jeudi 24 octobre 2013

Le fébrile Festival


Page couverture de L'Indice bohémien, notre magazine culturel en Abitibi-Témiscamingue. Cette photo (une signature de Christian Leduc) nous présente trois gars qui ont une histoire et des passions communes en lien avec le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue dont la 32e édition se tiendra du 26 au 31 octobre : Éric Morin, réalisateur de Chasse au Godard d'Abbittibbi, Alexandre Castonguay, comédien et artiste à temps plein qui tient l'un des trois rôles principaux dans Chasse au Godard, et le rôle principal dans le premier long métrage du réalisateur Dominic Leclerc, Alex marche à l'amour. 


Je vous avais raconté l'année dernière mon expérience de deux jours de tournage sur le film Chasse au Godard d'Abbittibbi. Ici, j'étais au CCM (costumes, coiffure, maquillage) comme beaucoup d'autres femmes qui devaient jouer ce jour-là des troisièmes rôles, désignés sous l'appellation des « femmes Moose ». L'histoire du film se passe en 1968. 


Toujours sur le tournage de Chasse au Godard d'Abbittibbi, voici ma gang avec laquelle on avait eu tant de plaisir : les femmes Moose. On ne nous verra probablement pas beaucoup dans le film, nos rôles sont très accessoires à l'histoire mais nous y avons contribué de notre présence comme beaucoup d'autres personnes d'ailleurs, puisque le film a été tourné entièrement à Rouyn-Noranda tout le mois de février 2012. Les rôles principaux sont incarnés par Sophie Desmarais, Alexandre Castonguay et Martin Dubreuil. 

Le fébrile Festival

Chaque année, à ce temps-ci de l'automne, je vous fais mon petit topo sur le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Je l'appelle « MON » Festival parce que je l'aime depuis longtemps et que j'y ai déjà travaillé aux communications, en l'an 2000, lors de la 19e édition. J'en garde un souvenir ému et toujours très excitant. Cette année-là, je n'avais pas vu de films mais j'avais vécu « MON » Festival de l'intérieur et croyez-moi, avec 267 médias à alimenter en plus des équipes de télévision qui passaient la semaine à diffuser leurs quotidiennes en direct de Rouyn-Noranda, c'était pas reposant!  

Pour cette 32e édition à nos portes, je me sens fébrile pour de multiples raisons. D'abord, c'est la première fois que j'ai acheté mon passeport complet ainsi que mes billets pour la soirée d'ouverture, qui présente en première nord-américaine Chasse au Godard d'Abbittibbi, film dans lequel je verrai peut-être ma grosse face (à moins qu'on m'ait coupée au montage, ce qui ne m'étonnerait pas!...)  mais j'y verrai aussi Crocodile Dundee (de son vrai nom Gilles Rivest) dans le rôle d'un mineur révolté ainsi que Isabelle Rivest, notre fille, dans le rôle d'une serveuse pas achalée dans une taverne. Beaucoup de nos amis et connaissances ont aussi accepté de jouer le jeu et participer à ce tournage, soit comme troisièmes rôles ou comme figurants mais Alexandre Castonguay, dans le rôle de Michel, crèvera l'écran, j'en suis assurée, tout comme Sophie Desmarais d'ailleurs et Martin Dubreuil. Alex est un ami de notre famille et surtout un ami très proche de « mes enfants ». 

Le propos du film d'Éric Morin part d'un fait réel, une anecdote tout à fait vraie, lorsque Jean-Luc Godard (cinéaste français de réputation internationale) en 1968, a fait un passage inattendu à Rouyn-Noranda, pour y faire des expériences politiques et télévisuelles. Éric Morin est parti de ce fait véridique pour faire évoluer son film vers la question identitaire et le fameux dilemme que vivent souvent les gens dans des régions comme les nôtres : Partir ou rester?  J'ai trouvé cet article très intéressant à lire dans L'Actualité, si ça vous intéresse. En plus, on peut y voir la bande-annonce : 

http://www.lactualite.com/opinions/le-blogue-culture/chasse-au-godard-dabbittibbi-ouvre-le-festival-du-cinema-international-en-abitibi-temiscamingue-rencontre-avec-le-realisateur-eric-morin/

Et si je reviens à la fébrilité de la soirée d'ouverture du Festival, nous sommes tout un groupe d'amis qui allons souper ensemble juste avant et ensuite nous nous rendons au Théâtre du Cuivre pour la projection, tous assis ensemble, on avait réservé nos billets en même temps!

