête? C'est tu plus marqué dernièrement? Il doit y en avoir des moins pires que d'autres, il me semble...

Non, je ris mais c'est pour cacher ma douleur (!)

Si nous n'étions pas, toi et moi, à l'extrême ouest et l'extrême est du Québec, y a des matins que j'aimerais bien te donner rendez-vous quelque part pour un café. Y aurait pas de temps mort à notre table, hein, Barbe blanche?

Le factotum a dit…

@ Barbe Blanche,

Moi aussi, j'aime prendre le temps de me déplacer pour me rendre au petit café et d'y tenir, une conversation de personne à personne...
Pour dire, j'adore ces moments d'intimité qu'on peut avoir avec une personne, les yeux dans les yeux.

Lise a dit…

Zoreilles,

je ne peux m'en empêcher, ton billet célébrant l'éloge de la lenteur me fait tellement penser à Renée la belle dame "en direct des îles"; ce livre portant le même titre elle en parlait souvent, le citait.

Sur ce je ne veux pas amener de tristesse ici; photos de bonheur, merci de partager avec nous. Pour ce qui est de Facebook, tu connais mon opinion.

Félixe est une ravissante petite fille, mais je ne la volerais pas (commentaire de Talou, qui m'a fait sourire); elle est beaucoup plus heureuse au sein de sa famille!

:)

Lise

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Bon, il fait son comique, lui... ;o)

@ Barbe blanche : Ce que Facto veut dire, c'est que ce matin, comme il accompagnait son papa poète pour une petite intervention chirurgicale mineure au centre hospitalier de Rouyn-Noranda, il était de passage dans ma ville et on a pris un café ensemble, pour placoter un peu... et même pas mal... en peu de temps... Y avait pas de temps mort! Pour l'intimité, on repassera, la place était pleine, la file était longue, on était justement à l'heure du... café!

Zoreilles a dit…

@ Facto : Il va bien, ton papa poète? Le deuxième oeil, c'est toujours moins pire que le premier, on dirait qu'on s'habitue, on sait à quoi s'attendre, quoi faire, etc. Crois-en l'expérience d'une vieille cataracte comme moi!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Jamais je n'oublierai moi non plus « En direct des îles », assassinée au Mexique par un maudit craqué, elle si heureuse de mettre en pratique ce qu'elle avait découvert comme art de vivre dans L'Éloge de la lenteur, ce livre de Carl Honoré qu'elle m'avait fait découvrir. Elle parlait toujours de bonheur, de paix, de collaboration, d'amour du monde, des enfants et des petits animaux, de l'environnement, de la mer et des îles, de sa vie de travailleuse autonome, de son goût de liberté. J'aimais tellement la lire. C'est fou comme on peut créer des liens, parfois, dans le monde virtuel...

Non, ce n'est pas triste quand on parle d'elle. C'est plein de tendresse et de beaux souvenirs.

J'ai de très belles photos de Félixe prises dimanche après souper, je vais probablement les ajouter à mon prochain billet, ça pourrait être demain matin, je crois que j'aurai le temps. J'hésite toujours, ça fait mamie complètement gaga, mais c'est vrai que veux-tu, j'en suis complètement gaga et je m'assume!

Tu pourras même me la voler si tu veux (dans ton coeur).

Lise a dit…

Zoreilles

Bien sûr que ce n'est pas triste de penser à Renée la dame des îles; c'est sa mort affreuse qui m'a fait utiliser ce mot tristesse. Que cette femme qui aimait tant la vie ait subi un tel sort est tellement injuste, et incompréhensible. Il m'arrive parfois, car son blogue est toujours là, ouvert à tous, de retourner lire certains de ses billets et regarder ses photos...

Éloge de la lenteur, étrangement je n'ai jamais pensé à acheter ce livre; peut-être parce que je suis une personne lente déjà: je marche lentement, n'aime pas être bousculée par le temps, suis incapable de faire plus d'une chose à la fois, etc... J'ai une amie qui court tout le temps, fait dix choses à la fois, et même son débit lorsqu'elle parle est ultra-rapide, bref elle m'étourdit. Et ma lenteur l'énerve royalement sans doute...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ah oui, tu y retournes, toi? Pas moi. Ça me ferait trop m'ennuyer d'elle.

Habituellement, quand je supprime un blogue de ma liste, c'est qu'il est inactif depuis longtemps et que je n'espère plus un retour. Dans le cas de Renée, je l'avais supprimé quand même assez rapidement, parce que son absence avait été soudaine et non voulue.

