mercredi 9 novembre 2011

Haute fidélité






Photo 1 : Deux huards. Ces oiseaux magnifiques sont fidèles l'un à l'autre tout au long de leur vie. Ils font équipe, s'entraident, reviennent toujours sur le même plan d'eau et partagent les tâches, comme la protection et l'éducation des petits, etc. Ils m'inspirent!



Photo 2 : Ciel d'été au lac Dufault.



Photo 3 : Encore un autre ciel d'été au lac Dufault. Non, je vous le jure, je n'avais pas de filtre orangé sur ma caméra.



Haute fidélité



Je pense très souvent à mon père. Il est décédé depuis bientôt 7 ans mais j'ai encore très souvent avec lui des conversations imaginaires qui me font du bien, me rassurent, répondent aux questions que je me pose ou m'amènent des sourires empreints de bons souvenirs et de tendresse. Ça, je le sais, c'est la complicité qui transcende les frontières du temps et de l'espace. Me reviennent aussi à l'esprit de ces conversations qu'on a eues réellement, lui et moi, quand j'étais une enfant, une adolescente, une jeune femme.



Une fois, je me rappelle, j'avais exactement 20 ans, j'étais à la veille de me marier. Je venais de lire dans un magazine sérieux un article portant sur différents aspects de la vie de couple, documenté par une étude récente avec un important échantillonnage d'un sondage mené auprès de personnes d'âges divers. Les statistiques recueillies au chapitre de la fidélité m'avaient ébranlée. Et pas à peu près! Cette étude soutenait qu'au moins 60 % des personnes avaient connu ou allaient connaître un épisode d'infidélité au cours de leur vie... Outrée que j'étais, déçue de la nature humaine, inquiète de m'engager pour la vie avec le même homme, en sachant cela. J'avais besoin d'en parler avec P'pa. Cette fois-là, il ne m'avait pas rassurée du tout, au contraire. Voici à peu près la conversation qu'on avait eue sur le sujet :



Moi : C'est exagéré, certain, ça se peut pas, 60 % des hommes vont être infidèles au moins une fois dans leur vie. C'est décourageant.



P'pa : Attends un peu là, ils disent pas 60 % des hommes, c'est 60 % du monde.



Moi : Ça doit être les hommes...



P'pa : Avec qui tu penses qu'ils trompent leur femme? Avec des célibataires?



Moi : Y en a tu rien que 40 % qui sont fidèles?



P'pa : Ça se peut. On parle de toute une vie... Quelqu'un peut avoir un accident un soir, une erreur, ça veut pas dire que ça va se reproduire.



Moi : Si t'avais trompé M'man, toi, tu lui dirais?



P'pa : Je le sais pas. Ça dépendrait...



Moi : Comment ça, ça dépendrait?



P'pa : Si j'étais attelé double, ta mère le saurait tout de suite. Mais si c'était une erreur d'un soir, j'y penserais à deux fois avant de me jeter à l'eau.



Moi : Ça voudrait dire qu'en plus d'être infidèle, tu serais menteur à ce moment-là?



P'pa : Ben non... Ça voudrait dire que je l'aime pis que je veux pas la perdre, je vivrais avec mes remords, ça serait moi le pire. Mais c'est pas de moi qu'on parle ni de ta mère, c'est des 60 % d'infidèles, on n'est pas là-dedans!



Moi : OK. C'est qui ton meilleur ami?



P'pa : On va dire Paul.



Moi : J'y ai bien pensé que tu me dirais Paul. Bon, si sa femme le trompe pis qu'il se doute de rien, tu vas lui dire la vérité, toi, c'est ton meilleur ami?



P'pa : Il en est pas question!



Moi : Mais c'est ton meilleur ami, tu l'aimes, tu voudrais pas qu'il se fasse jouer dans le dos?



P'pa : C'est justement parce que je l'aime que je lui dirais rien. C'est entre lui et sa femme que ça se passe, ça me ferait de la peine, mais c'est pas à moi de lui dire ce qu'il voit pas, ce qu'il sait pas, ce qu'il a jamais vu venir.



Moi : Je te pensais plus franc que ça.



P'pa : Je suis franc mais je me mêle de mes affaires. Si la femme de Paul le trompe, c'est que ça va pas bien dans leur couple, l'infidélité c'est le signe de quelque chose qui va pas. Ça se pogne pas comme la grippe, ça!



Moi : Et si c'était Paul qui trompait sa femme?