* * * * *

L'autre film qui m'interpelle aussi fébrilement sera présenté le lendemain, donc le dimanche après-midi (toujours l'un des moments forts du Festival, le dimanche p.m). le premier long métrage Alex marche à l'amour, du réalisateur Dominic Leclerc. Juste au cas où vous ne le sauriez pas, si je prends ça aussi personnel, c'est que Dominic est notre beau-fils, notre presque fils, le mari de notre fille, le père de notre petite-fille Félixe. Son film est présenté au FCIAT en grande première mondiale, même s'il est déjà sélectionné en compétition pour un autre Festival international du documentaire qui se tiendra plus tard, en novembre. Je prédis à son film une belle carrière! 

Dans Alex marche à l'amour, Alex, c'est Alexandre Castonguay, comédien, « qui prend la route pour un pèlerinage poétique sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue. Marchant plus de 700 km en ce mois de juillet propice à la chaleur des rencontres nécessaires, l'artiste en quête existentielle, se laissera guérir par ces paysages, ces hommes et ces femmes, défilant au rythme des mots de Gaston Miron ». Voilà  ce qu'on en dit en résumé dans la programmation. Pour s'en faire une petite idée, voici la bande annonce : 

http://dominicleclerc.com/video/66616725

Je n'ose pas vous en dire plus, parce que je suis trop proche de ce film-là, j'aime trop Dominic, comme homme et comme artiste. Je sais tellement l'importance de voir aboutir un projet sur lequel on travaille depuis si longtemps, de toute son âme de créateurs, d'artistes ouverts au monde mais bien enracinés dans son environnement, (je parle de Dominic et d'Alexandre) dans cette quête universelle qu'on a au dedans de soi, plus puissante qu'on se l'imagine, les difficultés rencontrées, les coups de coeur, les coups de chance, les secrets de tournage, les liens qui s'approfondissent tout au long de la production, les rencontres fortuites et formidables, etc. Le propos de ce film est aussi pas mal mon credo mais cette fois, il est incarné par les talents conjugués de Dominic et d'Alexandre, l'attachement profond à cette région, un territoire immense et encore à s'approprier pour le meilleur et pour le pire, des gens ordinaires qui deviennent extraordinaires par leur engagement et leur authenticité, leur goût d'aller vers les autres et l'Abitibi-Témiscamingue y tient un grand rôle... 

* * * * *

Bien au-delà de ces deux films, la 32e édition du Festival nous réserve des moments forts et des petits trésors pendant 6 jours : 16 longs métrages, 81 courts ou moyens métrages, 37 animations, en provenance de 26 pays. Nous aurons droit à 49 premières : 16 mondiales, 12 nord-américaines, 9 canadiennes et 12 québécoises. Tout au long de cette semaine formidable, il y a des spectacles, des soirées, de la musique, des lancements, une tournée, des expositions, des tables rondes, et plein d'activités spéciales, toutes très liées au monde du cinéma, de la création et de la vidéo. 

Comme toujours, on attend de la belle visite! Parce que le cinéma, en fin de compte, ça signifie des rencontres... 

Pour en savoir plus sur le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue : www.festivalcinema.ca 


32 commentaires:

Zoreilles a dit…

Et en complément de ce billet, histoire de bien saisir si ça vous chante, l'âme de nos artistes d'ici et leur attachement à leur région, voici un lien qui vous mènera au reportage réalisé par Dominic Leclerc sur la tournée de théâtre « Il pleuvait des oiseaux », présentée par les comédiens Alexandre Castonguay et Isabelle Rivest, d'après l'œuvre de Jocelyne Saucier.

http://dominicleclerc.com/video/52698748

Il se dit des choses très vraies dans les coulisses de cette tournée, sur la « résistance » comme façon d'être et d'habiter un territoire et sur l'authenticité des gens qui l'habitent.

Jackss a dit…

Je comprend ton emballement, Zoreilles!

J'ai tout lu. j'ai regardé les vidéos que tu nous as suggéré.
J'ai souvent dit que tu étais d'une race fière. Tu as communiqué ta passion autour de toi de façon merveilleuse. La flamme que tu as allumée, elle est vivante et pour longtemps. Je le sens. Et je partage ton émerveillement.

Du bien beau monde, des beaux jeunes pleins de projets et d'espérances à communiquer. J'ai remarqué l'art et la passion de Dominic. J'ai été frappé aussi par le sourire d'Isabelle heureuse de partager des instants de bonheur.

