mardi 20 mai 2008

C'était le 20 mai 1978

Cette photo de notre mariage, comme toutes les autres prises cette journée-là, est l'oeuvre de mon cousin Jean-Guy. Il avait cru bien faire en insérant partout, sur tous les clichés, LA DATE, comme si nous pouvions l'oublier! J'avais 20 ans, Crocodile Dundee venait d'en avoir 22, nous avons 15 mois de différence. En signant le registre des mariages, on s'engageait pour la vie.

Un mariage intime, c'est ce que nous avions voulu. Nos deux familles étaient là. De mon côté, il y avait mes parents, ma grand-mère, mes deux petits frères non accompagnés, parce trop jeunes, ne s'intéressant pas encore aux filles! Du côté de Crocodile Dundee, ses parents, ses quatre soeurs, toutes accompagnées, même que ses aînées avaient déjà de jeunes enfants. Pour le reste, c'était assez conventionnel. Mariage religieux, bien sûr, nous n'aurions pu l'imaginer autrement, ça faisait partie de nos valeurs. Une petite réception chaleureuse avait suivi chez mes beaux-parents, où nous étions une vingtaine.

Maintenant que j'y pense, ça nous ressemblait pas mal, c'était empreint de simplicité. Même déjà un peu simplicité volontaire avant le courant! J'avais magasiné toute seule ma robe de mariée, sur mon heure de dîner, dès le mois de janvier, au moment où c'est tranquille dans les boutiques. Elle m'avait coûté 79 $, c'était un modèle des années précédentes, la dernière du fond, celle qu'on ne montre jamais aux clientes. Elle était faite pour moi. On a voulu me vendre plein d'accessoires : chapeau, jarretelle, fleurs de soie, bijoux, chaussures, etc. J'avais dit non merci, je me suis bricolé un chapeau à mon goût pour 4 $ et quelques sous, je n'avais pas besoin de jarretelle ni de bijoux, j'avais déjà des chaussures blanches très confortables et j'aimais mieux des fleurs naturelles. Pour Crocodile Dundee, son complet avait été acheté une semaine avant, il ne pouvait se résoudre à en magasiner un... et ce fut la seule fois de sa vie qu'il en a porté un!

Ça fait tout de même 30 ans aujourd'hui...

D'ailleurs, j'aimerais que personne ne nous félicite pour ça. Je considère que si notre mariage a aujourd'hui 30 ans, nous ne sommes pas encore rendus à destination, ce n'est qu'une autre escale dans ce voyage au long cours, comme le furent nos 20 ans, nos 25 ans et comme le seront sans doute nos 35 ans, 40 ans, etc. Quand nous en serons au 50e anniversaire de mariage, peut-être que notre fille voudra souligner ça à sa manière. D'accord, 50 ans de mariage, c'est tout de même une réalisation digne de mention. Nous aurons à ce moment-là 70 et 72 ans, nous aimerons encore plus les choses toutes simples, vraies, intimes et sans fla fla.

Ces années de mariage ne nous méritent pas de reconnaissance des autres ni de félicitations spéciales, mais elles me confèrent par contre une petite crédibilité quant à ma vision toute personnelle de l'amour qui dure, de la vie à deux qui se renouvelle. Curieusement, je n'aurais aucun conseil à donner à personne, nous sommes les premiers, lui et moi, et c'est ce qu'on se disait ce matin en déjeunant, à s'étonner mais à être heureux, d'être toujours ensemble!

À 20 ans, je m'engageais pour la vie. Lui aussi. C'est ce que raconte cette photo. Nous ne savions pas trop ce que ça voulait dire mais nous avions une confiance absolue l'un dans l'autre, en la vie surtout, en cet avenir qui nous appartenait. Nous allions nous défricher un chemin à la largeur de nos épaules et à la mesure de nos ambitions, de tous nos rêves. Ce qui cimentait tout ça? L'amour, bien sûr. La fidélité, l'intégrité, la confiance, l'amité et l'humour, je dirais, ont été nos bases les plus solides. Et ce drôle de courage, qui est fait, comme je le dis souvent, de beaucoup d'inconscience! Mais quand même, nous avons eu de la chance. Beaucoup, beaucoup de chance.