P'pa : Là, j'essaierais d'avoir une bonne jase avec lui, voir ce qui va pas dans sa vie, je lui demanderais ce qui se passe, comment il vit ça, j'essaierais de l'aider à se démêler.



Au moins, je trouvais que mon père avait encore quelques bons vieux principes de meilleur ami! À la suite de cette conversation, je me souviens que j'étais quasiment déçue qu'il soit si nuancé, si réaliste, qu'il ait une si bizarre définition de la loyauté envers son meilleur ami, pas tranchant du tout ni accusateur à propos des faiblesses de la nature humaine qui n'avaient pas l'air de le surprendre ni de l'ébranler, lui. Je le trouvais pas mal trop compréhensif et ouvert d'esprit. J'étais à l'âge de l'absolu...



Et si j'avais 20 ans, ça veut donc dire que mon père en avait 50. Il avait vu neiger, comme on dit. Aujourd'hui, j'ai la cinquantaine, j'aimerais reprendre cette conversation avec lui. Celle-là sur la fidélité et pas mal d'autres sur la vie, la famille, les enfants, le travail, les obligations, les responsabilités, la société, les relations interpersonnelles, le sens qu'on donne à la loyauté, la fidélité, l'amour et l'amitié.



J'ai l'impression que je concluerais toutes nos conversations par :



« T'as raison, P'pa! »



61 commentaires:

Guillaume a dit…

Ton histoire est très intéressante, comme toujours. Tes photos sont magnifiques, comme toujours. Et surtout, j'adore ton titre en lien avec la photo des huards. Très imagé. Chère Zoreilles, si tu n'existais pas, il faudrait t'inventer :-)

Zoreilles a dit…

@ Guillaume : Merci. Si t'avais connu mon père, tu t'ennuierais de lui toi aussi! Si je m'avais pas retenue, j'aurais raconté la conversation la plus marquante et la plus constructive qu'on avait eue, lui et moi, quand j'avais 16 ans. Mais ça parle trop de moi et c'est pas l'objectif d'un billet dans un blogue!

N'empêche que lorsque je me sens pas solide, dépassée par les événements, quand je perds mes repères, ou carrément le Nord de ma boussole intérieure, je me repasse la cassette de cette conversation-là dans mon coeur et ça va mieux!

C'est peut-être ce qu'on laisse de plus précieux à ceux qu'on aime à la fin de notre vie, ce qu'on a semé tout au long des années et qui continue à vivre ♥

Solange a dit…

Que tes photos sont belles! Je trouve aussi que ton papa était très sage. Plus jeune je n'aurais peut-être pas pensé ainsi, mais avec l'âge la vue change. Et aujourd'hui c'est chose tellement courante de sauter la clôture.

Zoreilles a dit…

@ Solange : Papa était sage? Maintenant que tu le dis, je pense que oui mais ce n'est pas le premier mot qui me serait venu à l'idée. Il était surtout à l'écoute, aimant, il prenait les gens tels qu'ils sont, sans attente, avec respect, il n'imposait jamais son point de vue... Une conversation avec lui, c'était toujours un échange d'où l'on ressortait grandi(e). Cet article, cette étude, c'était en 1978. Je crois pas que les gens sautent la clôture plus facilement aujourd'hui. La nature humaine ne change pas tant que ça. Mais peut-être qu'aujourd'hui les couples se séparent plus facilement? Je le sais pas. Papa voulait sans doute me dire qu'une histoire d'amour de toute une vie, ça vaut la peine de nuancer les choses, de comprendre et de relativiser!

Marico a dit…

Chère Zoreilles
Je m'ennuie de TON papa que je n'ai pas connu. Le mien, je l'ai toujours aimé, mais disons qu'il était à l'ancienne! Il s'est marié à 40 ans et j'étais l'aînée! Sur le tard, alors qu'il était très malade, j'ai pû lui dire combien je l'aimais, lui faire des câlins, lui passer la main dans les cheveux!
Ta conversation avec ton père fait du bien à lire! Il est pour beaucoup dans ton rayonnement je crois!
Superbes photos! Le huard, je l'aime d'amour. Bisous

Zoreilles a dit…

@ Marico : Oui, toi aussi, tu t'ennuies de lui? ;o)

Quand je suis née, Papa avait 30 ans mais pour moi, il a toujours été sans âge. Une question de tempérament et de personnalité, sans doute et puis, il avait parfois l'allure d'un p'tit gars. Adorable! Je me souviens pas de lui avoir jamais dit combien je l'aimais ni qu'il me l'ait déjà dit d'ailleurs, mais on n'en doutait pas une seconde, ni l'un ni l'autre!

