jeudi 21 octobre 2010

La première maison

Photo : Cette petite maison dans un arbre, au bord du lac Osisko, me fascine et m'émerveille chaque fois que je la vois. Elle a été construite par le papi de Félixe, non pas Crocodile Dundee mais son autre papi, Guy, un architecte au coeur tendre, qui s'était amusé à créer quelque chose de spécial et d'amusant pour sa fille Ariane, qui a aujourd'hui 21 ans!

La première maison

Il s'agit donc de la première maison d'Ariane dans la cour arrière chez ses parents. J'imagine qu'elle y reviendra toujours même si elle a grandi... En tout cas, moi, si j'étais à sa place, j'y reviendrais avec attendrissement, à la rencontre de mon enfance et de l'insouciance de ces années-là.

Si je m'attarde aujourd'hui à cette idée de la première maison qu'on n'oublie pas, c'est que tout à l'heure, dans une heure à peine, Isabelle et Dominic seront chez le notaire, en train de signer tous les documents officiels qui feront d'eux des nouveaux propriétaires. La transaction est décidée, approuvée et planifiée depuis des mois, c'est aujourd'hui qu'ils achètent leur première maison.

Mes souvenirs me ramènent au début de l'année 1981 quand nous avons acheté notre première maison, Crocodile Dundee et moi. Nous en avions visité quelques-unes avant mais celle-là nous avait ralliés plus que toutes les autres. On s'y reconnaissait, on se voyait vivre là, dans chacune des pièces, dehors, dans la cour, dans l'atelier-garage, partout. Nous étions prêts à tout.

J'avais 23 ans, Crocodile Dundee, 24, mais nous en paraissions 15 à peu près! D'ailleurs, notre nouveau voisin, un monsieur âgé, tout à fait charmant, était venu nous souhaiter la bienvenue dans le quartier, celui qu'on appelle Noranda-Ouest, le même quartier qu'habiteront Isabelle, Dominic et Félixe à compter de cette fin de semaine...

Monsieur Côté était venu cogner à notre porte pour connaître ses nouveaux voisins. Nous étions là, avec mes parents, en train de peinturer la cuisine et la salle à manger. On s'affairait avec vaillance, bonne humeur et énergie, tout en continuant de jaser avec lui, encouragés comme on l'était, on n'avait pas une minute à perdre. Après un moment, avant de prendre congé, il a serré la main de mon père et de ma mère, en leur disant : « En tout cas, vous avez des jeunes qui sont travaillants, c'est pas tous les jours qu'on voit ça! » et là, on a compris qu'il croyait que mes parents étaient les nouveaux propriétaires de la maison, que Crocodile Dundee et moi, on était frère et soeur!

Notre nouveau voisin n'en revenait pas quand on lui a dit que nous étions les nouveaux propriétaires. Il a fallu que mes parents lui confirment que c'était bien vrai, il ne nous croyait pas. Il a longtemps raconté cette anecdote-là à tout le monde qui voulait bien l'entendre. N'empêche que d'acheter une maison unifamiliale de ce prix-là, à l'époque, avec les taux d'intérêt qui frisaient les 22 %, c'était une vraie folie. Il fallait être jeunes, pleins de fougue et d'insouciance et croire que tout était possible. Je me souviens que mon père nous avait donné un conseil qui valait son pesant d'or et qui nous a servi souvent depuis. Il nous avait dit : « Vous êtes deux? Vous voulez la même chose de toutes vos forces? Quand t'es deux, t'es fort en masse! ».