Tu aimerais ce livre, je crois, l'Éloge de la lenteur. Il nous repose de la société de performance et de consommation dans laquelle on vit, on se met à croire aux choses vraies, simples et belles. Comme là, tu vois, je serais due pour le relire!

Tu ne changerais peut-être pas ton rythme, celui qui te convient, mais tu te sentirais « correcte », comme si tu avais compris quelque chose de différent. Des fois, c'est le fun de ressentir qu'on n'est pas tout le temps à contre-courant!

Le factotum a dit…

Oui, on en avait des choses à dire, en si peu de temps…
Rien ne remplacera ces moments de pur délice…de personne à personne.
Mon papa poète arrive tout juste de son examen post opératoire.
Tout est beau. Dans une semaine, il pourra se remettre à lire.
Il a bien hâte.
Vieille cataracte, va!

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Une chance que ma journée avait bien commencé parce qu'en quittant le café, hier, je suis passée chez ma mère pour prendre arrangement pour demain (c'est vrai, j'avais oublié de te dire que l'un de mes oncles est décédé, il faut que j'aille aux funérailles demain à La Sarre avec elle).

Disons que j'ai 100 fois mieux aimé mon café avec toi que mon jus d'orange avec la gang à ma mère! Si tu es curieux, tu liras mon billet d'aujourd'hui...

Ton papa poète pourra se remettre à lire, tant mieux! Offre-lui donc un beau cadeau, un livre de poésie, un roman historique, une biographie, un recueil de nouvelles, etc. Mais surtout pas les journaux!

Barbe blanche a dit…

Un journal moins pire que d'autre, bien, il y a le journal télévisé...
Le journal, j'en prend connaissance sur l'internet, il est moins agressif ainsi et plus rapide à mettre à la récupération...
Pis pour les farces du Factotum, lui ferais tu un message pour moi?
Juste lui dire, que je n'en prendrai plus de photos de l'église du village ou le père de sa blonde a entendu sa dernière messe bon...
Comme ce serait agréable, de palâbrer autout d'un café, de temps à autre, pas de téléphone, pas de t'i phone ni de tit pad, juste du monde qui jase de même, face à face.
Mais, partant de Gaspé, c'est loin Rouen...

Barbe blanche a dit…

Rouen, je suis rendu en France, c'est vrai que d'est loin, pas mal plus que Rouyn...

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : Le Factotum et toi, vous auriez bien du plaisir à discuter! Et je me joindrais à vous avec grand plaisir.

On est tout près tout près, Barbe blanche. T'es bien plus proche de Rouyn que de Rouen. Et puis, sous bien des aspects, la seule distance qu'il y a entre l'Abitibi et la Gaspésie... c'est la route! Pour le reste, on se ressemble beaucoup comme régions!

;o)

Ça fa que là... Quand est-ce que tu viens prendre ton café avec nous autres? ;o)

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : J'arrête pas de penser à une affaire...

Tu sais, quand on va revenir des Iles de la Madeleine, le 1er juillet, l'avion fait une petite escale de rien du tout à Gaspé. On ne débarque même pas de l'avion. Dire que je serai si proche de toi...

En tout cas, dans mon coeur, je vais te faire le plus gros des clins d'oeil, tu vas le ressentir jusque chez toi ♥

Mijo a dit…

Pas 10 ans mais seulement 1 ou 2 ans, on apprenait pas le décès de gens proche par simple "communiqué" sur les réseaux sociaux.

J'ai une bonne amie qui parle de son terrible cancer sur FB. C'est une façon de lutter pour elle mais souvent ça me gène horriblement. C'est vrai, elle est très loin de moi physiquement et c'est un moyen pour elle d'être plus près de ses amis et d'avoir plus de soutien dans sa lutte contre la maladie. Mais quand ça va pas, j'ai du mal à lui laisser un message au vu et au su de tout le monde, je trouve que c'est trop intime et personnel. Je trouve ça même malsain de suivre l'évolution de sa maladie en direct. Je préfère lui envoyer un message privé.

Mais pour finir sur une note plus gaie, j'adore la photo de Félixe et le ukulele.

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Je comprends tellement ce que tu veux dire!

Moi aussi, ça me met terriblement mal à l'aise quand les gens mettent en scène leur propre vie, leurs déboires, leurs émotions, leur état d'âme. FB n'est pas fait pour ça, il me semble.

Tiens, il me vient une idée saugrenue, dans les écoles, on devrait donner aux enfants des cours sur les relations humaines dans le monde virtuel. Ce serait fort utile. Non mais, faut bien suivre son époque!

Moi aussi, j'aime bien quand Félixe joue du ukulele. Je pense qu'elle apprendra facilement la musique, elle a l'attitude!