Il est pour beaucoup dans l'adulte et le parent que je suis devenue, dans mon rapport à la vie et au monde, à l'heureusité, ce mot qu'il avait inventé et qui, dit par lui, signifiait tellement.

Les huards? Une autre passion qu'on partage, ça nous en fait déjà pas mal!

Le factotum a dit…

Encore un autre ciel d'été au lac Dufault. ♥

C’est donc ben beau au lac Dufault, la chanceuse…

Fidélité, quand tu me tiens…
S’il y a un sujet « la fidélité » qui est toujours d’actualité, c’est bien celui-là!
Je serais porté à suivre l’exemple de ton père et surtout à ne pas juger.
L’écoute demeure le meilleur moyen d’aider un(e) ami(e).

J’ai la chance d’avoir encore mon père malgré le fait qu’il demande beaucoup de soin de ma part.
Cela me permet d’avoir de belles discussions concernant les questionnements vécus au quotidien et de profiter de tout son savoir et surtout de toute sa sagesse.

crocomickey a dit…

Un papa dépareillé et ... la deuxième photo : aussi bô qu'une scène dans les Iles ... C'est rare que je peux dire ça ...

Guy Vandal a dit…

Wow, quel billet encore une fois!!!

Et pis les photos, c'est vrai qu'elles sont magnifiques. Ma préférée, c'est la deuxième.

À Matagami aussi le ciel est souvent très beau... mais j'ai jamais ma caméra!

J'adore ta conclusion. Ton papa, il était très sage.

P.S. J'aimerais vraiment que tu nous racontes "la conversation la plus marquante et la plus constructive" que tu as eu avec ton père. Mais bon, c'est toi qui décides.

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : On risque d'en voir souvent, ici, des ciels d'été au lac Dufault, des huards du lac Dufault, des îles du lac Dufault, c'est parce que j'habite au lac Dufault! D'ailleurs, ces trois-là ont été prises le même soir à des moments différents.

Moi aussi, je pense comme Papa aujourd'hui mais à 20 ans, non, c'est surtout ça que je voulais raconter. La meilleure façon d'aider un proche ou un ami, c'est de l'écouter. Et qu'est-ce qui manque le plus dans notre société actuelle? L'écoute. Il n'y a jamais eu autant de monde qui parlent pour si peu qui écoutent...

Oui, ton Papa... Je sais que tu en prends soin, tu reçois sûrement beaucoup quand tu donnes autant ♥

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : Venant de toi, c'est tout un compliment! Les îles te charment, toi, hein? Toutes!!! Ici, il y en a 103 îles, certaines ont des rivages sablonneux... Il nous manque juste la mer, les phares, les ports, le homard frais pêché, l'accent madelinot, les buttes et les sillons...

Zoreilles a dit…

@ Guy : Mes photos de ciel, tu pourrais faire les mêmes si t'apportais toujours ta caméra. Les ciels de Matagami sont aussi... tellement... en tout cas, tu sais ce que je veux dire... ils sont parfaits.

Malgré ta « demande spéciale », je pourrais pas raconter cette conversation de mes 16 ans. Je te dis seulement le contexte.

Difficile à croire quand on me connaît mais je n'ai pas dégelé souvent entre 14 et 16 ans. Je travaillais trop, j'avais de l'argent, j'étais jamais à la maison. Un soir que j'étais rentrée plus gelée que d'habitude, le lendemain matin, j'avais un cours libre, Papa m'a dit : « T'avais pas dit que tu voulais venir à la Caisse Pop avec moi? » J'ai dit non. Il a dit : « Oui, t'avais dit ça, viens t'en, on y va ». On a fait deux-trois coins de rue, il a stationné la voiture sur le côté, il a enlevé les clés, s'est croisé les bras, m'a regardée longuement et il a commencé à me parler très doucement. Il n'a jamais élevé la voix. Il savait tout de moi, tout.

Je peux te dire que j'ai jamais retouché à la dope depuis ce jour-là. Même pas une puff. Ça a été instantané.

Claire a dit…

C'est bizarre...
Un drôle de sentiment en lisant ton billet. C'est la pluie d'aujourd'hui, peut-être.