Longue vie à ta carrière en tant qu'actrice. Je te souhaite un premier grand rôle pour bientôt :-)

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Peux-tu croire que je ne suis jamais allée à un seul de ces Festivals?

Peux-tu croire que l'an prochain... j'y serai?...

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

J'aimerais bien le voir moi ce "Alex marche... zut! j'ai oublié le reste... "à l'amour" c'est ça? J'ai regardé la bande annonce. Dis-donc, je la connais moi la Monique. J'ai déjà travaillé avec elle au tout, tout début de ma carrière... Me semble bien que c'est son prénom...
Bon... tu me tiens au courant ok pour les prix qu'il remportera? J'applaudirai bien fort du haut de mon Nunavik...

canneberge14 a dit…

Bonsoir Zoreilles!

Un excellent billet et de bons liens pour nous mettre dans l'ambiance du festival. Tous les éléments sont réunis pour que ce soit vraiment "TON" festival.
Je te souhaite du bonheur partagé avec les tiens et de belles découvertes tout au long de la semaine.

xx

Zoreilles a dit…

@ Jacks : T'as tout vu? Tu mérites une médaille!

Oui, ces jeunes sont beaux, engagés, solidaires et créatifs. Ce sont de vrais pionniers pour s'investir autant dans ce pays neuf alors qu'il serait tellement plus facile pour eux de le faire à partir d'un grand centre. Ils y vont souvent, parce que c'est la plaque tournante, mais ils reviennent toujours, ils ont des racines plantées solidement ici. Ils font le pari difficile de gagner leur vie à faire ce qu'ils aiment à partir d'ici et cela s'appelle, à mon avis, du courage au quotidien, de la résistance, une véritable mission. Ils sont déjà de grands bâtisseurs!

Quant à ma carrière d'actrice, elle n'ira pas plus loin que ça, j'ai pas tellement d'ambition de ce côté-là!!! Quand je dis à Isabelle que j'ai l'impression qu'ils m'ont coupée au montage, elle est crampée de rire et me répond : « Ben voyons M'man, tu portes le film sur tes épaules!!! »

Zoreilles a dit…

@ Fitzsou : Peux-tu croire que c'est ma première année que j'ai mon passeport complet? Avant la retraite, je pouvais jamais y aller autant que je le ferai cette année.

Et je t'attends l'an prochain pour la 33e édition!

Tu as reconnu quelqu'un dans la bande annonce de Alex marche à l'amour? Ça se peut bien, ils ont marché toute la région pour faire ce film.

Si ça t'intéresse d'en savoir plus sur le tournage, tu peux lire ceci :

http://www.lafrontiere.ca/2013/10/22/alex-marche-a-lamour-en-premiere-mondiale

Et si jamais ton travail t'amène à Montréal au mois de novembre, le film est sélectionné en compétition au RIDM (Rencontres internationales du documentaire de Montréal) où il sera présenté à deux reprises, les 19 et 21 novembre, tu auras tous les détails ici :

(Je te reviens pour l'adresse web).

Zoreilles a dit…

@ Fitzsou : Voilà, j'ai le lien pour les présentations de Alex marche à l'amour au RIDM :

http://www.ridm.qc.ca/fr/programmation/films/616/alex-marche-a-lamour

Zoreilles a dit…

@ Canneberge : C'est « NOTRE » Festival! Quand est-ce que tu fais le voyage vers Rouyn-Noranda? Seras-tu là pour la soirée d'ouverture?

Pour notre rendez-vous de lundi 11 h 30, j'ai bien envie de te suggérer qu'on se rencontre chez Mikes, c'est tellement proche du Théâtre du Cuivre qu'on peut s'y rendre à pied. Ma seule inquiétude, c'est que la gang du Festival (cast and crew) ont l'habitude d'y aller au moins un midi de la semaine. Au pire, on s'attend dans l'entrée et on décide ensemble d'aller ailleurs si c'est plein. Est-ce que ça t'irait comme ça?

J'ai très hâte de te voir et d'échanger avec toi.

Bienvenue chez nous, à « NOTRE » Festival!

canneberge14 a dit…

Bonjour Zoreilles!

Je voyage avec une amie à partir de St-Jérôme,samedi, en autobus comme l'an passé. J'ai mon billet pour la soirée d'ouverture depuis le tout début des ventes. Ta proposition me convient très bien.