Retournons en janvier 1981. Jeunes mariés, nous habitions un grand logement, une moitié de duplex, avec 3 chambres, salon, cuisine, salle à manger, salle de bain, sous-sol avec salle de lavage, atelier, grande cour, bien situé, à 160 $ par mois, ce qui était tout à fait honnête et dans l'ordre des choses. Nous achetions une maison unifamiliale de 42 000 $, avec le quart de la somme comme versement initial, à un taux d'intérêt qu'on avait pu négocier, de peine et de misère, à 17 %, ce qui était génial. Notre versement hypothécaire mensuel, je m'en souviens encore, s'élevait à 435 $. Nos amis nous disaient : « Mais vous êtes malades! »

On n'oublie pas ces choses-là, on s'en souvient avec humour et tendresse. Notre première maison, on l'a habitée et rénovée de fond en comble, on y a été heureux pendant 7 belles années. Quand nous l'avons vendue, Isabelle avait 18 mois. Aujourd'hui, à 23 ans elle aussi, elle retourne tout près de là, à quelques rues seulement, en tant que copropriétaire avec Dominic d'une propriété où je leur souhaite autant de bonheur que nous en avons connu nous-mêmes dans notre première maison.

30 commentaires:

Evelyne a dit…

Comme nos vies se ressemblent, je te lis et je vis les mêmes sensations. Ma fille, mon gendre, notre petite et le futur poupon (on connaitra le sexe en novembre) deviendront au printemps prochain propriétaires de leur maison. L'offre d'achat est acceptée . Ouf! elles sont chères les maisons, mais comme nous l'avons fait, ils sauront respecter leurs versements et auront leur cocon bien à eux. Et comme la phrase de ton père est vrai.... Ils sont deux, ils y croient fort fort... alors on les encourage là-dedans.
Bonne journée Zoreilles

Solange a dit…

L'achat d'une maison c'est une grande décision, mais être chez soi et se faire un nid à deux, c'est une belle aventure. Je leur souhaite beaucoup de bonheur dans ce projet.

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Géniale la maison dans l'arbre... et que du bonheur pour les nouveaux propriétaires... (euh?... c'est bien de cette maison que tu parles qu'Isabelle et Dominique viennent d'acquérir???...)

Zoreilles a dit…

@ Evelyne : Chez toi aussi, les jeunes accèdent à la propriété? Oui, les maisons sont chères mais les taux d'intérêt sont au plus bas, je souhaite que les tiens profitent des mêmes conditions de financement au printemps prochain. Le conseil de mon père vaut pour tout le monde, à tout âge je trouve, pas seulement pour des jeunes qui ont tout l'avenir devant eux!

@ Solange : Comme tu le dis si bien, c'est le début d'une belle aventure. S'ils ont plongé tout de suite, c'est que l'occasion s'est présentée et qu'ils se sentaient encouragés, supportés, par un papa menuisier (Isabelle) et l'autre papa architecte (Dominic). Le risque n'était pas grand, c'est un duplex, ils en habitent la moitié, l'autre est déjà louée à bon prix, il y a pénurie de logements ici, comme partout ailleurs.

@ Fitzsou : Nenon nenon, c'est pas celle-là dans l'arbre qu'ils viennent d'acheter! Ils sont propriétaire depuis hier d'un duplex dans le quartier Noranda-Ouest mais la jolie maison dans l'arbre, ils y ont accès, elle est dans la cour arrière chez les parents de Dominic, son papa architecte l'avait construite il y a longtemps pour sa fille, Ariane, la petite soeur de Dom, 21 ans, elle étudie à McGill présentement. Elle a de la chance d'avoir eu une maison comme ça quand elle était petite...

voyageuse du monde a dit…

Je m'en souviens très bien, d'autant plus que quelques mois avant vous, en novembre 1980, nous avions acheté aussi notre première maison à Evain avec un taux d'intérêt assez semblable au vôtre. Pas de cash, mes parents nous avait aidé. Sur le coin du rang, celle que Crocodile Dundee a entièrement rénové. De beaux souvenirs. Ensuite, 2 autres couples de nos amis ont aussi acheté à Noranda Nord, on avait tous notre "home", ensuite sont venus les enfants.
Je viens d'acheter à 54 ans, ce que je considère ma dernière maison et j'avoue que j'ai éprouvé beaucoup de bonheur mais beaucoup plus de stress qu'à l'époque. L'âge amène peut-être la sagesse mais aussi le stress parce qu'on sait dans quoi on s'embarque. ça nous enlève l'insouciance. Mais on continue d'avancer quand même. Bravo à Isa et Dom, je leur souhaite autant de bonheur qu'on en a tous eu dans nos chez nous...

le factotum a dit…

J'ai eu la chance de participer à l'achat de la première maison pour mes six petits trésors.