Je pense à toi et te fais de gros bisous xxx

Zoreilles a dit…

@ Claire ? Bizarre... comme... la pluie... comme triste? Je sais pas trop... J'espère ne pas t'avoir fait de la peine... Bisou ensoleillé... pour compenser la pluie ♥

Claire a dit…

Non non, pas triste...
Mais je ne savais pas comment prendre ton billet, comment le comprendre...
C'est pas grave...je suis un peu nonotte ces jours-ci.
Je t'aime quand même !
Et merci pour le bisou ensoleillé:)

Lise a dit…

Les humains devraient prendre exemple sur les huards, mais ce n'est hélas pas le cas. Aujourd'hui tout est jetable et remplaçable; je crois que Crocodile Dundee et toi avez beaucoup de chance en tant que couple, ce que vous savez déjà. Et c'est tout ce que je dirai...sauf que tu as eu un père extraordinaire. Cette conversation en est la preuve.

Esperanza a dit…

Propos nostalgiques d’un papa qui est de 45 ans l’aîné de son fils :

Dans ce billet je lis autant de tendresse que de tristesse. Tristesse d’enfant oui et tristesse d’adulte nostalgique aussi. Une tristesse nourrie de passé et une nostalgie bizarrement nourrie de présent et de futur. J’sais pas trop.

Moi, ça m’a donné un coup de te lire. Coup dur de l’angoisse de mon enfance et anxiété de savoir ce que mon fils pourra « vivre » de moi, un jour. T’sé… L’angoisse de bien faire, de l’aider tout en devant se surpasser soi-même afin de survivre dans un monde totalement « poche ».

Je ne sais pas si ton père était sage mais je sais qu’il savait faire réfléchir. Il est probable que ce soit le plus beau cadeau qu’il t’ait donné et, en même temps, ça démontre la sagesse dont on ne sait pas parler nous, qui ne le sommes pas assez. Ce texte m’a beaucoup ému, encore.

T’sé…

Zoreilles a dit…

@ Claire : Pour comprendre mon billet, il aurait fallu que tu aies la clé. Je devrais me méfier, chaque fois que j'écris un billet sous le coup d'une grande émotion, même si je n'écris pas du tout sur le sujet qui me préoccupe et que ça n'a rien à voir, mon émotion passe. C'est pour ça qu'on dit toujours qu'écrire est thérapeutique. Dans ce temps-là, je pourrais écrire une liste d'épicerie qui serait triste et pleine de révolte! Et des êtres très sensibles peuvent ressentir des choses un peu troubles.

Ne cherche pas trop à comprendre, si cette conversation t'a plu, dans le sujet, le ton, la forme, les idées, fais comme moi, essaie d'en tirer le meilleur parti pour ton aujourd'hui... que je te souhaite ensoleillé ♥

Zoreilles a dit…

@ Lise : Plus les années passent, plus nous mesurons bien notre chance, Crocodile Dundee et moi. (Même si l'amour, c'est de l'ouvrage, disons qu'on a beaucoup le coeur à l'ouvrage!...) Un vieux mythe subsiste qui dit qu'une fille se construit une image de l'Homme à partir du premier homme de sa vie, son père... Dans mon cas, c'est vrai, Crocodile Dundee a beaucoup des qualités de mon père, on a des discussions toujours très enrichissantes et bienfaisantes et personne n'en ressort jamais écorché.

La société actuelle (par l'entremise des médias) nous donne l'impression qu'on consomme l'amour comme on consomme tout le reste mais là encore, il faut chercher plus loin, au-delà de ce qui paraît. Et puis, les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'était vrai dans le temps de mon père et ça le sera encore pour nos enfants.

Zoreilles a dit…

Esperanza : D'abord, il faut que tu lises ce que j'ai répondu à Claire, ça t'expliquera pour la tristesse sous-jacente que tu as lue entre les lignes...

On ne peut rien changer au passé qui nous a construit en tant qu'être humain mais on peut le revisiter et en tirer le meilleur. Se réparer, en somme...

Je n'ai aucune espèce d'inquiétude sur le papa que tu es et que tu continueras d'être, qui s'adaptera toujours à Nathan. Déjà que tu te poses la question et que tu y mets tout ton coeur... Tu peux même pas te tromper et si jamais tu errais quelque part, il te pardonnerait tout.

Dans cette conversation avec mon père, j'ai eu besoin de me rappeler combien il était aimant, ouvert d'esprit, lucide, compréhensif, à l'écoute, philosophe, tendre, respectueux, etc.

Il avait toujours un préjugé favorable aux personnes, à toutes les personnes, particulièrement celles qu'il aimait. Et il nous aimait au-delà de tout, tels que nous étions. Il était fier quand nous l'étions, heureux si on l'était, etc.