Aujourd'hui, je crois que cette union, c'était le début d'une longue traversée de tous les océans. Notre bateau, tout petit, mais bien construit, était fait pour naviguer, par tous les temps, même contre vents et marées. Nous étions deux capitaines tellement fiers de prendre la mer. Nous avons quitté le port, le vent était bon, notre bateau voguait allègrement sur les flots bleus, les voiles bien gonflées, et bientôt, sans s'en rendre compte, nous étions au large, largués en pleine mer.

Au fil de l'eau, notre bateau a accosté sur tellement d'îles, certaines que je qualifierais de paradisiaques. Nous avons connu des couchers et des levers de soleil qui nous ont émus, des rivages sauvages et inconnus, des paysages qui nous ont séduits et charmés, des phares qui nous ont guidés dans la nuit, quand il n'y avait pas de lune ni d'étoiles. Mais nous avons croisé aussi des récifs, des hauts fonds, nous avons même fait naufrage à quelques reprises mais nous arrivions toujours à réparer les avaries et sauver le navire en nous promettant l'un à l'autre d'être plus vigilants.

Mais quand, au milieu de la mer déchaînée, il fallait se désâmer pour assurer à deux toutes les manoeuvres pour que notre bateau ne sombre pas, je n'aurais pas voulu d'autre capitaine que lui et il n'en voyait pas d'autre que moi pour lutter contre les intempéries de la vie et les misères de la mer. Ce sont ces tempêtes-là qui nous soudent à jamais et dont on se rappelle avec le plus de force et d'émotion quand la mer redevient calme et qu'elle nous fait voyager encore plus loin.

Ces trente années ne sont qu'une escale. Notre bateau s'est aujourd'hui amarré au port d'une île déserte où nous sommes seuls, sans beaucoup de ressources. Mais la plage est magnifique et le ciel, serein. Nous allons y passer la journée, la nuit, et peut-être allons-nous y trouver des fruits, on a cru en apercevoir en abordant l'île du côté du Nord.

Demain, nous reprendrons la mer, ensemble comme toujours, « à la grâce de Dieu ». Nous n'aurons pas besoin de planifier les manoeuvres de départ, nous allons les faire en souriant, avec un clin d'oeil complice, chacun à son poste, et nous allons encore une fois larguer les amarres, en mettant cette fois le cap sur nous deux, c'est qu'on a compris qu'il faut prendre grand soin des capitaines que nous sommes, maintenant qu'on a la certitude chèrement acquise que notre bateau est tout petit mais qu'il est fait pour naviguer!

32 commentaires:

crocomickey a dit…

Nos deux bagues (joncs)à Denise et moi avaient coûté au total ... $50.

On a fait 10 ans et deux magnifiques enfants. On se parle toujours mais d,un bateau à l'autre quand ils se croisent.

Votre parcours n'a pas été facile mais, semble-t-il, vous étiez bien équipés. C'est une belle chance pour affronter les eaux...

Henri a dit…

Alors prenez bien soin de vous, mes deux capitaines, afin de voguer encore bien des années ensemble.

En direct des îles a dit…

OKOK, pas de félicitations, juste un souhait: que vous voguiez ainsi unis pour encore de longues années...

Soisig a dit…

Petit texte trouvé sur le net...

La Vie est comme un bateau voguant au gré des mers que nous traversons, il y a des brises douces qui embrassent nos voiles, ce sont les simples petits Bonheurs où par magie, notre sourire revient au galop.

Quand les ailes de la Tristesse et des Soucis quotidiens embrument notre cœur, laissons la Rose des Vents les emporter, car la Rose des Vents est ce Sublime Créateur de toutes choses, qui connaît les affres de notre âme.

Lorsque les vagues se font plus fortes, descendons vite les voiles pour adoucir notre voyage de la Vie, car ces vagues sont nos émotions vives qui nous conduisent bien souvent vers les gouffres des profondeurs de la mer. Les voiles sont nos efforts pour nous renforcer quand notre intérieur ne sait plus comment naviguer.