À bientôt alors. Moi aussi, j'ai très hâte de te voir.
Bonne journée!

Zoreilles a dit…

@ Canneberge : Youpi!

Je pense que les gens te l'ont dit beaucoup, habille-toi chaudement, parce que si l'Abitibi peut te réchauffer le cœur, elle ne te promet rien pour tes pieds, tes mains, tes zoreilles, etc.

D'habitude, la première neige nous arrive pendant la soirée d'ouverture du Festival, ça fait quelque chose de spectaculaire à raconter pour les chroniqueurs culturels en mal d'inspiration mais cette année, on a eu notre première neige en avance, même qu'elle reste au sol!

Bon voyage en nétobusss, vous aurez la chance de dîner au chic resto de Grand-Remous (!!!) mes chanceuses!

Le factotum a dit…

Je me promets bien d'assister au bloc 3 dimanche et à la tournée lundi à Amos.
J'ai bien hâte...

Zoreilles a dit…

@ Le Factotum : T'as réussi à avoir des billets pour le bloc 3? On m'a dit qu'il n'y en avait plus depuis longtemps...

Je viens de vérifier dans la programmation, la tournée du Festival sera à Amos lundi soir, et tu y verras entre autres le court métrage « Le chant des cabanes » de Philippe David Gagné (que je connais, c'est un ami à Dom, ils ont collaboré sur quelques projets) et le long métrage « Diego Star » de Frédérick Pelletier, dont j'ai entendu beaucoup de bien.

On essaiera de se faire un petit coucou si t'es là pour le bloc 3 et sinon, à une prochaine, et Bon Festival à toi aussi.

Zoreilles a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Solange a dit…

Ce doit être bien emballant surtout quand on a des proches qui y participent. Je prends les liens en note,je vais allée les voir.Bon festival.

Zoreilles a dit…

@ Solange : Oh que oui (comme dirait la petite Félixe!...) c'est emballant, comme à chaque année, mais encore plus que d'habitude. Pour moi, ces 6 jours intensifs de cinéma du monde entier, c'est Noël avant le temps. D'ailleurs, on a de la neige pour nous mettre dans l'ambiance!

Si jamais tu as une envie de cinéma et que tu veux partager un bout de notre Festival, le film Chasse au Godard d'Abbittibbi sera à l'affiche dans plusieurs cinémas au Québec à compter du 1er novembre et Alex marche à l'amour sera présenté en compétition au RIDM (Rencontres internationales du documentaire de Montréal) les 19 et 21 novembre mais je ne sais pas dans quelle salle.

Gelisa Lise a dit…

Un très beau billet, j'ai très bien ressenti l'excitation que tu voulais partager avec nous, mais je suis bien loin. J'ai vu les bandes annonces, c'est bien le genre de film que j'aime et je crois que ce sera de très bon films, les personnages sont sympathiques et attachants. Il y aura sûrement des DVD de ces films.

Je vous souhaite beaucoup de succès.

Caboche a dit…

Tu nous a très bien transmis toute l’effervescence qui règne par chez toi pendant le festival.

La Presse+ a fait un dossier sur « Ton Festival » samedi. C’est bien, mais il manque la chaleur et l’excitation de Zoreilles.
J’ai visité tous tes liens et regardé deux fois le reportage de Dominic. Je l’ai regardé deux fois pour retenir les prises de vue et les prises de vie et les paroles : « elles sont au front de leur existence, elles tiennent la culture, être nommé et exister dans une œuvre. »
Comme c’est beau, plein d’amour, de respect, de fierté et de créativité. J’ai vraiment beaucoup aimé.
J’ai mis le lien dans mes favoris pour le regarder de temps en temps.

Zoreilles a dit…

Gélisa Lise et Caboche, je reviendrai vous répondre comme du monde quand j'aurai deux minutes, pour le moment, c'est la folie, mais une belle et douce folie, il se passe tant de choses ici...

Si l'on ne devait lire qu'un seul article qui relate quel a été l'accueil du public, hier après-midi, pour le film Alex marche à l'amour, c'est ici :

http://www.journaldemontreal.com/2013/10/27/vague-damour-pour-dominic-leclerc-et-alex-marche-a-lamour

Il y est même question de la belle Félixou, dans une citation du comédien Alexandre Castonguay.