Dans cette conversation entre autre, Papa savait d'instinct qu'il avait affaire à sa fille de 20 ans qui avait peur, avec ses illusions et ses attentes de 20 ans, sa vie devant elle, son regard sur le monde un peu inquiet, etc. Il n'a jamais ridiculisé ça, même s'il savait plus et mieux que moi, avec son vécu de 50 ans. Il me proposait sa vision des choses, ses idées, ses arguments, sa façon d'être, il n'imposait rien. Il faisait confiance à ce que j'étais, ce que je pensais. C'était un échange d'égal à égal.

Je suis désolée si ça t'a donné un coup de me lire. Vraiment. Parce que moi, ça m'a fait un bien énorme de revisiter cette conversation-là qui me répare d'à peu près n'importe quoi, pour aujourd'hui et pour demain ♥

Lise a dit…

Zoreilles,

si je pouvais dire tout ce que je voudrais dire, tu comprendrais pleinement mon commentaire précédent. Un jour peut-être je t'écrirai en privé, pour explications.

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ah mais j'avais très bien compris ton commentaire précédent, je n'étais pas en désaccord du tout, j'essayais seulement de présenter un angle différent à cette vérité : tout est jetable et remplaçable... ;o)

IsaMalina a dit…

Ben ben beau Zoreilles ben ben ...Moi si je pouvais je dirais à mon père: - Papa, y'en as-tu d'autres modèles semblables à toi ?" ...
Merci Zoreilles c'est comme j'ai dis: ben ben beau ça!

Zoreilles a dit…

@ IsaMalina : Long time no see... Es-tu Malina qui a un peu changé son pseudo pour IsaMalina? Mon Papa te dirait que des comme lui, il y en a beaucoup, suffit d'ouvrir les yeux et les... zoreilles!

Lise a dit…

Zut Zoreilles, j'ai écrit un long commentaire qui s'est perdu...

Air fou a dit…

Tout ceci est magnifique, j'ai dévoré.

Comme je comprends tes vingt ans. Et le commentaire de Lise qui rejoignent ces années d'absolu.

Peut-être bien que je suis restée accrochée à mes vingt ans, même si c'est oui, de l'ouvrage en masse, l'amour. C'est aussi épouvantable que de se montrer disponible à quelqu'un qui est en couple, au cas où ça irait mal. Pour moi, ça s'appelle pas touche et respect profond. L'amitié, oui, et toujours avec un œil grand ouvert.

Très juste, ce que disait ton papa : le monde, ce 60 %.

Vraiment magnifique. Ça va avec tes photos, tout à fait. Faut apporter sa caméra pour attraper les plus beaux firmaments comme il faut apporter son cœur et sa détermination, sa patience, pour garder un couple éveillé.

On oublie souvent qu'autrefois, la vie filait sur une route toute droite, tout était clair, obligé.

Au début de notre ère (plus de 2000 ans), les gens mourraient vers 35 ans ou avant. Rarement vivaient-ils plus vieux.

Aujourd'hui, on vit plus de deux fois plus vieux et la vie change chaque instant, nous proposant des alternatives auxquelles nous n'aurions même pas songé de nous-mêmes. Du facile, du à crédit... du jetable...

Pourtant, on éduque encore deux ennemis, deux contraires : des princesses ménagères call girls qui ne bougent pas et séduisent, prennent le moins d'espace possible, des guerriers, monstres, qui n'ont pas de mots pour s'exprimer, dire leurs émotions, mais des poings, des armes, qui fessent le plus fort possible sur le ballon, occupent le plus d'espace possible, etc.

Qu'avons-nous appris? Notre meilleur/e ami/e est-il, elle, devenu/e la personne avec qui on partage jusqu'à son corps et supposément son cœur, son esprit?

Heureusement, des exceptions. J'écoutais hier un extrait de Benoite Groult. Sans l'avoir lue encore, c'est exactement ce que je pense, à chaque extrait que j'entends.

Tout le monde devrait se sentir concerné. Pas long la vie. faut pas la perdre.

IsaMalina a dit…

Ben oui Zoreilles...IsaMalina, Malina ou Malinamie c'est tout pareil....(sourireeeeeeeeeees) le net oblige....mais je suis toujours là même
A plus x

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ah ça, c'est choquant! Je le sais, ça m'arrive de temps en temps... Je recommence pas, on dirait que la deuxième fois, c'est pas spontané... J'ai l'impression de radoter!