Il arrive parfois que la houle se mette soudainement à monter haut, on ne voit plus l’horizon, nous sommes au creux de la vague. Tâchons de tenir la barre bien fermement, car les flots arrivent à monter à bord de notre bateau. La houle c’est nos angoisses, nos peurs, nos tristesses, qui parcourent notre cœur en des moments durs. La barre c’est notre faculté à entrevoir diverses solutions qui nous viennent à l’esprit, afin de comprendre le pourquoi nous en sommes arrivés là.

Il y a des milles et des milles de bateaux sur la Terre qui voguent, il y en a qui vogue doucement, d’autres qui naviguent dans des flots tumultueux, d’autres encore qui baissent un peu les voiles dès que les vents soufflent forts afin de ne pas les déchirer, d’autres qui tiennent la barre fermement……..

Mais le plus important dans notre navigation, c’est d’écouter notre Rose des Vents, car en elle, se trouve des solutions que les brises du soir nous donnent en caresses.

Chacun, chacune, trouvera selon ses propres convictions, sa propre Foi, sa propre évolution, ce que sera la façon de tenir la barre de son bateau, car notre bateau est rempli de trésors que nous avons amassés au fil des voyages dans les différents continents (épreuves) que nous avons découverts... Angecaliel

Bon vent à vous deux ma belle Zoreilles...

Soisig a dit…

Mon bateau a sombré il y a quelques années, les capitaines n'ont pas su tenir le cap!
Mieux vaut un capitaine sans navire qu'être rameur sur une galère n'est-ce pas?
Que les vents te soient favorables!

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : J'aime ton image... Dix ans... Deux magnifiques enfants et maintenant, vous vous parlez d'un bateau à l'autre quand vous êtes ancrés au même port. Il n'y a donc rien à regretter. Il y a des capitaines qui ont su naviguer sur plus d'un bateau!

@ Henri : Oui, c'est promis, nous allons prendre soin de nous, les deux capitaines, essayer d'accoster plus souvent, pour réparer les voiles et remplacer les cordages!

@ En direct des îles : Merci pour ton souhait et j'ajoute que chez toi, avec les photos que tu publies, tu devais te retrouver en pays de connaissance...

@ Soisig : Je la retiens celle-là : baisser la voile pour qu'elle ne déchire pas quand les vents soufflent trop fort. Ne pas tenir trop fermement la barre, ça, je dois dire que je l'ai beaucoup pratiqué!!! Je crois que ton bateau n'a pas sombré, ma chère Soisig. Simplement que les capitaines ont changé de cap. Tu as pris un bateau de sauvetage, voilà tout. Et tu vogues sur des mers plus calmes, le vent est bon, vois-tu les dauphins, là-bas, à tribord?

Soisig a dit…

Mets-en que je les vois et bien d'autres m'attendent, je le sais... je le sens... le vent est bon! Il n'y a pas que des écueuils dans la vie, il y a... la vie aussi! Et j'ai choisi de mordre toujours dans la vie même avec un petit vent du nord comme aujourd'hui... :)

Lise a dit…

Comme toujours Zoreilles ton billet est magnifique, mais les commentaires de Soizig sont vraiment bouleversants. Touché !

Et je suis sûre que votre bateau, à toi et Crocodile Dundee continura à naviguer très longtemps, peu importe les eaux.

Rien à ajouter, j'ai les yeux pleins...d'eau.

Jocelyn a dit…

Salut
30 ans...je me souviens,j'avais 13 ans pis un "suit" brun.Yves avait encore pris le "suit" bleu en me faisant à croire que le mien était ben mieux!
Tu m'as bien fait rire avec tes 200 photos autodatés.
Des fois on dirait qu'on fait rien comme les autres.
C'est de beaux souvenirs pour nous tous!