Les parents en étaient peu fiers.

Juste de voir les yeux brillants de mes petits trésors regardant leur nouvel maison m'a rempli le coeur d'une joie incommensurable...

Guy Vandal a dit…

Tu vois ma belle Zoreilles, ces "histoires" que tu racontes si bien, ça enlève les mots de la bouche.

T'as vraiment beaucoup de talent pour l'écriture...

J'ai lu tous les billets que tu as publiées jusqu'à maintenant, et je demeure toujours émerveillé.

Et pis ben, es-tu belle la petite maison?

Zoreilles a dit…

@ Voyageuse : En tout cas, tu ne faisais certainement pas partie de ces amis qui nous disaient : « 435 $ par mois, mais vous êtes malades! » parce que toi, tu fonçais dans le temps, comme tu fonces encore aujourd'hui, malgré la « sagesse » des années et l'insouciance envolée. Merci pour tes voeux chaleureux à Isa et Dom, il semblerait que c'est déjà bien parti...

@ Le factotum : Je pense qu'on est encore plus heureux quand ce sont nos enfants (et nos petits-enfants) qui vivent ces grandes étapes. Comme vous, je me retrouve tout à coup dans le rôle que tenaient mes parents en 1981 et je comprends le bonheur qu'ils éprouvaient à nous voir foncer et s'installer dans la vie...

@ Guy : Ah bonjour, Guy, t'es de la grande visite. Mes piliers me manquent, si tu savais... T'es toujours aussi fin, et tant que tu seras là pour les lire, j'aimerai toujours raconter mes petites histoires du quotidien. Oui, elle est belle, leur nouvelle demeure, mais j'étais quand même pas pour afficher la photo ici, faut se garder une petite gêne!

Ren a dit…

Votre père est bien sage et admirable. Bien sûr la maison, c'est important, mais à mon avis, le vrai trésor dans cette histoire est la sagesse de votre père et la confiance dans la vie. Bonne journée.

Zoreilles a dit…

@ Ren : Effectivement, mon père ÉTAIT un homme sage et admirable, à tel point que ses dires et ses pensées lui ont survécu. Il était toujours axé sur les solutions, l'instant d'après qu'il avait conscience d'un problème!

Air fou a dit…

Bonjour Madame,

J'ai aperçu votre maison chauffée à l'énergie solaire dans mon journal local et je la trouve bien jolie.

J'aimerais savoir si elle vient équipée (poil et frigo d'hiver). Je vois qu'elle est près des services : escalator piédestel, épicerie fine juste à côté. Elle semble aussi bien éclairée et en pleine nature, suffisamment éloignée des voisins, donc plutôt tranquille (?), à moins que quelque pic ait construit à proximité quelque chantier.

Auriez-vous la gentillesse de me faire part des corvées que je pourrais prendre en charge en retour du loyer, s'il vous plait?

Je déménage les poubelles et récupère tout ce qui se mange encore près des services, garde la maison des propriétaires en faisant suffisamment de bruit pour qu'on la croit habitée en tout temps et remue l'eau afin d'assurer l'hygiène des enfants et la mienne, ce qui en assure l'oxygénation naturellement. Ah oui, j'oubliais : je suis temporairement monoparentale car c'était le tour de mon conjoint d'aller nous chercher pitance pour l'hiver, mais je peux vous assurer que nos cinq petits sont bien éduqués et ne dérangent pas puisqu'ils vont à l'école tous les jours de la semaine.