Zoreilles a dit…

@ Zed : Cette conversation de mes 20 ans, entre mon père et moi, fait vivre plein de choses à plein de monde, je n'aurais jamais pensé ça...

Je faisais moins confiance au monde à 20 ans. Aujourd'hui, je suis pas mal plus confiante (ou plus naïve?...) mais c'est pas arrivé comme par enchantement, y a du travail en arrière de ça!!!

Je te cite : « On oublie souvent qu'autrefois, la vie filait sur une route toute droite, tout était clair, obligé.»

Ce n'est pas mon impression. Une vie tracée d'avance? Professionnellement peut-être mais pas amoureusement ni personnellement.

Est-ce qu'on partage le plus avec notre meilleur(e) ami(e) à défaut de trouver la bonne personne avec laquelle on vivra un amour profond et durable? Et si c'était ça, l'affaire? Qu'on épouse notre meilleur(e) ami(e) alors! Mais à 20 ans, c'est vrai, on recherche l'amour avec un grand A, souvent on confond la passion dévorante et l'amour véritable. Au fond, l'amour et l'amitié, c'est si proche. Ne parle-t-on pas d'amitié sincère, fidèle, durable, bienfaisante, qui fait grandir, qui traverse les épreuves du temps?

Benoîte Groulx, je ne l'ai jamais lue, je l'ai entendue une fois en entrevue, j'en ai eu assez. Je trouvais que théoriquement, elle avait raison. Mais sa vie personnelle me semblait être un fiasco.

Dans ma génération, on n'a pas élevé nos filles comme des princesses qui attendent le prince charmant et nos fils comme des conquérants et des contrôlants. Ça donne des fruits. Je le constate chez nos enfants d'aujourd'hui qui ont la vingtaine. Leur gros problème maintenant qu'ils se sont appropriés leur vie, leurs choix, leur carrière, etc., c'est autre chose. C'est pas mieux mais c'est autre chose. Ils manquent cruellement de repères, ils m'en parlent souvent. Je ne pointe pas nécessairement ma fille mais les gens de sa génération. Mais ça, c'est un autre vaste sujet!

Zoreilles a dit…

@ IsaMalina : Alors, c'est bien ce que je te disais : « Long time no see »!!!

Cou'donc, toi, tandis que t'es là, tu serais pas au courant de ce qui est arrivé avec le site des « Retrouvailles du Bronx »? Tu l'avais conçu, mis en ligne, et enrichi de plein de photos, textes, liens, etc. J'ai voulu y retourner, dans cette petite mine d'or, mais pffft, plus rien, silence radio... Tu avais fait un si beau travail.

Anonyme a dit…

Zoreilles,

tu as touché juste; un commentaire perdu moi aussi je n'essaie pas de l'écrire à nouveau. Ce n'est plus spontané et en plus d'avoir l'impression de radoter (comme tu dis) j'ai aussi l'impression qu'il sonnerait faux, emprunté si on veut...

Il m'est arrivé (et c'est la première fois ici) qu'au moment ou je cliquais pour publier, une maudite page publicitaire est apparue, POUF!!! Exit le commentaire!

:-)

Anonyme a dit…

Zut! Jai oublié encore de signer.

Lise

Anonyme a dit…

En forme la p'tite. On se d'mande même pas en forme de quoi; d'émotion limpide, de lumière du nord.
Dérangeant pour les voisins ça une lumière brillante... si a brille toute la nuit évidemment. Mais je suis pas réellement inquiet dans ton cas.
Superbes photos de ton ordinaire, belle conversation de jeune fille itou. Pour le site du Bronx, c'est fermé depuis 1 an au moinsse. Mais si tu veux des photos de la soirée... j'en ai. Des photos d'époque... j'en ai. D'la musique de pépére Latour genre les fifties... j'en ai. Hi hi hi.
Je trouve madame Zoreille que votre plume est toujours aussi légère et précise. Un air de musique.
Daniel

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ouais, ça, je le comprends pas moi non plus. Pourquoi des publicités apparaissent parfois, on ne vient plus à bout de s'en débarrasser et ça bloque tout. À ce sujet, certains blogues sont envahis plus que d'autres. Ce sont des choses qui me dépassent. Ça écoeure!