Zoreilles a dit…

D'autres lectures...

http://voir.ca/manon-dumais/2013/10/28/fciat-2013-le-pelerin-amoureux/

Zoreilles a dit…

Et encore...

http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2013/10/28/001-alex-marche-amour.shtml?fb_action_ids=10153392648575290&fb_action_types=og.recommends&fb_source=other_multiline&action_object_map=%7B%2210153392648575290%22%3A250816771732697%7D&action_type_map=%7B%2210153392648575290%22%3A%22og.recommends%22%7D&action_ref_map=%5B%5D

Zoreilles a dit…

@ Gélisa Lise : Contente d'avoir réussi à partager mon enthousiasme pour cet événement très rassembleur qu'est le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Parfois, on entend parler d'un film, d'un réalisateur, d'un courant dans le milieu du cinéma et ça vient semer quelque chose. Et puis plus tard, on entend parler qu'un film est à l'affiche près de chez nous, on tend l'oreille, on a le goût d'y aller et voilà, on fait une découverte, on passe un beau moment, on est touché par une situation ou une histoire!

C'est de cette manière que notre cinéma québécois prend une belle place dans la cinématographie internationale et qu'on se laisse aussi atteindre par le cinéma de partout dans le monde.

La culture, au sens large, ça finit toujours par unir les gens...

Zoreilles a dit…

@ Caboche : Je t'avais répondu, peut-être trop longuement??? et mon commentaire est disparu... !!!

Je recommence!

Tu as tout vu? Tu mérites une médaille... Dans tes favoris, me parles-tu du reportage qu'a fait Dominic sur la tournée « Il pleuvait des oiseaux »? On dirait que ce reportage met la table (à mon avis) pour le film Alex marche à l'amour mais ce n'est pas le réalisateur qui dit ça, ni le comédien, c'est juste moi...

Parce qu'ils font le pari, ces jeunes, de présenter une région, un territoire, comme il est, tel qu'il est, avec le sentiment d'appartenance très fort mais très réaliste aussi, et la volonté d'amener la culture vers les gens et pas nécessairement l'inverse, comme on est habitué de le vivre au Québec. Ce sont des pionniers, des courageux, des entêtés à l'esprit ouvert et ils sont loin des maudits clichés. Ils n'essaient pas de séduire, ils racontent et faites vos propres conclusions!

En ce sens, leur quête est universelle parce que si ça existe en Abitibi-Témiscamingue, ça existe aussi dans d'autres contrées du monde, loin des grands centres dont on parle tout le temps. Et surtout parce qu'on n'est pas complexés d'être petits, jeunes ou différents.

Si jamais tu as une sortie cinéma à faire quelque part en novembre, Alex marche à l'amour est sélectionné en compétition au RIDM (Montréal) les 19 et 21 novembre, tu en sauras plus ici :

http://www.ridm.qc.ca/fr/programmation/films/616/alex-marche-a-lamour

Bon cinéma!

P.S.: J'ai hâte de voir comment le film sera reçu à Montréal!!!

Jackss a dit…

Parce qu'ils font le pari, ces jeunes, de présenter une région, un territoire, comme il est, tel qu'il est, avec le sentiment d'appartenance très fort mais très réaliste aussi, et la volonté d'amener la culture vers les gens et pas nécessairement l'inverse, comme on est habitué de le vivre au Québec. Ce sont des pionniers, des courageux, des entêtés à l'esprit ouvert et ils sont loin des maudits clichés.

C'est fou comme ils me font penser à quelqu'un!

Jackss a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Zoreilles a dit…

@ Jacks : J'ai pouffé de rire en te lisant dans ce commentaire!

Ouais, c'est vrai, je pourrais avoir confondu ma perception des choses avec mes convictions personnelles, ça se pourrait, mais non, c'est pas le cas, ces jeunes artistes sont vraiment comme ça.

Pour t'en convaincre, (ou pour m'en convaincre moi-même!...) je t'invite à regarder la chronique culturelle de lundi soir dernier à RNC Nouvelles. Jessica Lesage s'entretenait avec Dominic (Leclerc) et Alexandre (Castonguay). C'est pas moi qui le dis, c'est eux!

https://www.facebook.com/photo.php?v=10151921940650379&set=vb.551587021539588&type=2&theater

Zoreilles a dit…

@ Jacks : Tiens, je viens d'en trouver une autre preuve dans cette entrevue que donne Alexandre Castonguay, particulièrement à la fin, ça décrit tellement comment pensent ces jeunes artistes!

http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/29/rencontre-alexandre-castonguay-_n_4175586.html

Zoreilles a dit…

Après 6 jours merveilleux sur la planète Festival, pour mes amis qui viennent prendre des nouvelles ici, et particulièrement pour l'amie Canneberge que je salue et qui a passé cette semaine avec nous, voici les lauréats de cette 32e édition :

Cinéma d'animation : Beerbug (Espagne).