Enfin, j'aimerais savoir si tout est en bon état et quand nous pourrions aller la visiter et signer un bail.

Je vous remercie de votre attention.

Mme Mada Masquez
Cel. : 450 RAT-ONNE

Martine a dit…

Quelle sympathique photographie pour illustrer cette "première maison"… Voilà qui ne peut que titiller des souvenirs !
Moi, en France, je n’ai habité des maisons qu’avec mes parents dans les années 60/70, des maisons appelées peu poétiquement "de fonction", belles mais sans âme… En revanche mon père avait acheté pour sa mère une petite maison dans un village coquet de Normandie, on aurait dit une maison de poupée, où je jouais le we, en vacances ; le cadre de mes bonheurs d’enfance. Je n’ai pas compris pourquoi mais mon père un jour a vendu le pavillon et nous sommes partis habiter bien plus loin. Je crois que je lui en ai voulu longtemps. Cet endroit apparaissait dans beaucoup de textes quand j’ai commencé à écrire.
Puis je suis devenue très urbaine, je vais vous paraître un peu spéciale mais j’aime la ville, et mes maisons n’ont plus été que des appartements. Le 1er que nous avons acheté, en région parisienne, là où mes enfants ont poussé et grandi, j’aurais voulu y rester aussi toute la vie. Et puis, forcée par des circonstances, je suis repartie.
Voilà mes deux maisons de cœur...

Zoreilles a dit…

@ Madame Masquez : Votre demande est fort touchante mais j'ai le regret de vous informer que la jolie maison sous les arbres n'est pas à louer. Elle appartient à une ancienne petite fille devenue une belle jeune femme de 21 ans, qui s'appelle Ariane. Entre deux sessions d'université, à l'été, et aux temps des fêtes, Ariane profite toujours de sa petite maison et elle n'est prête à la partager qu'avec Félixe, sa petite nièce qui est encore trop jeune pour y monter toute seule. C'est dommage parce qu'on sent très bien que vous y auriez été heureuse avec vos tout petits et vos choix écologiques en environnementaux se seraient très bien mariés avec ceux des occupants actuels. Mais puissiez-vous, à l'aide de cette photo, vous être imaginée dans ce petit chez soi qui réveille tous vos rêves d'enfants.

@ Martine : Ah que je suis contente si cette photo a pu réveiller chez vous des souvenirs de vos maisons de coeur... J'aurais pu vous écouter en parler pendant des heures, ces souvenirs d'enfant et/ou maisons du bonheur me passionnent.

Lise a dit…

Zoreilles,

j'ai lu le commentaire de Zed avec ravissement et j'aurais voulu avoir son génie pour exprimer la même chose. Cette petite maison est un enchantement et j'aurais tellement aimé avoir un pied-à-terre dans les arbres(!)lorsque j'étais enfant.

Alors, si j'ose dire, étant donné que les propriétaires officielles des maisonnettes sont devenues des adultes, peut-on dire que Félixe est déjà propriétaire de deux maisons?

Tu es vraiment une bonne conteuse car je te suivais pas à pas lors du récit de l'acquisition de votre premier nid. Avoir sa propre maison (ce qui n'est et ne sera jamais mon cas) c'est une sécurité assurée dans notre monde chambranlant...

Pour le reste je vais t'écrire un mot en privé, plus tard cette semaine; de bonnes nouvelles!

Lise ♥

TaLou a dit…

Quelle magie que d'Avoir une telle maison quand on est petite!

De toute beauté!

J'ai la tête qui explose d'histoires qu'elle a dû s'inventer dans sa maison de rêve...

:)

Nanou La Terre a dit…

Ah, les petites maisons dans les arbres... je me rappelle que nous en avions trouvé une dans le bois, pas tout à fait aussi belle que celle-ci par contre!
J'asore tout ce qui est maison dans lea arbres.J,ai des livres d'enfants avec des petites souris qui vivent dans un tronc d'arbre. J'ai acheté à l'époque tous les livres des oursons Berenstein. Ils ont une belle maison construite à même un beau grand arbre.