Zoreilles a dit…

@ Daniel : Sacré Bronxeux, toi, je t'aurais reconnu n'importe où. Tu sauras que je brille pas pantoute la nuit, j'ai beau être blême, je suis pas encore phosphorescente quand même. C'est toi qui détiens les chics et distinguées archives du Bronx? M'étonne pas. J'ai bien vu que le site était disparu, ce que je me demande c'est pourquoi??? Je voulais relire ton texte, le tien de la 8e Rue et le mien, au coin de la Carter pis de la 8, je trouvais que les deux se mariaient pas mais s'accotaient ben en maudit!!!

T'étais pas supposé de m'appeler, toi? J'ai reçu ta carte, depuis ce temps-là que je traîne mon sans fil même pour aller aux poubelles.

On serait dus là... ;o)

crocomickey a dit…

Après le blast du superviseur, je viens de re-voir Kassandra reprendre son $1 du café pour aller se payer un muffin. Impayable !!!

Anonyme a dit…

On ne me la fait pas chère. Rien n'accote la plume de Zoreilles. On peut faire dans le genre mais la lumière du parcours restera toujours différente, je sais ça. Ouais, ouais. Bien content, malgré tout, si Ma Huit te vibre la fibre. Comme j'ai commis le blog dernièrement (avec les conseils de Malina) j'y ai fait un petit dépôt pour toi. Dididit sur Eklablog. Tu pourras même faire connaissance avec la grosse Collin. Le site du Bronx n'était plus visité et comme c'est bien de se laisser un peu désirer pour raviver la flamme, j'ai demandé à Line de le fermer. Je regarde filer le mauvais novembre et je te laisse deux choix pour notre dîner. Ou bien tu ne sors plus les poubelles jusqu'en décembre pour ta détente personnelle ou bien tu ne changes rien à tes habitudes mais tu laisses la cellule sur le bord de la bavette du poêle (aussi pour la détente). Je regarde cristal en boule et je dis à toi... ça va aller début décembre. Hi hi hi. Trop occupé de retraite je pense. Je bénévole un peu pour un comptoir à condom avec ma fille là et aussi pour le Quartz mais dans la semaine du 5 décembre je t'appelle.
Daniel

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : T'as le bon mot, impayable! L'épisode du 2 $ dans le pot à café, on pense qu'elle s'améliore, qu'elle comprend quelque chose à la fin... mais non, chassez le naturel... ;o)

Zoreilles a dit…

@ Daniel : T'écris sur ton blogue? Grande primeur mondiale! Faut que j'aille voir ça, je connais pas la trail mais je vais trouver, t'en fais pas. Je m'ennuie de te lire, je te l'avais tu dit? La grosse Collin, t'es pas sérieux, toi? J'y revois la grosse face, à notre grosse police pas de cuisse numéro 36 pis je ris déjà toute seule... Il me semble qu'il aurait pu s'appeler « Sitting bull »! Tu lui vendais quoi, toi, chez Dumont? Moi, chez Lou's Tobacco Shop, il m'achetait du Pepsi quasiment à la palette! Tout le temps égal... un air de beu!

Début décembre? Bon OK, tu te laisses désirer, j'ai compris le principe, je vais t'attendre les deux pieds sur la bavette du poêle.

Que tu bénévoles pour les éditions du Quartz m'étonne pas mais c'est le comptoir de condoms qui me chicote. Je pense que j'en ai manqué des bouts!

On va en avoir long de ratrappage à faire...

TaLou a dit…

les huards m'impressionnent tellement que j'ai même sur mon ordi deux enregistrements de leur cri lorsqu'ils s'appellent...

C'est déchirant, mais ô combien romantique...

La romantique finie!

Zoreilles a dit…

@ Talou : Sont si faciles à aimer, hein? Moi, je m'ennuie d'eux tout l'hiver...

Pas romantique du tout mais amoureuse des huards ♥

TaLou a dit…

T'es pas romantique Zoreilles?????

J'aurais parié ma chemise du contraire!

Zoreilles a dit…

@ Talou : Évidemment, ça dépend de la définition qu'on donne au mot « romantique »... Mais je considère que je ne le suis pas. Je l'ai déjà été, très jeune, mais j'ai tué ça dans l'oeuf!!!

Amoureuse, rêveuse, imaginative, oui, mais cruellement réaliste... ;o)

T'sais quand on croit profondément que l'amour, c'est de l'ouvrage, qu'aimer est une décision, que pour qu'il y ait de la magie, ça prend des magiciens, que pour que le canot avance, ça prend deux personnes qui rament?

Le factotum a dit…

Un beau bonjour à la belle dame romantique...
Cela reste toujours dans le regard!