Prix de la relève (les étudiants en cinéma) : Pour l'amour de la boxe.(UQAT)

Prix Télé-Québec : Mémorable moi (Québec)

Prix court et moyen métrage : Lettres de femmes, Penny Dreadful.

Prix Communication et Société : Offline (Belgique)

Prix du public longs métrages :

En 3e : Marina (Belgique)

En 2e : Offline (Belgique)

En 1re : Time of my Life (Belgique)

Et moi, personnellement, j'aurais aussi donné des prix à ces longs métrages qui ont été des coups de cœur pour toutes sortes de raisons :

Gloria (Espagne/Chili)

Alex marche à l'amour (Québec/A-T))

Diego Star (Canada/Belgique)

Opération E (France)

Les vies de mon père : Yvan Ducharme (Québec)

Les beaux jours (France)

Le Routier (Québec/A-T)

Le démantèlement (Québec)


Une femme libre a dit…

C'est merveilleux un festival du cinéma et encore plus merveilleux quand on en fait personnellement partie! Je comprends et partage ta passion et ton plaisir.

Zoreilles a dit…

@ Femme libre : J'ai eu tellement de plaisir, de moments de bonheur, de rencontres inspirantes qu'on dirait que j'ai la tête et le cœur encore au Festival.

J'ai vécu ça à temps plein et de manière intense pendant 6 jours, alors là, j'ai du rattrapage à faire un peu partout!!!

canneberge14 a dit…

Bonjour Zoreilles!

J'emprunterai les mots de François Lévesque journaliste au Devoir, les organisateurs de ce Festival peuvent se targuer d'avoir concocté un très bon cru. Oui, ce sont six jours merveilleux sur la planète du septième art. Peu importe l'attribution des prix, nous avons eu la chance de voir un cinéma de très grande qualité.
Je suis absolument d'accord avec l'ajout de tes coups de cœur, ce sont des films à voir.
Pour ma part, j'ajouterais deux prix spéciaux. Le premier pour l'accueil chaleureux , la convivialité, l'esprit rassembleur, l'amour de leur région, la détermination et l'engagement des abitibien(e)s. Le second, pour les cinéphiles qui ont l'esprit ouvert, qui savent que chaque film est un bébé pour l'artisan. D'énormes vagues d'amour et des silences éloquents en ont fait la démonstration. Ce festival va à la rencontre des gens et non l'inverse.
On y va pour voir des petits bijoux de films mais on revient le cœur rempli de belles rencontres.
Dans le Devoir de vendredi un article sur le FCIAT. On parle du film "Alex marche à l'amour" comme étant formidable, surprise et révélation qu'on reverra avec bonheur aux prochaines Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Pour mon bonheur aussi.
Zoreilles, il est lumineux TON festival.

Bonne fin de semaine!
xxx

Zoreilles a dit…

@ Canneberge : À te lire, j'en suis toute émue... Tu as si bien saisi l'âme de ce festival, qui est aussi l'âme de notre région : un goût des autres, de la découverte, sans jugements ni préjugés, une chaleur et une authenticité qui nous sont particulières, du fait qu'on questionne plus qu'on affirme. C'est souvent comme ça en pays neuf!

Et vous, les passionnés de cinéma et de nature humaine qui venez ici, c'est parce que vous vous reconnaissez là-dedans que vous êtes des nôtres tout de suite an arrivant.

L'éloignement n'est pas notre seule marque de commerce, nous en avons bien d'autres qui passent sous silence mais vous savez le reconnaître et en tirer partie parce que vous avez l'ouverture d'esprit aussi immense et internationale que ce festival.

Ce sont des gens comme toi qui contribuent à défaire des mythes aussi tenaces que désolants au sujet de notre région. Ton amour pour le Québec tout entier n'a égal que ton goût des voyages autour du monde pour aller à la rencontre de l'Autre avec un grand A.

Je suis tellement contente de t'avoir mieux connue cette année et d'avoir pu échanger avec toi au sujet de plusieurs de ces films et de la vie en général. Du bonbon!

Je t'embrasse, ton sourire me reste gravé dans le cœur jusqu'à l'an prochain,

Francine xx