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Tout comme Lise, j'ai les yeux qui nagent dans l'eau... Ta plume va droit au coeur Zoreilles et comme j'aime lire tes billets ! 30 ans... Mon Dieu, comme le temps file, dois-tu te dire... Ma fille vient d'avoir 19 ans aujourd'hui et je peux à peine croire qu'elle est désormais une jeune adulte... 30 ans...
Quelle belle escale, come tu le dis si bien ! Et comme tu ne veux recevoir aucunes félicitations, j'aimerais néanmoins t'offrir, à toi et à Crocodile Dundee, la petite pensée qui suit :

La meilleure façon de naviguer à travers l'amour consiste à renoncer à tous les moyens de commande que nous avons à bord...

Je vous embrasse bien fort tous les deux ! :-)

Zoreilles a dit…

@ Soisig : Ah c'est sûr, toi, c'est pas un p'tit vent du Nord qui va t'arrêter! Quelle belle attitude.

@ Lise : Là, c'est moi qui suis touchée. Les commentaires de Soisig, comme les tiens, ceux des autres aussi me font réaliser qu'ici, c'est un lieu à mi-chemin entre un blogue et un forum de discussion, une rencontre informelle et presque fortuite où l'on échange. En toute amitié. Moi, je vous accueille, j'aime ce rôle-là. Prendrais-tu une tisane?

@ Mon p'tit frère au suit brun : C'est vrai qu'on ne fait rien comme les autres... T'as détesté ton suit brun que Maman t'avait acheté, ça t'a traumatisé, je le sais que c'est toi qui as découpé la photo où j'étais la plus grande de la famille... C'était la dernière fois où vous avez été mes « p'tits » frères, un chaque bord de moi, comme quand on était p'tits! Là, il me reste une photo découpée (et datée, bien sûr, Jean-Guy n'en a pas raté une) où je suis posée souriante, avec Yves, à ma droite, triomphant avec son suit bleu, mais il nous manque... toi. Quand je regarde cette photo, j'ai mal à ma gauche!

@ Rosie : Merci Rosie. Pour tout. Cette pensée est magnifique et tout à fait de circonstance. Quand j'écris que nous avons eu de la chance, beaucoup de chance, c'est qu'en fait, nous sommes, lui et moi, deux êtres tellement différents qui avons en commun le fait d'être passionnés (mais pas des mêmes choses) et d'avoir un immense besoin d'espace et de liberté. Parce que c'est petit l'espace sur un même bateau! Ça aurait pu être un mélange... dangereux! Heureusement qu'il y avait la confiance et le respect. À vous deux aussi, bon vent, bonne voile, maintenant que la petite est rendue grande, il faudra redéfinir vos rôles, réaménager... le bateau!

Solange a dit…

30 ans, c'est de la chance, peut-être, mais c'est aussi une dose de bonne volonté. C'est vrai que les épreuves surmontées à deux nous fortifient si l'amour est fort au départ. De nos jours les coups durs sont souvent la fin de l'amour. Encore plusieurs années de bonheur à vous deux.
Ton texte m'a rappelé des souvenirs, nous ça fera 44 ans cet été.

Lise a dit…

Zoreilles,

prendre une tisane ? Oui éventuellement, bien sûr ! Tu en as "pomme et cannelle" ?

J'aime lire tous les commentaires, et les réponses à chacun, en plus du texte original. Il me semble que le tout est indissociable.

Je sympathise avec ton frère Jocelyn et son "suit" brun. J'ai eu longtemps une affreuse robe à grands carreaux, rouge et gris en alternance, avec des rayures transversales vertes et jaunes. En prime une grosse boucle rouge sur le col! Je ressemblais là-dedans à un cadeau mal emballé. J'ai une photo, en noir et blanc heureusement, prouvant l'existence de l'horrible chose. Comme je ne suis pas seule dessus et que c'est un souvenir précieux, je l'ai gardée. La robe a disparu après une poussée de croissance ( Merci, Mère Nature ), et je ne l'ai jamais regrettée.

Mille excuses à Soisig, car j'ai écrit son prénom avec un z encore une fois...