C'est vrai ce que dit ton père; "Quand on est deux on est fort en masse." Et ces fameux taux d'intérêt, incroyable. Par contre, y en a qui ont fait une petite fortune sur leur dépôts à terme!

Quand je pense qu'on a renouvelé notre hypothèque, il y a 2 ans et qu'on a pris à taux variable pour 5 ans! On est mort de rire avec des taux d'intérêt de 1,75%!
Bizous à toi!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Effectivement, les maisonnettes d'enfant semblent fasciner beaucoup les adultes que nous sommes! Tu as fait la bonne déduction (quelle écoute et quelle mémoire!...) Félixe est déjà sans le savoir la propriétaire de deux maisonnettes, l'une chez nous, sur le lac Dufault, qui appartenait jadis à sa Maman, et l'autre chez ses autres grands-parents, sur le lac Osisko, au centre-ville, qui appartient à sa tante Ariane. Acheter sa première maison, c'est peut-être la sécurité à long terme mais pour la première année, je t'assure, c'est très insécurisant, je m'en souviens encore!!! (honoraires du notaire, taxes de bienvenue, taxes foncières, etc.) La première année, on paye tout le temps...

@ Talou : Nous autres, les adultes, on y prend peut-être encore plus de plaisir et de rêves... Je suis certaine que tu as plus d'histoires à raconter à ce sujet que celle qui avait la chance de jouer dedans, Ariane. C'est fou, hein? Peut-être qu'on rêve davantage de ce qu'on n'a pas eu? Te souviens-tu des cabanes qu'on se fabriquait avec les moyens du bord, dans les petits boisés des alentours, dans la cour, dans le sous-sol? On avait un plaisir fou à les construire mais on les oubliait dès qu'elles étaient achevées...

@ Nanou : J'ignore où tu as grandi mais moi, j'avais la chance d'avoir toujours un petit boisé pas loin et des cabanes comme celles que tu as trouvées un jour, j'ai eu la chance d'en construire quelques-unes avec mes amis dans mon enfance. C'était tellement formateur, enlevant, passionnant, qu'on n'oublie jamais ces jeux d'enfants. Connais-tu la série de Romarin Passiflore? Ça ressemble à tes oursons Berenstein, sauf que c'est des lapins. J'ai pas été capable de les donner, ceux-là, je les garde pour moi!!! Je me permets de te corriger pour la phrase que disait mon père, tu as retenu l'essentiel, mais lui, il disait « Quand t'es deux », il avait une façon toute personnelle de dire les choses! Ses écarts de langage, qu'on pourrait qualifier de fautes chez quelqu'un d'autre, lui conféraient une manière très colorée, unique, de s'exprimer, souvent poétique, pleine de clins d'oeil. Bisou à toi aussi.

Zoreilles a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Lise a dit…

Taxe de bienvenue! S'il y a un terme grotesque c'est bien celui-là; bienvenue signifiant faire bon accueil, je me demande en quoi accueillir de nouveaux résidents avec une taxe, en plus justement (comme tu le dis)de tous les frais qui n'en finissent plus, est leur souhaiter la bienvenue.

Pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom; il me semble que l'expression "pot-de-vin pour emménagement dans le quartier" serait beaucoup plus honnête et conviendrait mieux, et ce n'est pas plus cynique que "taxe de bienvenue".

L'ignare que je suis essaie de faire de l'humour, mais vraiment si l'absurde/ridicule tuait il ne resterait plus grand-monde sur la planète!

crocomickey a dit…

Toujours aussi bonne raconteuse la Zoreilles ! C'est simple mais tellement bien écrit que ça se lit comme une nouvelle. Et le commentaire de Air Fou : un bijou !