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Bonjour à toi aussi et je suis contente des nouvelles rassurantes que je viens de lire chez notre amie commune. Fiou...

Je sais pas comment t'as pu voir du romantisme dans mon regard, j'avais mes lunettes double foyer!!!

Je suis pas romantique. Bon. Noooooo way! Es-tu en train de me dire que... « A beau mentir qui vient de Rouyn? »

TaLou a dit…

Suis d'accord avec Le factotum... tout est dans le regard... tu dois faire du déni!

Mouhahaha!

xxo

Zoreilles a dit…

@ Talou : Ça y est, je suis démasquée! Mais j'admettrai jamais ça devant le monde. JE REFUSE d'être romantique! ;o)

Le factotum a dit…

Lalala lalère !!!!

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Là, t'es content, hein?

Ben je suis ravie de faire ton bonheur!!!

TaLou a dit…

@ Le factotum...

Je pense que Zoreilles vient de nous dire qu'on n'est pas du monde... mine de rien...

:)

Zoreilles a dit…

@ Talou : Arrête d'écouter ce que je dis pas, toi ♥

Cou'donc, vas-tu passer tes vacances à me psychanaliser le romantisme non avoué? ;o)

Heille j'ai eu tellement peur de tous vous perdre hier... J'ai crié à l'aide par courriel à ton frère Croco. Me suis aperçue que j'étais tellement attachée à vous autres...

Ce matin, je pourrais admettre n'importe quoi, juste parce que je suis contente de vous retrouver!!!

En plus d'être du monde, vous êtes du bon monde, du vrai bon monde ♥

Anonyme a dit…

Zoreilles,

Croco répond à tes courriels? Chanceuse! Ça veut dire qu'il t'aime pour vrai.

Lise

Zoreilles a dit…

@ Lise : Je lui écris pas souvent, peut-être deux fois par année, alors oui, hier, il m'a répondu. Ma question était simple : « Ça t'est tu déjà arrivé? » en parlant de ma mésaventure de blogueuse qui n'avait plus accès à son blogue sur Blogger. Il m'a répondu « Non » mais en guise de support moral, il y a ajouté un gros x rouge. Ça ne veut rien dire du tout, sauf qu'il est poli et bien élevé!

J'imagine qu'il doit recevoir plein de courriels à la journée longue, il travaille comme moi à la rédaction de documents et tout se fait aujourd'hui par courriel...

Lise a dit…

Zoreilles,

c'était déjà arrivé à Jacks aussi de n'avoir plus accès à son compte, si ma mémoire est bonne. On dirait que Blogger s'ingénie à mettre des bâtons dans les roues, et plus ça va pire c'est...

Zoreilles a dit…

@ Lise : Oui, Jacks a connu des problèmes techniques déjà, j'ignore exactement ce qui était en cause mais Jacks est capable de programmer en informatique et en langage html. Pas moi.

Les « coulisses » de Blogger, je trouve pas ça simple. Mais il faut dire que je suis une technonouille qui doit se forcer pour « faire avec » parce que je suis pas née avec ça, disons!!!

TaLou a dit…

Ben je suis en Californie, assez près de Los Angeles et t'es pas mal "entertainning", alors ça se peut que je continusse de faire ma nounoune de même...

Une fille avertie en vaut deux!

:)))

Zoreilles a dit…

@ Talou : Ben continusse tant que tu veux d'abord, ma porte est toujours ouverte ♥

Le factotum a dit…

Tout juste de retour!
Je peux tu continusse aussi comme mon amie Talou .
Je peux ti,je peux ti, je peux ti!♥

Zoreilles a dit…

@ Le factotum : Ah continusse tant que tu voulusses, mon cher ami, ma porte est toujours ouverte aux gens de bonne volonté!

Heille, c'est vrai, j'ai pensé à toi cet après-midi, en sortant du cinéma où je suis allée voir « Monsieur Lazhar » comme je sais que tu l'avais vu pendant le Festival (lors de la tournée) et que moi, je l'avais manqué. Je te dis que j'aurais aimé ça en discuter avec toi!!!

Mijo a dit…

Il avait vu neiger...
J'adore cette expression qui veut tant dire.

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Si tu savais comme j'aime moi aussi ces expressions typiques québécoises qui disent tout! J'en utilise parfois sans m'en rendre compte.

Tu aimerais tomber sur ce vieux livre, édité chez vlb éditeur, « Dictionnaire de la langue québécoise », par l'auteur Léandre Bergeron, un monsieur très spécial qui vit pas loin d'ici.