Lize.

bibco a dit…

Ok, on ne félicite pas mais on commente! Je vous envie tellement. J'aurais voulu vivre ça mais j'imagine que je n'avais pas ce qu'il faut pour réussir ... C'est vrai que même si j'adore l'eau j'ai jamais eu le pied marin trop trop...Enfin, vous si et ça rend ta plume si légère et si émouvante que ça finit par nous faire une jolie caresse à nous aussi. Finalement, votre bateau fait bien des vagues!

Esperanza a dit…

XOX ;-)

macamic a dit…

Comme le dit Henri prenez bien soin de vous deux. Il y a des couples qui durent toute la vie.
Par exemple j'en ai vu un avant hier chez Tim Horton. Ils avaient dans les 70 ans bien sonnés et ont sentait qu'ils s'aimaient encore et qu'ils prenaient soin l'un de l'autre. Le ton qu'il prenaient pour ce parler, tout doux, tout intéressé. Ton café était bon? ton muffin alors ...tu en veux encore ?

Mon bateau à moi à coulé après 28 ans de mariage et deux enfants. Nous sommes restés amis mais nos bateaux croisent sur des mers différentes.

Ils en va de même pour certains les eaux devient trop agités pour le type d'embarcation que nous possédons.

Zoreilles a dit…

@ Solange : Avec vos 44 ans de navigation, je m'autorise à vous féliciter, alors! Même si les épreuves surmontées à deux nous rendent plus forts, je ne vous en souhaite plus aucune. Que du bonheur, rien que ça, chers capitaines!

@ Lise : J'en ai justement, pommes et cannelle. On s'en fait une tout de suite. Tu me raconteras en détails ta robe à carreaux avec des rayures transversales, tu m'as tellement fait rire. Je te parlerai en retour de ma jupe/baril, motif pied de poule, gris et brun sur fond blanc. Le traumatisme de mon enfance!

@ Bibco : Oh oui, je suis certaine que tu avais le pied marin et le coeur à naviguer. C'est pourquoi tu as choisi un gentil capitaine et un bateau tout neuf, tu t'es ancrée à un autre port. Tu feras un beau voyage, je le sens, en compagnie de ton loup de mer...

@ Esperanza : Je n'ai jamais vu des X et des O si sincères et amicaux. Et ce clin d'oeil sourire, ça te donne un p'tit air comique...

@ Macamic : Oui, nous prendrons maintenant soin des capitaines. Ces vieux couples comme tu décris, je les trouve touchants, ils dégagent quelque chose d'indéfinissable, comme une sorte de tendresse infinie dans les petits gestes quotidiens. Ça me rappelle mes parents...

gaétan a dit…

Je vois beaucoup de complicité et complémentarité entre vous deux. Ça aide à maintenir le cap.
Nous ce sera 25 ans dans quelques mois ;-)

Soisig a dit…

C'est magnifique et émouvant de voir tant de respect l'un envers l'autre, dans leurs regards, leurs gestes et leur attitude.
Et dire que certains sont maltraités par leurs propres enfants...

Zoreilles a dit…

@ Gaétan : Complicité, je crois que oui, nous avons d'abord été de grands amis à l'adolescence. Complémentarité, tu ne te trompes pas non plus puisque nous sommes si différents! Pour vous deux, 25 ans dans quelques mois... Un beau voyage rempli de découvertes quand on regarde un peu dans le sillage du bateau. Je vous souhaite une très belle escale, un tendre 25e...

@ Soisig : Le respect, la générosité, je crois que c'est primordial. Ça arrondit les coins en tout cas! Ta dernière phrase traduit une réalité qui existe vraiment, un sujet tabou dans notre société. Qu'on s'en prenne aux plus vulnérables, les aînés, les enfants, me bouleverse tellement que je ne suis même pas capable d'écrire là-dessus...

voyageuse du monde a dit…

Félicitations pour ces belles et merveilleuses années de vie à deux. Un long voyage que tu décris si bien, avec à la barre, deux capitaines qui selon les circonstances ont mené le bateau à bon port malgré les tempêtes, les écueils. Mais il y a eu aussi comme tu le dis si bien les îles merveilleuses, les accalmies, les périodes d'eaux calmes, ce qui fait que cette croisière est une merveilleuse aventure qui est loin d'être finie.
je pense que c'est le rêve de tout le monde de s'embarquer dans un si beau voyage à deux, malheureusement, il arrive parfois qu'on ne trouve pas le bon capitaine pour naviguer avec nous et si on veut éviter de couler, on doit débarquer du bateau...
si et seulement si, j'aurai aimé célébré cette anniversaire qui suivrait le près le tien.