Zoreilles a dit…

@ Lise : Ouais, c'est vrai, ça, l'expression « taxe de bienvenue » est plutôt cynique. C'est quasiment insultant. Drôle d'accueil! Les jeunes me disaient en fin de semaine que pour eux, ça représentait une somme de 2 000 $... mais qu'ils allaient recevoir la facture en février. Ils ont « un peu » le temps de voir venir. J'ai déjà su l'appellation exacte de la taxe de bienvenue mais je l'ai oubliée, je dois avoir une mémoire sélective!!!

Zoreilles a dit…

@ Crocomickey : Ah t'étais là, toi? Oui, je suis bien d'accord avec vous tous, le commentaire de Air Fou, c'est un bijou. Je l'ai toujours dit, elle a une plume exceptionnelle, une créativité puissante.

Mijo a dit…

Oh l'adorable maison de princesse dans les arbres. J'adore la forme des fenêtres.

Waou, on est propriétaires jeune par chez vous.

Que la pendaison de crémaillère soit belle et festive.

Zoreilles a dit…

@ Mijo : Elle est super, hein, la maison dans les arbres? Elle a l'air sortie tout droit d'un conte de fée mais elle existe pour vrai, je t'assure, je suis même montée dedans, c'est tout mignon. Cet hiver, il faudrait que je la photographie avec la neige sur le toit, son arbre dénudé en dormance et le lac gelé en arrière-plan! Quant à la pendaison de la crémaillère pour Isa et Dom, ça ira dans une dizaine de jours, pour le moment, ils s'affairent là dans leurs temps libres et on leur donne un coup de pouce, dans la peinture, le nettoyage, les petits travaux de rénovation, etc. Le déménagement est prévu bientôt. C'est excitant, même pour nous!

Claire a dit…

Quel beau projet!
Acheter sa première maison, si jeunes, comme vous l'avez fait, comme tu l'as raconté.
Ils ont de quoi tenir ces p'tits-là! Avec un architecte et un "crocodile-artiste-ébéniste-menuisier-dundee"...Le nettoyage, les coups de pinceaux, la déco,ça doit y aller par là!!!
Je les envie un peu, j'adore déménager! Ca fait vingt ans que je suis au même endroit, je commence à frétiller.
Bon courage quand même à toute la gagne...et un beau party de crémaillère!

Zoreilles a dit…

@ Claire : C'est vrai que c'est palpitant, se faire un petit chez soi bien à soi (!) à un si jeune âge. Au moment d'emménager, quand les petits travaux seront terminés, elle célèbrera ses 24 ans, et il en a 28. Mais il y a ici, comme partout ailleurs, pénurie de logements. L'argent d'un loyer, au fond, c'est jeté par les fenêtres, et les taux hypothécaires sont au plus bas, alors, que c'est un investissement plutôt sage quand on fait le calcul! T'as la bougeotte, toi? Après 20 ans, tu ne t'enracines pas? C'est ce qui s'appelle regarder en avant...

Lise a dit…

Ce qui est plaisant aussi dans ces maisonnettes, c'est qu'il est impossible d'y égarer quoi que ce soit!

Bonne journée Zoreilles!

Zoreilles a dit…

@ Lise : Impossible d'y égarer quoi que ce soit? C'est encore drôle, c'est plein de cachettes là-dedans! Bonne journée à toi aussi.

Barbe blanche a dit…

Sa première maison, c'est comme faire son nid pour le vrai, pis les taux d'intérêts, on s'en fout, il seront toujours moin haut que ceux qu'il faut payer quand nous sommes à loyer, une hypothèque, on finit toujours par en voir le bout, à loyer, on paye juste de l'intérêt, et on en finit jamais...
Plein de bonheur aux heureux nouveaux propriétaires...

Zoreilles a dit…

@ Barbe blanche : Tiens, un revenant! Que je suis contente de te « voir », je commençais à m'inquiéter de ne plus te croiser nulle part, même chez toi. C'est ton ordinateur qui était malade? Pas grave, l'important, c'est que toi, tu sois en santé!