Zed Blog a dit…

Zoreilles, comme tu sais, je suis 100 % athée, religion proof... Hihihi! Et le mariage pour moi, c'est un bout de papier, surtout religieux, j'y suis allergique.

Mais je crois en l'engagement et ça, très profondément. Sur la base de sentiments réels, d'une connaissance de l'autre, un engagement ça ressemble à ce que tu décris et ça donne ce que tu as vécu et que tu vis. Je devrais dire... VOUS!

Ce n'est guère facile, je dirais même si souvent impossible, avec notre mode de vie actuel, son rythme effréné qui nous change si rapidement... même avec les meilleures intentions du monde. Cela suppose que les chemins continuent à se croiser suffisamment, que les personnalités ne changeront pas au point de de venir étrangers l'un pour l'autre, mais suffisamment pour sentir que l'on grandit, individuellement et entre nous, bref, il y a hélas bien des inconnus et heureusement... bien des inconnus. Bon, c'est sûr que certains inconnus, on s'en passerait volontiers! ;-)

Zed

Zoreilles a dit…

@ Voyageuse du monde : Je sens beaucoup de nostalgie chez toi et chez les autres aussi dont le bateau a sombré un jour, dans le fait de n'être pas tombée sur le bon capitaine. Pourtant, t'avais tous les courages et les solidarités qu'il fallait. Si c'était à refaire, j'écrirais ce billet sous un autre angle complètement, je n'aurais pas voulu causer tant de chagrins...

@ Zed : Oui, je sais, tu es « religion proof, 100 % athée. Et le mariage, c'est un bout de papier ». Mes assises dans la vie, mes quelques rares certitudes, mes amours, mes racines, mes motivations sont des balivernes passéistes, des illusions, des preuves irréfutables de ma grande naïveté... Mais ne me réveille pas, je fais un joli rêve.

Soisig a dit…

Aucun chagrin... maintenant chère Zoreilles! La tornade passée, mon bateau vogue dans de belles eaux... Ce sont les plus belles années maintenant!

Je m'en vais à mon poste, c'est le rallye de la Cuivrée aujourd'hui! Bon salon du livre aux Abitibiens!

Lise a dit…

Chère Zoreilles,

les valeurs qui sont les tiennes, auxquelles tu crois, font que tu es...la personne que tu es. Sinon tu ne serais pas Zoreilles, et alors que deviendraient les gens autour de toi, et tes lecteurs ? Quel malheur ! Inutile de nommer tes qualités, tu en serais gênée et d'ailleurs elles sont clairement visibles à travers tes écrits.

Bonne fin de semaine, dans le bois si tu te sauves là...

:-)

Zed Blog a dit…

Je ne crois pas. Je crois que tu vas bien au-delà de ces papiers ou croyances. je crois que tout ça te sert et non pas le contraire, c'est-à-dire que toi tu serais au service de...

Il ne faut être aveuglé par un bout de papier ni dans un sens ni dans un autre. Pour certains, ça a le sens de rendre public et officiel quelque chose qui est déjà décidé au fond du coeur.

J'ai aussi des engagements écrits, tu sais... Les mots ont servi à exprimer ce qui était à l'intérieur des personnes qui se sont engagées. Ces mots étaient sur Internet. Je les ai perdus un moment. Cela n'aurait rien fait vis-à-vis l'engagement, mis en pratique et exprimé de bien d'autres manières, mais de ne pas pouvoir me caresser l'âme en les relisant, quand j'en avais besoin ou par pur délice, ça faisait mal.

C'est retrouvé et ça me fait tellement plaisir. Mais tu sais quoi? De les avoir perdus, ces mots-pixels, m'a forcée à réellement bien intérioriser tout ce qui était écrit, encore plus. Souvenirs, mémoire, et toi et moi qui aimons tant les mots, très importants pour cette personne aussi... Quant à l'engagement, c'est intouchable, écrit ou pas.

Je suis convaincue que tes engagements sont du même ordre, Zoreilles! Papiers ou pas.

Zed xox

Zoreilles a dit…

@ Soisig : J'espère que le rallye de La Cuivrée s'est déroulé selon ce qui était prévu par toi et ton équipe. J'étais au Salon du livre vendredi, comme tu sais. J'ai fait de belles rencontres mais... j'ai été bouleversée aussi.

@ Lise : Je finirai par écrire sur le sujet, je me demande comment on peut rejeter autant une idéologie qui a comme fondement « Aimez-vous les uns les autres », ce qui sous-entend l'amour universel, le respect, la justice, la compassion, l'entraide, etc.

@ Zed : De toute manière, on n'est jamais au service de ses engagements ou de ses croyances, de ses valeurs. Ce serait un manque de jugement, un accroc à notre liberté, une soumission bête et méchante. C'est plutôt le contraire, ce sont nos engagements, nos croyances et nos valeurs qui sont au service de nos vies, qui y participent. C'est pourquoi je suis prête à tout remettre en question, à réévaluer si ça convient toujours.

Soisig a dit…

Oui ça s'est bien passé dans l'ensemble, sauf deux organisateurs absents à leur poste, sans préavis! Il a fallu composer avec ça et ça a chamboulé notre "temps" et nos corrections! Mais les équipes étaient formidables et ont bien aimé, je crois...

J'ai raté le Salon du livre si ce n'est que pour distribuer le rallye littéraire aux participants! Trop fatiguée le lendemain!!! (grosse semaine) Pourtant j'aurais apprécié!

modotcom a dit…

Bonjour, je te lis en retard mais toujours avec beaucoup de plaisir. Quel bonheur, l'amour! Quelle grande traversée, on fait des pas de géants avec l'homme que l'on aime, l'âme soeur. Des pas qui seraient tous bien petits si nous étions seules. Félicitations (quand même, t'sais!), bravo et puis bonne continuation.

Zoreilles a dit…

@ Soisig : « ... Deux organisateurs absents à leurs postes sans préavis... chamboulé notre temps... » J'ai l'impression en t'écoutant de revivre certains cauchemars! S'il y a quelque chose que j'ai de la misère à comprendre, c'est bien un manquement à la responsabilité, à l'engagement... Bien sûr qu'on finit par s'arranger quand même mais ça nous demande de faire des entourloupettes pas possibles, d'aller au-delà de nos limites!

@ Modotcom : Non, tu ne me lis pas en retard, il n'y a pas de date de préremption sur nos billets! Merci pour tout et pour les félicitations (quand même, t'sais!...)

Anonyme a dit…

A ma graduation j'ai portée ta robe de graduation que tu m'avais donnée et avec fierté.

Si j'avais porté ta robe de mariage serais-je encore avec mon "ex"???

Ben non, et ça j'en suis certaine.La vie nous amène là ou on dois aller et comme j'ai bifurqué elle m'a ramené après quelques années. J'aurais dû écouter mon papa.

Zoreilles a dit…

@ Lyne : C'est bien toi, Lyne? Je t'avais donné ma robe de graduation? M'en souvenais même pas!!! C'était la noire ou la rouge et blanche? Ma robe de mariée, je l'ai prêtée en masse mais jamais donnée. Ma fille s'est déguisée souvent en mariée quand elle était petite... Cette robe existe encore, le blanc est moins blanc, c'est sûr, et plus personne n'entre dedans mais je sais pas pourquoi, je la conserve bien rangée dans son étui... Ça doit être mon vieux restant de romantisme!

Pourquoi t'aurais dû écouter ton papa?